Download n° 56 - Solvay Brussels School
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With the support of SolvaySchoolsAlumni
n° 56
4e trimestre 2013
T H E
M A G A Z I N E
O F
S B S - E M
A N D
S O LV A Y S C H O O L S A L U M N I
Henri van der Vaeren
Ingest 1995 (SBS-EM)
Managing Director SAP France,
BeLux & Maghreb (Paris)
Trimestriel 5€ - Bureau de dépôt: Bruxelles X - N° d'agréation: P107003
Prescripteur d'énergie
positive
Pr Sandra
Rothenberger
«QUE LES
ÉTUDIANTS EN
MARKETING ME
CHALLENGENT!»
SOLVAY FELLOWS VUB AND SOLVAY BUSINESS SCHOOL: the Inspiration
for a Successful Future! – MARKETING INTERNSHIP PROGRAMME, une
première belge sur le terrain – MASTER IN MANAGEMENT DEGREE:
Bridging the Gap in Business Education – NICOLAS VAN ZEEBROECK
au cœur de la révolution digitale – SOLVAYSCHOOLSALUMNI:
Leen Herman, new communication and effectiveness officer
– DIRK LAEREMANS, un quart de siècle en Afrique – TEACH
FOR BELGIUM vous réclame comme enseignant
Olivier Borgerhoff
AVEZ-VOUS
DÉGUSTÉ
SES CHOCOLATS
MARY?
Carte blanche
03
Mathias Dewatripont
Monetary policy and
macroprudential policy
A second lesson of the crisis is that trying to
make individual banks sound does not ensure
that the whole banking system will remain
sound: bad macroeconomic shocks can lead
to domino effects, whereby the weakest banks
can, by trying to limit their own problems,
create problems for the next weakest banks,
and so on. The fall of Lehman Brothers has in
particular led to general mistrust on the interbank markets which has quickly brought fragile
banks into difficulties.
This has led the new Basel Accord ("Basel III") to
include a "macroprudential" leg next to its
more traditional (but revamped) microprudential leg. There are two objectives:
first, to increase systemic resilience
by limiting interconnectedness and by
requiring additional capital for systemic
banks; second, to try to have procyclical capital requirements, by allowing
supervisors to require more capital
on the upside of the business cycle
to be "released" into the downside,
thereby hopefully limiting "credit
bubbles". This is the purpose of the
"countercyclical capital buffer".
T h e c ycli c a l co m p o n e nt of
macroprudential policy is potentially a very useful complement
to monetary policy. Indeed, a third
lesson of the crisis is the "comeback"
of financial stability concerns for
Central Banks, which had in recent
Mathias
Dewatripont
Professor
SBS-EM (ULB)
years focused (too) exclusively on their inflation targets, measured by the consumer price
index. There had been debates on "asset price
bubbles" in economies where consumer-price
inflation had been very stable at satisfactory
levels, e.g. close to 2%. The crisis has taught us
that such bubbles can be very damaging for the
real economy.
BAD MACROECONOMIC SHOCKS
CAN LEAD TO DOMINO EFFECTS
This has been true in the US, but also in Europe:
think for instance about the housing bubbles
in Ireland and Spain. These examples remind
us that the Euro area is composed of potentially very heterogeneous economies, and that
a single interest rate will typically be inappropriate for countries with diverse macroeconomic situations. This problem indeed
explains the different attitudes
with respect to ECB policies
when today in Germany
unemployment stands at
6% and in Spain at 25%.
It is therefore important
to complement monetary policy with macroprudential policy. This
means, looking beyond
"repairing" the functioning of credit markets
in Spain to allow for
more lending, thinking
about reining in credit
in Germany (through
higher capital requirements, lower loanto-value ratios, etc.) if
overheating is feared.
This could greatly help
improve the functioning
of the monetary union. © Laetizia Bazzoni
T
he crisis that started in 2007 has
revealed that the regulation and
supervision of individual banks was
inappropriate: excessive leverage (not
enough capital relative to deposits)
and excessive maturity transformation (insufficient liquidity), on top of multiple governance
problems (deficient risk management systems,
pro-risk, etc.). The overhaul of the "Basel framework" is addressing these various issues at
world level, even if there is a debate on whether
the adjustment is sufficient.
Sommaire
Édito
La SBS-EM à nouveau
sous pression "positive"
4e trimestre 2013 N°!56
Nous venons à peine d'être ré-accrédités
EQUIS qu'une pression créative va à
nouveau secouer la Faculté. Plusieurs
projets ambitieux doivent être réalisés dans
les six mois à venir. En vrac: les réformes
des programmes de Master (orchestrées
par Philippe Emplit et Meltem Caliskan);
les référentiels de compétences qui
doivent caractériser tous nos programmes
(supervisés par Philippe Emplit, Michel
Verstraeten et Cécile Vanden Eynde,
notre nouvelle conseillère pédagogique);
l'adaptation au décret "Marcourt" (d'abord
pour les bacheliers, dirigés par Catherine
Dehon et Marjorie Gassner); l'accréditation
américaine AACSB qui vérifie les contrats
d'apprentissage (mise en œuvre par
Michel Verstraeten et Romy Genin); et
les très nombreux projets d'amélioration
de processus, de gouvernance et de
création de nouveaux programmes…
06
Inside
After
06 Portrait d'École
20 SolvaySchoolsAlumni
12 À la Une
24 Success Story
Sandra Rothenberger, globetrotter et passionnée, se voit
confier la Chaire de Marketing
stratégique par l'École… Un défi
de haut vol!
The Solvay Fellows VUB and
Solvay Business School will
contribute to academic research
and education over an intensive
3-year period.
14 Zoom
Rien de tel que l'expérience pour
trouver un emploi! Le Marketing
Internship Programme pour
nos jeunes diplômés est une
première en Belgique.
17
Education
At VUB-Solvay Business School,
more than 50 nationalities are
represented on the Master in
Management (MiM) program!
18 Recherche
Tombé tout petit dans
l'informatique, Nicolas
van Zeebroeck cherche à
comprendre et à exploiter la
révolution digitale.
At the end of October
Leen Herman joined the
Association office as our
new communication and
effectiveness officer.
Henri van der Vaeren,
Managing Director SAP France,
BeLux & Maghreb (Paris), nous
dévoile ses leitmotive: passion
et challenge.
Merci aux porteurs de projets, grands
et petits, qui font que notre institution
s'améliore à pas de géant chaque année.
28 Esprit d'Entreprise
À 37 ans, après une
carrière dans la finance,
Olivier Borgerhoff a repris
avec succès la luxueuse
chocolaterie Mary.
Bruno van Pottelsberghe
Dean, SBS-EM
31 Expats
Dirk Laeremans ne veut
plus quitter l'Afrique! Plus
de 25 ans qu'il s'y trouve
et, toujours, il part travailler
le sourire aux lèvres.
34 Initiatives
Philippe Mauchard (MSc
Business Engineering 1991)
lève le voile sur le travail de
l'asbl Teach For Belgium.
12
06
28
31
From Solvay Brussels School of Economics & Management est une publication de la Solvay Executive Education ASBL | avenue F.D. Roosevelt 50 CP 145/1 |
1050 Bruxelles ÉDITEUR RESPONSABLE: Bruno van Pottelsberghe | avenue F.D. Roosevelt 50 CP 145/1 - 1050 Bruxelles RÉALISATION ET PRODUCTION:
Téléphone: 02/640.49.13 | Fax: 02/640.97.56 | E-mail: [email protected] | Web: www.elixis.be RÉDACTEUR EN CHEF: Laurent Violon DIRECTEUR DE LA RÉDACTION: Hugues Henry
RÉDACTION: Joël Branson, Claudine De Kock, Mathias Dewatripont, Aude Dion, Michael Dooms, Grégory Escouflaire, Hugues Henry, Benoît July, Bruno van Pottelsberghe, Ikram
Sefiani, Frédéric Wauters COMITÉ DE RÉDACTION: Frank Degans, Ikram Sefiani, Bruno van Pottelsberghe, Michaël van Zeebroeck, Laurent Violon PHOTOS: Laetizia Bazzoni, Mathieu
Paternoster, Frédéric Raevens, ThinkStock, ULB PHOTO DE COUVERTURE: Laetizia Bazzoni MAQUETTE: Noémie Chevalier COORDINATION GRAPHIQUE: Catherine Harmignies
IMPRESSION: Artoos communicatiegroep PUBLICITÉ: ICS & Medial, Alain Mathieu | Téléphone: 02/230.02.33, 010/88.94.48 | E-mail: [email protected], [email protected] TRIMESTRIEL
TIRAGE: 13.000 exemplaires
Pour toute suggestion de thèmes d'article: [email protected]. | Changements d'adresse: [email protected]
Les mentions d'entreprises le sont à titre documentaire. Les articles, dessins, photos illustrant la revue From Solvay ne comportent pas de publicité.
Les articles, opinions, dessins et photos contenus dans cette revue le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. Tous droits de traduction,
d'adaptation et de reproduction réservés pour tous pays.
06
Portrait d'École
Sandra Rothenberger
Le marketing,
passion et défi!
En confiant à Sandra Rothenberger la Chaire de Marketing
stratégique, l’École s'est, non seulement assuré le concours
d'une académique de haut vol, mais aussi d'une véritable
passionnée... qui se sent pleinement en phase avec les ambitions
affichées par la SBS-EM à l'échelle internationale.
Après avoir grandi
dans une famille très
entrepreneuriale,
qu'il s'agisse
d'étudier ou
d'enseigner, Sandra
Rothenberger a
toujours tiré la carte
multiculturelle.
En vous écoutant, on ne se doute pas
que votre langue maternelle est l'allemand.
D'où tenez-vous cette maîtrise du français?
Et vous enseignez en Autriche, en Suisse,
aux États-Unis et désormais à Bruxelles.
Quel en est le fil conducteur?
Elle résulte de quelques années d'enfance
passées à Paris mais, surtout, de mon choix
d'étudier à HEC Lausanne, dont le ranking et la
qualité de la formation m'avaient attirée. Ayant
été éduquée dans la langue de Goethe, mon
père étant allemand et ma mère autrichienne,
il s'agissait évidemment d'un véritable défi...
auquel je me suis préparée en suivant préalablement une formation en littérature française à
l'université de Neuchâtel. C'est ce parcours qui
explique ma connaissance du français... que j'ai
la chance de pouvoir pratiquer à la maison vu
que mon mari, bien que rencontré à New York,
est quant à lui de nationalité belge.
Ce qui guide mon parcours est ma passion pour
le marketing, que j'ai acquise très tôt en grandissant dans une famille très entrepreneuriale. À
mes yeux, le marketing présente le grand atout
d'être véritablement pluridisciplinaire: il touche
à l'humain au sens le plus large, à ses émotions,
et ouvre donc à la psychologie, à la sociologie
et à l'anthropologie, entre autres. Mais il s'agit
aussi d'une science quantitative qui est étroitement liée à la maîtrise des chiffres, à la finance,
notamment.
Chiffres et émotions
Votre CV frappe par son caractère
multiculturel: vous étudiez en Allemagne,
en Suisse, en Autriche, aux États-Unis.
