Download Page 9

Transcript
PETIT DAUTHINOIS >' Dl MARDI 1» JUIN «SJ
CHATIN
ROE laPAÏETTB - GRENOBLE
UOïTURES
nmm
50million,'Sderouges...
gbUes
dans un verre
d'apéritif
MamiK- « L'ETOILK »
DERNIEBES NOllVSAIJTlîS
1>KIX INCOMPARABLES
CATALOGUE SUR DEMANDE
Buvez midi et, soir votre Vin de
Frileuse. Il donnodes globules rouges
{'liivi' que c'est un apéritif médicoemcnl composé par un Docteur en
Pharmacie.
Dans voire intérêt, croyez-nous,
essayez une cure de Vin de'Frileuse.
Tout le monde connait les succès
contrSléi iiu plu» fondes fortifiants.
Votre pharmacien lui-mOme vous
les confirmera.
Le Vin de Frileuse, grâce à ses propriétés, est un créateur de globules
rouges, il donne de l'appétit, un sang
vif et des nerfs solides. C'est, de l'avis
des Membres du corps scientifique,
une des plus belles découvertes
médicales françaises.
Le Vin de Frileuse est le moins cher
des fortifiants ù base d'Uvaria. C'est
tinapérilifquevousfailcsvous-même,
d'une amertume tonique dansduvin
rouge, doux et délicieux dansduvin
blanc sucré à votre goût.
UNION DE LA BOULANGERIE
F. Moiu:i„ Directeur
Membre de la Chambre Syndicale
45, rue Centrale, i LVOiV, — T, F„ 10-53
VENTE (DE!i^Mel
D'un acte s.s-p! "en date à. Lyon du
3 mai 1937, enregistré a Bourg-«i'Olsans
le W mji 1937. F<* *», Case 18, il appert
que Mme Veuve PJÎILIS, née Jeanne
GHATAIJOUP, demeurant à 14vct-el-Gavet (Isère), a vend» à M. Albert TAREl#t boulanger, demeurant à Vernalsen
(Rhône), Je fonds de boulangerie-épicerie ais à l4vet-et-6avet Usère) Oppositions lÎMiis !r« dis:'tyut;:: du second ;tvi:-.
è M* A. PEIXOU^, docteur ep droit,
avocat. 38, me Central* à I-yorj, et oucorê au fonds à Li^et-et-Gavelr" (Isère)
lrlez-vous plus vit» qu» lur Une routs autottrom» J •,
Certainement pas, car la marge de sécurité n'est plus
sufl Isa nia pour vous permettre les Grandes,. «ftùres,
I an est de mime pour votre moteur.
Plus II tourne, plus la température s'élève, surtout en
été. SI l'huile dévient alors de plus en plus fluide, la
marge de sécurité diminue.
Us huiles KERVOLINE ÉQUI-VISQUEUSES possèdent uhê Viscosité pratiquement constant*"dans la
fimite des variations de température du moteur et lui
assure doc» fait lin maximum dé sécurité;
"'", , ...
Dés lors, vous comprendrez aisément pourquoi les
techniciens de l'automobile considèrent la KERVOLINE
ÉQUI-VISOUEUSE comme l'amélioration scientifique
la plus marquante qui ait été réalisée à ce jour en matière
de graissage de9 moteurs*
!
Secret de la Santé
r
A±UÏ£t6
l'Uvarlct de Madagascar, basa du Vin do Frileuse,
confient du fer, du soufre, du sodium, du mongunesc,
du phosphore of du magnésium. C'est pourquoi un
v*m de Vin de Frileuse, midi et soir remonte en
quelques Jours les organismes les plus fatigués.
coYrnr « > ot » «s wtiisf IIéTKMS
itn&ra'ssepv'isw syvM,sa«.
:• [•
kH^j»?;
André RA Y».»i» THOUà»I LYONm
n a VQUNE tai'y-visoimsst
Ji&%Û
m
Épargnez à vos enfants
d'inutiles souffrances !
^SMMB,
t>
ïs^ii
"*=S
ORNAI r
• ••
"Ayant 7 enfants, nous écrit Mme
Phêlippean, j'ai soin d'avoir toujours de
la Pommade Csdum & la maison... Ainsi
i'autre jour, mou
«îné autant blessé au
genou, j'en ai appliqué une légèrecouche
et la* plaie s'est eica:twsfc rapidement.
Aïoli petit dernier»
atteint de diarrhée
verte, avait les cul sses
énflatiiroÉCK.
