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AKTIS
Je fe r a i claquer m a lanière
S u r Véchine auguste des d ieu x!
i'cttrc5, l 3 raujr=3 rt$, iltuôiquc, <Ll)catt*cs, ^p o rte
J ean R ichepin.
ABONNEMENTS
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Six m o i s ...............................................
E tr a n g e r ( U n io n postale).............
PUBLICITÉ
D IR E C T IO N ,
7 francs.
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TOULOUSE
R É D A C T IO N & A D M IN IST R A T IO N :
21,
Rue
S a in t-R o m e ,
21
A n n o n c es, 4e p a g e
la ligne 0 5 0
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— 1 franc.
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C h ro n iq u e , 3e p a g e
—
2 francs.
TOULOUSE
«9
L e sm a n u sc rits non in séré sn e sont p a s rendus.
Meudon.
CHANSONS
L ’audition des troisième et quatrième séances
Le "Verger die M me H u m b e r t
d ’orgue a attiré dans la salle de M . Guilmant un
(Air : Les Poires.)
■
Chacone de Pacheibel ( i 8 me siècle), un Cantabile
de Samuel Rousseau, Sonate de Mendelssohn et
quelques-unes
I er C O U P L E T .
L'étonnant Robert-Houdin
IsLous parait très anodin
Et le gigantesque Arton
Fait l’effet d'un avorton.
De quoi, tous deux, ont-ils l’air,
Auprès de madame Humbert,
Qui munie d'son testament
Extirpa si facilement
De l'argent
D’un tas d’gens ?
Des typ’s de tout’s les religions
Et de toutes les opinions.
I l n'y a qu’a lire pour s'édifier
La liste de ses créanciers :
Tout un choix
De bourgeois,
D'employés
M al payés,
De filous
Sans le sou,
De barons
Sans un rond,
Tout un lot
D ’socialo
Proprio
de châteaux
Comme !Kô
Ssieu Berteaux.
Des gogos
Cléricaux,
D ’autr’s qui sont
Franc maçons,
De “Durand
Deux mill'francs
De Dupont
‘Dix millions
De Duval
Cent m ill’bal’s
De Brisson
Vingt-cinq ronds
D'Isaac
Un gros sac
De T)upuy
QueïqucTlouis
T)’Bonguereau
Des tableaux
'De Vireaux
Des chapeaux
D ’Dumoret
Rue de la 'Paix
Des bijoux
Qu’elle a fou
Tu au clou.
j
REFRAIN
A h ! les poires l
Les bonnes poirés !
On n’a vu pareill'solution
Qu’aux dernier’s élections.
REFRAIN
iA h! les poires !
Les bonnes poires !
On n’en trouverait rien d'si
Che\ Potel et Chabot !
2 e COUPLET
Bien qu'on en ait prétendu
Cett’madame Humbert a dû
T^ouler indistinctement
Les gens les plus différents
s C .i Tuï'CtH'j
Musulmans,
Des boudhistes,
Des fumistes,
Des chrétiens,
Des youpins.
- -»$*—
Un vieux clou,
Deux petits sous,
Un bouton
d'pantalon
Un retour
Pour Limours
Un fauteuil
Pour à l’œil
lAller à
La Scala,
Un bon d'pain
üvCais soudain
Quelqu’un dit :
Chouett! un louis!
Va j ’t’en fous
%ien du tout
C ’t un jeton
En carton
Indiquant
Un client
TZjie Jouffroy
Où l’on peut
Quand on veut
*TouruTnq frani^y.
Parfaitement...
Un peigne fin,
Puis enfin
Un écrin,
En satin
Et dans ce
Grand écrin
Un aut'petit écrin
Et dans ce
P ’tit écrin
Un aut'plus p'tit écrin
Et dans c’plus p'tit écrin
Peau d'ball et balai d'crin
V
3 e COUPLET
Quand le hrav'serrurerier
Ouvrit devant les créanciers
Le légendaire coffre-fort,
Plein de merveilleux trésors,
D'abord, n’apercevant rien,
Ils dirent : TsLous n voyons pas bien !
Et quand ils eurent le neç d'ssus,
Ils découvrirent tous déçus
REFRA IN
des meilleures
compositions
de
Guilmant. En intermède, une Sonate de Francœur,
admirablement jouée par Joseph Debroux et divers
que les fem m es sont en général assez m o d e s ­
giehard Wagner.
sition peut être d é m o n trée , tandis q u ’elles
à la Monnaie de Bruxelles. Après une répétition
s’a d o n n e n t sans réflexion et sans douter un
générale orageuse le maître, devenu furieux, prit
seul instant de le u r com pétence, à cette
son pardessus et son chapeau en déclarant que sur
science qui a fait tre m b le r les plus grands
l’heure il allait retourner à Paris.
h o m m e s et tro m p é les plus avisés.
— Voyons, lui dit pour le calmer le directeur
Tout au tre science ne p eut être que fort
du théâtre, cela n ’est pas le fait d’un homme
utile à une fem m e. Quel que soit le rang
sérieux.
q u ’elle occupe, elle devrait connaître tout
— Si sérieux, répliqua Wagner, que je m ’en
vais.
— Mais, demanda le directeur, comment expliquerai-je votre fugue ?
— V ou s direz que j’ai oublié mon parapluie
à Paris et que je suis allé le chercher !
Authentique...
;
.
—
J fe $ e a - i f j r A 5 Chicago en vingt heures.
$
Yankees, toujours prompts à s'enthousias­
mer pour leurs propres œuvres, proclament urbi et
orbi qu’ils détiennent désormais le record de la
vitesse « pour les grandes distances » depuis que
deux nouveaux express de Pennsylvania Railroad
et du N ew -York Central, font en vingt heures le
Mos Compatriotes.
M. Garés, ancien premier prix du Conservatoire
de Toulouse, ancien élève de M. Gabriel Sizes,
vient de conquérir, dans les concours du Conser­
vatoire de Paris, un premier prix de piano ; un de
taire et une connaissance superficielle ; en tre
de solides principes et u n e vaine connais­
sance d’e n s jm b le . Une fem m e p e u t toujours
aider son mari par ce qu’elle s a i t — si réd u it
L’éducation joue donc le plus grand rôle
dans la formation du caractère fém inin. 11
sultat.
