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essai
matériel
RadarBox :
un œil sur l’espace aérien
4
par Denis BONOMO, F6GKQ
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I
l n’est pas fréquent que
MEGAHERTZ magazine
consacre un essai à un matériel n’ayant qu’un lien lointain
avec le radioamateurisme.
Toutefois, bon nombre de
nos lecteurs sont également
des écouteurs de la bande
aviation, passionnante par
la densité du trafic qui s’y
écoule et il apparaît que le
produit, objet de cet article,
est un excellent complément
au récepteur VHF… Avant de
présenter RadarBox, nous invitons ceux qui ne connaissent
pas ce genre de matériel, à
lire les quelques explications
figurant dans l’encadré de fin
d’article.
Le pack RadarBox
Commercialisé en France par
SARDIF, RadarBox est livré
avec son antenne à embase
magnétique, un plan de sol
pour celle-ci (ressemblant à un
CD-ROM !), un câble USB pour
la liaison avec l’ordinateur et
un logiciel sur CD ne fonctionnant que sous Windows
(photo 2).
2
Le SBS-1 de Kinetic Avionic,
aura occupé seul le créneau
du “radar virtuel” pendant
deux ans. Depuis l’été
dernier, il a été rejoint
pas un challenger de poids
(malgré sa petite taille) :
RadarBox conçu par AirNav
Systems. Ceux qui suivent
assidûment MEGAHERTZ
magazine ne peuvent
ignorer le nom “AirNav”.
Nous avons présenté depuis
plus de 10 ans, plusieurs
logiciels édités sous cette
marque : suivis de vols,
décodage des ACARS, des
Selcall, etc. L’expérience
acquise par AirNav Systems
ne pouvait donc que jouer
en sa faveur, nous allons
voir comment.
livre de poche ! En aluminium
extrudé de couleur noire, il est
sobre et ne laisse apparaître
que 3 LED sur sa face avant
et deux prises sur sa face arrière (mini-USB et SMA pour
l’antenne). La qualité de fabrication de Primetec (société
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Le manuel d’utilisation (en Anglais pour le moment), comme
il est maintenant de mise, est
enregistré sur le CD, il faudra
le lire à l’écran ou l’imprimer.
RadarBox est un petit boîtier
très peu encombrant, de volume inférieur à la taille d’un
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portugaise) est irréprochable,
voyez la photo 3 qui montre
l’intérieur du boîtier.
La pochette renfermant le
CD-ROM est scellée par une
étiquette sur laquelle figurent vos numéro de client et
mot de passe. Elle est tellement discrète que nous n’y
avions pas prêté attention à
l’ouverture et avons cherché
par la suite ces informations
indispensables à l’utilisateur !
Vous voilà donc prévenus !
L’installation de RadarBox
il faut disposer l’antenne à un
endroit dégagé. Nous vous déconseillons de trop allonger le
câble coaxial d’origine (3 m),
les pertes sont conséquentes
à 1 GHz. Pour une installation
externe pérenne, il conviendra
de choisir une antenne plus
robuste ; il en existe plusieurs
modèles, dont celle présentée
dans MHz N° 275. De même, si
vous devez monter un préampli, choisissez-le de bonne qualité (voir MHz N° 275 et 276,
ce dernier pour les adeptes de
construction “maison”).
souhaitez. Vous commencerez
certainement par centrer la
carte sur votre emplacement
géographique (lieu choisi dans
la liste proposée ou en entrant
vos coordonnées ; le logiciel
propose également une “détection automatique”, elle est
plutôt gadget car basée sur votre IP Internet, ce qui peut vous
éloigner de plusieurs centaines de kilomètres !) puis vous
sauvegarderez cette première
carte. Ensuite, vous choisirez
les nombreux détails aéronautiques ou non (nous n’allons
pas les citer) qui peuvent apparaître sur la carte ainsi que
l’aspect de celle-ci parmi les
4 proposés (mais sachez que
les couleurs peuvent être reparamétrées par l’utilisateur).
