Download Manuel d`utilisation du matériel médical, Sebatien Durand

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DOSSIER
SECOURS EN MONTAGNE
MEDICALISE
PGHM JAUSIERS / SAMU 04
JUILLET 2007
SOMMAIRE
. Preambule
. Organigramme photo de l’UMH 04
. Organigramme photo du PGHM de jausiers
. Glossaire medical
I-
LE MATERIEL MEDICAL D’INTERVENTION MONTAGNE DE L’UMH 04
- Photos des differents sacs11- Le sac « d’attaque » :
- Particularites
- Rôle du secouriste
111- Kit medicaments :
1111- Particularites
1112- Protocole de preparation des injectables (pour info)
1113- Medicaments injectables (pour info)
112- Sacoche BILAN :
1121- Rôle du secouriste
1122- Tensiomètre
1123- Saturomètre
1124- Dextromètre (lecteur de glycemie)
113- Sacoche PERFUSION :
1131- Rôle du secouriste
1132- ≠ types de catheters
1133- Pourquoi perfuse t-on une victime ?
1134- Qui perfuse t-on ?
114- Sacoche d’INTUBATION :
1141- Rôle du secouriste
1142- ≠ types de sondes
1143- Pourquoi intube t-on une victime ?
1144- Qui intube t-on ?
12- Le sac montagne « reanimation » :
121- Particularites
122- Rôle du secouriste
123- Inventaire detaille
13- Le sac « electrique » :
131- L’aspirateur à mucosite
1311- Mise en œuvre
1312- Emploi
132- Le respirateur artificiel
1321- Mise en œuvre
133- Les pousses seringues
14- Le scope defibrillateur :
141- Particularites
142- Rôle du secouriste
143- Surveillance du scope
15- L’attelle à traction de femur « DONWAY » :
151- Particularites
152- Protocole de mise en place
153- Evacuation d’un femur sans Donway
II-
L’INTERVENTION MONTAGNE MEDICALISEE :
21- Objectifs de l’equipe secours sur une victime dans un etat grave :
211- Priorites
212- Actions du secouriste
22- Le bilan
23- L’apport d’O2
24- Le maintien d’un bon debit sanguin
III-
FICHES MEMENTOS :
31- Le bilan
32- Pose d’attelles
33- La perfusion
34- L’intubation
35- L’arrêt cardio respiratoire (ACR)
36- L’hemorragie
IV-
ANNEXES :
41- Priorites d’utilisation du materiel selon l’alerte.
42- Modèle de fiche d’intervention (Bilan / radio)
43- Le score de glasgow
44- Inventaire sac montagne « reanimation »
45- Inventaire sac canyon medecin
46- La tension
47- La temperature
48- La perfusion
49- L’intubation
50- L’aspirateur à mucosite
51- La surveillance du scope
52- Le garrot
53- L’asepsie
54- Antiseptiques et desinfectants
(pour info)
55- La preparation des medicaments
56- La prise en charge des brûlures
57- La noyade
58- La femme enceinte
59- L’enfant
Preambule :
Le secours en montagne a pour principal objectif de ramener une victime, lorsque son etat le
necessite, rapidement et dans les meilleures conditions possibles, vers une structure medicalisee.
Dans le departement des Alpes de Haute Provence, les statistiques montrent que les secours
techniques sont peu importants par rapport à ceux devant être medicalises.
Le secteur geographique (zone de haute montagne restreinte) et le climat (souvent favorable)
incitent bien souvent les medecins à medicaliser les secours sur place aux detriments d’une extraction
rapide des victimes.
Cette medicalisation de terrain est majoritairement l’action la plus longue à gerer, d’autant plus si
le medecin agit seul. Elle comprend evidemment des actes que lui seul peut realiser, mais aussi, une
grande partie de recherche et de preparation de materiel.
Le gendarme secouriste present et disponible peut donc avoir un rôle determinant dans cette course
contre la montre où l’enjeu pourra, dans certains cas, être vital.
L’objectif de ce document est donc triple :
- permettre aux secouristes de disposer d’un support papier (à jour !!!) rapidement consultable
afin de maintenir les connaissances acquises quant à l’utilisation du materiel medical (contenu des differents sacs, mise en œuvre de certains materiels, actes simples à connaître etc…)
- Avoir un document (de reference) precisant le rôle que peut avoir le secouriste vis-à-vis du
medecin lors d’une intervention, une fois les tâches lui incombant realisees.
