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Démarches épidémiologiques après une catastrophe
Le Diagnostic Interview Schedule (DIS)
Auteur(s) : Robins et al. (1981)
Type : Entretien structuré
Objectifs : Etablir des diagnostics à partir de symptômes psychiatriques, en se basant sur
les critères du DSM III de l’Association américaine de psychiatrie.
Caractéristiques : Le DIS couvre les diagnostics suivants : la démence sénile, la
schizophrénie, la dépression majeure, la dysthymie, le trouble panique, les manies,
l'
agoraphobie, les phobies simples, le trouble obsessionnel compulsif, les troubles de la
personnalité, l’état de stress post-traumatique, les troubles liés à l'
utilisation d'
une substance,
l'
abus et la dépendance (alcool, drogues, médicaments ...), les désordres somatiques,
l’anorexie mentale. Tous les diagnostics sont réalisés en se basant sur la vie entière mais,
pour chaque trouble, une question permet de déterminer le caractère récent ou non de
l’apparition des troubles. Cet entretien permet également une approche dimensionnelle dans
la mesure où il détermine le nombre total de symptômes pour chaque diagnostic ainsi que le
nombre de critères rencontrés.
Mode de passation, cotations, scores : Entretien structuré (sur papier ou ordinateur)
conçu pour être administré par un non clinicien. Les auteurs recommandent toutefois que
l’interviewer soit préalablement formé aux techniques des entretiens psychiatriques.
Durée de passation : 45 à 75 minutes
Population cible : Le DIS est un instrument conçu pour être utilisé auprès d’adultes,
toutefois il existe une version du DIS pour les enfants dès 5-6 ans ainsi qu’une version pour
les parents concernant le comportement de leur(s) enfant(s).
Qualités métrologiques : Dans la mesure où l’instrument a été conçu pour que des non
cliniciens puissent réaliser des diagnostics identiques à ceux des psychiatres, Robins et al.
ont évalué la capacité de cet instrument à répondre à cet objectif. Une étude d’évaluation a
été conduite sur 216 patients interviewés successivement à l’aide du DIS par un psychiatre
et un non clinicien. Selon les troubles diagnostiqués, la proportion des non cliniciens ayant
posé un diagnostic concordant avec celui des psychiatres variait entre 56 et 100 %. Pour
l’ensemble des diagnostics réalisés selon les critères du DSM III la concordance était de
0,69, la sensibilité était de 75 % et la spécificité de 94 %. Selon les troubles diagnostiqués la
sensibilité variait entre 44 et 100% et la spécificité entre 88 et 100 %. Ces critères de fidélité
sont équivalents à ceux retrouvés dans l’étude de Breslau et Davis (1987) qui ont estimé un
accord inter-juges important (kappa=0,67 ; sensibilité de 86 % et spécificité de 82 % pour
l’outil dans son intégralité) entre des psychiatres et d’autres cliniciens pour la discrimination
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