Il ne faudrait pas oublier cependant que notre
faudrait donc, dit le m ê m e Ruskin, s o u m e t­
« Sud-Express » va de Paris à Bayonne en 9 heu­
tre de bonne h e u re de profonds et sérieux
res 43 minutes, ce qui correspond à une vitesse
sujets de réflexion aux jeunes filles, de bien
moyenne (arrêts compris) de 80 kilomètres 600,
m eilleure h e u re q u ’aux garçons, car l’esprit
de ceux-ci m û rit m oins vite que l’esprit de
celles-là. Le choix des livres de lecture sera
plus de moitié de celui de N e w Y o r k à Chicago.
Sur un trajet
de longueur comparable, nous
Express » q u i, pendant la saison d ’hiver, quitte le
quai de Calais à une heure du soir pour arriver à
gare du Nord, où il séjourne 28 minutes, et qu’il
gagne ensuite lentement la gare de Lyon par la
Ceinture, d’où il repart
après
vingt minutes
donc rigoureux. Or, il n ’y a rien de plus da n ­
gereux q u 'u n ro m a n qui, par un trop grand
in té rê t et par le faux jo u r q u ’il projette,
peut r e n d r e ou to u t au m oins faire paraître
sans in té rê t le cours ordinaire de la vie, et
pe u t a u g m e n te r le besoin m orbide de scènes
d’é v énem ents ou d ’actions auxquelles nous
ne saurions jam ais ê tre mêlés.
Mais il y a de bons rom a n s. Lus avec intel­
ligence, ils p e u v e n t ê tre d’un e sérieuse u t i ­
lité ; aussi utiles q u ’un traité de morale,
Rappelons que c’est ce même train qui, au re­
tour, va en 3 heures 10 minutes de Paris à la gare
maritime de Calais (298 kilomètres), soit à 94 ki­
lomètres 100 de vitesse commerciale.
Ces comparaisons réduisent à ses justes propor­
tions la victoire américaine.
élevé...
Les parents du clampin n’ont pas lieu d’être
fiers de leur progéniture.
q u ’une fem m e ne doit connaître cette m ê m e
langue ou cette m ê m e science que p our se
i r e n d r e -capable?crer-pt e u d r er piafs r n a u x •pfcfrr ”'
sirs de son m ari. Au reste, il y a u n e grande
différence e n tre une connaissance é lé m e n ­
et, sur une pareille distance, c ’est un assez joli ré­
d’arrêt.
— Eh ! va donc clampin, un vétérinaire c’est pour
saigner les dnes comme toi! C ’est un ouvrier qui
avait trouvé cette réponse typique !
science ou la langue q u ’il a p p re n d , tandis
connaît q u ’à dem i ou ne connaît pas du tout.
au pas la ville de Calais, qu’il entre à Paris par la
Un écho nous vient des manifestations de la
semaine, ma foi la réplique vaut de ne pas être
oubliée : une femme bousculée, ou peut être bien
passée à tabac, tombe et s’évanouit; on demande
un médecin et à ce moment un galopin de s’écrier :
« Oh ! un vétérinaire suffira !
en ait une connaissance générale et globale.
Un h o m m e doit c onnaître e n tiè re m e n t la
kilomètres à l ’heure comme vitesse commerciale
Nice le lendemain matin à neuf heures. Cela fait
Un autre toulousain, M. Joseph Lamasson,
ancien élève de notre école des Beaux-Arts, a
obtenu dans les concours des grands prix de Rome,
le deuxième second prix.
m ais d’une façon différente. 11 suffit q u ’elle
grandes métropoles américaines. Cela fait du 75
pouvons aussi mettre en ligne le « Méditerranée-
* *
ce que son m ari est susceptible de connaître
que soit son savoir — mais elle ne p e u t que
le fatiguer et l’e n n u y e r avec ce q u ’elle ne
trajet de 1.500 kilomètres qui séparent les deux
J'irai l'dire à M.'sieu Du Buit!
*
tes pour d o u te r d ’elles-mêmes et s’a rrê te r
s u r le seuil des sciences dont chaque p r o p o ­
En 1860, Richard W ag n er dirigeait des concerts
pour un parcours de 783 kilomètres, soit un peu
nos confrères parisiens dit de lui qu’il « phrase
bien, possède un son net et nerveux, et ne s’em­
balle pas. »
Il y a u n e science qui est dan g e re u se
p our la fem m e, disait Jo h n R uskin, c’est la
de la Mare.
A h ! les poires!
Les bonnes poires !
Si jamais elles font des p’tits,
Dominique BOWlUD.
L 'é d u c a tio n
théologie. Il est assez c urie ux de c onsta ter
tres à l’heure, et il faut noter que ce train traverse
La nouvelle est presque incroyable, et cependant
elle est officielle. Le Conseil d’Etat vient de sta­
tuer sur la transformation des tramways de Tou­
louse. La traction électrique est ordonnée ! Pincé
le roi du pavé de Toulouse ! Il faut marcher cette
fois, et du reste, il nous semble qu’on se moque
de nous depuis assez longtempes à ce sujet; seule­
ment il en sera comme de la nouvelle gare, on
commencera les travaux de construction de l’usine
avec cette sage lenteur qui nous promet deux ou
trois ans d’attente !
Si les voyageurs voulaient seulement faire
grève ! Oh ! alors les travaux iraient vite !
—»$*—
LETTRES
airs classiques chantés par M raes de la Rouvière et
20 heures pour 1.400 kilomètres, ou 70 kilomè­
ECHOS
&
grand nombre d ’amateur. A u x programmes : une
Chanson inédite de Dominique BONNAUD
•-
ARTS
N O U V E L L E A LA M A IN
En cours d’assises :
On juge une bonne accusée de faux en écritures.
Notre confrère Le Paysan résume ainsi son
impression :
« En dehors de l’accusé lui-même cette affaire
ne présente rien de saillant. »
M a îtr e
JACQUES.
d’anatom ie ou de chim ie. Il ne faut c e p e n ­
da n t pas exagérer la puissance des livres.