Tools for LIFE FOUNDATION
Sandra Rothenberger est particulièrement attachée à la promotion de la
fondation qu'elle dirige: Tools for Life, qui s'est donné pour mission d'aider
les populations les plus défavorisées à accéder à l'eau, l'énergie et l'éducation partout dans le monde. Et ce, en bénéficiant non seulement du
savoir-faire et du financement de l'entreprise familiale, mais aussi de partenaires tels que "Ingenieure ohne Grenzen", entre autres. "Nous avons déjà
construit six écoles en Afrique et en Inde", précise-t-elle. "Il est impossible
de décrire le sentiment que nous éprouvons en allant à la rencontre
de ces populations et en recevant leurs remerciements."
C'est d'ailleurs vrai particulièrement pour
le pricing, qui est l'un de vos thèmes de
prédilection...
Effectivement. Ce thème a quelque peu été
négligé en Europe, au contraire des États-Unis
qui ont précisément adopté de longue date une
approche beaucoup plus quantitative du marketing: c'est d'ailleurs la raison pour laquelle
j'ai complété mon doctorat en rejoignant le
Babson College (Boston) avant d'enseigner à
la Fordham University (New York). Le marketing est certes affaire de "créatifs", mais aussi de
rigueur dans l'analyse. Les angles du prix et du
"customer behavior" sont, à cet égard, particulièrement intéressants et ouvrent des champs
de recherche passionnants, notamment dans le
cadre de l'explosion de l'économie numérique.
J'ai d'ailleurs pour objectif, à la tête de la Chaire
de Marketing stratégique et en bénéficiant du
soutien de Jean-Pierre Baeyens et Philippe
Biltiau notamment, de contribuer par ce biais
à la notoriété internationale de l’École: c'est un
défi qui me tente vraiment.
www.solvay.edu
Portrait d'École
07
CV-Express
1975
Birth in Bad Soden am Taunus
(Germany)
1999
Certificate of French Studies,
University of Neuchâtel
(Switzerland)
2001
University degree in Social and
Economic Sciences, University
of Lausanne (Switzerland)
2004
Doctor of Social and Economic
Sciences, Innsbruck University
School of Management
(Austria)
2004-2009
Assistant at Innsbruck
University School of
Management, Innsbruck
(Austria)
2007-2008
Adjunct/ Visiting Professor at
Fordham University, New York
(USA)
2009-2011
Research Consultant at
ZILLIANT Inc. (USA)
2009-...
Private lecturer at Business
Schools in Austria and
Switzerland
2013-...
Chair of Strategic Marketing
at the Solvay Brussels School
of Economics & Management
(Belgium)
JE SUIS CONSTAMMENT AU
CINQUIÈME NIVEAU DE LA PYRAMIDE
DE MASLOW
Aller plus loin
Cela fait deux fois déjà que vous évoquez
votre goût du "défi"! Vous aimez le
challenge?
Je suis constamment au cinquième niveau
de la pyramide de Maslow, toujours en quête
d'une nouvelle étape, d'un nouvel horizon!
C'est comme cela que je fonctionne, en cherchant toujours à m'améliorer, en cultivant
constamment une ambition positive. On ne
me changera pas...
Pourquoi, issue d'un environnement
entrepreneurial, avez-vous privilégié une
carrière académique?
J'ai conservé des liens très étroits avec le monde
de l'entreprise, que ce soit via notre groupe
familial, par le biais de mes activités dans la
consultance ou encore via mon implication, en
Autriche, dans un concours de business plans et
dans un organisme d'étudiants-consultants
Texte: Benoît July
Photos: Mathieu
Paternoster
08
Portrait d'École
un peu comparable au Solvay Consulting Club.
Ceci étant, je suis une éternelle insatisfaite et
j'ai donc toujours l'envie d'en savoir davantage, de mener plus loin mes recherches. C'est
la raison pour laquelle, à l'issue de ma formation à Lausanne, je n'ai pas attendu longtemps
avant de répondre positivement à l'invitation
du Pr Hinterhuber de réaliser un doctorat à
l’Innsbruck University School of Management.
Et c'est toujours cette volonté d'aller plus loin
qui m'a poussée ensuite à rejoindre le Babson
College, à Boston, puis la Fordham University, à
New York, avant de revenir en Europe.
LE MARKETING
TOUCHE À L'HUMAIN
AU SENS LE PLUS LARGE,
À SES ÉMOTIONS, MAIS
AUSSI À LA MAÎTRISE DES
CHIFFRES
Sans monologue
Les étudiants de la SBS-EM répondentils, de ce point de vue, à vos attentes?
Comment concevez-vous l'enseignement du marketing?
J'adore enseigner mais je déteste le principe
du monologue! Ce que j'apprécie tout particulièrement, c'est le dialogue et le partage avec
les étudiants par le biais de discussions sur
des business cases notamment: je veux qu'ils
participent et donnent leur avis, voire qu'ils
n'hésitent pas à me challenger, en partant du
principe qu'ils sont les principaux acteurs de
leur apprentissage. Autrement dit: je leur donne
les outils, à eux d'en faire le meilleur usage...
"Je veux que
les étudiants
participent, voire
qu'ils n'hésitent pas
à me challenger"
Totalement. Ce sont des étudiants très motivés,
dans un environnement qui plus est assez international, ce qui est très enrichissant. Je ne suis
active à la SBS-EM que depuis quelques mois
mais je suis vraiment sous le charme. On sent
que cette École a l'envie d'innover, de répondre
aux défis de l'internationalisation, de séduire un
corps professoral, de chercheurs et d'étudiants
constamment plus ambitieux. Le mouvement
dans lequel s'inscrit l’École ne pouvait pas mieux
correspondre à mes aspirations personnelles! PASSIONS extraprofessionnelles
En sus de ses deux enfants auxquels elle
consacre la plus grande partie de son temps
libre, Sandra Rothenberger avoue plusieurs
passions: la découverte du monde et de
nouvelles cultures, l'art contemporain et le
sport. "J'adore courir et, surtout, skier... ce qui
est bien normal quand on est une fille de la
montage!", dit-elle. "Ma mère, qui est autrichienne, raconte souvent que j'ai su skier
avant de marcher, et je pense bien que ce
n'est pas très éloigné de la réalité."
www.solvay.edu
News
Gazelles and
sustainable
growth
Solvay VUB master’s degrees
© VUB
Consolidation of
growth in enrolment
numbers
New book
published
The five initial master’s degrees offered by Solvay
VUB have consolidated the growth achieved in the
period 2010-2012, with a small increase at the start
of 2013-2014. Since 2010 and up to the last academic
year, the number of master’s students increased
by 44% in absolute terms, from 638 to 920 enrolled
students, driven mainly by the MiM degrees (also see p. 17). This growth figure is
consolidating this year, with 933 students enrolled in the various master’s programs.
Strong growth is still recorded by the MSc Management Science, a 2-year fully
English taught program, and the MSc in Bedrijfskunde, a Dutch taught program for
students without prior business education. Around 50% of master’s students are
foreign, giving the faculty a distinct international flavor. In the case of Bachelor
degrees, enrolment figures have stabilized since 2010-2011, at around 570 students.
As part of the Faculty’s strategic plan, specific attention will be paid during the next
4 years to increasing growth at Bachelor degree level, particularly in the Business
Engineering degree. A dedicated project to target marketing towards the Belgian
market, has been initiated by Prof. Dr. Elvira Haezendonck and will be implemented
over the next 4 years under the supervision of Prof. Dr. Kim Willems (Marketing
course holder).
Together with Kris
Vander Velpen
(Flanders Business
School) and Edgar
Izquierdo (ESPAE
Graduate School of
Management), Prof.
Nikolay Dentchev
(Department of Business)
has published "How to Breed
Gazelles: Creating Business for
Growth". The book provides an
answer to achieving fast and
sustainable growth, by looking
at the positive obsession of
founders and the potential to link
intrapreneurs to organizations.
And for firms active in mature
markets, keeping intrapreneurs
inside the organization seems to
be a crucial element.
www.vub.ac.be/ES
Lore Wellens
© Thinkstock
PORTOPIA Project
Kick Off
European Port System
Under the coordination of Prof. Dr.
Michaël Dooms of the Department of
Business – Unit Management and Strategy
at the VUB Solvay Business School,
12 academic and industrial partners from
9 European countries will execute the
project. With a total budget of approximately 4,2 million Euros, of which roughly
3 million Euros is funded by the European
Commission, it is the largest European
research project on ports since the start
of the European Port Policy in 1996.
Sustainability and competitiveness
PORTOPIA aims to create an integrated
knowledge base and management system
of port performance that will assist
industry stakeholders in improving the
sustainability and competitiveness of the
European Port System. After 4 years, the
project should lead to the creation of a
self-supporting and sustainable organization at the service of industry stakeholders. Balancing the divergent objectives
of industry and policymakers will be
an important challenge, along with the
inclusion of the community of public and
private stakeholders within the complex
structure of the port industry. As such,
the project is closely linked to the department’s cutting edge research in the field
of stakeholder management of complex
infrastructure projects and with the
Deloitte-Laga-Grontmij PPP chair.
www.portopia.eu
www.vub.ac.be/ES/
© R.R.
This autumn, following a call for projects
under the EU-FP7 research scheme, the
PORTOPIA project is now under way.
Best PhD
Presentation Award
Dr. Lore
Wellens, along
with supervisor Prof. Dr. Marc
Jegers, received the best
PhD presentation award at
the 4th EMES International
Conference in Social
Enterprises in Liège. With the
paper "Downward accountability of Belgian nonprofit organizations: a quantitative study",
the department of Applied
Economics at the VUB Solvay
School confirms its status as
a leading research unit on
non-profit governance and
management.
www.emes.net
http://research.
vub.ac.be/
applied-economics
News
BCG Strategy Cup
Something new for 2014!
On 17 February, the BCG Strategy Cup, Belgium’s biggest business game, will
be launched for the ninth time.
© Laetizia Bazzoni
This year, to celebrate its 50th anniversary and the 20th anniversary of the opening
of its Brussels office, the Boston Consulting Group is introducing a new concept.
Students will work together in teams for a number of days to improve the situation
of a real client: SOS Children’s Villages. They will benefit from coaching provided
by consultants from BCG and will be in contact with the client. This concept will
offer a rich training experience for the students and enable them to have a tangible
impact as the winning recommendations will be implemented by the NGO. In 2013,
the Strategy Cup was won by a team from the SBS-EM. How many will take up the
challenge in 2014?
Donatienne Goemans,
Bachelor Prize Winner 2011.
About her experience
Donatienne Goemans, you won
the Strategy Cup in 2011. What is
your background?
"I studied business engineering at
SBS-EM, graduating in June 2013.
In 2011, I decided, with friends, to
take part in the Strategy Cup and we
ended up winning the Bachelor Prize.
I had the opportunity to do a summer
internship at BCG in 2012, after which
I was offered a full-time Associate
position."
What do you remember most
vividly about taking part in the
Strategy Cup?
"I really enjoyed having my first, reallife consulting experience. At that point
I didn't yet know what career path I
wanted to follow. Through this experience I discovered a challenging and
stimulating environment, got to work as
part of a team on a strategic topic for a
client and had a lot of fun doing it."
What did you learn?
"We learnt to work efficiently as a
team. We received a massive pile of
information and had to prioritize and
share the work among us effectively.
This turned out to be very useful for
our studies, especially the thesis! We
also honed our business skills; it was
very enjoyable to apply concepts
you’ve learned at university to real-life
situations. And the semi-finals then the
finals helped us develop our presentation skills, taking advantage of professional feedback."