Je lui ai
mis de la1 Pommade
Cadum plusieurs
soirs de suite. Sa peau
J1'B» J. PHéLIPPEAC csl redevenue bientôt
Miitai(ùir^iiit"> Poucet et rose\" .
De nombreuses attestations prouvent
l'action calmante et cicatrisante de la
Pommade Cadum dans le traitement des
coupures, écorchurcs, etc. Bile triomphe
également des eczémas, dartres, acnés,
urticaires... Réclame/, toujours la véritable Pommade Cadum. La notice explicative donne le meilleur mode d'emploi.
•
KERVOLINE
£^£f/-VI80UEUSE
MIGRAINE •• NEVRALGIE •• GRIPPE *• RHUMATISME
A Genève
4F
Toutes Pharmacies
'
Cb Tube de
20 COMPRIMÉS
Inlerrogex voire pharmacien sur la puissance du
Vin de Frileuse. Demandez-lul conseil. Pouvons-nous
vous donner une meilleure référence ? Quand vous
aurez suivi une cure de Vin de Frileuse, vous
comprendrez l'enthousiasme que provoque cette
découverte médicale. Le Vin de Frileuse est en vente
chez votre pharmacien au prix de 6 fr. seulement.
.A BASE D'ASPIRINE
ACTION IMMÉDIATE ET DOUCE
Dons les cos rebelles, pour une
acnoiv énergique, penser au
CACHET FAIVBE
BELLE PATISSE 8 lE-CRKMEHÏE
en plein rapport à remettre
après décès.
Etablissement de l*r ordre
ayant plus d'un siècle.
S'adresser : H. RAUMGARTNER,
Carouge, GENEVE
Vin de
e
pour être bien portant
M.»S
le plus fort des Fortifiants
Lit fWiMM iifaiiifi it l'CÇTAW A C i
«MMfprtiéndtBlutifltil-JÏViiH/VL. |
CACHETS ANDRALH
ttOfifUfit, itipfpUt, nèvrtlgiH, itt
bbtfttrISrT.,ts3«tMliWii»ci».lS.9SfM.
rtarwcl* «FUI, tl.v.tolitiiulhu.TM. j
PÉPHEPÎIQUEdeUÉGE
I Supprime halatrisancrrtuses
|Bt»tk.nr,I.UfcI««VMUMtU.t"''vtl«till«
m
Tl» c^t.n lu*,.<•'.,. ..« ici.» ,!.,
I ,".*"" t .".
iww j.
t
iftttl clvonom,<nq^ . , t4 h
G.*..!*, h«n c»lr km t^ ^ L,
&.««)., daA< plMju* M 26 ' f'
Envw <pnt,r ttmV Ech «Jn.'» r
ri:^, ti. .w L D HAtmvuiE. nus
c-t, XVI «c'L
as'Çren ffl
pour ur. t'^1"'' I
blé, n' gjiul
tnuids, poffFe I
aisse bas*'1?
^raaud. U»
No ZO —. Feuilleton du 1er juin 1937
r
nourrice l 'j
UN. Véttns" -
LEXANDBE.J
oilfent bieM
6 place v>-j
• .51- *m
la girl
aux yeux
verls
.fmfffm
aajaaggj
par
C. A. GONNET
Pavsntures et'd'amour
I* Cette-cnùte en pleine? ténèbres tut donc impressîon% Pour comble de malheur. lamais pareille nuit
,%jrç t Tajifjjj ^uç je rfc-treiidnis lentement, mon « para'«. » s'etant bien, ouvert J'essayais de fixer ma poîiJ[1
Où ètfiis.je'7 Ver.* Vienne ? Vers Valence ? Ce jue
^"hîii-tais1 par^deséi» tout? ijsi<fc>jnes appels fussent
'Hrius.,
•
. -,. . ,
3
? regardais au-dessnus de moi- Pas une lumière
•1 'Rendue.-égale de nuages et d'ombre où je ne disj^a131* rien : ni ie ruban d'argent du Reuve, ni la coni^. "on du paysage. Etais-je au-dessus de la vallée ?
c
a
oteaux ? Avais-j« sous moi la forôt ou la
_,^f Ç ' Je l'ignorais Au même instant, je••'pensais à
eur ûe radl
l^rri°
° ••"9u1, dé*à à cettc îie»rc- avaft".,!* le soi N'était-il pas blessé ? Ou mort •'
arrivai à mon tour au plancher dés vaches Je me
recroquevillai sur moi-même pour rendre le contact plus
doux. Je vis passer de grands fantômes qui étaient des
arbres. Enfin, je rejoignis la terre nourricière de la
meilleure façon, sur une pelouse, au centre d'une clairjér«. La première partie de mon odyssée se terminait
heureusement. Mais j'avais eu le temps d'entendre, en
un fracas épouvantable, s'abattre l'appareil sans guide,
dont j*avals eu soin de larguer les réservoirs d'essence
pour '.éviter le feu. Dès que les Carburants avaient été
vides, le deuxième moiêùr. de lui-même, avait calé ; le
courrier ne aàmbait pas .