Chacun, ou plutôt chacune, n ’y trouve guère
que ce qui lui plaît, et le m ê m e livre p ourra
gonfler le cœ ur d ’une lectrice et rapetisser
le cœ ur d’une autre . Le tout dépend un peu
des tendances individuelles. Les magasins et
rom ans m odernes, en particulier, o n t cette
dualité d’influence plus que to u sa u tre s livres
et c’est pour cela q u ’il ne faut pas les laisser
sous la m ain des je u n e s filles ; les vieux
livres, au c ontraire, les classiques — 'enten­
dez par là ceux qui ne furent pas écrits avec
fièvre, fièvre de savoir et fièvre d’a rg e n t —
mais ceux qui, possédant l’unité dans la
variété, furent conçus dans un e â m e t ra n ­
quille et écrits sans préoccupation de gloire
ou de fortune.
bibliothèque de livres classiques — p arm i
lesquels s’en tro u v e n t d’inté ressa nts, croyezle — et laissez-la choisir celui q u ’elle vou­
d r a ; celui q u ’elle choisira sera bon, vous ne
férence e n tre l’éducation
qui, la m ain en l ’air, donne, pour ainsi dire,
la becquée. M algré trop de lourdeur, le groupe
C donne quelque idée de .la co m p ositio n de
Zola.
Un aveugle soulèvement
<
rN Ja-t-il pas courbé la colline ?
— Mais l'âme y rêve un lit charmant.
U 11 tapis que l’Amour incline.
sauriez choisir po u r elle, car il y a cette dif­
d’un garçon et
celle d’une fille, que vous pouvez form er
plus d ’harm onie et le plus d ’ém o tio n
le caractèse q u ’elle ne veut pas avoir.
Elle s’ouvre c o m m e s’ouvre un e fleur ;
sans le soleil elle flélrirait vite ; sans air
elle dépérirait. Vous pouvez l’aider en quel­
ques
circonstances
ou
m ê m e la diriger,
mais vous ne pouvez l’en c h aîn e r ; d’ellem ê m e elle doit p ren d re sa forme, d’ellem ê m e sa voie définitive, si elle en prend
une, et conserver dans l’esprit c o m m e dans
le corps u n e action libre et. légère. Laissez
donc votre fille se perdre dans la b ib lio th è ­
vraie
U n e distinctio n naturelle caractérise L uc l é ­
g èr e m e n t p en ch é sur Josine, qui se soulève
La source n'est que l'eau du mont
Qui filtre et dans le val affleure.
— Mon âme, hélas! voit luire au fond
Une sœur qui l’appelle et pleure...
ce q u ’elle ne veut pas être, à p re n d re la
form e q u ’elle ne v eut pas p r e n d r e , à avoir
*
C’est, je crois,: le groupe "E qui p résente le
celui-ci et le ciseler c o m m e vous feriez d’un
bronze, tandis que vous ne pouvez, en a u ­
cune m a n iè re , forcer une je u n e fille à être
S ully P R U D H O M M E .
do u cem en t avec une exp ressio n à la fois de
lassitude et de reconnaissance. N a n e t a p p u yé
sur le banc, regarde étonné et attendri L ’e n ­
sem ble du m odelé a de la souplesse et en m êm e
tem ps une certaine ferm eté.
hab ile de couleurs ; m ais q uelle idée étrange
èéèéèéééèééééèèéèéèèèéèèèéèéééééèé
de faire dom iner les Marais de M inturne par
des colonnes de schiste et de basalte. Le dessin
Lie CDonde
et la Ville
est soigné, m ais trop de correction apportée aux
c h e v e u x bien coupés du paludier, aux plis im ­
peccables de la tunique de Marius fugitif. T o u ­
tefois,
N É C R O L O G IE
la p h y sio n o m ie
du
v ieux consul ne
m anque pas de vigueur d ’expression.
assez énergique, s em b le indiquer à un saint
recteur du Temps, M. Adrien Hébrard, ancien sé­
Médard, au torse v ig ou reu x, la terre, sur la­
que : u n faon que vous a b a n d o n n ez au m i­
lieu d’un cham p connaît les mauvaises h e r ­
nateur de la Haute-Garonne.
M me Hébrard, née Parisot de Saint-Cyr, est
quelle il a plié un g en ou Le dessin n’est pas
m aladroit dans quelques m orceaux ; mais le
bes vingt fois m ieux que vous ; il connaît
aussi les b onnes et p ourra en m a n g e r quel­
morte dans le courant delà semaine dernière, suc­
caractère de la scène est indécis, co m m e d ’a il­
combant à la maladie dont elle était atteinte.
leurs la couleur du paysage.
les lui feront du bien, ce dont vous ne vous
seriez jam ais douté.
Le choix des livres n’est pas tout. Il faut
ressentie par tous ceux qui avaient eu l ’honneur
d’E m ile Zola : la rencontre de Luc, un christ
de connaître ou d’approcher M me Adrien Hébrard.
fourriériste, p ito y a b le aux pauvres gens et de
J ane d ’Y V O N .
q u ’elle s’en doute, les plus beaux modèles,
c’est-à-dire les plus vrais, les plus simples
et les plus utiles. Notez que dans ces trois
m o ts : le vrai, le sim ple et l’utile, sont com ­
pris tous les arts. En m u siq u e , la vérité et
la simplicité consisteront à re n d re une m é ­
lodie ou un s e n tim e n t éprouvé, avec le plus
petit n o m b re de notes p o ssib le ; l’utilité
consistera à fixer dans notre m ém o ire par le
souvenir des sons e n c h a n te u rs , les mots les
plus doux et les plus chers à notre cœ ur.
Enfin, il ne faut pas se u le m e n t do n n e r aux
jeu n e s filles de nobles e nseignem ents, il faut
Le ConeotiFs
de l’Eeole des Beaux-Arts
cordera b e a u c o u p d’im p o r t a n c e à so n c a r a c ­
tère ou à sa c o n d u ite si v o u s c o n fie z l'un et
m en t être traité que par à peu près. C om m ent
les
jeunes
é lè v e s se
se r a ie n t-ils
im agipé
de Marius g r a s s e t im p o t e n t ? Qui se s P a i t
attendu à une vision exacte des marais du
Latium ?
gré m ê m e un abus de verdure, ne laisse pas
la q u e lle v o u s c r o y e z faire h o n n e u r en l’in v i­
d ’avoir une couleur locale. La situation des
ta n t à v e n ir p r e n d r e p la ce a v e c v o u s dans
plans pourrait être plus nette. La phy sio nom ie
voire salon ?