Nous suggérons l’apparence
“vraie visu radar” (fond sombre, étiquettes radar en bleu,
avions en montée en rouge, en
descente en vert). Nous avons
Dès le lancement du logiciel,
après avoir entré votre identifiant et le mot de passe,
RadarBox va s’initialiser et
commencer à recevoir, opérations matérialisées par le
clignotement de la LED bleue
(communication avec le port
USB) et de la LED blanche (réception des trames), la LED
5
est on ne peut plus simple, il
ne sera nullement nécessaire
de procéder à des contorsions
informatiques. On commence
par installer le logiciel puis on
connecte ensuite le boîtier
RadarBox qui sera reconnu
comme un périphérique USB
prêt à l’emploi. Bien sûr, pour
obtenir de bons résultats,
verte étant allumée, elle, dès
que l’équipement est sous
tension.
À la découverte du logiciel
Lors de la première utilisation,
il va falloir songer à configurer
votre logiciel et la présentation de l’écran comme vous le
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toutefois regretté un petit bug
énervant qui fait que l’utilisateur est obligé, à chaque redémarrage ou réaffichage de
la carte radar, de redéfinir les
détails qu’il veut afficher ou
supprimer, leur enregistrement
n’ayant pas été pris en compte.
Peut-être sera-t-il corrigé dans
la prochaine version ?
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Sur l’écran radar, les “échos”
(ou “plots”) peuvent être représentés par un petit avion
ou un carré. La dimension des
caractères de “l’étiquette radar” est paramétrable. Sur la
figure 4, on voit l’exemple des
informations affichées :
-RYR8396 = numéro de
vol ;
-EI-DAF B738 = immatriculation de l’avion et son type
(Boeing 737-800) ;
-FL370 416 KT = niveau de
vol (37 000 pieds) et vitesse sol (416 nœuds) ;
-EGSS-LEJR = codes OACI
des aéroports de départ et
destination quand ils sont
connus par reconnaissance
effectuée sur le numéro de
vol et l’accès à une base de
données.
La longueur de la trace située derrière le plot radar
est définie en nombre de
secondes de vol (commodément, 2 minutes suffisent) ;
le trait en pointillés qui précède le plot radar donne une
estimée de la route pendant
les 5 prochaines minutes
(s’il n’y a pas d’altération de
cap). Pour diminuer le nombre d’informations présentes
à l’écran, on peut supprimer
une partie de ces symboles…
Enfin, notons que l’étiquette
radar peut-être positionnée
automatiquement (le logiciel
veille à ce que deux étiquettes
voisines à l’écran ne se chevauchent pas) ou manuellement, à l’emplacement décidé
par l’utilisateur.
La surface de l’écran de l’ordinateur pourra être partagée
entre la carte radar et une
zone texte, celle-ci venant
se placer, au choix, verticalement (à gauche ou à droite)
ou horizontalement (en haut
ou en bas) par rapport à la
carte (figure 5). La figure 6
montre un autre arrangement
possible de l’écran, une autre
couleur pour la “visu radar”.
En fait, on serait tenté de
vouloir un écran beaucoup
plus grand, afin d’afficher
un maximum d’informations
tout en les maintenant lisibles
car il est également possible
d’afficher une coupe verticale
de l’espace aérien (figure 7).
Omniprésent à l’écran, le
bandeau qui gère l’origine
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mieux. A contrario, on peut
décider de n’afficher que la
carte radar, en mode “plein
écran”.
En réseau
et avec les ACARS !
Mais la supériorité de RadarBox par rapport au SBS-1, c’est
sa fonction “réseau”. S’ils le
veulent bien, tous les utilisateurs de RadarBox peuvent
mettre en commun le trafic
qu’ils reçoivent. Le tout parvient à un serveur qui le redistribue en introduisant (hélas !)