A pro-bono case
You worked on an SOS Children's
Villages project while you were an
intern at BCG – could you tell us
more about what it’s like to work on
a pro-bono case?
"The content and the set-up aren't
much different from working for other
clients. The issues are related to strategy definition, supply chain optimization, growth management and so on,
as with industrial clients, healthcare
players and financial institutions. As
with every client, the end goal is to
deliver impact. What makes a probono case special is the nature of this
impact. In a case like this, you can
improve the living conditions of thousands of children around the world! So
I firmly believe that the latest Strategy
Cup, working for a client like SOS
Children’s Villages, will be a fantastic
opportunity for all participants.”
http://strategycup.bcg.be
© R.R .
Who's who?
Pierre Jeurissen
[email protected]
Function: Accounting and Research Contract Coordinator.
Tel.: +32(0)2/650.41.38
Background: originally from the Liège area and with a Bachelor’s
Degree in Law, Pierre recently returned from California where he
was awarded a Certificate in Global Sustainability by UCLA. With
previous professional experience at an attorney's office in Liège,
Pierre took his first steps in the work environment as an intern at
the Belgian Consulate in Los Angeles. He has been with the ECARES
team since March and is in charge of accounting and research
contracts and also helps with the organisation of conferences.
ULB – ECARES, 50 avenue
F.D. Roosevelt CP 114/04,
B-1050 Brussels, Belgium
www.solvay.edu
News
11
Prix Interuniversitaire
Philippe de Woot
Auteur du premier tour du monde en
ballon en 1999, à l’origine du projet du
planeur solaire Solar Impulse, le psychiatre
et aéronaute suisse Bertrand Piccard sera à
la SBS-EM le 18 février 2014 à l’occasion de la
remise du Prix Interuniversitaire Philippe de Woot.
Le Prix Interuniversitaire Philippe de Woot, décerné
pour des projets d’étude sur la responsabilité sociétale des
entreprises (RSE), prépare sa 3e édition. La sélection des
meilleurs mémoires des candidats participants est lancée.
La remise des prix aura lieu le 18 février 2014 (18h00) à la
SBS-EM avec, pour invité d’honneur, l’entrepreneur suisse
Bertrand Piccard.
praticiens désireux de débattre sur la RSE. Il se tiendra
également le 18 février, avant la remise du Prix.
Un prix durable
Le Prix Interuniversitaire Philippe de Woot récompense,
tous les deux ans, un ou plusieurs mémoires de fin d'études
qui apportent une contribution originale à la compréhension et l’analyse de la responsabilité sociétale des entreprises et des organisations.
Coopération et innovation
Philippe de Woot, professeur émérite de l’Université
catholique de Louvain, commente: "Le mémoire du
lauréat doit apporter une contribution originale dans le
domaine de l’entreprise responsable. Le grand intérêt d’une
approche interuniversitaire est d’encourager les écoles de
gestion de Belgique et d’Europe à coopérer sur ces thèmes,
à développer les recherches et la formation des étudiants
aux responsabilités sociétales ainsi que le dialogue avec le
monde de l’entreprise. La vision sous-jacente du Prix est
que les acteurs économiques et sociaux peuvent mobiliser
une grande capacité d’innovation et un dynamisme entrepreneurial pour mieux orienter notre modèle économique
global vers un développement plus durable. Cela suppose
une transformation de la culture-même de l’entreprise bien
au-delà de l’adoption de simples "bonnes pratiques"..."
Les spécificités de ce prix sont les suivantes:
Ŕ une initiative pouvant être lancée par des entreprises
performantes et des dirigeants économiques;
Ŕ un partenariat entre le monde académique et le
monde des entreprises sur le thème de la RSE;
Ŕ une approche inter universitaire appuyée par la
recherche;
Ŕ une ambition européenne.
Dimension européenne
Le prix 2014 s’adresse aux étudiants qui ont défendu leur
mémoire de second cycle universitaire (niveau Master) dans
une université ou école de gestion durant les années académiques 2011-2012 ou 2012-2013. Il prend une dimension
européenne en 2014, car il s’étend désormais au réseau des
Écoles de management européennes du regroupement
mondial CEMS (www.cems.org/academic-members).
Le gagnant se verra attribuer un prix d’un montant équivalent à 3.000 € dont 1.500 € reviennent directement au
lauréat et 1.500 € iront à un projet environnemental ou
social de son choix.
Le prix 2014 est soutenu au travers de la Fondation Louvain
par de nombreux mécènes et entreprises.
À l’occasion de la remise du Prix, un séminaire d’étude
sera organisé avec la participation de chercheurs et de
http://www.solvay.edu/philippe-de-woot-award
FUNDP
En partenariat avec:
© D.R.
Feu vert à l’édition
2014
12
À la une
Solvay Fellows VUB and Solvay Business School
The inspiration for a
successful future!
In September 2013, for the second year running, 5 new Solvay
Fellows were inaugurated. Together with the VUB Faculty of
Economic and Social Sciences and Solvay Business School, the
Fellows will contribute to academic research and education over
an intensive 3-year period.
Olivier Vanden
Eynde, Founder and
Managing Director
Close the GapWorldLoop, and
Director Deloitte
Belgium.
A
mong the new 2013 class of Solvay
Fellows VUB is Olivier Vanden
Eynde, a Solvay Business School
(VUB) alumnus. He was elected for
his valued social entrepreneurship,
know-how and achievements. Below he talks
about his first Fellowship experience.
A welcome responsibility
What was your reaction when the Faculty
asked you to become a Solvay Fellow VUB?
Olivier Vanden Eynde: I was greatly honored
that the business school had selected me.
Every day, I continue to be inspired by the education, attitude towards life and knowledge
ABOUT the Solvay Fellowship VUB
The concept was introduced at VUB in 2012
by Prof. Elvira Haezendonck and Dean of Solvay
Business School Prof. Joël Branson. Solvay
Fellows VUB are proposed by Faculty professors
and elected by the VUB Board. The 2012 class
of Solvay Fellows VUB included Karsten De
Clerck (Egon Zehnder), Michel Van den Broeck
(Leaseplan), Ludo Vandervelden (Umicore),
Xavier Verhaeghe (Oracle) and An Verhulst-Santos
(L'Oréal).
In 2013, the Fellowship successfully expanded
at VUB, with 22 elected Fellows proposed by
6 Faculties. Five new Solvay Fellows VUB were
selected: Lieven Deketele (Procter & Gamble),
Philippe De Longueville (QBE Europe), Luc
Lallemand (Infrabel), Vincent Stuer (European
Commission) and Olivier Vanden Eynde (Close
the Gap-Worldloop and Deloitte).
From the inauguration ceremony onward,
they engage in an inspiring and challenging
3-year period of collaboration with academia
and are VUB VIP guests on a number of
occasions.
www.solvay.edu
À la une
ARTIST and ARTWORK
I gained from my time as a Solvay student at the
VUB. So, for me, agreeing to become a Solvay
Fellow VUB is a responsibility I'm delighted to
engage with.
How do you view the fact that academia
is looking for closer collaborative networking with society and its pioneers?
This initiative is really taking off! In today's
society, and in the business world too, stakeholders are all more interconnected than ever
before. The globalized world, supported by
social media and other communication technologies, is becoming more of a village. However,
with the overload of information from a vast
proportion of society, it can be a challenge to
adapt this information to meet the inspirations
and insights relevant to your own activities,
networks and communities. So, the Fellowship
initiative, as an interface where academia meets
business and society, is a very useful instrument. Fellows are able to discuss their respective organizations and their networks too with
one another.
The Fellow.
The "Fellow", based on "Enkidu" from the Epic
of Gilgamesh, is an artwork presented to each
new Solvay Fellow VUB by the VUB and the
Faculty. It was sculpted by Paul Van Gysegem
(1935), a well-known Belgian sculptor (bronze,
iron, terracotta), who is also a draughtsman,
etcher and painter. In his oeuvre, painting
and sculpture are perfectly complementary.
Van Gysegem's creative urge does not focus
on any one particular aspect of art; it also
embraces free-jazz. He studied painting at the
Ghent Academy before going on to study
sculpture at the National Higher Institute
for Fine Arts in Antwerp. His earliest
works date from the 1950s.
The benefits of informal and formal networking
speak for themselves and access to facilities
for business meetings on different campuses is
also very much appreciated.
Informal and formal networking
Why did you personally accept this title?
How did you find the inauguration ceremony in September at the VUB Campus
(Jette)?
For years I have been a proud ambassador of
my University and the title of Solvay Fellow VUB
gives me the framework to perform this duty
for the University and the Faculty even better.
I enjoyed the inauguration ceremony immensely: the mix of formal academic ceremony and
informal networking and fantastic food and
drink is a unique combination that only universities and this kind of Fellowship program can
provide. The keynote by Ludo Vandervelden,
a Solvay Fellow VUB from the 2012 class, was
also very inspiring and "out of the box".
THE SCULPTOR
Paul Van Gysegem was a great admirer of
Henry Moore and the compact primitive
power that emanates from his sculptures.
He felt an even greater affinity with Kenneth
Armitage and Giacomo Manzu, who opened
sculpture up spatially.
Social entrepreneurs
What contributions would you like to
prioritize in the coming years?
Being active myself in the field of "social enterprises", I very much want to engage in leveraging this new way of doing business towards
academic programs, in a multi-disciplinary way,
such as fostering academic research, as well as
creating incentives for soon-to-be graduate
students to inspire them to reflect on how they
could set up social enterprises. "Social entrepreneurs" can create economic growth, prosperity
and jobs and, at the same time, deliver solutions
to societal and environmental challenges.
Van Gysegem's subject matter also fits in
perfectly with the existential art movement.
A regular theme in his work is incipient life
and its shadow: mortality. For him, human
achievement, born from the urge to gain
eternal life, reveals itself to be frighteningly
ephemeral. The meaning of a person's life
lies in the battle, not in the victory.
Van Gysegem conceives images that are
in fact symbols from the history of man's
revolt. He is an artist who likes to combine
three classical ideas about art; the faithful
rendering of what is seen as reality, the
expression of an inner world and the
combining of formal elements to
create a meaningful relationship.
13
Paul Van Gysegem.
Text: Elvira
Haezendonck
Photos: VUB/R.R.
We know how much you value ethical
business. How do you see your Fellowship
as an opportunity to leverage this?
As Nobel Prize Winner for Peace, Desmond Tutu,
one of my heroes in life often says: "Practice
what you preach"… I see this Fellowship as a
great opportunity to try to inspire as many
stakeholders of the University as possible to
support social entrepreneurship. 14
Zoom
Marketing Internship Programme
L'exigence tout-terrain
Rien de tel que l'expérience
du terrain pour trouver un
emploi! De ce constat est née
l'envie, à la SBS-EM, de mettre
en place un programme
de formation pratique en
Marketing et Communication,
le Marketing Internship
Programme, à destination
des jeunes diplômés. Une
première en Belgique.
