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l’ensemble des granulats de l’étude (granulats d/D lavés et dépourvus de fillers ; fractions fines extraites par tamisage). Connaissant la granularité de chaque matériau, la compacité Φ permet, à l’aide du Modèle d’Empilement Compressible implanté dans le logiciel René-LCPC [28], de calculer, dans un premier temps, les compacités réelles αi de chaque tranche élémentaire constituant le matériau. Ces compacités, dites aussi compacités propres des classes granulaires, sont tributaires de la taille des grains di. Selon [27], elles peuvent être décrites par des fonctions αi(di) qui peuvent prendre, selon le diamètre et le mode d’élaboration des grains, une des formes suivantes : αi (d i ) = B si d i f 1 µm ; valable pour les fines (<80µm) (15) αi (d i ) = A d i + B ; valable pour les granulats concassés (16) α i (d i ) = A di di + B ; valable pour les granulats roulés (17) Les constantes A et B sont déterminées de façon à ce que la fonction αi (di) soit croissante, pour traduire le fait souvent observé que pour la même nature des grains, les grains de petite taille se compactent moins bien que ceux de plus grande taille. En pratique, on se satisfait généralement d’une fonction constante sur chaque fraction du matériau. La relation αi (di) s’écrit alors : α i (d i ) = B (18) La compacité résiduelle βi (compacité virtuelle obtenue si l’on arrangeait au mieux les grains un à un) d’une classe élémentaire est déduite de la compacité réelle par la relation implicite suivante [27] : βi = (1 + 1 ) αi K (19) où K correspond à l’indice de serrage propre au protocole expérimental suivi. d1) Compacité des matériaux grenus (fraction >80µm) La technique proposée par [27] pour la mesure de la compacité Φ d’un matériau grenu consiste à placer dans un cylindre métallique de section S, un échantillon de la classe analysée de masse sèche Ms et à le soumettre à une vibration de 60 Hz pendant deux minutes, sous une pression de 10 kPa transmise perpendiculairement par un piston plat. L’indice de serrage correspondant est égal à 9. Le volume solide des grains est déduit de la hauteur h finale de -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Chapitre II : Étude des constituants utilisés dans les mélanges hydrauliques 82