Ce sont là des idées qui ne so rte n t pas de
de Marius, suppliant le paludier de la tribu de
l’ordinaire, mais qui peut-être dépassent la
d ’a n x ié té ne nuirait pas. L e torse du vieux
Coin des Poètes
RONDEL CANICULAIRE
Soleil ! vraiment tu exagères
cDe nous brûler ainsi la peau
Et rôtir l'os! vers les tombeaux
Pareillement on inclinère.
le sauver, est d ’expression sobre ; un peu plus
Adieu les chansons bocagères !
Trop chauds au doigt sont nos pipeaux,
Et l’amour même à ton flambeau
L ’aigle grillant ne vaut plus guère...
Soleil! vraiment tu exagères.
L eopold D A U P H I N .
SCIENCE ET POÉSIE
Une forêt qu est-elle en soi?
Un cru d'azote et de carbonne.
— Mais l’âme y sent on ne sait quoi
T)ont la muette horreur / ’étonne.
La mer n'est que des sels dissous
Troublant le miroir d’une eau claire.
— Mois l’âme entend gronder dessous
Une monstrueuse colère.
des masses chorales de quatre cents pei sonnes
des soli, un grand ballet avec chant et solo,
figuration est très nom breuse et les d é v e lo p ­
p em en ts scéniques n ont pas d équivalent dans
les autres théâtres, car les décors, b io s sé s par
M. Ja m b o n , peintre décorateur de l’Opéra,
couvrent une superficie de 5 000 m étrés carrés.
Ils sont praticables de la base au som m e t et
donnent l’illusion de la réalité.
Quatre orchestres d ’harmonie, à cordes, de
tion qui est colossale.
C’est à ces belles représentations que B éziers
c on vie le m onde artiste et les foules qui, p e n ­
dant quatre ans, ont applaudi aux efforts des
créateurs du théâtre en plein air.
On prévoit d ’avance que, les 17 et 19 août,
15.00 0 spectateurs qui se presseront dans l’im ­
m ense vaiseau des arènes.
La plupart des com pagnies de c h e m in s de
fer ont consenti des réductions de prix, à d es­
tination de Béziers, du 15 au 20 août;
tenue par son jeune frère N a n et. E lle est s e ­
courue par Luc qui, de son m ouchoir mouillé
dans la rivière, la ranim e et lui donne un
peu de pain.
La Tolosa à Lourdes
La ville de Lourdes vient d ’être le théâtre
d ’une m anifestation d'art im posante.
D im a n ch e dernier,
elle
a
eu la prim eur
d ’une œ u v r e m usicale dédiée â N .-D . de L our­
Œ d ip e -îty i
pour la musique,
C ’est un oratorio-légende en trois parties
et un prologue.
C ’est bien, comme nous l’avons annoncé de­
puis longtemps, le dimanche 3 août que l ’incom-
Cette œ u v r e superbe est destinée à devenir
populaire ; elle
a produit
à
Lourdes
une
~S?t^ÇûTfyêt^eslTâmarâ3
es de la (_!oparable
,
médie-Française donneront dans le cadre grandiose
im pression excellen te que le public toulousain
des Arènes Bayonnaises l’admirable et millénaire
C ’est une phalange d ’élite de notre ville, la
tragédie : Œdipe-T(pi.
Œdipe-Roi ! le drame le plus poignant, le plus
chef, M. Pétrus Soulignac, avait bien voulu
admirablement construit ■ qu’aient vu les généra­
se charger d ’interpréter l’œ u v r e n o u v elle qui
tions depuis plus de 2.300 ans qu’il fut, pour la
ne pouvait vraim ent être exécu tée q u ’à Lour­
première fois, représenté à Athènes.
des même.
Œdipe ‘Roi \ le poème de la Fatalité
t o u t entière à sa proie attachée
Q u i ne connaît la légende de cet Œdipe, fils
de Laïus, roi de Thèbes. Les
oracles avaient
ratifiera certainem ent.
Tolosa , qui, sous la direction de son distingué
Pour cela, elle s ’est transportée à Lourdes
avec ses ch œ u r s d ’hom m es et de dam es, son
orchestre, en tout deux cents e xécutants.
Cette ex écution sensationnelle a attiré
à
paludier a du relief ; il faut passer sur les
amoncelé sur l’enfant nouveau-né de si épouvan­
Lourdes une véritable foule qui a acclam é f r é ­
bizarres écarts des doigts pour apprécier l’e n ­
tables prédictions qu’aussitôt on le confia à un
sem ble de l’œ u v r e , la plus heureuse du c o n ­
berger pour l’exposer à la mort sur une montagne
n étiquem ent les auteurs et les vaillants in te r ­
prètes.
cours. •
La toile n° 2 laisse l ’im pression de Marius
voisine ; le Cithéron. Mais l’enfant a été sauvé en
H âtons-nous d ’ajouter que la belle œ u v r e
secret ; il a grandi chez le roi Polybe dont on le
m usicale de M. L ucien Com ire, triom phera
é coutant le paludier, du paludier écoutant
croit fils et, devenu homme, ayant sauve Thèbes,
b ien tô t à Toulouse avec les m êm es interprètes.
Marius ; le m o u v e m e n t fait défaut. L e torse
il devient roi dans cette Cité, dont le roi Laïus a
du paludier,
qui devrait être brûlé par le
B.
—
soleil, a pris une blancheur mate ; le marais
été tué.