un délai de 5 minutes pour de
prétendues raisons de sécurité. Mais, même avec ce retard,
il est intéressant d’avoir une
idée de ce qui se passe ailleurs
dans le monde (exemple, figure 8). Pour ce faire, il faut
avoir accepté (toujours dans
les préférences) de partager
son trafic en validant l’option
correspondante et utiliser le
bouton “Network” en cochant
la case de réception du trafic réseau… Là, ce sera l’avalanche certains jours, quand
beaucoup d’utilisateurs de
RadarBox sont connectés. Les
infos qui parviennent par le
réseau sont différenciées de
celles reçues en direct par le
signe * (astérisque). Ainsi, depuis Rennes (figure 5), nous
pouvons observer les départs
de Roissy CDG par le réseau, la
montée des avions vers l’ouest
puis, soudain, les voir apparaître en temps réel sur notre
réception directe… Entre les
deux, il y a aura eu un petit
temps d’hésitation et un décalage avec brusque saut de la
position géographique dû au
fameux délai. Les données réseau sont réactualisées toutes
les 30 secondes. Les données
“temps réel” sont réactualisées toutes les secondes (si
votre PC le permet).
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du trafic : local (MyList), Internet (Network), ACARS,
etc. En cliquant sur le bouton MyList, vous allez voir
le trafic réellement reçu par
votre RadarBox. Dans la liste,
vont s’afficher de nombreuses
informations. On peut choisir
d’en masquer certaines dans
le paramétrage du logiciel (option Préférences du menu Files). Il nous semble important
de laisser au moins le numéro
de vol, le type d’appareil, le
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niveau de vol… Après, c’est
en fonction des goûts de
chacun ! On peut supprimer
les drapeaux de nationalités,
les logos des compagnies, etc.
L’information disponible est
riche, à vous de la gérer au
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RadarBox peut également
être couplé à AirNav ACARS
Decoder, le logiciel décodeur
de messages ACARS du même
éditeur. Une source d’information complémentaire, qui
s’intègre parfaitement au
logiciel.
Particularités
Sans qu’il soit possible de les
souligner toutes, nous allons
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matériel
Mode-S et ADS-B
RadarBox ou le SBS-1 sont des matériels capables de recevoir
les transpondeurs d’aéronefs utilisant le Mode-S. Ce mode, dans
son extension ADS-B, permet une diffusion d’informations de
vol venant en complément de la détection radar traditionnelle.
Si vous le souhaitez, vous pouvez relire l’article publié dans
notre numéro 273 de décembre 2005. En guise de résumé
très simplifié, on dira que le radar primaire émet et reçoit les
échos renvoyés par sa “cible” ; le radar secondaire (SSR chez
les Anglos-Saxons) fait appel à un transpondeur, placé à bord
d’un aéronef, qui renvoie une réponse à une interrogation,
renforçant ainsi l’écho physique que pourrait obtenir le
radar primaire. Le radar permet de connaître l’azimut et
la distance de l’aéronef (ainsi
que son altitude grâce au
transpondeur de Mode-C).
Quant au radar de Mode-S,
c’est une évolution du précédent. Le transpondeur
de Mode-S, situé à bord de
l’aéronef, envoie vers le sol
les informations quand il est
interrogé. Il a été introduit
pour apporter une réponse
à l’augmentation spectaculaire du trafic aérien. C’est
un mode sélectif, chaque
avion possédant une adresse qui lui est unique dans le
monde. Attribuée par l’OACI, elle est codée sur 24 bits.
L’ADS-B est une extension du Mode-S. L’aéronef équipé ADS-B
(Automatic Dependent Surveillance - Broadcast) sera capable
de transmettre sans qu’on le lui demande (on parle de mode
broadcast) des informations de position, vitesse, altitude, etc.,
établissant une sorte de liaison de données avec des utilisateurs potentiels (autres aéronefs ou organismes de contrôle).
À terme, rien n’interdit de penser que tous les avions pourront
maintenant examiner quelques-unes des particularités
de RadarBox et de son logiciel.
être équipés, en réception, d’un écran leur permettant de
voir le trafic environnant, une sorte de T-CAS (système anticollision) amélioré. On imagine bien volontiers le bénéfice qui
pourrait en être retiré pour les longs vols au-dessus de zones
inhospitalières, dépourvues de couverture radar traditionnelle.