P
arce qu'approfondir sa formation
directement sur le terrain démultiplie la valeur ajoutée potentielle d'un
jeune diplômé, la SBS-EM a décidé de
lancer ce nouveau module de "learning by doing" dès janvier 2014. "Nous avons en
effet remarqué que bon nombre de diplômés
tout frais sortis de l'École ne parviennent pas
à trouver un emploi parce que les entreprises
leur reprochent un manque criant d'expérience
pratique, notamment en marketing", confie
Philippe Biltiau, co-directeur académique
(avec Alain Van den Eynde). Or la plupart des
employeurs estiment qu'un stage en entreprise
constitue un véritable atout sur le C.V. d'un candidat… Tandis que celui-ci se plaint souvent,
malgré tout, du manque de formation et de
suivi lors de ces stages! La solution à ce nœud
gordien? La SBS-EM l'a trouvée: proposer une
C'EST UN VÉRITABLE
CONTRAT QUI IMPLIQUE
UN RESPECT DES
ENGAGEMENTS PAR
CHACUNE DES PARTIES:
SBS-EM, STAGIAIRE ET
ENTREPRISE
www.solvay.edu
Zoom
"La réponse à une VÉRITABLE
DEMANDE"
formation en marketing sur le terrain, renforcée par des cours théoriques en amont et du
coaching durant le(s) stage(s), suivis au final
d'un bilan qui, s'il est positif, servira au stagiaire
d'incontestable carte de visite… Et de précieux
sésame pour envisager sereinement son avenir,
sa carrière, son ADN professionnel.
L'exigence réciproque
Un autre gage de qualité, c'est que le stage
n'est pas laissé à l'appréciation de l'entreprise:
"il s'agit d'éviter à tout prix le syndrome du
«stage photocopies»", insiste Philippe Biltiau.
"Il faut que l'entreprise soit exigeante envers
les diplômés que nous lui envoyons: c'est pour
cela que nous lui demandons de nous faire
parvenir une description précise du contenu
du stage. Il s'agit d'une véritable collaboration
entre la SBS-EM, le stagiaire et l'entreprise,
d'un contrat qui implique un respect des engagements par chacune des parties." Pour qu'au
final tout le monde s'y retrouve: l'entreprise qui
espère bien tomber sur la perle rare, le candidat sur un boulot, avec la SBS-EM comme idéal
entremetteur.
Un an de travail
Étalé sur douze mois (1 mois d'e-learning
+ 9/10 mois de stages), ce programme "en transition entre la formation et le monde de l'entreprise" s'inscrit dans le volet Executive Education
de la SBS-EM. Pour faire partie des 24 jeunes
diplômés qui auront la chance d'en profiter, il
faut remplir certaines conditions: être trilingue
(si pas, un programme de rattrapage est prévu
à l'école de langues F9), détenteur d'un master
(de la SBS-EM ou pas) et être, forcément, à la
recherche d'un emploi dans le secteur du marketing et/ou de la communication.
15
Éric Deprins,
Directeur général
de Mestdagh.
Hélène Lambillon,
Project Manager
helene.lambillon@
solvay.edu
+32-2-650.65.20
Texte: Grégory
Escouflaire
Photos: D.R.,
Frédéric Raevens,
Thinkstock
CURSUS, mode d'emploi
Cours: du 6 janvier au 10 février 2014 (5 semaines)
"J'ai régulièrement eu l'occasion d'enrôler
des stagiaires universitaires. Pour être honnête,
le choix se fait le plus souvent par opportunité
et suivant des recommandations de relations…
Il est donc sujet à des surprises dans la qualité
du stagiaire, excellente ou... décevante. Le
profil ne correspond pas toujours à l'attente:
manque de suivi du corps académique ou de
motivation du stagiaire... Je suis persuadé que
ce nouveau programme de la SBS-EM répond
à une véritable demande, aussi bien de la part
du monde de l'entreprise que de l'étudiant
qui veut se frotter à la "vraie vie" tout en
ayant un support structuré pour progresser et apprendre."
Un entretien préliminaire est prévu, basé sur la
motivation, les connaissances linguistiques et le
background académique de chaque candidat.
Une fois sélectionné, le diplômé débute le programme par cinq semaines intensives de cours
de (re)mise à niveau, sur Internet (voir encadré),
suivies d'un examen à réussir pour entamer les
stages proprement dits. En cas d'échec, ses frais
d'inscription (10.000 €) lui sont remboursés.
S'ensuit alors la "mise à l'épreuve pratique", soit
10 mois de stages encadrés (un break d'un mois
est prévu pendant l'été) dans trois entreprises
du secteur, chacune couvrant l'un des trois
spectres du marketing et de la communication:
les médias, les annonceurs et les consultants. Le
vendredi, c'est jour de débriefing à la SBS-EM,
doublé d'un cours sur un sujet très pointu en
marketing… En plus des 10 mois de terrain,
400 heures donc de training et de coaching: à
l'heure actuelle, il n'existe aucun programme
équivalent en Belgique, si complet, si visionnaire, si exigeant. Jeunes diplômés: à vous!
Charge de travail: 5 ECTS, soit 125 à 150 heures de travail sur les 5 semaines
(soit 25 à 30 heures par semaine) se décomposant comme suit: 24 heures
de présentiel, 75 à 100 heures de travail personnel en ligne, 24 heures de
préparation d'examen et 2 heures d'examen
Mise à disposition d'une plate-forme internet et d'un syllabus en ligne
Coaching serré et personnalisé par un assistant avec supervision du professeur en charge
Conférences, meetings et visites d'entreprises (networking)
Pour les candidats qui rejoindraient le programme en cours de route, un rattrapage est organisé via coaching en ligne, voire pendant leurs stages (travail
en soirée et week-end)
Exemples des cours dispensés: finalité du marketing dans le contexte
des marchés contemporains, stratégies de ciblage, management de
l'image et branding, pricing, marketing planning & control, etc.
Codirecteur académique du programme,
Philippe Biltiau en
résume la philosophie:
"Dans la mesure où
la SBS-EM garantit un
encadrement académique au stage, il est
logique que l'entreprise
et le stagiaire fassent
aussi preuve d'assiduité
et d'exigence".
Voici le seul médecin que certaines personnes peuvent voir
Comment soigner une rage de dents quand on ne peut pas aller chez le dentiste ? Comment avoir un médecin de famille quand on n’a ni maison, ni famille ? Pour beaucoup, l’accès aux soins de santé - si évident pour nous - est tout simplement impossible. Voilà pourquoi Médecins du Monde a ouvert un centre d’accueil médical à Anvers et Bruxelles. Un endroit où des médecins volontaires peuvent soigner ceux qui en ont besoin sans en avoir les moyens. Vous aussi, vous pouvez les aider. Même si vous n’êtes pas médecin. Rendez-vous sur medecinsdumonde.be
Education
17
The Master in Management degree
Bridging the gap
in Business Education
T
he 2008 financial crisis has sparked
continuous volatility in the economy,
and the world of business education and its business model have not
been free from turmoil and disruption
either. Surprisingly, this pressure does not only
come from the "usual suspects" such as the
rise of on-line teaching, or the growth of multinational firms organizing dedicated programs
(the so-called "corporate universities"). In fact,
according to a recent Financial Times report(1),
post-experience executive MBA programs
themselves may be coming under pressure as
the world’s pre-eminent degree.
So who or what is this "new kid on the block"? It
appears to be the intermediate pre-experience
Master in Management (MiM) program. The
main reasons for this development are that from
a student’s point of view it offers lower tuition
fees, and from a global recruiter’s point of view
it fills the gap between the Bachelor degree
and MBA. According to recent figures based on
Prof. Dr. Michaël
Dooms
Program Director
Master in
Management
GMAT (Graduate Management Admission Test)
scores sent to masters programs around the
globe, 46% of applications in Europe are now
targeting MiM programs, which is double the
figure of 5 years ago.
MORE THAN 50 NATIONALITIES
ARE REPRESENTED ON OUR MiM
PROGRAM!
Prof. Dr. Joël
Branson
Dean
Faculty of Economic
and Social Sciences
and Solvay Business
School (VUB)
At VUB-Solvay Business School, the fully English
taught MiM evening program has increased in
absolute student numbers by 60% since 20102011, and its Dutch equivalent by 45%, now outnumbering the traditional Applied Economics,
Management Science and Business Engineering
masters, and increasing the proportion of
international students to 50% of total masters
students. Currently, more than 50 nationalities
are represented on the MiM program!
Following a short preparatory program, these
programs offer students with a non-business
background the necessary skills, tools and techniques to operate effectively in the functional
domains of an organization, with an individual
master’s thesis to further hone their academic
business skills. Significant investments have
been made in staff and program development to
meet this growth challenge, leading to increased
satisfaction among graduating students. As a
result, the joint and complementary offer of
both Solvay Schools Master programs has been
strengthened, allowing us to compete internationally, enhance the position of Brussels as
a business and political capital, take a share of
this emerging market in business education
and strengthen the national and international
network of Solvay Alumni. © VUB/R.R.
(1)
FT article, 12/11/2013, "Master in Management’s
popularity rises in the east": http://oua.be/1cay
MSc in Management Programme: http://oua.be/1caz
Text: Michaël Dooms, Joël Branson
Photo: R.R.
18
Recherche
Nicolas van Zeebroeck, chercheur à iCite et ECARES
Comprendre et exploiter
la révolution digitale
Adolescent, Nicolas van Zeebroeck se passionnait déjà pour l'informatique. Pourtant, il choisira
la gestion et une carrière dans la consultance
avant de bifurquer vers la recherche. Portrait
d'un chercheur aussi atypique que la révolution
industrielle qu'il étudie.
D'où vous vient cette double passion
pour les technologies digitales et
l'innovation?
Texte: Frédéric
Wauters
Photos: Thinkstock/
D.R.
Je suis tombé tout petit dans l’informatique:
j’ai toujours adoré démonter et remonter les
appareils en tout genre, et dès qu’un PC est
entré à la maison, je me suis mis à le bidouiller.
Il n’a bien sûr pas tardé à crasher et j’ai appris
l’informatique en le réparant pour éviter de me
faire "pincer". De fil en aiguille, je me suis mis à
assembler des ordinateurs et à développer des
logiciels de gestion pour des amis et des ASBL.
En ce qui concerne l'innovation, c'est un intérêt
qui me vient d’une passion plus générale pour la
science et le progrès technique.
Pourtant, après votre mémoire, vous
vous dirigez plutôt vers le privé?
Oui, mais pour des activités de consultance à
la frontière entre technologie et business. J'ai
été très surpris par le fossé qui sépare les techniciens et les gestionnaires. Peu de gens sont
capables d’articuler les besoins du business et
la technologie et de comprendre d'où viennent
les données. Cette incompréhension mutuelle
a parfois conduit à de véritables catastrophes
en entreprise.
www.solvay.edu
Recherche
Nicolas
van Zeebroeck
CV-Express
Né à Bruxelles le
13/11/1977
Ingénieur de
Gestion (SBS-EM
- 2001, Prix
Eugène de Barsy)
Consultant
e-business
(Cap Gemini,
2001-2002)
Docteur en
Sciences économiques et
de gestion
(SBS-EM,
2008)
Une révolution pas comme les
autres
En quoi consistent vos recherches?
