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Le secteur de l’affectation des terres, des changements d’affectation des terres et de la
Tendance des émissions du ATCATF en Gg Eq-CO2
foresterie reste tributaire d’une année à l’autre des effets
directs des conditions climatiques, singulièrement les
précipitations pluviométriques.
2500
2000
1500
1000
La deuxième moitié des années 90 fut marquée par une
abondance des précipitations et une corrélative bonne
végétation des prairies, entrainant ainsi une forte
séquestration au cours de l’année 1998. Les années
1995, 2000 et 2001, marquées par des émissions, à la moyenne inférieure à 500 Gg d’Eq-CO2,
et celles de 1999, 2002, 2003 et 2004, moins pluvieuses, ont été plus émettrices en dépit d’une
plus faible extension des espaces de prairies.
500
0
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
-500
Le taux d’évolution global de la période 1995 à 2004 du secteur ATCATF est le plus important
de tous les secteurs (53.1%) même s’il ne donne pas une idée précise sur la tendance de
l’évolution interannuelle des émissions.
La part des émissions du secteur ATCATF reste modérée par opposition aux secteurs de
l’Agriculture et de l’Énergie à l’exception des années exceptionnelles de 1999 et 2004 qui ont
connu des pics importants ; la justification à cette atténuation des émissions pourrait être
attribuée à la grande capacité d’absorption du secteur.
2.4.
Incertitudes, A/Q, C/Q et exhaustivité
Le niveau d’incertitude dans cet inventaire est globalement élevé, malgré le caractère public des
établissements en charge de la gestion sectorielle et sources de base de toutes les données
d’activités prises en compte. Cette situation procède des éléments suivants :

La qualité des données reste très modeste à l’exception de celle sur l’énergie qui dépasse
largement le seuil prévu par le guide des bonnes pratiques (GPG), et celles provenant du
recensement de l’année 2000 ;

Les données sur l’agriculture sont en général estimées sur la base d‘enquêtes sectorielles ;
c’est aussi le cas pour les données sur la foresterie et sur l’ATCATF ;

Les données du secteur des déchets et des procédés industriels sont aussi estimées mais
fondées sur des observations in-situ, en l’absence de données officielles ;

Les facteurs d’émission (FE) utilisés sont en général par défaut et ne reflètent ni la réalité
du terrain ni les spécificités du pays. A titre d’exemple, le facteur de croissance des forêts
tropicales sèches dans le GPG 2003 ne distingue pas entre les sous-catégories de
précipitations de 1500 mm et celles de moins de 400 mm. Le FE des forêts reboisées ne fait
pas non plus de différence entre les âges des plantations qu’à partir de l’échelle de 20
années alors que la croissance marginale des plantations de moins d’une année peut être
plus significative en termes de quantité de biomasse que celle des plantations âgées de plus
de 10 années (exemple du cas de l’année 2000).
Assurance qualité et Contrôle de qualité : Celle-ci a été vérifiée par un contrôle de qualité
contradictoire basé sur les données issues des revues documentaires détenues par les
institutions sources d’information et des entretiens avec les responsables de celles-ci. Les
résultats d’inventaire de chaque rapport ont été contrôlés, révisés quant c’était nécessaire, puis
validés par les points focaux sectoriels après discussion avec les auteurs. Sur cette base, le
recalcule a été effectué par le compilateur qui a vérifié point par point les démarches suivies et
les conversions réalisées, et ce secteur par secteur et selon chaque méthodologie adoptée.
Exhaustivité : Les rapports d’inventaire ont été soumis à la validation des représentants des
établissements sources des données lors de rencontres organisées. Les nouvelles estimations des
émissions des GES ainsi confirmées et présentées dans ce document de communication
nationale annulent et remplacent toutes celles qui précédent.
xiv
Seconde Communication Nationale sur le Changement Climatique de la Mauritanie - 2008