« Je me défis péniblement des courroies du parachute et
cherchai à m'orienter. Tous les chiens du pays s'égosillaient aUx fermes- Cela pouvait constituer, à la rigueur,
un point de repère : rqais en môme temps, un danger.
Je n'avais aucune envie de me faire croquer les mollets
par quelque molosse. Marchant, devant, mol avec précaution, je fus presque aussit&t arrêté par un obstacle :
un mur.
- .,
* Il «agissait dun mut très haut et bien bâti. Une
opinion que j'émettais, depuis l'atterrissage se trouvait
du coup, a peu près, confirmée : l'étais tombe dans le
parc d'une propriété particulière, peut-être d'un château
Même si la demeure dés maîtres se trouvait être vide,
j'avais une chance de trouver tes fermiers, d'obtenir
d'eux, renseignements et secours. Tournant le dos à l'enceinte, je m'avançai donc par la pelouse
* C'est alors qu'un espoi.' fou emplit mon cœur ; au
loin, une iumiére brillait, dans ce qui semblait être un
pavillon de chasse isole 1^3 tête en feu, je courus dans
cette direction. J'étais sauvé. .
<r U s'agissait, au milieu du bols, ri une folie Louis XV
Je m'en approchai, à un."1 distance de plate-bande, appelai La fenêtre était défeidue par d'épais barreaux. Je
m'avançai' encore.,, et : i« reconnus, derrière la vitré.
Miss Salisbury. la « girl au*c yeux verts y '
« Me tromper ? Impossible ' le me souvenai;. in>p
bien de m» voyageuse' d'une nuii
Même de la danseuse, jadis applaudie au Casino I EHe était là, qui no
m'avait ni vu, ni entendu, dans une chambre meublée
si sommairement, si pauvrement, que je sentis tout de
suite le froid d'un mystère glacer mon sang dans mes
veines t& jeune fille était assise sur un lit de camp,
un pauvre petit Ut, avec une couverture de soldat Elle
avait miaigri ; ses traits étaient las, ses joues creuses et
sans couleur. Une lampe â pétrole, d'un modèle vieillot
l'eclairait ; et tout en elle — front bas, mains Jointes,
épaules affaissées — semblait indiquer le poids d'un
pesant chagrin; d'un vrai désespoir
« Je ramassai quelques cailloux les lançai vers la fenêtre, trop haute pour que je pusse y accéder. D'un élan.
Miss Salisbury,, surprise, se leva ,J,ervis alors (avec quelle
stupeur !) liandis qu'elle s'approchait, que la malheureuse était attachée^ Un* ichaine. qui luisait aux feux
de la lampe, allait de aan^ poignet à la tabla grossière,
comme une crimlné!îè,s0U'U»T"fôHe :
« Elle me vit Me. reconnut-e|Je 7 Je ne, lé pourrais'
assurer Mais elle,eentit, qu'un homme était là, un inconnu, dans la ,ûuit, qui pouvait l'aider ou la sauver.
J'espérais quelle allait ouvrir la fenêtre, me parler..
Hélas 'elle fit un grand geste d'inipùissaoce Je m'aperçus, alors, que la fenêtre était barricadée, qu'il était,
impossible d'en faire jou^r l'espagnolette, coincée par une
barre de fer."
'"..•< ;
« Cependant de plus en plus proches, on entendait des
aboiements turieux r je croyais distinguer des lueurs
à travers les branches La jeune flik les aperçut sans
doute . eile me fit signe, avec? violence, de partir, fl-e
m'ecarter d'elle Je compris ; ma présence représentait
un danger pour elle et pour moi Je devais être' comme
ces singes de Chine, quf nt parient pas. ne voient rien,
n'entendent jamais Je me précipitai, au pas de course,
vers la clairière où gisait mon parachute, aux pointes
d'une grosse aubépine Là j'attendis.
« La lumière dans' '* pavillon, s'était éteinte. Leschiens, hurlant à gorse déployée, étaient "sur ma trace.'