Je m’intéresse à l’impact des technologies
digitales sur la création de valeur en général et
l’innovation en particulier. L’informatique est à
la base d’une révolution qui a déjà bouleversé
de nombreuses industries, mais n’en est encore
qu’à ses débuts, parce que le développement
technologique est bien plus rapide que la capacité d’adaptation de nos organisations et de nos
modèles économiques. D’où le besoin de comprendre les mécanismes fondamentaux par
lesquels la technologie transforme et crée de la
valeur. Avec mon collègue Chris Forman, j’ai par
exemple étudié l’impact d’Internet sur l’organisation de la R&D et pu montrer que le gain de
productivité vient davantage de la décentralisation des activités que de l’accès à l’information. Nous nous trompons souvent sur la réelle
contribution de l’informatique.
Son travail à ICITE
19
Apprivoiser le progrès
À quoi attribuez-vous ces difficultés
d’adaptation de nos organisations?
Je pense que nous ne prenons pas encore la
mesure des possibilités offertes par les nouvelles technologies. Et les changements qu'elles
pourraient amener dans nos organisations se
heurtent à de solides résistances. Comme notre
attachement aux organisations hiérarchiques et
coordonnées, qui ne sont plus nécessaires dans
un monde où tout est dématérialisé et la délégation naturelle. Ou le statut des experts, défié
par des programmes sophistiqués capables
d'effectuer des tâches complexes jadis réservées aux humains: poser un diagnostic médical,
donner des conseils juridiques, jouer en Bourse.
La clé, c’est de développer une compréhension
suffisante des technologies pour pouvoir anticiper celles susceptibles de transformer une
industrie ou d’en créer de nouvelles. Bref, apprivoiser le progrès pour créer de la valeur. L’INNOVATION DIGITALE en 4 questions
1 Que savons-nous de plus aujourd'hui qu'il y a 5 ou 10 ans?
D’une part, nous commençons à mieux cerner la contribution réelle du
digital à la productivité et à la création de valeur, une tâche difficile en
raison de la nature très intangible du logiciel et du changement organisationnel. D’autre part, nous réalisons seulement combien la révolution digitale est différente des révolutions industrielles précédentes,
parce que le progrès technologique y épouse une courbe exponentielle,
et devient de plus en plus difficile à suivre. Des innovations comme
la Google Car, par exemple, auraient été impensables il y a quelques
années. Cette évolution est si rapide qu’il est impossible d’adapter nos
modes d’organisation et nos modèles d’affaires au même rythme, et
donc de recréer de la valeur et de l’emploi plus vite que ceux-ci ne se
détruisent. Aujourd’hui, le défi est de basculer dans cette phase créative.
2 Pourquoi étudier l’innovation digitale?
D’abord, parce que je suis convaincu que nous n’en sommes qu’au début
des bouleversements économiques et sociaux amenés par le digital.
Ensuite, parce que ces technologies sont si envahissantes qu’elles nous
affectent à tous les niveaux: dans nos rapports au travail, aux autres, à
la réalité.
3 Quel est l’impact ou l’impact potentiel de vos recherches sur
la pratique?
"Au sein d’iCite, qui est une équipe pluridisciplinaire, je travaille principalement avec mes
collègues spécialisés en innovation et en stratégie. J’entretiens aussi une longue collaboration avec Hugues Bersini et son laboratoire
d’intelligence artificielle. Au niveau international, je collabore intensivement avec
mes collègues de GeorgiaTech rencontrés pendant mon postdoctorat."
L’objectif pratique de mes recherches est de contribuer à aider les entreprises à définir ce que la technologie peut apporter à leur business, et à
comprendre comment prendre les devants.
4 Quel est l’apport de vos recherches à l’enseignement à la
SBS-EM?
Mon ambition est de doter nos futurs diplômés des clés pour comprendre les changements technologiques, et les outils qui leur permettront de penser "hors du cadre", et de jouer un rôle actif dans
la transformation de leur industrie.
A warm welcome to Leen Herman,
our new communication and
effectiveness officer
Dear Alumni
At the end of October a new colleague joined the Association office. Her name is Leen
Herman.
Leen recently graduated with a master’s degree in Communication Sciences from Vrije
Universiteit Brussel and will be working on our integration objectives which are built around
4 main areas: geographical, generational, languages and the Schools.
She will also provide support for the organization of the 2014 Congress in collaboration with
both Schools and, of course, with Gilles Samyn who again has graciously accepted to play a
key role in the further success of this event.
© R.R.
As you most probably know, our office is here to assist you at the various stages of your
career but also to help with the organisation of conferences and events.
Leen will take the role of project management officer, ensuring the effective development of
all our initiatives. In other words, she is here to achieve results, whatever the challenge.
And in a world where Schools are competing at international level, the challenges are vast
and many.
Your desire to maintain the value of the Solvay diploma is something that your Association
has been keen to translate into action and we therefore also offer support to both Schools
in their objective of attaining the highest level and the highest added value while fully
respecting the values of Ernest Solvay.
© R.R.
Leen will be documenting best practices within our Schools, at international level and, of
course, among our Alumni, ensuring that efforts are coordinated and that resources can be
allocated in the best possible way. In doing this, Leen will facilitate the building of bridges and
the consolidation of existing links between actors and will, de facto,
work towards our objectives of multi-dimensional integration.
We are, of course, talking about an "aim-at-the-sky" approach
in which you too can play a key role. Perhaps you have an idea,
maybe you want to pass on information about a best practice or
innovation, you may want to contribute expertise, offer general
support to our Schools or you may simply want to be part of our
debates… no matter what your contribution is, our office is there
to make it happen!
© R.R .
As you know, the starting point for this is to update your
data on our website or simply come to one of our events.
You could also become an ambassador within your
network or even lead a project. Whatever you choose,
you are always welcome at your Association.
So, we should like to give a warm welcome to Leen as,
together with her two colleagues, Fabienne and Michaël,
she will be working day by day at making our Alumni
network a leading example of integration at all levels
and a true contributor to the quality of our diploma.
With very best regards
Sébastien Erkens (2001)
Secretary-General SolvaySchoolsAlumni
© R.R.
News
Editorial
www.solvayschoolsalumni.net
News
21
Meet our Ambassadors!
Xavier Lederer in San Diego
© R.R.
By combining studying with moving abroad, Xavier Lederer
(Ingest 1998) has managed to earn himself a place in the sun
as Director Corporate Development & Strategy at Provide
Commerce. So, what’s happening in the western United States?
After 12 years working in Belgium, what made you
think again?
I’ve always wanted to go abroad. Working for Nuon, a
company operating in the Netherlands, Belgium and
Germany, I could see little opportunity for moving
abroad. I also quickly realised that it was unrealistic
to apply for work abroad from Brussels… So, in 2010
I decided to combine two dreams: that of going
abroad and that of returning to study, by taking a
specialist management course at Stanford University
in the San Francisco Bay area. One thing struck me:
almost 12 years after leaving the SBS-EM, I realised
how very good the basics of the training I received
there were! The methods
are different, but the School
certainly has no need to feel
embarrassed about the level
of teaching it provides.
Though enrolled at Stanford,
you had no guarantees of
finding a job in the United
States.
No. I went there with my wife
and 8-month old son, then our
daughter was born out here.
At the end of my studies we
wanted to stay here, but the
country was still in the middle of the crisis, which didn’t help
with looking for work, especially for foreigners. And our bank
account was almost empty! We returned to Belgium for the
Christmas holidays, thinking we would have to stay there.
Then, shortly after Christmas, a firm I’d seen just before
leaving called me: I’d been hired! Since February 2012, I’ve
been working for Provide Commerce, a Californian company
specialising in e-commerce. Among other things, I look after
new growth opportunities, particularly in food products,
which is a sector I’ve always found fascinating!
What’s special about your role as Alumni Ambassador on
the west coast of the USA?
When I contacted the Association to put myself forward, they
told me straight away that there was no-one along the whole
of the west coast! It’s a low-density Alumni zone – there are
only thirty of us in an area of several thousand kilometres!
That can’t make your role as Ambassador any easier!
I carried out a survey among our community here and it
turned out that many Alumni wanted to re-establish contact
with each other and with the School. Of course, we have to
adapt to the constraints posed by distance, so we’ve created
a LinkedIn group to get in touch and stay in touch. We are
now going to organise regional events: the first in Silicon
Valley in the next few months and no doubt another in Los
Angeles after that. If you’re around, be sure to let us know!
[email protected]
Become a SolvaySchoolsAlumni Ambassador!
What do SolvaySchoolsAlumni Ambassadors do?
Our Ambassadors play a key role, providing a link between
the SolvaySchoolsAlumni association and its Alumni. They
help the association to keep in touch with its members by
ensuring that contact details remain up to date.
They also spread the word, disseminating information
from the Schools and the association to their fellow
Alumni. Ambassadors provide impetus for the organization
of activities among their year group, with other
Alumni colleagues and in their country of residence.
SolvaySchoolsAlumni Ambassadors are the cement that
binds the network together, fulfilling a role of paramount
importance. Which is why the association is so grateful to
SolvaySchoolsAlumni Sponsors
them and why it is now delighted to introduce them via
the SolvaySchoolsAlumni magazine!
How can you become an Ambassador?
If you are interested in playing this key role with your year
group, in your country of residence or with your company,
please contact the SolvaySchoolsAlumni association.
Jonathan Huckert (MBA 2009) is coordinating the
Ambassador programme and is there to support Ambassadors
in strengthening the SolvaySchoolsAlumni network.
Michaël van Zeebroeck,
[email protected].
Events
The 4th Mentorship Forum:
Alumni meet Master’s students
© R.R.
On 29 October, the 4th Mentorship Forum took place
at the VUB Campus, bringing together 50 Alumni and
over 170 Master’s students from the Solvay Schools
in an informal atmosphere. The aim of the event,
organized jointly with Inisol, Solvay Kring, Cercle
Solvay and Bureau Étudiant, was to share ideas and
experience to help students bridge the gap between
academic and professional life. We started the evening
with a presentation by Brice Libert (Alumni 2008)
on SolvaySchoolsAlumni. Later, students and
Alumni gathered for a networking dinner
where discussions took place based around
6 thematic tables: Banking, Consulting,
Entrepreneurship, Industry, Marketing &
Sales and Public & Non-profit.
www.solvayschoolsalumni.net
News
23
Deminor Conference
What has become of our champions?
Royale belge, Générale and Tractebel, Petrofina, Fortis,
GB-Inno-BM… The last fifteen or so years have been
costly ones for Belgian capitalism. So, how do things stand
as far as opportunities for our executives are concerned?
It was to a packed auditorium and under the auspices of
SolvaySchoolsAlumni that Christian Jourquin, our Association
President, and Pierre-Alain De Smedt, President of the FEB,
answered questions from Pierre Nothomb, a partner at Deminor.
Training young people
© R.R.
According to Christian Jourquin, former CEO of Solvay S.A, as
far as the champions who operate mainly in Belgium are concerned and for whom understanding our market is essential,
nothing has changed. But international groups whose presence often goes beyond Europe, have a management that is
international too. "More emphasis must be placed on training
young people so that they can find opportunities in these
companies, and abroad too. In fact, for young people, getting
out and discovering the world early on is now fundamental."
A national preference
According to Pierre-Alain De Smedt, whose career on a
number of continents at the head of VW illustrates this proposal very well, "when one loses decision-making centres,
one quickly loses key positions, the national preference being
commonplace." Though not disputing this, Christian Jourquin
did however underline the importance of dominant markets
in explaining management selection.
4/02/2014
New Year Reception
Belgian Federal Parliament
25/03/2014
General Assembly
SBS-EM
27/03/2014
Governance Club
Bhutan on the lookout for business
- SBS-EM
?