- Etre un document pedagogique pour les medecins souhaitant assurer un suivi pratique regulier des secouristes, seul gage d’une reelle efficacite de l’equipe sur le terrain.
Ce document a ete realise en collaboration avec les medecins de l’unite medicale heliportee
(UMH) du SAMU 04 et plus precisement grâce à la participation de Magaly, Annette, Laure et Fabien.
G/ Durand S.
PGHM Jausiers
GLOSSAIRE MEDICAL
- ACR
Algie
ALR
AVC
:
:
:
:
Arrêt cardio respiratoire
Douleur
Anesthesie loco regional
Accident vasculaire cerebral
- Catheters
Clamper
Cs
CTA
:
:
:
:
Dispositif pour perfuser une victime (aiguille + tube)
Fermer
Conscience
Centre de traitement des appels
- Dextro
DSA
:
:
Glycemie capillaire
Defibrillateur semi-automatique
- ECG
EPPI
EVS
:
:
:
Electro-cardiogramme
Eau pour preparation des injectables
Echelle verbale simple (de 0 à 10 en fonction douleur ressentie par la victime).
- FiO2
:
Fraction inspiratoire d’O2
- HMD
:
Hemodynamique (debit sanguin, pouls, tension)
- IV
:
Intra-veineux
- KT
:
Cathe ou cathlon ou catheter
- La sat
LVA
:
:
La saturation en O2 (prise avec le saturomètre)
Liberation des voies aeriennes
- MCE
:
Massage cardiaque externe
- OAP
Opsite
:
:
Œdème aigu du poumon
Film de maintien transparent pour la perfusion (marque deposee)
- PO=Per os
PSE
PEEP
:
:
:
Par la bouche (à avaler)
Pousse seringue electrique
Positive End Expiratory Pressure (dans certain cas de ventilation artificielle)
- RCP
:
Reanimation cardio-pulmonaire
- SC
:
Sous cutane
- TA
TV
:
:
Tension arterielle
Tachycardie ventriculaire
- UMH
:
Unite medicale heliportee
I-
MATERIEL MEDICAL D’INTERVENTION MONTAGNE DE L’UMH 04 :
(11)- Sac montagne leger
ou sac « d’attaque »
(13)- Sac « electrique »
(12)- Sac montagne « reanimation »
(14)- Scope defibrillateur
Life pack 12
(15)- Attelle à traction de DONWAY∗
11- LE SAC « D’ATTAQUE » :
ABCDE-
Kit medicaments (ampoulier)
Sacoche bilan (tensiomètre, Saturomètre …)
Sacoche perfusion
Sacoche intubation
Inventaire materiel sac « reanimation » (idem annexe 44).
- Particularites :
Ce sac leger de petite taille est le plus adapte au secours en montagne.
Il sera emmene systematiquement par le medecin lors d’une intervention en secteur difficile.
- Rôle du secouriste :
Suffisamment autonome dans la connaissance du sac, le secouriste sera d’une aide precieuse au
medecin lui permettant de se consacrer au blesse ou à des actes que lui seul peut realiser, avec un gain de
temps et d'efficacite consequent pour le secours.
111- Kit medicament :
abcdefghi-
Kit medicament (ampoulier)
Compresses
Aiguilles
Seringues
Eau pour preparation des injectables (NaCl/EPPI)
Antalgique per os (à avaler)
«
« «
«
Canule rectale
Lexomil per os (anxiolytique/antidepresseur)
1111- Particularites :
Ce kit contient les medicaments de 1° urgence. Il peut être interessant pour le
secouriste d’avoir une notion de leur usage et des effets sur la victime.
