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l’Association des Amis de la Bibliothèque Albert Cohen
avait organisée sur le thème : « Que savons-nous de
la Résistance aujourd’hui ? »
L
es répétitions ont lieu au moins une fois par
semaine à la Maison pour Tous. Il faut bien ce
temps-là pour préparer les spectacles. (Le Festival du
Conte de CIBLE 95, tous les ans, par exemple). Elles
sont particulièrement satisfaites du travail accompli
pendant deux ans, pour préparer leurs récitals sur
Buzzati, Maupassant ou autres Contes de Gourmandise,
spectacles pour tout petits et spectacles en musique...
Cette conférence comportait trois parties :
Bruno LEROUX, Directeur historique de la Fondation
de la Résistance, a, tout d’abord, présenté
Le Dictionnaire Historique de la Résistance
dont il a codirigé la publication dans la collection
Bouquins, chez Robert Laffont.
E
lles savent que leur travail est différent de celui d’un
acteur. Un conteuse écrit son texte elle-même et
peut donc le modifier à tout instant, face à une réaction
du public ou en écho à sa propre émotion. Elle écrit un
monologue et n’a pour partenaire que ce public dont
l’écoute et le silence sont les répliques. D’ailleurs, elle
ne veut pas raconter dans le noir car, alors c’en est fini
de ce retour des réactions. Chacune a son style, son
« oralité », son « écriture orale » : la personnalité de la
conteuse s’exprime à travers le ton, les mimiques, les
accents, la voix, le jeu de scène. Les « racines », la
culture provinciale de chacune nourrissent également le
terreau individuel. Mais c’est bien ce qui fait toute la
richesse de leur prestation à trois.
S
’appuyant sur le plan
détaillé de l’ouvrage qui a
vu la contribution de 114
auteurs, il a dressé un
panorama complet de l’aventure
humaine que fut le combat de
ces hommes et de ces femmes
qui souffrirent parfois jusqu’au
sacrifice de leur vie pour que
renaisse la liberté. Évoquant les
différentes phases de l’évolution
des écoles de recherche
historique – depuis la création du Comité d’histoire de la
2° guerre mondiale, au lendemain de la guerre, jusq u’à
l’ouverture aux chercheurs des archives publiques dans
les années 1970 - il a tenu à apporter un certain
nombre de correctifs aux clichés qui parcourent encore
l’opinion et qui ont souvent présidé aux controverses les
plus douloureuses de ces soixante dernières années :
c’est ainsi qu’il a notamment fait ressortir comment
l’opinion s’était détachée du régime de Vichy et ce , bien
avant le basculement des opérations militaires en faveur
des alliés, mettant ainsi à bas le concept si longtemps
affiché d’une France collaborationniste et d’une
Résistance opportuniste. Parlant des hommes, des
réseaux, de leur géographie et de leur sociologie, il a
insisté sur les dates clés des grands événements
(l’effondrement de juin 40, le STO) sur le rôle des
obscurs et des sans grade (agents de liaison,
opérateurs radio) qui apportèrent souvent beaucoup
plus à la stratégie d’action que celui des états majors ou
des personnalités.
L
eur ambition : transmettre un patrimoine culturel qui
reste, en 2007, toujours au goût des enfants et des
adultes et le faire vivre au rythme des émotions. Leur
projet : un nouveau spectacle pour adultes. Les trois
inséparables compagnes voient en Conte-Leu un petit
grain de folie dont elles ont besoin. Cette joyeuse
complicité, admettent-elles, rend d’ailleurs difficilement
envisageable l’introduction d’un nouvel élément dans le
groupe. Qu’importe ! Elles suffisent à notre plaisir...
oulez-vous une preuve du succès de CONTELEU ? Il suffit de connaître le calendrier de leurs
spectacles ! Le 19 octobre dernier, Contes de
Maupassant, à Paris, au restaurant "Au goût du jour",
près du canal St Martin avec un flûtiste. Les 5 et 19
décembre 2007, Contes de Noël au Plessis-Bouchard et
à Ecouen, en bibliothèques. Pour l'année 2008,
préparation d'un spectacle pour adultes sur Alphonse
Allais. En décembre, spectacle à la mairie de Saint
Denis.
V
P
our tout contact, Axelle Berthod (01.30.40.16.14),
Patricia Mena (01.34.18.07.18) ou Marie-Pierre
Renaud (01.30.40.17.74).
E
n conclusion, et s’appuyant sur les recherches les
plus récentes, que l’on retrouve au chapitre du
dictionnaire intitulé « Anthropologie de la résistance », il
a voulu saluer le sacrifice de ces vies qui, sans
forcément avoir toujours été conduites à la mort, ont
néanmoins été intensément consacrées à la création ou
à la survie d’un mouvement, en «… une paradisiaque
période d’enfer », comme l’écrivit Jacques Bingen dont
une lettre a été lue au terme de l’exposé.
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NOTRE TRAVAIL DE MÉMOIRE :
CONFERENCE SUR LA RESISTANCE
Laure BOUGON et Aurélie POL, de l’Association
pour des Etudes sur la Résistance Intérieure (AERI)
ont, en seconde partie, présenté le DVD Rom
La Résistance en Ile de France.
U
n public d’une
cinquantaine
de personnes était
présent au Foyer
Clairefontaine
le
samedi 6 octobre
2007 pour assister
à la conférence que
L
ancé en 2004, cet ouvrage, qui fait partie d’une
collection devant couvrir à terme tout le territoire, est
le fruit du travail d’un réseau de chercheurs locaux de 70
personnes pendant 5 ans. Il intègre des fonds d’archives
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Signets n°16 – Novembre 2007