Office Team
SolvaySchoolsAlumni
Fabienne BECKER
[email protected]
Leen HERMAN
[email protected]
Michaël van ZEEBROECK
[email protected]
Avenue F.D. Roosevelt 50 (CP141), 1050 Bruxelles
Tel. +32 2 650 35 51
www.solvayschoolsalumni.net
SolvaySchoolsAlumni Sponsors
Coordination SolvaySchoolsAlumni: Michaël van Zeebroeck | E-mail: [email protected]
The debate was lively and continued during the reception
where Alumni, both young and old, enjoyed the opportunity
to meet up in an informal and friendly atmosphere.
Agenda
24
Success Story
HENRI VAN DER VAEREN
L'enthousiaste
structuré!
À 46 ans, Henri van der Vaeren peut se targuer d'avoir vécu
une carrière "hors norme", débutée comme employé à plein
temps alors qu'il étudiait à la SBS-EM. De Magic Square à SAP,
son parcours s'apparente à de la haute voltige, avec pour
seuls leitmotive la passion et le challenge.
"F
aire les choses à fond, avec enthousiasme, parce qu'on n'a qu'une seule
vie": cette confession qui sonne comme
une maxime de vie, Henri n'aura de
cesse de la répéter, tout au long de
l'entretien dont est tiré ce portrait. L'enthousiasme,
et puis cette autre ritournelle: la structure… Deux
facettes "germanique et latine" d'un même profil, qui
seraient selon lui la clé de tout succès, et qu'il essaie
d'appliquer "humblement" chaque jour, depuis ses
tout débuts. C'est bien simple: depuis ses 23 ans,
notre homme est manager. Si ses premières années
d'unif sont pourtant difficiles (4 années "dans le
vent", à tâtonner à LLN, entre les sorties, le tennis et
des études "trop techniques" d'ingénieur civil), c'est
à la SBS-EM qu'il trouve sa voie, malgré
l'appréhension paternelle. "Comme
il n'aimait pas que je devienne ingénieur commercial, j'ai dû me débrouiller tout seul." Autrement dit s'assumer
financièrement, d'où un premier job
comme account manager chez Magic
Square, une boîte informatique multimédia qui marque ses débuts dans
le monde ICT et B2B, qu'il ne quittera
plus… "Ça m'a vraiment appris à travailler avec structure!" L'étudiant-employé
à temps plein rattrape son retard académique le week-end, grâce aux notes
et résumés de ses fidèles camarades…
Ingest 1995
(SBS-EM)
Managing Director
SAP France, BeLux
& Maghreb (Paris)
Texte: Grégory Escouflaire
Photos: Laetizia Bazzoni
www.solvay.edu
Success Story
25
MON PÈRE N'AIMAIT PAS
QUE JE DEVIENNE INGÉNIEUR
COMMERCIAL, J'AI DÛ ME
DÉBROUILLER TOUT SEUL
1967
Naissance à Leuven
1990
Entrée à Solvay
et premier job
d'Account Manager
chez Magic Square
s.a.
Henri van der Vaeren avait été débauché
très tôt pour rejoindre France Telecom…
"Je pensais que c'était une erreur, vu
mon jeune âge, et puis je n'avais même
pas fini Solvay!"
Il passe le Master avec les honneurs ("et
de la chance"), en même temps qu'il
gravit les échelons chez Magic Square:
"Après un an, j'avais déjà explosé tous
mes objectifs de vente et j'avais même
signé un premier BEL20 comme client,
c'était champagne!". Avant la fin de
son Master (en 1995), un chasseur
de têtes le débauche pour rejoindre
France Telecom. Allo? "Je pensais qu'il
s'était trompé, vu mon jeune âge, et
puis je n'avais même pas fini Solvay!"
Il accepte, y reste moins d'un an avant
un heureux événement: la rencontre
avec Alain Deneef, alors en plein lancement de la division Multimédia chez
Belgacom, qui l'enrôle fissa.
De la fibre optique au laser
"Comme j'avais déjà 4 ans d'expérience
dans l'IT et le multimédia puis dans les
télécoms, Belgacom Multimédia me
semblait l'endroit idéal: c'était pour
moi la convergence parfaite entre
ces trois spécialités." Il y débute dans
le broadband business development
– on est alors en plein boom Internet,
Belgacom développe Skynet – avant
de devenir, en l'espace de deux ans, le
Head of Marketing de la division des
"grands clients". "C'était mon premier
job corporate important, à 30 ans, et
c'était passionnant parce qu'il fallait
tout faire, tout créer avec l'ouverture
des marchés!" Le monde nouveau est
arrivé: dans son marché, on vend de
1995
Diplômé d'Ingénieur Commercial
et débuts chez
Belgacom s.a.
2000
l'ADSL, du haut débit et de la fibre optique, bref
tout ce qui rapproche. "C'est là que ma philosophie professionnelle a vraiment pris racine", confie
Henri van der Vaeren: structure et enthousiasme,
enthousiasme et structure. "Dans tout domaine ou
entreprise complexe, il y a plein d'électrons libres
qui créent de l'agitation thermique, mais si vous y
injectez de la structure, ils se transforment en faisceaux laser." L'allégorie est fort bien choisie, mais
ce n'est que la "partie gauche du cerveau" de notre
homme… L'autre partie invoque "l'énergie positive",
donner l'envie surtout, quand "on exige beaucoup
de ses collaborateurs", autrement dit transmettre
et montrer de l'enthousiasme, "parce que dans tout
problème il y a une solution", et qu'un bon manager
"est un manager positif", qui tente de fédérer ses
troupes pour aller de l'avant avec elles.
L'envol international
Voilà l'an 2000, mais aucun bug ne vient freiner la
carrière d'Henri, que du contraire: Belgacom l'envoie suivre un programme de formation en direction
générale (Global Leadership) à Singapour et Boston,
pendant 4 mois. Un programme de la Harvard
Business School, où il rencontre 52 top managers
de 21 nationalités différentes. "C'était passionnant!
J'ai appris énormément de choses, vu l'éminence
des profs, des conférenciers et des autres participants." À son retour, il est nommé Head of Strategy
de l'Internet Business Unit de Belgacom, puis
General Management
Program for Global
Leadership de la
Harvard Business
School à Boston et
Singapour
2004
Managing Director
chez Colt Telecom
Ltd et Président de
la Plateforme des
Opérateurs Télécoms de
Belgique
2010
Managing Director chez
SAP
2011
Membre de la Young
Presidents' Organization
2013
Enseignant en 3e cycle
à la SBS-EM (Sales &
Marketing Master)
26
Success Story
L'EXPÉRIENCE CHEZ COLT
ÉTAIT D'UNE INCROYABLE
RICHESSE ÉMOTIONELLE ET
INTELLECTUELLE
rapidement patron des ventes nationales et internationales pour tous les clients professionnels,
jusqu'en septembre 2004. C'est alors l'heure du
changement, du nouveau challenge - un de plus cette fois chez Colt, l'opérateur télécom B2B leader
européen basé à Londres. "Un chasseur de têtes
m'a contacté pour me proposer ce nouveau défi,
à savoir redynamiser la filiale BeLux… C'était un
vrai pari professionnel dans la mesure où c'était
la première fois que je faisais un pas en arrière au
niveau de la taille de l'entreprise et de son chiffre
d'affaires, pour un pas en avant au niveau international. Le challenge!" En moins de deux ans, Henri
devient Managing Director Benelux, puis de tous
les marchés stratégiques de Colt (10 pays, bientôt
12 dont la France et le Royaume-Uni), et rejoint le
comité exécutif du Groupe, rapportant directement
au CEO. Il s'installe avec sa famille à Londres, où il
apprend, lors de 5 années en voyage en Europe et
en Inde, que chaque pays détient sa propre culture
business: "Chez Colt, j'ai vraiment touché au multiculturel, c'était d'une incroyable richesse émotionnelle et intellectuelle". Enfin, en 2010, second
"pas quantitatif en arrière", mais toujours pour un
nouveau challenge: un chasseur de têtes le fait
rejoindre SAP en tant que Directeur Général, encore
une fois de la filiale BeLux.
B2B forever
Comme d'habitude, il est embauché pour injecter de
la structure et de l'enthousiasme dans l'entreprise…
"Je n'ai jamais démarré dans une société, filiale ou division, qui tournait parfaitement bien!", mentionne-t-il
Désirez-vous nous suggérer un
Alumni pour cette rubrique?
Écrivez-nous à [email protected].
NEOLEADERSHIP, le leadership par l'énergie positive
Si Henri van der Vaeren prêche l'enthousiasme au travail et dans la vie en général,
c'est parce qu'il est persuadé qu'elle est la clé de tout succès, surtout en périodes difficiles. C'est dans cette belle optique qu'il s'est associé au Français Fabien Rodhain,
coach en leadership et développement professionnel, pour créer Neoleadership,
une startup française qui "vise à remettre l'humain au centre de l'entreprise et du
leadership", bref qui mise davantage sur le "savoir-être" que sur le savoir-faire. Le
bonheur au travail? Ils y croient et ils ont bien raison!
www.neoleadership.fr
d'ailleurs, soulignant le fait qu'il a toujours
besoin "d'être face à des problèmes"
pour se sentir comme un poisson dans
l'eau. "C'est dans ces conditions que je
suis heureux, car je vais pouvoir apporter
ma valeur de structure et d’énergie positive! C'est même l'histoire de ma carrière
professionnelle!" Mais ce qui change
vraiment pour lui chez SAP, "le nouveau
challenge", c'est le contact permanent
avec d’autres patrons de moyennes et
de très grosses entreprises style CAC40,
et les "dialogues passionnants" sur la
manière d’atteindre plus d'efficience
opérationnelle et plus de croissance
dans leur entreprise… "Mon job chez SAP
est de comprendre en quoi nos logiciels,
avec les meilleures pratiques et innovations qu'ils contiennent, peuvent valoriser plus encore les entreprises… C'est
presque une responsabilité sociétale
avec un grand "S", parce que nous aidons
les entreprises à se développer, et c'est
passionnant!"
Travailler au succès d'entreprises de
taille internationale, voilà la dernière
mission en date d'Henri van der Vaeren,
honoré d’avoir été nommé Directeur
Général de la France et du Maghreb
(en plus de BeLux) depuis avril 2012.
Depuis mai 2013, il est aussi professeur à la SBS-EM, comme si la boucle
était bouclée: "Quand Philippe Biltiau
a lancé le Master en Sales & Marketing,
je me suis rendu compte qu'on y parlait
beaucoup de B2C, et peu de B2B! J'ai
donc proposé un module de cours sur
la vente directe et indirecte dans le B2B,
et ils l'ont accepté! J'adore transmettre
une expérience que j’ai eu la chance
d’acquérir sur le terrain, et j'espère
pouvoir être prof ou coach pour chefs
d’entreprise un jour, à temps plein… Qui
sait!". Partager son enthousiasme en
montrant l'exemple, pour que profite à
tous le succès: c'est une belle histoire,
et elle ne fait que commencer.
www.solvay.edu
28
Esprit d'Entreprise
OLIVIER BORGERHOFF
Mary
Son chocolat est excell
Dès l’âge de 12 ans, Olivier Borgerhoff déclarait
que, plus tard, il ferait du chocolat! À 37 ans, après
une carrière dans la finance, il a repris la luxueuse
chocolaterie Mary qui, depuis, affiche une croissance
de 300% en 4 ans et demi. Comment mettre les petits
ballotins dans les grands.