1112- Protocole de preparation des injectables : (pour info, cf. annexe 55)
1113- Medicaments injectables : (pour info)
NOM
EFFET
EXEMPLES D'UTILISATION
- MORPHINE
Antalgique IV/SC
Traumatologie (fracture, luxation)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- SUFENTA
Antalgique IV/PSE
utilise en sedation sur patient
puissant
intube(en complement de l'anesthesique)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ETHOMIDATE
Anesthesique IV
utilise pour realiser l'anesthesie du
(blanc)
patient à intuber
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- MIDAZOLAM
Anesthesique IV/PSE
utilise pour maintenir l'anesthesie du
(hypnovel)
patient intube (avec le sufenta)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- KETAMINE
Anesthesique IV
utilise pour endormir un patient ou
Soulager une douleur aiguë
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- CELOCURINE
Curare (paralysant) IV
utilise dans l'induction de l'anesthesie
Pour relaxer le patient et faciliter l'intubation
NOTA BENE :en cas d'injection malencontreuse à une personne ne devant pas être intubee, ventiler
immediatement pendant toute la duree de la paralysie respiratoire. Pour information le delai d'action est de
30s à 1mn et la duree de 5 mn environs.
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- VALIUM
Antiepileptique IV
crise d'epilepsie
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ADRENALINE
Tonique cardiaque IV/SC arrêt cardio respiratoire,
Relaxant bronchique
choc anaphylactique (allergique)
Crise d'asthme aiguë grave
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- SOLUMEDROL
Corticoïde IV
allergies, asthme
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- PRIMPERAN
Antiemetique IV/PO
nausees, vomissements
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- GLUCOSE 30%
Sucre IV/PO
hypoglycemie
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
IV
SC
PSE
PO
: intraveineuse
: sous-cutane
: pousse seringue electrique
: Per os (à avaler)
112- Sacoche bilan (tensiomètre, saturomètre …) :
abcdef-
Sacoche bilan
Tensiomètre
Lampe frontale
Thermomètre tympanique
Saturomètre
Dextromètre + lancettes et bandelettes (ex : diabetique)
1121- Rôle du secouriste :
A la demande du medecin, mettre sur le blesse le Saturomètre (sur un doigt), lui
prendre la tension (interieur du poignet) et la temperature si necessaire. Lui preparer le
lecteur de glycemie avec ses accessoires.
1122- Tensiomètre :
- Tension = 16/11 mmHg
(159=16 / 112=11)
-
Pouls
Protocole :
= 107 /mn
- positionner sur l’interieur du poignee de la victime (bras different du
saturomètre pour causes d’interferences avec celui-ci).
- La tension se lit en donnant les 3 chiffres au medecin qui interprètera pour
donner une tension.
1123- Saturomètre :
- Saturation : 98 %
- Pouls
: 82 /mn
Principe :
Precisions :
Mesurer le taux d’ O2 sanguin pour
juger de la gravite d’une
insuffisance respiratoire ET (ensuite) juger de l’efficacite du traitement
donne.
(Saturation de l’hemoglobine en O2)
- normale aux alentours de 97%
- necessite d’administrer de l’O2 si < à 90%
- si < à 80%, la cyanose est evidente à l’œil nu
- Interêt : avant mise sous O2, avoir le chiffre initial pour juger de la gravite
d’une insuffisance respiratoire.
1124- Le dextromètre : (lecteur de glycemie)
- ON /OFF
Protocole d’utilisation :
- Mettre en marche l’appareil (appuyer sur bouton on/off).
- Inserer une bandelette (côte metallique dans l’appareil).
- Piquer 1 doigt, deposer une goutte de sang sur l’extremite de la bandelette
(toujours en place dans l’appareil).
- Attendre le resultat (quelques secondes).
Lecture et signification :
- La lecture donne un chiffre en g/l.
- Hypoglycemie si ≤ 0,5 g/l.
- Hyperglycemie importante > 3 g/l.
- Si affiche Hi = >5 g/l.
Victimes concernees :
- Malaise, crise d’epilepsie, diabetiques, nouveaux nes, deshydrates, inconscients,
hypothermes…
113- Sacoche perfusion :
abcdefghijklmnop-
Sacoche perfusion
Compresses
Garrot + antiseptique (biseptine)
Sac poubelle
Opsite
Catheters (ou catlon)
Tubulure
Sparadrap
Serum physio (Na Cl)
Trinitrine (spray)
Ventoline (spray)
Eau sterile
Bande cohesive
Aiguilles
Cath bouche
Seringues
1131- Rôle du secouriste :
- Preparation de la voie d’abord : perfusion ou «cath bouche» (prolongateur de catheter afin
d’injecter seulement des medicaments)
- Deroulement :
-1- Sortir : garrot / compresses / antiseptique (biseptine) / sac poubelle
-2- puis : catheter / opsite
-3a- Preparation de la perfusion : (pendant que le medecin pose la voie)
 ouvrir le flacon et retirer protection alu (ou la poche de sodium et casser le
papillon)
 ouvrir la tubulure, clamper (ou fermer le robinet 3 voies), enlever la protection de
l’aiguille plastique (ne pas souiller !) et l’enfoncer dans le flacon.