Bien que n’équipant pas encore tous les avions, le transpondeur
de Mode-S, qui sera obligatoire fin mars 2009 pour tout aéronef
évoluant dans un espace aérien où le transpondeur est requis,
est en train de se généraliser. Par contre, l’ADS-B n’équipe (c’est
une estimation) qu’environ 2/3 des aéronefs commerciaux
survolant l’Europe. Sur l’impulsion d’Eurocontrol, avec la
collaboration de compagnies
aériennes volontaires, une
forte augmentation de l’installation des équipements de
bord est prévue pour 2008.
Sa généralisation est attendue à l’horizon 2011/2012. Cet
équipement, bien moins onéreux qu’une couverture radar
équivalente, permettra à terme de fluidifier la circulation
aérienne et de raccourcir les
espacements entre aéronefs.
La trame ADS-B complète
(elles ne le sont pas toutes), contient : l’immatriculation de l’avion, son type, le niveau de vol, la vitesse
sol, la vitesse verticale, la position géographique, le code
de Mode-S, le code transpondeur et le numéro de vol.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Qu’avec un récepteur spécialisé, on peut afficher sur un écran, au moyen
du logiciel adapté, la position des aéronefs situés dans la
zone de couverture de l’antenne de réception. Ces récepteurs fonctionnent sur 1 090 MHz, la fréquence d’émission
des transpondeurs embarqués. RadarBox en fait partie.
à l’écran. Le paramétrage
est assez sophistiqué puisque
l’on peut choisir de déclencher
l’alerte sur un avion particulier, une série d’indicatifs, une
compagnie, une famille d’ap-
Affichage des photos
pareils (ex. les Airbus), un code
transpondeur (annoncé dans
la version 1.4 du logiciel que
nous n’avons pas testée, elle
n’était pas encore disponible),
etc. Ces alarmes peuvent être
RadarBox sait aller chercher, sur Internet, les
photos des avions qu’il
reçoit. Le site phare
“Airliners.net” est utilisé
à cette fin. L’utilisateur
peut paramétrer le logiciel pour recevoir une ou
deux photos de chaque
avion. Elles sont ensuite
stockées dans un dossier
et rappelées à chaque fois
que le même avion est
reconnu par le logiciel.
Les filtres
Là encore, RadarBox
est en avance sur son
concurrent, en offrant à
l’utilisateur la possibilité
de définir des filtres qui
ne montreront qu’une
partie du trafic. Ces filtres peuvent être programmés sur l’altitude,
Fonction d’alerte
L’utilisateur pourra programmer des alertes,
afin que le logiciel réagisse quand un avion
particulier se présente
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déclenchées quand l’avion est
à une certaine distance ou
altitude, voire dans une zone
définie. Bref, c’est très souple, l’utilisateur le découvrira
en expérimentant lui-même.
L’alarme se manifeste
par un signal sonore
(programmé là encore
par l’utilisateur), un message visuel… ou l’envoi
d’un e-mail ! Un fichier
log est tenu à jour avec
le journal de toutes les
situations d’alertes rencontrées.
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le type d’avion, la compagnie,
etc. Ainsi, on peut choisir de
n’afficher que les Airbus ou
seulement les avions de Ryanair (figure 9), etc. Pratique
pour observer le seul trafic
au départ et à l’arrivée d’un
grand aéroport, on programmera alors son code OACI (ou
IATA) dans le filtre ! Les arrivées s’afficheront en vert, les
départs en rouge.
ment être transporté. Qui plus
est, le boîtier est directement
alimenté par l’ordinateur.
Affichage de la météo
RadarBox sait aller chercher
pour vous la météo du terrain
qui vous intéresse (figure 10).
Vous entrez le nom du terrain
(code OACI ou choix dans une
liste) et il vous fournit les TAF
(prévisions à court terme) et
METAR (observation en cours).
On peut même obtenir une version “décodée” de ce dernier
type de bulletin, pour ceux qui
ne savent pas les interpréter.