Vous ne sembliez pas prédestiné à développer le commerce du chocolat à Bruxelles...
J'ai en effet étudié au New England College (19931996) dans le New Hampshire. J'ai brièvement
travaillé aux États-Unis, le temps de trouver mes
repères, avant de partir à Londres suivre un Master
in Business and Management à l'University of East
London (1997-1998). De retour en Belgique, je
me suis investi dans les services financiers chez
LeasePlan et, ensuite, chez Fortis Lease Group
Services. J'avais sous ma responsabilité le pilier du
Yacht Financing, un grand business à l'époque...
Puis, j'ai également fait mon MBA à Solvay, de 2003
à 2005, ne l'oublions pas!
MBA 2005
Managing Director
Mary S.A.
Tradition et artisanat
Pralines de Proust
Le virage Mary en 2009, un coup de foudre?
À 12 ans, je déclarais que, une fois adulte, j'allais faire
du chocolat et des bonbons! J'ai vite éprouvé le
désir, après mes études, de reprendre une entreprise.
Mon père m'a toujours conseillé, avant de franchir
ce cap, de "faire les erreurs ailleurs" (sourire). Cela
signifiait: avoir eu l'occasion de gérer une entreprise
ou une business unit dans une grande structure, afin
de bien en cerner la complexité.
Vous étiez à l'affût. Vous aviez repéré Mary,
et vraisemblablement d'autres sociétés?
Oui. Mais je connaissais Mary depuis tout petit. Ma
grand-mère y achetait ses chocolats. Je me rappellerai toujours le moment du déballage des ballotins
après le repas... Cette image est associée à mon
enfance. Mais j'ai procédé aux analyses d'autres
sociétés et entrepris diverses négociations non
abouties. Jusqu'à ce qu'un conseiller de Mary me
contacte comme expert externe. La société avait
beaucoup investi, son business model
avait changé... mais il n'y avait pas de
direction claire à emprunter. Sur place,
j'ai vite réalisé que c'est d'un gestionnaire à douze heures par jour dont
Mary avait besoin. Les propriétaires
m'ont invité à entrer dans le capital.
J'ai repris le tout quelques mois plus
tard et remis ma démission chez Fortis.
Peu après, j’ai formé mon équipe: j’ai
eu l’énorme opportunité d’engager
une autre Alumni, Claire Kaeckenbeeck
(Ingest 2004).
Parole d’ALUMNI
Invité à plusieurs reprises
par Solvay pour le Graduation Speech, Olivier
Borgerhoff est, comme
il le dit, "tombé dedans".
En 2007, il a rejoint Solvay
Schools Alumni, dont il est
vice-Président et responsable des activités MBA.
"Tout comme aux ÉtatsUnis ou en Angleterre, les
Alumni doivent s’impliquer dans l’École qui leur
a tant donné. Solvay est
une famille à laquelle
nous sommes fiers
d’appartenir."
Mary ayant été créée en 1919, ce
bijou devait être dépoussiéré...
En 2009, Mary était plus connue à
l'étranger que chez nous, à l'exception
des amateurs de chocolat. Or des commandes affluaient du monde entier.
Quel potentiel! Mais il fallait remettre
l'outil aux normes, avec une belle production artisanale, au potentiel de produire non pas 10 tonnes, mais 100 ou
200 tonnes; il fallait agrandir et gérer le
réseau des clients, développer les boutiques, affiner un concept... Depuis près
de 50 ans, rien n'avait bougé.
Il était temps que cela déménage.
Nous produisions à l’arrière de la boutique historique rue Royale, mais il fallait
renouveler l’outil. Nous voulions lancer
une production en adéquation avec les
standards actuels tout en perpétuant
www.solvay.edu
Esprit d'Entreprise
29
ence
Issu d'une famille
d'entrepreneurs, Olivier
Borgerhoff a suivi les
conseils de son père...
"Comme de "faire les
erreurs ailleurs" avant
de reprendre une
entreprise."
l'artisanat. En moyenne, chaque praline
est touchée au moins trois fois par nos
chocolatiers. Des produits sont réalisés à la fourchette. Fourrer, tremper,
décorer... à l’ancienne! Mais il nous
fallait un lieu plus spacieux. Nous avons
découvert l’Arsenal à Etterbeek que
nous partageons maintenant avec des
maisons comme Delvaux, Natan ou Mer
du Nord. Le lieu n’était pas top pour
la production de chocolat: ce sont
d’anciennes casernes! Or il nous
faut une température stable,
entre 15 et 18°C, sans courants
d’air, ni trop d’humidité...
Nous avons bâti un atelier en
suivant le principe du box in
a box: tous les panneaux et
éléments utiles ont été rentrés
dans le hangar, puis l’assemblage
a débuté. L’atelier se trouve derrière
des baies vitrées. Nous ne dissimulons rien. Nos clients et fournisseurs
sont impressionnés.
Vous prêtez beaucoup d’attention à l’emballage.
Nous avons revu l’emballage afin
que le contenant soit à la hauteur
du contenu et ce, en utilisant les
bons éléments du passé, dont
deux magnifiques boîtes des années
30. Il a fallu ensuite créer un nouveau
concept store, répliqué en de nombreux lieux, ainsi qu’un site web. Le but:
affirmer notre place dans le luxe
RADIOGRAPHIE
de Mary
1919
Création de Mary au 126
rue Royale à Bruxelles;
mise au point des techniques de production et
des recettes originales
qui feront l'excellence
de la maison
1942
Mary reçoit son titre de
Fournisseur Breveté de
la Cour de Belgique, qui
sera renouvelé à chaque
changement de règne
1950
La fondatrice, Mary
Delluc, laisse sa boutique à sa première
vendeuse qui en perpétue la tradition
2009
Olivier Borgerhoff
reprend la société;
l'atelier de production
déménage sur le site de
l'Arsenal à Etterbeek
2011
L'ouverture d'une boutique aux Galeries de
la Reine, au centre de
Bruxelles, consolide la
notoriété de Mary autant
qu'elle lui donne une
visibilité auprès d'un
public plus large
2013
Mary produit jusqu’à
50.000 pralines artisanales par jour, compte
une équipe de 25 personnes et 6 magasins
en Belgique
Texte: Hugues Henry
Photos: Frédéric Raevens
30
Esprit d'Entreprise
NOUS GAGNONS DES MARCHÉS
PARCE QUE NOUS SOMMES
MIEUX ORGANISÉS
Le dessert DES GRANDS
L'univers de Mary est aussi celui des coulisses de
quelques grands noms, qu’il s’agisse de présidents, de
ténors politiques, de créateurs... "Oui, Bush, Clinton,
Sarkozy, Di Rupo, Chanel, Dior... Ils sont tous clients
de Mary", confirme Olivier Borgerhoff. "Mais nous
privilégions la discrétion et nous donnons rarement des interviews."
www.mary.be
Se positionner dans un créneau de luxe
et d'exclusivité est difficile à combiner
avec des boutiques qui se trouveraient
à chaque coin de rue. Nous cherchons,
comme l’a dit un journaliste, à être le
Chanel du chocolat. Nous doublerons
vraisemblablement le nombre de boutiques chez nous; ce sera suffisant.
traditionnel et artisanal. Nombre de jeunes chocolatiers travaillent d'une façon très moderne, avec
des épices, etc. Nous nous positionnons à l’opposé:
nous intégrons les ingrédients les plus nobles dans
nos recettes traditionnelles, pour atteindre l’excellence dans la qualité. C'est notre meilleur marketing.
Désirez-vous nous suggérer un Alumni ou
présenter votre projet dans cette rubrique?
Écrivez-nous à [email protected].
Centenaire et moderne
Et votre recette séduit à l'international!
Pour l’international, nous avons énormément travaillé
sur la construction de bases de données ainsi que sur
les listes d’ingrédients nécessaires pour l’exportation.
Envoyer une tonne de pralines au Japon, ce sont
pas mal de législations à observer! Nous sommes
très performants à l'export aujourd’hui grâce à cette
infrastructure. Nous gagnons des marchés parce que
nous sommes mieux organisés. Mary est une entreprise bientôt centenaire, mais nous sommes plus
modernes, flexibles et rapides que d’autres.
Parlez-nous de vos activités à l’export...
Il représente environ 50% de la production et nous
sommes présents dans 8 pays. Le Japon reste très
important, les États-Unis idem, mais depuis cinq
ans, avec quatre boutiques, Moscou est notre principal marché à l’étranger. Nous recevons par ailleurs
des demandes de franchises. Sur ce point, nous
avançons calmement, car c'est difficile à contrôler.
Notre produit est frais, sans conservateur... Lorsque
nous envoyons une cargaison par avion, 48 heures
plus tard nos pralines doivent se trouver dans les
boutiques à Moscou, au Japon ou aux États-Unis! Il
est essentiel de veiller à la qualité.
En Belgique, vous comptez six
boutiques. Envisagez-vous d’autres
ouvertures?
4 CONSEILS aux entrepreneurs en herbe
1 Interroger constamment ses fournisseurs
"Tant pour vous assurer que la qualité des matières premières correspond
toujours à vos exigences, que pour les interroger sur leurs prix. Chaque euro
investi chez eux, c'est une vente que vous devez réaliser..."
2 S'entourer de collaborateurs complémentaires
"Entourez-vous de collaborateurs meilleurs que vous dans les domaines
complémentaires à vos tâches. Cette complémentarité renforcera la cohésion de l'équipe et vous permettra d'atteindre les étages supérieurs de votre
développement."
3 Stick to your vision and business plan
"Poursuivez votre vision de A à Z, sans vous arrêter à la lettre M parce qu'un
prospect tente de vous mener sur une voie de rentabilité à court terme. Vous
ne regretterez rien."
4 Innover
"Même si vous proposez un produit ou un service traditionnel, il est
toujours possible d'innover! N’hésitez jamais à vous remettre en
question pour vous distinguer de vos concurrents."
www.solvay.edu
Expats
31
DIRK LAEREMANS EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU NORD
Entrepreneur blanc,
cœur noir
Dirk Laeremans et l'Afrique, c'est une
histoire qui dure. Directeur Général dans
une multinationale africaine, il a passé
plus de 25 ans sur le continent noir,
du Nigéria au Ghana en passant par
l'Algérie.
"L'
Afrique est un continent jeune et
dynamique. C'est un univers très
différent de l'Europe: il y a moins de
règles, plus de liberté… Quand je me
lève le matin pour aller bosser, j'ai le
sourire aux lèvres", raconte Dirk Laeremans. Et ce
sourire persiste après qu'il ait franchi le pas de la
porte de son bureau. "Dans la sphère privée aussi,
le tempo est tout autre. Le week-end, en Europe,
c'était la course entre le ménage, le supermarché
pour les achats de la semaine et les visites tous
azimuts", se souvient-il. "Ici, le temps libre est du vrai
temps libre pour nous, expatriés." Autre point fort
du continent: le soleil. "Le climat est un paramètre
extrêmement important", sourit-il.
L'Afrique, Dirk Laeremans s'y sent bien. Et il compte
y rester. "Jusqu'à la fin de ma vie professionnelle,
sans nul doute, et probablement au-delà." Si ce n'est
pas de l'amour, ça y ressemble. La lune de miel dure
depuis plus de trente ans.