 Retourner le flacon en le maintenant plus haut et remplir le reservoir de la
tubulure (piège à bulle, soit 1/3 à la moitie de son volume) en pompant 2 fois,
puis de-clamper.
 Purger d’air la tubulure sans enlever le bouchon à l’extremite (sterile, et
permeable à l’air mais pas à l’eau). Essayer de le maintenir dans sa pochette.
 Clamper et garder au propre l’ensemble en attendant le medecin (remettre la
tubulure dans sa pochette).
-3b- Preparation du cath bouche :
• remplir la seringue avec de l’eau sterile
• remplir la tubulure (du cath bouche) d’eau
• purger l’air et clamper
(NB : Precisions detaillees : fiche memento ch.33 et annexe 48)
1132- ≠ types de catheters :
- vert et rose (standart adulte)
- jaune et bleu (enfants)
- gris (grosse voie pour victimes perdant
bcp
de sang, etat de choc etc…)
- orange (si perfusion au niveau du cou, voir
au bras)
1133- Pourquoi perfuse t-on une victime ?
- Pour l’injection de medicaments
- Pour garder une veine (voie d’abord)
- Maintenir un bon debit sanguin :
La quantite de sang chez un adulte est d’environs 6 litres.
Si la victime perd beaucoup de sang (≥ 1 l ex hemorragie) ⇒ baisse de la tension et
risque d’arrêt cardiaque.
(idem dans le cas d’autres hypotensions comme l’infarctus ou certaines allergies).
- Contenu des flacons (ou poche) d’injection :
-sodium (NaCl)
-Voluven∗ (même objectif mais plus efficace)
1134- Qui perfuse t-on ?
- victimes en etat de choc (ex hemorragie externe ou interne)
- victimes polytraumatisees
- victimes très algiques
- victimes hypothermes (en fonction du cas)
- victime en arrêt cardio-respiratoire
(∗ marque deposee)
114- Sacoche intubation :
abcde-
Sacoche intubation
Laryngoscope
Lame (+ poche plastique)
Seringue (10ml)
Sonde d’intubation
1141- Rôle du secouriste :
A- Mise en place du materiel d’oxygenotherapie et administrer, à la demande du medecin,
de l’oxygène au blesse.
B- Tenir à disposition la canule de Guedel.
C- Mettre en œuvre l’aspirateur à mucosite qui doit rester disponible pour l’intubation.
D- Preparer le plateau d’intubation :
a. sortir, sur un champ propre, les differents accessoires necessaires au medecin
(laryngoscope teste + lame de taille adaptee enclenchee)
b. tester le ballonnet de la sonde avec la seringue et presenter la sonde au medecin
(laisser la sonde côte ballonnet le plus longtemps possible dans le plastique afin
d’eviter de la souiller).
c. Toujours tenir à disposition la sonde d’aspiration.
d. Le blesse intube, tenir la sonde d’intubation à la bouche de la victime en attendant
que le medecin la fixe.
e. Dès que possible, continuer d’assurer la ventilation du blesse avant la mise en place
du respirateur (celle-ci se fait alors sans interruptions même si le blesse subit un
MCE).
(NB : Precisions detaillees : fiche memento ch.34 et annexe 49)
1142- ≠ types de sondes :
De 5 à 9, correspondant au diamètre du tube (chiffre visible sur le tube et sur l’emballage).
Dans le sac « d’attaque » il n’y a que 2 sondes : 6,5 et 7,5 (les + utilisees chez l’adulte).
1143- Pourquoi intube t-on une victime?
- Pour contrôler la ventilation de la victime qui sera plus efficace qu’au masque.
La sonde va directement dans les voies aeriennes (trachee) et est etanche (ballonnet gonfle).
- Pour proteger les voies aeriennes des risques d’inhalation de liquide gastrique
(vomissement)
1144- Qui intube t-on ?
- Victime en arrêt cardio-respiratoire
- Victime inconsciente
- Victime consciente : . en detresse respiratoire importante
. polytraumatisee avec defaillance hemodynamique (debit sanguin)
importante.