Et quand paisiblement, Œdipe gouverne un
Société d es C oncerts du C o n se r va toire .
e st réduit en une sorte de ruisseau soulignant
peuple qui le vénère, la main de la fatalité s’appe­
La fondation de c e tte S o c ié té dont nous
des rochers ! Le
ethnographique
santit sur lui. Il découvre qu’il fut l’assassin de
avons déjà e ntretenu nos lecteurs, est officielle.
paraît seul h eu reu sem en t saisi dans les traits
Laïus et que Laïus était son père et que sa mère
Les m usiciens ont répondu avec em pressem ent
de Marius.
est cette même Jocaste dont il est devenu l ’époux
à 1 appel de M. C r oc é -S p in e lli et nous s o m ­
Le p aysage de la toile n° 3 est trop souriant
et, de chute en chute, il tombe du pouvoir et du
m es
avec son ruisseau et ses collines vertes. La
bonheur suprême dans un abîme insondable de
d ’h iv er, au théâtre du Capitole, six très belles
misère et de souffrance.
Or, la beauté de l’œuvre est telle — sous la
auditions des œ u v r e s de maîtres de la m usique.
traduction fidèle et très remarquable de Jules L a ­
. que C rocé-Spinelli dirigera avec le talent, la
caractère
scène elle-m êm e présente des qualités de dessin
—„ n'es plus qu'un tortionnaire !
Tu
Soleil, assez ! Soleil, tout beau!
Soleil ! vraiment tu exagères
De nous briller ainsi la peau.
nes. L’œ u v r e renferme des ch œ u r s c hantés par
m o itié évanouie sur un banc,, fa iblem ent sou­
de M inturnes. U n tel sujet ne pouvait é v id e m ­
q u ’ils n e tr a ite n t la f e m m e de m é n a g e e t à
V A LETTE .
Josine. la pauvre fille chassée, laissée sans pain
L es concurrents avaient à faire revivre la
Toutefois, la toile n° 1 , m algré l ’oubli des
de
T ravail
scène célèbre de Marius fugitif dans les marais
roseaux dans lesquels se cache Marius ; m al­
M.
dre l’œ u v r e et en ponctue les principales s c è ­
P ra viel pour les paroles et Lucien Comire,
d o m e s t i q u e s traiter a v e c m o in s de r e s p e c t
faut bien satisfaire to u t le m onde.
nes de Béziers.
La m usique, qui est de S a in t-S a ë n s , enca­
des, par d e u x compatriotes : M M . A rm and
l ’au tr e à u n e in stitu tr ic e q u e v o u s laissez vos
m o y e n n e futilité des articles m ondains. I 1
de
PEINTURE
e x a c te m e n t l ’arrivée m isérable à M i n t « i e s
t r e s s e s . C ro yez-vou s q u ’u n e j e u n e fille ac­
page
par son am ant, un brutal ouvrier d ’usine, à
4!44!4 444:4 4:44:4 4:4 444:4 444:4 4:4 4:4 4=4444*44*4
M m e Jane D ieulafoy pour le théâtre des a r è ­
nire et à Prom éthée sera applaudi par 14 ou
SCULPTURE
Grisolles (Tarn-et-Garonne).
La perte que fait notre confrère sera également
m e ttre devant les veux de la je u n e fille, sans
précédé d ’un prologue écrit spécia lem ent pai
le nouveau chef-d'æ uvre qui fait suite à Déja-
Ses obsèques ont eu lieu à Pompignan, près de
belle
P a r y s a tis est un drame inédit en trois actes
harpes et de trom pettes, ex é c u te r o n t la parti­
Dans la toile n° 5 , M arius, de p h y sio n o m ie
On connaît c ette
« P a r y s a tis » aux A r è n e s de Béziers
des cortèges, des chars, une m eute, etc. La
La toile n° 4 se signale par un essai assez
Un malheur cruel vient de frapper l’éminent di­
q u e s -u n e s a m è re s et piquantes, parce q u ’el­
MUSIQUE
Jasine et N a n et enlacés, sont tournés vers Luc
Qu’est le %èphir ou l'aquilon ?
Un flux.d’azote et d'oxygène,
— ÏACais l’âme y sent quelque démon
Dont l’esprit flâne ou se déchaîne.
Conduisez donc votre fille dans u n e vieille
dans l’académ ie du paludier, qui, toutefois,
sem ble indiquer la d éterm ination bien arrêtée
d ’aller prendre un bain. P lu s
heureuse est
croix —
que, pendant ces cinq actes 1 interet et
désorm ais
sûrs d ’avoir chaque
saison
S o ix an te-q u in ze m usiciens form ent l’orchestre
vigueur et le Sentim ent artistique dont il a
l’expression de Marius, dont la figure m âle est
l’émotion grandissent sans cesse et que nous avons
déjà
fait preuve depuis
q u ’il
a assum é la
c om m e ridée par l’anxiété.
vu même les plus ignorants spectateurs, transpor­
lourde tâche de donner une vie n o u v e lle à
notre Conservatoire.
C’était là le sujet im posé, c ette année, aux
tés d ’enthousiasme devant tant de grandeur pa­
élèves de la classe de sculpture. Je ne sais si
le format m inuscule de tous les travaux était
thétique et de simplicité.
C o m m e n t s’en étonner, quand une telle œ uvre
obligatoire. L ’essai pouvait être intéressant ;
a des interprètes comme ceux que l’on admire si
Mieux vaut tard que jamais, et Toulouse
pourra enfin marcher de pair au point de vue
musical avec les grandes villes de France.
mais il n ’a donné que des œ u v r e s peu n e tte s,
justement à la Comédie Française et que l’on ac­
T ous nos v œ u x les plus sincères à la n o u ­
so u v en t inform es. La com po sition n ’est pas,
clamera le 3 août à Bayonne, surtout ce merveil­
d ’ailleurs en général, très h eureuse, et affai­
leux et puissant artiste qu’est Mounet-Sully.
v elle S o c ié té dont nous serons heureux d ’en ­
registrer les succès.