PROMASIDOR:
de l'alimentaire sur mesure
L'entreprise qui emploie Dirk Laeremans,
Promasidor, est une société familiale fondée en
1979 par un entrepreneur anglais. Son objectif:
mettre sur le marché des produits alimentaires
de base (lait en poudre, café soluble, cubes de
bouillon…) adaptés au marché africain. La
petite entreprise a grandi; elle est devenue
une multinationale qui continue à se
développer.
CV express
1989
Handelsingenieur
Solvay VUB
1989-1992
Enseignant à l'Université de Bujumbura
(Burundi)
1992-1995
Cadre dans une agence
de communication
belge
1995-1999
Business Development
Manager chez
Promasidor (Nigéria)
1999-…
Managing Director
chez Promasidor
(Ghana, puis Algérie)
2009-…
Regional Director
chez Promasidor
(Algérie, puis
Ghana)
Soleil, "liberté"… Dirk
Laeremans a épousé
l'Afrique! "Quand je me lève
le matin pour aller bosser,
j'ai le sourire aux lèvres."
De Kinshasa…
"Le grand-père de ma compagne était
entrepreneur à Kinshasa. Lors de nos
études, ma compagne et moi nous
rendions chaque année dans cette
ville", explique-t-il. "Ces visites m'ont
donné l'occasion de me familiariser
avec la culture africaine." En 1989, Dirk
Laeremans est fraîchement diplômé de
Solvay VUB. Il choisit d'effectuer
32
Expats
JE RESTERAI EN AFRIQUE
JUSQU'À LA FIN DE MA VIE
PROFESSIONNELLE, SANS NUL
DOUTE, ET PROBABLEMENT
AU-DELÀ
son service civil au Burundi. Il enseignera
l'économie et la comptabilité à l'Université de Bujumbura pendant trois ans.
Après un bref passage à Kinshasa avec
son épouse, c'est le retour en Belgique
pour un peu plus de deux ans. Dirk
Laeremans y travaille dans une agence
de communication. "Mais l'envie de
repartir me taraudait", confesse-t-il.
"L'étranger en général m'attirait, avec
une nette préférence pour l'Afrique." Ses vœux sont
rapidement exaucés. "En 1995, un chasseur de têtes
officiant pour un bureau spécialisé dans l'Afrique
m'a contacté. Il m'a proposé une place au Nigéria,
dans la société Promasidor
pour laquelle je travaille toujours à l'heure actuelle."
… au Ghana
"On m'a très vite confié une
mission d'envergure: déterminer le pays dans lequel une
nouvelle filiale de Promasidor
allait se développer", relate Dirk
Laeremans. Cette mission de
prospection dans la sous-région
de l'Afrique de l'Ouest l'emmène
du Sénégal au Bénin, en passant
par la Côte d'Ivoire, le Mali, le
Niger, le Togo, le Ghana… C'est dans ce dernier pays
que le choix d'ouvrir la succursale de Promasidor se
porte. Dirk Laeremans en sera le Directeur Général.
Il déménage au Ghana en 1998. Les activités de
production et de distribution y débutent en 1999.
Dix ans plus tard, une nouvelle mission
lui est confiée... "Celle de prendre en
charge le développement d'activités en
Algérie. Une succursale de Promasidor
y avait été lancée au début des années
2000 et la société avait pris de l'ampleur." À l'heure d'écrire ces lignes, la
mission de Dirk Laeremans en Algérie
touche à sa fin. En janvier 2014: retour
au Ghana. "Une nouvelle filière est sur
le point de s'ouvrir en Côte d'Ivoire et
je serai aussi en charge de la gestion
des activités dans ce pays limitrophe du
Ghana", précise notre Alumni.
Destination AFRIQUE
Les + et les –
Plus de responsabilités, plus rapidement.
Règles et opportunités
Le faible niveau du système éducatif pour les
enfants d'expatriés.
Alors qu'il ouvre un nouveau chapitre de ses aventures africaines, Dirk
Laeremans revient sur ses années d'expatriation. "Partir, c'est l'occasion de
découvrir un autre monde, pas forcément lointain en termes de kilomètres
Une rémunération très attrayante pour les
expatriés.
Le système de soins de santé.
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un Alumni ou présenter votre
projet dans cette rubrique?
Écrivez-nous à [email protected].
www.solvay.edu
Expats
(environ 6 heures de vol pour
l'Afrique de l'Ouest), mais très différent de ce que nous connaissons en Belgique. Là-bas, les
querelles de clocher qui peuvent
agiter notre pays paraissent tellement insignifiantes…"
Mais l'ailleurs, c'est aussi un ensemble de règles
auxquelles il faut accepter de se plier. "S'il est une
qualité indispensable quand on décide de partir
travailler à l'étranger, c'est l'ouverture d'esprit",
ajoute Dirk Laeremans. "J'ai connu des expatriés
qui étaient très bien formés, très brillants, mais qui
avaient beaucoup de mal à "rentrer dans le moule"
et à s'adapter à un autre environnement", raconte-til. "Je ne dis pas qu'il faut renier ses valeurs! Mais il
faut pouvoir faire preuve d'une certaine souplesse
pour comprendre que vous n'êtes plus en Europe et
que les choses fonctionnent différemment, tant sur
le plan professionnel qu'humain."
33
4 CONSEILS
pour une expatriation réussie
1 Maîtriser plusieurs langues
"C'est un point crucial! En Afrique, l'anglais, le français et le portugais sont
utilisés. Mais l'importance de maîtriser au moins deux langues étrangères (en
plus de votre langue maternelle) vaut pour tous les continents."
2 Voyager
"Dans le cadre de vacances ou d'un stage en entreprise à l'étranger,
par exemple. L'idée: explorer d'autres continents, s'imprégner de ces
environnements nouveaux."
3 Bien se renseigner sur l'entreprise convoitée
"Récoltez un maximum d'informations sur les règles de la boîte pour laquelle
vous postulez. Certaines entreprises n'hésitent pas à faire déménager leurs
employés tous les deux ou trois mois sans leur laisser le temps de la réflexion."
4 Parler avec son/sa partenaire
"Choisir de s'expatrier quand vous êtes en couple ne peut se faire sans en
avoir discuté au préalable avec sa partenaire. Celui ou celle qui vous suit
à l'étranger doit parfois mettre de l'eau dans son vin."
MON CURSUS À SOLVAY A
CONTRIBUÉ À FAIRE DE MOI CE QUE
JE SUIS AUJOURD'HUI: UN CITOYEN
DU MONDE
Citoyen du monde
Si cette aptitude à s'ouvrir aux autres ne s'acquiert
pas telle quelle sur les bancs de l'École, les études
peuvent contribuer à la développer. "À Solvay, j'ai
reçu une très bonne formation de base. J'y ai appris
à apprendre – c'est le but de l'université. Mon cursus
a contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui:
un citoyen du monde."
Au cours de sa vie estudiantine, Dirk Laeremans
développe une vie sociale riche; il fait beaucoup
de rencontres et approfondit le concept d'entraide.
"Pendant les examens, nous nous serrions les coudes.
dlaeremans@promasidor-dz.
com
www.promasidor.com
Texte: Aude Dion
Photos: Thinkstock, D.R.
"Un pour tous et tous pour un" était
notre credo. C'est quelque chose que
j'ai retrouvé plus tard, dans le monde
professionnel", explique-t-il. "J'en veux
pour preuve ce vieux proverbe africain
qui fait écho à mes valeurs: "If you want
to go fast, go alone. If you want to go
far, go together". C'est un principe que
j'essaie d'appliquer à la gestion de mes
équipes. Prendre le temps de créer
un groupe dont les liens dépassent le
cadre purement professionnel, c'est la
clé pour aller loin."
34
Initiatives
PHILIPPE MAUCHARD
L'école
du changement
Améliorer les conditions d'accès à une éducation de
qualité pour les jeunes issus de milieux défavorisés:
voilà l'objectif de l'asbl Teach For Belgium. Son
"Promoter" Philippe Mauchard (Ingest 1991) compte
bien susciter des vocations d'enseignant chez
les Alumni.
De quel constat est née l'envie de lancer
la branche belge de Teach For All?
C'est en voyant les résultats des études menées
par l'OCDE sur les performances de notre
système éducatif (le programme PISA, ndlr)
que l'on s'est rendu compte qu'il était temps
d'agir… C'est bien simple: la Fédération WallonieBruxelles obtient le plus mauvais score du monde
en termes d'iniquité (et la Flandre n'est pas nettement mieux placée)! L'écart de résultats entre les
écoles à indice socio-économique élevé et celles à
indice bas se révèle être le plus important. Autant
vous dire que les conditions de base pour mobiliser Teach For All à s'attaquer à l'enseignement en
Belgique sont réunies, en se focalisant sur les écoles
à encadrement différencié.
Quelles sont, concrètement, vos
propositions?
L'action de Teach For Belgium consiste à recruter,
sélectionner et former de manière intensive des
jeunes diplômés qui sortent de l'université (ou sont
sortis récemment) et leur obtenir un poste d'enseignant pendant au moins deux ans dans ces écoles à
indice socio-économique faible, bref là où le besoin
se fait le plus sentir. L'idée est de créer des vocations, de revaloriser le métier d'enseignant tout en
donnant au jeune qui s'engage tous les outils pour
augmenter son potentiel sur le marché du travail.
C'est à la fois une démarche sociétale et un enrichissement en termes de leadership et de développement personnel. Soyons clairs, nous ne prenons
pas la place des enseignants actuels car nous visons
les matières en pénurie, à savoir les mathématiques,
les sciences et le néerlandais. De plus, notre formation ne remplace pas une agrégation; elle doit être
considérée comme une sorte de spécialisation pour
les écoles à encadrement différencié.
Et les conditions de recrutement?
Philippe Mauchard,
Etienne Denoël (Président
du CA, LSG 1986),
Pierre Pirard (Administrateur Délégué, LSG 1988),
Christel Ergo (Recrutement)
02/781.00.18
www.teachforbelgium.be
L'idée est de faire appel à la future génération de jeunes motivés, qu'ils soient
passionnés par la lutte contre les iniquités. Ils ne doivent pas forcément avoir
la fibre enseignante au départ, mais se
lancer dans ce projet pendant au moins
deux ans. C'est aussi, quoi qu'il arrive,
un tremplin pour leur carrière. Comme
je l'ai indiqué, nous procédons à une
sélection sévère car nous voulons avoir
des jeunes qui aient un réel impact sur
leur salle de classe. Pour les jeunes qui
s'engageront, c'est un excellent bagage
pour tout ce qui est gestion d'équipe et
de conflits, relations interpersonnelles,
prise d'initiatives… Et c'est tellement
gratifiant! C'est comme une spécialisation en leadership, en capital humain…
C'est une leçon de vie!
Texte: Grégory Escouflaire
Photos: Teach For Belgium/D.R.
Comment CONTRIBUER?
Si vous faites partie de la cible, en prenant contact avec Teach For
Belgium pour la procédure de recrutement.
Si vous n'êtes pas directement intéressé, en en parlant autour de
vous et en "likant" leur page Facebook.
Enfin, vous pouvez faire un don, en argent ou en nature (ordinateurs, mobilier, locaux…).
www.solvay.edu
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