. polytraumatisee avec trouble de la conscience important.
⇒ la victime sera endormie (sedation) par le medecin avant toute intubation.
12- SAC MONTAGNE « reanimation » :
ABCDEFG-
Sacoche jaune
: injectables - medicaments
Sacoche verte
: nebulisation + divers (piles et tensiomètre)
Sacoche rouge
: perfusion
Sacoche rouge (2): chirurgie (chut etc…)
Sacoche bleue
: intubation / ventilation
KT central et bougie de Heichmann (intubation difficile)
Poche laterale
: collier cervical, blackmore (hemorragie digestive), sonde gastrique,
drain thoracique.
H- Boîte à aiguilles.
121- Particularites :
Ce sac, beaucoup plus lourd et volumineux que le sac « d’attaque », contient le necessaire pour
completer ce dernier.
Il restera disponible dans l’helico et sera achemine sur l’intervention si necessaire (etat de la
victime s’aggravant, plusieurs victimes etc…). Il est treuillable par les poignees jaunes.
122- Rôle du secouriste :
Connaissance des differents compartiments du sac et des contenus afin de pouvoir trouver
rapidement le materiel demande par le medecin. (Liste detaillee en annexe et dans le sac « d’attaque »)
123- Inventaire detaille : (annexe 44)
13- SAC « electrique » (aspirateur/respirateur)
ABCDEF-
Pochette administrative (2 fiches SMUR / 2 certif decès/ inventaires …)
Aspirateur à mucosite + tubulures
Sacoche respirateur
Canule de YANKAUER (sonde rigide d’aspiration)
Sondes d’aspiration tracheales (≠ couleurs)
Divers accessoires (piles, raccords etc…)
131- L’aspirateur à mucosite :
-a- bouton marche/arrêt
-b- cadran de pression
-c- intensite
-d- reservoir + filtre
-e- tubulure
-f- embout de tubulure
-g- canule de YANKAUER
-h- Sondes d’aspiration tracheales
1311- Mise en œuvre :
- Fixer la tubulure et le tube de connexion sur le reservoir.
- Fixer la sonde ou la canule sur l’embout de la tubulure.
- Mettre en marche l’appareil et regler l’intensite voulue.
1312- Emploi :
- Contribuer à la liberation des voies aeriennes si ventilation et/ou intubation.
- Aspiration buccale / tracheale / gastrique (sondes differentes en fonction)
- Mettre la sonde dans la bouche de la victime puis aspirer progressivement et
methodiquement du fond de la bouche vers l’exterieur.
NB : Le tenir prêt à l’emploi (avec une sonde) lors d’une intubation.
132- Le respirateur artificiel :
-a- pochette du respi
-b- respirateur
-c- tubulure victime
-d- valve PEEP (à raccorder
au filtre puis masque)
-e- tuyau raccord O2
-f- raccord O2
-g- filtre + raccord annele
1321- Mise en œuvre :
- Brancher l’embout (f) sur l’obus d’O2 et ouvrir la bouteille.
- Raccorder un filtre sur la valve PEEP (d), puis le filtre au raccord annele.
- Raccorder le raccord annele à la sonde d’intubation.
BALLON: 400 à 800 ml par insufflation
(ou respirateur )
FILTRE: 100 ml
Raccord annelé
POUMONS


 espace mort
"compressible"



 SONDE INTUBATION

+
 BRONCHES:

= espace mort incompressible ± 100 ml
14-
SCOPE DEFIBRILLATEUR :
12345-
Saturomètre.
Brassards à tension (adulte et pediatrique).
ECG 4 brins.
Electrodes.
Rasoir + gel conducteur
141- Particularites :
Cet appareil n’est pas du domaine de competence du secouriste mais sa mise en oeuvre simple est
pourtant relativement longue.
Le secouriste disponible pourra donc faire gagner un temps precieux au medecin s’il est capable de
mettre en place les differents elements le composant.
142- Rôle du secouriste :
- Ouvrir l’appareil (scratch) et preparer l’ensemble des elements comme sur la photo ci-dessus.
- Brancher le saturomètre et le poser sur un doigt du blesse.
- Brancher le brassard à tension et le positionner sur le bras du blesse (cordon du brassard au niveau
du pli du coude).