-
blit les qualités de m odelage qui, parfois, se
Qui n’a vu Mounet-Sully dans ce personnage
sont affirmées. T an tôt, co m m e dans le groupe
d ’Œdipe dont il personnifie si complètement la
II, Luc a l ’allure d ’un v ieux docteur c o n te m ­
tragique grandeur ne peut savoir jusqu’où peut
plant une fem m e mordant à m êm e dans le
aller l’émotion et l’horreur, et aucun commentaire
m orceau de pain. T antôt c o m m e dans le g r o u p e
ne saurait rendre l’inoubliable effet que produi­
Grand-Orgue, superbe concert spirituel avec le
D, Luc sem ble se m ettre à l ’extraction d ’une
sent la sublime tragédie et l’acteur sans égal.
g racieux
dent. L e groupe J fait, dira it-on, surgir une
m orte d ’un tom beau ; et, dans
le groupe F,
A Saint-Jérôm e
D im an c h e dernier, à la m esse de 11 heures,
quête
fiu çtu eu se
concours
pour
de
la
restauration
MUe Gondret
du
et de
Aussi convient-il de féliciter de leur initiative
M. Espy. M»« Gondret a chanté avec une r e ­
ceux qui nous procureront dans peu de jours la
m arquable sûreté et un ex c e lle n t style Y E x ta se
de la Vierge, de M assenet, et l’O S alu ta ris,
d’applaudir et l’œuvre de Sophocle et les pre­
c om m e dans le groupe L, c’est Josine qui s e m ­
jo ie
ble soutenir le petit N a n e t; dans le groupe I,
miers artistes du monde.
d e S i z e s . M™ B a r é ty ,
Imminente cantatrice,
ble et d ’en traduire toutes les nuances ? N o n ,
scandale du jour. E t les transform ations de
dre le c h e m in de son siè g e épiscopal, il lui a
cent fois non. J’ai eu, pour ma part, sous les
Milo de M eyer en agent ou en tourlourou, de
porté en sa villa Navarra en co m p ag n ie de ses
y e u x , des ex e m p le s qui m ’ont paru pérem p
M lle C'audie de S iv r y en petit télégra p h iste ou
chers hôtes, l ’ex pression de son admiration.
toires.
Le C onservatoire est utile pour tous les arts
en danseuse espagnole, ne pouvaient qu’égayer
la revue, d ’ailleurs fort leste, de Fernand de
m aître qu’il l’eût préféré plus isolé, par e x e m ­
g n é avec son habituel talent, diverses c o m p o ­
qui renferm ent une partie technique que l’on
F ernand de R ouvray, P s i tt ! viens-y d o n c !
p le à la Tribune, loin des bruits de toutes
sitions, et nous avons surtout rem arqué le soin
ne saurait inventer et qu’il faut apprendre.
C’est presque un tour de force qu’ont fait ces
sortes qui ont bien dû le troubler et l’im p or­
tuner.
qui était à la tribune a v iv e m e n t félicité la
jeune artiste.
M . E s p y . l e d istin g u é v io lo n c elliste, a d éli­
c a tem ent interprété une jolie m élodie de G olterm ann. Le com m andant Bazin a a cco m p a­
qu il apportait à conserver à l ’a c c o m p a g n e ­
Pour la déclam ation, rien de sem blable.
deux artistes, en intéressant pendant
m en t de 1 E x ta se de la Vierge la p h y sio n o m ie
E t la diction cependant, m e direz-vous ?
heures le public par des chansons.
orchestrale de l’œ u v r e du m aître.
La diction, oui, cela s ’apprend, mais relève
D em ain, clôture de ces belles séances m u s i­
cales pour laquelle l’aim able titulaire du grand
deux
L ’orchestre que dirige avec tant de talent
Laurent L u ig in i attire tous les jours, soit au
besoin d ’un m aître ém in en t
Courrier des Eaux
et de M. Grillère, deux artistes appréciés à
Toulouse.
jeunes ge n s les a vantages d ’une respiration
Cantique du
c om m andant Bazin et l ’air de Stradella.
M. Grillère chantera un O S a lu ta ris de
entre le sujet et le verbe, et joindre ce der­
S a r a s a t e . — Sarasate adore jouer dans les
n ier au co m p lé m e n t.
Le conservatoire au surplus n ’est pas s eu le ­
églises. C’est là que son âme. se reportant aux
jours de sa candide enfance, s’e xh ale dans toute
N o v e lio .
m ent une école de dictio n. Il a la prétention
sa pureté ; c ’est chaque fois pour lui co m m e
d ’apprendre à jouer la c o m é d ie , d ’être une
un r a jeunissem ent, c o m m e une purification
aux
S a in t -P a p o u l .
de
histoire populaire de Toulouse
Les séances hebdom adaires de la prem ière
année du Congrès municipal d ’histoire de
T oulouse sont term inées. Le professeur é tudia
les év é n em en ts accom plis depuis l’origine
légendaire du roi T holus ju sq u ’à la R e n a is­
sance. Il s’attacha, en m êm e tem ps, à quelques
A ctu a lités Ephémérrdes, q u i lui perm irent de
nous m ontrer les grands écrivains de France
(M olière, H ugo, e tc .) dans leurs relations avec
la Cité toulousaine.
P lusieurs épisodes de l ’h istoir e loca le furent
l’objet de créations fort réussies des p eintres
C astex, L a villedieu, e tc ., pour les d ém o n str a ­
tions du professeur, lequel recourut aussi aux
in génieurs pour la reconstitution d ’un plan de
V ie ille -T o u lo u s e et à nos S o c ié t é s chorales
pour l’interprétation de diverses œ u v r e s des
com positeurs toulousains.
Cette partie littéraire et artistique nous
. intéresse plus p articulièrem ent et c ’est pour­
quoi nous adressons nos cordiales félicita tio n s
à notre confrère en journalism e, Louis A r iste ,
qui sut rendre utile et agréable le n ouveau
cours m unicipal d'histoire populaire de T o u ­
louse.
Un A u d ite u r.
artistique.
La s im p ic it é d e son jeu, l ’am pleur, la pureté
naturels sont indispensables aux com édiens ;
du son, la g randeur de l’interprétation l ’ont
le g én ie de la scène ne s ’acquiert, on le porte
toujours fait rechercher par les organistes c é ­
en soi, on naît avec, et nul professeur n ’e n ­
lèbres : Durand, à S a in t V in c e n t ; G uilm ant,
seigna jamais à M oun5t - S u l l y
ses e n v o lé e s
à la T r in it é ; G o u s e ,à S a in t - A u g u s t in , W i d o r ,
sublim es, ni ses e xagérations d éconcertantes.
