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thermique directe. La pâte de soudure est en revanche un très mauvais conducteur thermique et ne « fond » pas le mélange à proximité. Une partie de la pâte a donc de très fortes chances de demeurer dans son état initial et créer des faux contacts… ou des courts-circuits à la longue. En outre, une mauvaise fusion au fer d’un alliage pâte ROHS provoquera, avec le temps, des cristallisations métalliques ou « micro moustaches » (whiskers) qui créeront des courts-circuits entre pistes. Fer à souder : étain « baguette » et flux, Pâte à souder : four ou air chaud sur platine préchauffée obligatoires. Fermons le ban. De toute manière, l’usage du fer à souder est réservé aux « jeunes » qui ont la vue perçante et le geste précis. Une bonne cuite : le four à refusion La technique de refusion consiste à chauffer un circuit imprimé et ses composants (eux-même « collés » à leurs emplacements respectifs à l’aide de soudure en pâte conditionnée en seringue) en respectant scrupuleusement une courbe de monté en température précise. Cette courbe est propre à chaque type de soudure en pâte, et se décompose (grossièrement) de la manière suivante : - Un préchauffage, qui apporte la platine aux environs de 110 à 150 °C Une période de « mouillage » assez courte qui permet au flux de s’étendre par capillarité (circa 170 °C) Une brusque monté en température à 220°C, la phase de refusion proprement dite, Puis un cycle final d’abaissement de température Les temps de monté en température sont généralement contrôlés (en moyenne 1°C par seconde, en montée comme en descente, phase de refusion non comprise). Tous les détails techniques peuvent être trouvés sur le site blog d’Yves Masquelier, journaliste à Elektor, et auteur d’une électronique d’asservissement de four http://www.elektormedia.com/FR/blog/?page_id=19 Certains OM, se basant sur cette courbe, effectuent cette régulation « à la main », un œil rivé sur le thermomètre électronique plongé dans l’enceinte thermique : allumage du four, extinction à 150 °, attente de 40 secondes (l’inertie thermique fait en sorte que la montée de température du mouillage s’opère normalement), puis nouvel allumage, extinction à 225 °C, puis refroidissement progressif en accentuant la courbe de descente de température en entrebâillant la porte du four. HYPER No 138 JUIN 2008 PAGE 10