- Brancher l’ECG 4 brins sur l’appareil et chaque couleur sur une electrode.
- Preparer la victime en mettant à nue et en desinfectant les zones d’emplacement des electrodes
(raser les poils si besoin)
- Une fois mise en œuvre sur la victime le secouriste peut surveiller l’ecran du scope et avertir le
medecin en cas de changement important (cf annexe 51)
Traces particuliers :
Le patient doit être allonge ou en position 1/2 assise et ne pas bouger sinon on obtient un
parasitage par les impulsions electriques des muscles.
Trace normal :
ligne de base horizontale et nette
parasites electriques
(absence de masse, mauvais contact des
electrodes)
mouvements du patient
mouvements respiratoires (oscillations
regulières de la ligne de base synchrones à
la ventilation)
tremblement
15-
ATTELLE A TRACTION DE FEMUR « DONWAY∗ » :
(∗ DONWAY = marque deposee)
151- Particularites :
Cette attelle d’immobilisation et de traction est utilisee lors de fracture de femur où il est preferable
de maintenir la jambe du blesse en traction pour realiser son evacuation. Elle permet de diminuer la
douleur de la victime et diminue les risques d’embolie graisseuse (passage de moelle osseuse dans le
sang).
Elle sera mise en place obligatoirement en presence du medecin.
152- Protocole de mise en place :
- Sortir l’attelle de sa housse et devisser les montants pour reglage.
- Positionner le « U » en mousse sous la victime au niveau de la base des fessiers.
- Positionner ensuite le pied avec le talon en butee, attacher celui-ci avec les scratches.
(garder la chaussure si possible : avantage : pied mieux tenu / inconvenient : pas de prise de pouls
possible après. Retirer chaussures ou le pied peut être lâche à l’interieur (ex :bottes caoutchouc).
- Solidariser le « U » sur le reste de l’attelle.
- Positionner les differentes sangles, 1 sous la cuisse et 1 sous le mollet.
- Pressuriser (pomper) pour mettre en traction jusqu’à la zone verte du mano.
- Verrouiller les 2 montants en revissant.
- Depressuriser (evite une mauvaise manip à l’hôpital si deverrouillage sans depressurisation).
153- Evacuation d’un femur sans « DONWAY » :
1531- Quand ?
- Absence ou impossibilite d’utiliser la « DONWAY »
- Utilisation de la perche Piguillem
- Victime < 1m40
1532- Autres possibilites
- Pose du KED (renverse, en solidarisant les 2 membres inferieurs) + coquille (si possible)
- Matelas coquille
- Attelle partielle (EXCEPTIONNELLEMENT si c’est l’unique possibilite car son
efficacite est très limitee pour un femur)
1533- A retenir :
- Dans tous les cas la mise en traction de la jambe doit être faite en priorite par le medecin
car le risque d’aggravation de la blessure est important (risque de toucher l’artère femoral,
embolie graisseuse).
II° PARTIE
L’INTERVENTION MONTAGNE MEDICALISEE :
21- Objectifs de l’equipe secours sur une victime dans un etat grave :
211- Priorites
212- Actions du secouriste
22- Le bilan
23- L’apport d’O2
24- Le maintien d’un bon debit sanguin
II-
L’INTERVENTION MONTAGNE MEDICALISEE :
21- OBJECTIFS DE L’EQUIPE SECOURS : (medecin/secouristes)
But à atteindre :
Lors d’un secours sur une victime dans un etat grave (etat de choc, polytraumatisee etc…)
le medecin va chercher dans un premier temps à :
- connaître le plus precisement possible l’etat vital de la victime (constantes ?)
- stabiliser le plus rapidement celle-ci afin :
. que son etat ne s’aggrave pas
. qu’il soit possible de l’evacuer.
Le secouriste disponible doit alors pouvoir être à la fois autonome sur certains actes de
secourisme purs (CFAPSE), mais aussi et selon les cas, agir rapidement à la demande du medecin
quant à la preparation et à la gestion de certains actes simples (ex. preparation de la perf, de
l’aspirateur de mucosite etc…).
L’objectif etant de gagner du temps et d’être le plus efficace possible en soulageant au
maximum le medecin afin que celui-ci puisse se consacrer soit à des actes que lui seul peut
realiser, soit à une autre victime.
211- Priorite pour l’equipe : (tâches à se partager)
1) prendre les constantes de la victime.