à S a in t-S u lp ic e ; S a in t-S a ë n s , à la Madeleine,
aussi s’a c c o m p a ­
les
fois que ces
ju ste m e n t un personnage, il faut q u ’un acteur
l’in te r v e n tio n d ’un incom parable virtuose. Ce
puisse en dém êler in te llig e m m e n t la p sy c h o ­
fut toujours pour Sarasate un grand plaisir
logie.
U n acteur doit ég a le m e n t savoir se tenir
que de m êler sa v o ix 'car elle est bien à lui la
en scène. Quand donc créera-t on un cours de
orgues, anim ées par les g én ie s de ces géants
m aintien ?
E nfin, un acteur
doit porter le c o stu m e
de l’art.
C’est donc sans peine que M m e la princesse
avec aisance et se m ouvoir lib rem en t sur les
Louis P ig n a telli a obtenu de l’illustre m aître
planches Où nos jeunes g e n s p e u v e n t-ils ac­
q u ’il v oulût bien se faire entendre en l’ég lise
quérir ces q u alité s?
Le rem ède à tout cela serait bien sim p le , et
S a in t Charles, vo isin e de la villa N avarra, en
l’honneur de Msr l’é v ê q u e de N ic e , l ’hôte aim é
voilà des années q u ’on le signale.
et v énéré de la m aison du c o m te Gaston de la
Il devrait y avoir au C onservatoire une sorte
v o ix de son violon !) à celle de ces splendides
de théâtre d ’application, où les élèves pour­
R ochefoucauld.
D onc, h ie r d im a n c h e , à dix heures, sonnaient
raient jouer des rôles entiers et m ontrer, de
à toute vo lée les clo ches
m anière plus absolue, plus évid e n te , les q u a li­
tés q u ’ils p e u v e n t avoir.
Quand viendrait la fin
de
Saint-Charles
c o m m e pour tém oign er de leur joie à l’appel
,dcune fête n ou velle et pour que le plus grand
de
l’année, une
épreuve prélim inaire aurait lieu à huis c lo s .
valeur; p u is-le s interprétations de, p ièces d ifr>. , seraient
*_i._I
____
nnnnnnnnHn
férentes
m ises
au concours.
On nAPTpour­
nom bre possible de fidèles y prît part.
S a in t-C h a r le s, véritable tour de force d ’é ­
q u ilib r e architectural, avec ses cintres masisifs que supportent de très grêles colonnes, ne
‘ ‘ notre àm e (terrestre la sécurité
q u e l l e éprouve au pied des g iga n tesq u es p il-
rait ainsi organiser trois séances : l ’une de
,liers du so m m e t desquels partent en nervures
tragédie,
la
robustes et co n tin u es du sol au faite les voûtes
troisièm e, enfin, de com édie dram atique m o ­
étliérées de notre belle cathédrale de B a yon n e.
l’autre
de
c om é d ie
classique,
derne. N o s grands classiques, H u g o , M usset,
D um as
fils, pourraient
être
u tile m e n t e m ­
N ’e m p ê c h e que
la voûte
Charles ne résonne c o m m e une cloche de pur
flagrante des concours, tels qu on les pratique
depuis de trop longues années, et c o m m e ils
aussi bien ce n ’est pas m on affaire de réform er
les accents de ce S tradivarius im m aculé!
créent fatalem ent des vanités insupportables
le Conservatoire.
Il y a un directeur qui pourrait s ’occuper
bute
ou des illusions tôt déçues.
Ce q u e nous disions pour
les
classes de
chant, il le faut surtout répéter pour la classe
de déclam ation spéciale.
Les récom penses qui sont la sanction de ces
m éta l, et que les plus petits recoins de cet
cela très b r iè v e m e n t,
car
de ces questions.
concours e u x - m ê m e s . Que l’on organise des
concours de peintres, de sculpteurs, e t c ... soit.
Mais dans un art, qui est tout du m o m e n t, de
spontanéité, on ne saurait adm ettre les ép r e u ­
ves officielles. Conçoit-on des concours d ora
du
recueillem ent
à ce
*
**
des m aîtres connus.
N ou s d evons dire que nous la connaissions
A P A R IS
mal.
S o n interprétation par Sarasate a été pour
et n ’em pêcheront jamais ceu x qui en ont de le
cité des concours, ou m ieux, supprim er les
m ilieu
déjà plusieurs fois assisté à son ex écutio n par
G aston SA H U T IÉ .
donnent pas d e 'ta le n t à l ’élè v e qui n’en a pas
actuel, il faudrait d ’abord supprim er la p u b li­
Sarasate au
N ou s connaissons c ette œ u v r e pour avoir
Les ge n s h e u reu x n ’ont pas d ’h istoire.
( P ar dépêche'..
V o ic i le s nom s de nos co m patriotes qui ont
été proclamés lauréats c e tte sem a ine, aux c o n ­
cours publics de chant et de déclam ation :
Mlle H en riette V ie lle , 2 e accessit (décla m a­
tion spéciale) ;
M lle Lassara, 1er accessit (chant) ;
M. T r ia d o u , 2 e prix (opéra) et 2 e accessit
(chant).
Le M id i A r tis te adresse à ces jeunes lau­
réats, ses plus chaleureuses félicitations.
nous une vé r itab le r é vélation. Le d e u x iè m e
m ou ve m en t, gé n é r a le m e n t brusqué, pris par
lui avec douceur, était une délicieuse caresse.
C om m 3 toutes les grandes et belles choses,
ce m orceau ad m ira b lem en t écrit, ne souffre
pas de m édiocritéC’est pourquoi, il perd tant sous d’autres
archets.
Il a été, jusqu’au bout, dit avec un charm e
ém o tio nnant dont on n ’a pu se défendre m êm e
le u r s ? N o n , n ’est-ce pas ?
E t nécessairem ent, c ette considération par­
ticulière nous am ène à des considérations plus
l’âm e é le v é e de l ’officiant !
A près un silence consacré à la co n tin u a­
générales.
tion de l’office, la v o ix de Stradivarius reprend
C'est la déclamation tout entiere qu il fau­
drait supprimer. E t si vous m'objeetez que
cela est impossible, que des jeunes geus et des
Toulouse-T héâtre
dans le N o c tu rn e de Chopin que jam ais S a r a ­
sate n ’a m ie u x soupiré.