Détermination de la portée
En plus des traditionnels
“anneaux radar” (cercles
concentriques centrés sur
la position de l’observateur)
avec marqueurs d’azimut et
de distance, il est possible
d’afficher, après au moins 30
minutes de fonctionnement,
une estimation de la portée
de votre réception. Ce calcul
est effectué par le logiciel, en
fonction des appareils qu’il
aura reçus, en intégrant leurs
distance et azimut. La portée
théorique, maximale, pour des
avions volant au FL350 se
situe vers 250 nm pour une
antenne bien dégagée (ce sont
les pointillés blancs que l’on
voit sur la figure 5). RadarBox
va également tracer à l’écran
une “empreinte” de votre réception, montrant les déséquilibres qui peuvent apparaître
en fonction des obstacles. Ce
pseudo-diagramme de rayonnement de votre antenne sera
bien utile pour vous aider dans
l’amélioration de votre réception (changement de position
de l’antenne, adjonction d’un
préampli, etc.).
9
RadarBox !) mais sachez qu’il
est possible, en tapant l’immatriculation d’un avion de le retrouver dans la base, comme
on peut le faire pour les routes
aériennes, les compagnies et
les aéroports… Cette base de
données pourra être éditée de
façon plus souple dans la prochaine version.
tions et peut être paramétré.
On peut décider de supprimer
certaines d’entre elles. Hélas,
il n’est pas possible de réorganiser différemment l’ordre
des colonnes, une lacune qui
sera peut-être corrigée dans
une version future.
Base de données
et son explorateur
Conclusion
Le logiciel intègre une importante base de données,
contenant des milliers d’avions, de numéros de vols, de
lignes aériennes, etc. Cette
base est une incontournable
source d’information pour
l’utilisateur. Dans la prochaine
version, elle doit être revue
aussi nous n’insisterons guère
sur la présentation actuelle
(ni sur son principal défaut :
le trafic du jour n’est pas
sauvegardé quand on coupe
Malgré quelques petits bugs,
imperfections et oublis dus à
sa jeunesse, qui seront très
vraisemblablement corrigés
dans les versions futures du
logiciel (notamment tout ce
qui concerne l’édition/modification des bases de données
contenant les tracés de cartes,
repères, VOR, FIX, etc.), RadarBox est très abouti. D’abord, le
matériel : compact, il apparaît
robuste et fiable et peut facile-
RadarBox fait une excellente
utilisation de l’Internet, non
seulement pour la mise en réseau, mais également parce
qu’il sait récupérer les photos
des avions, la météo des terrains, allant jusqu’à réactualiser le QNH dans l’écran de
paramétrage de l’altitude de
transition. Promener la souris
sur l’écran et voir immédiatement s’afficher la photo et les
données du vol concerné sont
un “plus” incontestable.
Destiné aux passionnés de
l’écoute et de l’observation
du trafic aérien, comme à une
certaine catégorie de professionnels (les “ops” des compagnies, par exemple), RadarBox
s’est ouvert un avenir radieux
avec la montée en puissance
du Mode-S et de l’ADS-B.
Affichage liste
(MyFlights ou Network)
L’affichage des vols sous
forme de liste propose un
nombre important d’informa-
Avec tous nos remerciements
à SARDIF pour le prêt du matériel testé.
u
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Ensuite, le logiciel : il bénéficie de la longue expérience
acquise par AirNav Systems
avec ses produits antérieurs
et, il faut bien le dire, tire
profit des remarques faites
publiquement (sur le forum
de Kinetic, le fabricant du
SBS-1) par les utilisateurs de
son aîné et prédécesseur. Il
était dès lors facile de faire
mieux, en proposant davantage de fonctions sans qu’il
soit nécessaire de passer par
des programmes extérieurs et
en répondant davantage aux
demandes des clients, offrant
notamment cette mise en
réseau qui fait cruellement
défaut au SBS-1 alors qu’elle
était l’un des arguments de
vente initiaux. Reste à savoir
si AirNav Systems ne sera pas
tenté de faire payer dans le
futur cet accès au partage qui,
pour le moment, est gratuit
(au moins la première année).
Mais il y a fort à parier que,
dans ce cas, les utilisateurs
ne partageraient plus leurs
données… vidant le réseau
de son contenu potentiel et
faisant perdre à RadarBox
son avantage sur le concurrent par ailleurs moins cher
à l’achat.
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