2) lui apporter rapidement de l’oxygène (si besoin).
3) maintenir un bon « debit » sanguin (pouls et tension) par :
- La modification, si besoin, du positionnement de la victime (medecin ?)
- La mise en place d’une voie (perfusion)
- L’intubation (si necessaire)
212- Actions du secouriste :
Actes que le secouriste doit pouvoir realiser en autonomie :
1. Faire un bilan precis de la victime
(4 constantes indispensables, 2 interessantes, + signes particuliers)
2. Preparer et administrer de l’oxygène
3. Mettre en œuvre le scope (surveiller ?)
4. Preparer la perfusion
5. Preparer le materiel d’intubation
6. Mettre en œuvre l’aspirateur de mucosite
7. Mettre en œuvre le respirateur artificiel
8. Preparer l’attelle de DONWAY∗.
22- LE BILAN (cf fiche memento n°1)
Un bon bilan est indispensable au medecin afin qu’il puisse prendre les bonnes decisions.
Il doit faire ressortir dans un tout 1° temps:
- la conscience
- la respiration
- la circulation
- un saignement ?
En presence du medecin et de son materiel, le secouriste doit pouvoir donner :
221/ Les 4 constantes indispensables :
2211- La frequence respiratoire
2212- Le pouls
Pris avec le tensiomètre ou le saturomètre.
2213- La saturation en oxygène (la sat)
Pris avec le saturomètre au niveau du doigt
2214- La tension
(cf annexe 46)
Prise avec le tensiomètre
Tâches à realiser en fonction du medecin qui s’attachera en priorite à l’etat de
conscience de la victime.
222/ 2 constantes utiles :
2221- La temperature (cf annexe 47)
Prise avec le thermomètre tympanique
2222- Le dextro
Pris avec le dextromètre
223/ Des signes particuliers interessants :
2231- Un etat de conscience et de vigilance (si pas realise par le medecin)
2232- Une hemorragie exteriorisee
2233- Une plaie profonde
2234- Une deformation de membre
2235- Un deficit sensitif et/ou moteur
2236- Des signes de sueurs et/ou pâleurs
2237- L’ EVS (echelle verbale simple)
Estimation par la victime de sa douleur, echelle entre 0 et 10.
0 = pas de douleur
10 = douleur insuportable
23- L’
OXYGENE :
BOUTEILLE ⇒ manodetendeur ⇒ debit litre ⇒ tuyau vert ⇒ masque ou ballon ou
sonde
ou bien
⇓
⇒ prise rapide 3 griffes ⇒ respirateur automatique
Les secouristes doivent être particulièrement rapides s’il s’avère necessaire d’administrer
de l’oxygène à la victime.
Pour cela il est indispensable de pouvoir repondre rapidement à 2 questions :
- à QUI mettre de l’oxygène ?
- de quelle manière ?
231/ A qui mettre de l’oxygène ?
A toute victime qui est en detresse respiratoire :
- a une frequence ventilatoire ≤ 6/mn (bradypnee)
- a une frequence respiratoire > 15/mn (polypnee)
- a un pouls < 50 ou > 120
- a une sat ≤ 90 %
- a une baisse de tension arterielle (TA ≤ 6 = etat de choc)
- est : en etat de choc / inconsciente / hemorragie importante / polytraumatisee /
infarctus / coma
- divers intoxication (CO, cyanure etc…)
- divers problèmes pulmonaires (OAP, crise d'asthme ...)
- problèmes neurologiques (perte de conscience, crise d'epilepsie ...)
232/ De quelle manière administrer l’oxygène ?
2321/ Patient en ventilation spontanee : (favoriser la position demi assise)
- par masque haute concentration (> 8 l/mn)
. A debit eleve (poche du masque bien gonflee): le patient respire le
contenu de la poche sans aspiration d'air exterieur ⇒ FiO2* proche de
100 %.
. Si debit trop faible : pas suffisamment de renouvellement de l'air
dans le masque (augmentation du C02 dans le masque et diminution de
la FiO2*)
- par masque + ballon sans ventiler (masque à quelques cm du visage).
. Debit suffisant pour ouvrir la valve inspiratoire: 10 à 15 l/mn
. Sur ballon nourrisson
Moins de résistance à la sortie arrière
(tube annelé) qu'au niveau de la valve.