.avançaient toujours Je me mis MIUS un arbre, prê( à
i sautei dans les branches basses pour leur échapper ; en
même temps, je hurlai dans la nuit, « Au secours ! »
« Quels que fussent lés étranges personnages qui retenaient captive Miss Salisbury, je ne pouvais avoir
beaucoup à craindre d'eux. Rien ne pouvait leur faire
soupçonner que j'avais aperçu celle qu'ils séquestraient
Cependant, le nombre des molosses lancés à ma recherche, comme la vigueur de leurs abois, Indiquaient à tout
le moins, que je me trouvais dans une propriété sévèrement gardée, d'où il ne devait pas faire bon s'approcher
â la brume, il fallait donc me méfier, et que ma bonne
foi, comme mon explication parussent inattaquables, A
tout hasard, je vérifiai que mon revolver était bien dans
la poche de mon pantalon, en bourre de soie, celui que
nous portons dessous, pour nous tenir plus chaud, Je le
tirai de lu, pour le. glisser dans ma combinaison de cuir
il fallait; tout prévoir, être prêt,à défendre sa peau, le
cas ; échfiBiiî.-..;../..... •./.,.;
« Uneftorche, enfin, apparut, vacillante, à l'extrémité
du sentier, tandis que s'étranglait dans sa laisse, un
dogue gigantesque et qu'une voix rauque — manifestement celle d'un étranger — vociférait entre deux : « Tout
doux, Dics ! Stop . Dtck V un plus menaçant appel :
». —• ïïep ! -là-bas '. Avancez les mains hautes ! ou je
« A la même seconde, avant que j'aie pu bouger ou
prononcer un mbt. un coup de fusil, tiré en l'air, ébranlai* la forêt endormie Une manière comme une autre
— c'était sfir — d'appeler'les copains à la rescousse.. *
CHAPITîtfe XIV
A cet iàstânt, le riche Britannique, qu'était devenu
Max Laignelet, inspecteur au 2" byreau, eut Un imperceptible tressaille ment II se pencha vers l'aviateur .
~- Voua voyez cet homme, la-bas. au volant d'un roadster vert jade qui n'est fichtre, pas de série ?
— Oui, Un beau garçon, avec la moustache, mince comme un trmt dç plume de* traîtres aux films américains ?
H est très chic parlote j avec son complet de flanelie tfrise,
ses souliers de daim blanc 1
, — Comment avez-vous vu ses chaussures ? 11 est dar^f
— Oui, mois,depuis une minute seulement II sem*
Malt attendre, debout sur le *••/•. ,r.
— Bravo i détective amateur i 11 s'agft, figurez-vous,
d'un boy avec qui j'ai Un compte sérieux à régler et q*tf
me croit fort loin d'ici, aux terres d'où l'on ne reviejft
pas 1 11 a nom de Vecchi ; sa présence ici m'est BUS»
agréable que précieuse. Elle atteste bien des chose».
Notamment, que; le yacht ou je dois m'introdulre est saOk
doute ancre dans le port cie Cannes. Mais reprenez votre
histoire. Elle me;, passionne, rcally ! Vous en étiez .-tû
moment où l'on vous cria : « Qui va là ?» Ou quelque
chose d'aussi impératif *.
* Bien ! Je m'avançai donc avec précaution, et dis'ît
voix hautp : % Je suis un pilote d'Air-francc. Mon al*
pareil'désemparé, j'nl dfi sauter en parachute Le o couco« s s'est écrasé quelque part, et )e ne sais ce qu'<Mt
devenu mon radio-tcléaraphiste. Où suis-Je. ici ? Je voudrais téléphoner d'urgence à Bron. »
« L'homme n'avait pas- répondu. I! m'inspectait des
pieds.à ta tête d'un air soupçonneux C'était une espèee
de géant, avec la plus beiîè tête de gorille que j'aie
jamais vue Comme pour accentuer la ressemblance, il
marchait bras écartés, en rouhint ds-s épaules. Exactement le film « L'Ile riu Docteur Moreau » !
* Son regard s'attacha à mon parachute accroché aux
buissons I] reprit alors, avec ce même accent guttural" :
«— On verra ça Depuis quand ètes-vous tombé ?
t —Quelques minutes è peine.
« — Vous avez attendu là ?
« - Naturellement ! Où vouiioz-vous que j'aille ' *
J'étais perdu dans le noir. Encore ce fut de la chance •
tout de suite vos chiens ont aboyé.
* - Vous n'avez pas quitté cet endroit du tout ?
« — Mais non. Pourquoi ? Je vous le répète : impossblo detre pîus égaré I Sans vos lumières et vos bêtes,
i allais rester là jusqu'au jour.
(A suiurc.J.