L'Oxygène sort préférentiellement par
l'arrière tant qu'on n'appuie pas sur le
ballon.
(* FiO2 = fraction inspiratoire d’O2)
2322/ Patient sans respiration spontanee efficace :
Necessite de ventiler avec Oxygène ⇒ ballon + masque
A/ Soit respiration spontanee mais peu efficace :
LVA et maintien du masque au-dessus du visage en même
temps que sub-luxation mâchoire sans ventiler.
(debit O2 entre 8 et 15 I/mn)
B/ Soit respiration inexistante :
Ventilation manuelle avec debit entre 8 à 15 I/mn
2323/ Sur patient intube :
- Ventilation manuelle au ballon (cf annexe 45)
. Toujours d’une seule main, sans vider le ballon (1/3 du volume du
ballon suffit), 8 à 15 l/mn en restant synchrone avec une eventuelle
ventilation
spontanee ou RCP.
. Toujours tenir la sonde d’intubation de l’autre main en prenant
appui sur
le visage de la victime pour ne pas l’extuber accidentellement
ni enfoncer la sonde.
ou
- Ventilation automatique par respirateur.
Objectifs à atteindre :
- reprise d’une bonne coloration de la victime (du bleu/violet → blanche sur les extremites)
- optimisation de la sat aux alentours de 95/97.
L'Oxygène ne fait pas de mal, le defaut d'Oxygène peut tuer.
Lors des changements de bouteille, les victimes en detresse respiratoire doivent recevoir de
l'Oxygène en continu. Il faut donc une autre bouteille disponible, à proximite, prête à l'emploi. Les
quelques minutes du changement de bouteille peuvent suffire à aggraver l'etat du malade s'il ne
reçoit pas d'Oxygène à ce moment-là.
ATTENTION :
ballon ?)
Pourquoi ne faut-il pas gonfler l’estomac ?
(pourquoi ne ventiler qu’avec 1/3 du
En cas de ventilations trop fortes (gros volume et/ou forte pression) ⇒ insufflation de l'estomac
preferentiellement aux poumons.
Risques :
- Remplissage de l'estomac par l'air. Quand la pression dans l'estomac est suffisante, tout le
liquide et les aliments contenus dans l'estomac remontent
⇒ Vomissements ⇒ risque d'inondation poumons avec liquide gastrique ⇒ Decès.
- Dilatation gastrique aiguë : choc vagal, c'est à dire diminution TA, pouls ... jusqu'à l'arrêt
cardiaque provoque (rare).
24) MAINTENIR
UN BON « DEBIT » CARDIAQUE
(pouls et tension) :
241/ La verification et la modification, si besoin, du positionnement de la victime (medecin ?)
Positions à connaître :
- Malaise : allonger la victime à plat dos.
- Malaise qui persiste (etat de choc?) : relever les jambes
(idem malaise vagal = tension qui baisse, fait remonter la tension en remontant
les jambes)
Rappel : victime inconsciente ⇒ PLS + surveillance (si medecin ne s’occupe pas d’elle)
242/ Perfusion :
Le secouriste prepare soit la perfusion soit le cath bouche (prolongateur de catheter)
Victimes concernees :
- victimes en etat de choc hemorragique (externe abondante / suspicion
d’interne)
- victimes polytraumatisees
- victimes hypothermes
- victime en arrêt cardio-respiratoire
Objectifs :
-maintenir le debit sanguin en perfusant du Sodium (NaCl) ou Voluven∗ (+
efficace).
-Eviter une baisse de tension et un risque de desamorçage du cœur chez une victime
etat de choc.
-Avoir une voie d’abord pour injecter des medicaments.
243/ Intubation :
Victime necessitant une intubation :
- Victime en ACR
- Victime inconsciente
- Victime consciente :
. en detresse respiratoire importante
. polytraumatisee avec defaillance hemodynamique (debit sanguin)
importante.
. polytraumatisee avec trouble de la conscience important.
III° PARTIE
FICHES MEMENTOS
1. LE BILAN
2.
LA POSE D’ATTELLES (cervical / partielle / KED / Donway)
3. LA PERFUSION
4. L’INTUBATION
5. L’ARRET CARDIO-RESPIRATOIRE (ACR)
6. L’HEMORRAGIE
7. SURVEILLANCE DU SCOPE