C ette p ièce que tous les m usiciens c o n n a is­
jeunes tilles y trouvent un brevet qui, a eur
sortie peut par aventure - o combien par
pure aventure - assurer leur existence, alors
modifiez complètement cette institution et
changez du tout an tout son organisation qui
est littéralement absurde et illogique.
Il v a deux examens dans Pannee : le p r e ­
mier eu juin, qui prononce les admissions au
concours de juillet, et cette derm ere épreuve
distribuent les prix et les aecess.ts eon-
le spectacle : deux artistes seuls dev aien t tenir
\ oit* s
M Ue Claudie de S iv ry ajoutaient à l’esprit sa­
o ù
s e
cet u)t jme
et
définitif con-
-Ip v - est-t-il vraim ent capable de
l
pas
u n e
k m
sen t, que tous les pianistes jouent a été e x é ­
MffinlTffes
la suave M éditation de Thaïs, de M assenet.
Bravo é g a le m e n t, M essieurs B o n n ot Fraïsse,
Canac.
En un m ot, la phalange d ’artistes m usiciens
com posant l ’orchestre du Casino est on ne peut
plus applaudie. N o u s donnerons sam edi pro­
chain les débuts de la troupe d ’o p é r a -c o m ique.
R elas.
R É P U B L IQ U E
f r a n ç a is e
C O N V E R S I O N
DES RENTES 3 7* P.%
EX
lîE X T E S
3
p.
O /O .
Conformément à la loi du 9 juillet 1902 et au dé­
cret du même jour, il est procédé à la conversion
des rentes 3 1/2 p. 0/0 en rentes 3 0/0 du type
actuellement existant, à raison de 3 fr. de rente par
3 fr. 50 cent, de rente ou au remboursement de ces
rentes à raison de 100 fr. par 3 fr. 50 cent, de
rente.
Les propriétaires de rentes 3 1/2 o/o qui opte­
ront pour la conversion n’ont, quant à présent,
aucune démarche à faire.
Au 16 novembre prochain, ils percevront l’intérêt
actuel dû à cette date, plus une bonifieation de
1 franc par 3 1/2 p. 0/0 de rente, plus, par anticipa­
tion, l’intérêt à 3 p. 0/0 du 16 novembre 1902 au 1e1'
janvier 4903; soit au total 2 fr. 25 par 3 fr. 5 0 de
rente ancienne.
Les propriétaires de rentes 3 1/2 p. 0/0 qui opte­
ront pour le remboursement devront en faire la
demande dans les délais suints :
1° En France, du 15 au 20 juillet inclusivement;
2° En Corse, du 17 juillet au 22 juillet;
3° En Algérie, du 18 juillet jusqu’au 23 juillet;
i u Dans leS Colonies, pendant 6 jours consécu­
tifs, à courir du lendemain de la promulgation du dé­
cret.
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B
G
cutée par lui dans ses m otifs lents et dans ses
L es
C hansons
c h a t n o ir e s q u e s.
-—
On
pouvait craindre une certaine m o n o to n ie dans
la scène toute la soirée; et le lever de rideau,
plutôt m éd io c r e,
avait tout d ’abord jeté un
froid. Mais avec les chansons chatnoiresques,
la représentation a pris une allure joy eu se : la
verve de Milo de M eyer, la diction fine de
tirique de couplet d ’actualité. L e gros succès
a été pour le Verger ou les Poires de M me H u m scène, mais tout un rôle,
bert, chronique b o uffonnem ent r y th m é e du
d'interpréter un personnage dans son ensem-
d e u x iè m e chef d’orchestre, nous a charm é dans
C ’est par la rom ance de S v e n d se n que d é ­
d ’une assistance ch oisie et nom breuse,
concours, sont absolum ent in u tiles. E lle s ne
prouver.
Mais alors, direz v o u s?
A lors, c ’est q u ê t a n t donné l ’e n se ig n e m e n t
é lé g a n t édifice ne soient m is en vibration par
p oin t que nefs et b a s-c ô té s en sont bondés.
D es lauréats de ce concours, rien à dire.
grands opéras. M. Louis L u ig in i, violon solo
ailée de S a in t -
p loy és. . .
J’indique tout
N ou s avons m ontré, l’autre jour, 1 in u tilité
t r ’acte de la Colombe, des fantaisies sur les
m aîtres voulaient
relever l’éclat d ’une so len n ité religieuse par
parm i les sujets dont ils auraient co n staté la
Déclamation spéciale
toutes
gner d une certaine science. P our interpréter
Les exam inateurs feraient alors une sélection
Les Concours
dit Conservatoire
sem aine une sélection sur L ohengrin, l’E n -
que son e n se ig n e m e n t est illusoire. Les dons
Les dons naturels doiven t
un public aussi
n o m b reu x que select. N o u s avons entendu c ette
Biarritz.
opportune, leur dém ontrer q u ’il faut s ’arrêter
école préparatoire au théâtre, et c ’est en cela
fit du pauvre asthm atique.
E.
indiquer
C asino, soit aux T h e r m e s ,
pour professer l ’articulation ,
N ou s souhaitons une riche m oisson au p r o ­
B la z y .
$apvern-les-3ains.
orgue s’est assuré le concours de M me Gardes
M me Gardes interprétera un
Dr A.
Ch.
d ’un en se ig n e m e n t p u rem en t m écanique.
Il n ’est pas
L ’auguste prélat n ’a pas caché à l’illustre
v e r tig in e u x passages avec un art infini, tou­
LES MALADIES DE LA PEAU
jours im p r é g n é de c ette g ra v ité m y s tiq u e qui
Dartres, Herpès, Démangeaisons. Boutons, Rougeurs
c o n v ie n t à l’austère m ajesté de ces édifices et
sont guéris radicalem ent p a r V em ploi de
de ces réunions.
Ces deux p ièces ont é té accom pagnées par
M. Otto G old sch m id t, accom pagnateur ord i­
Prix, le pot, 1 fr. 50 ; par la poste, 1 fr. G5, contre
mandat ou timbre-poste
naire de Sarasate, avec un talent que rehausse
sa m odestie.
A la fin de la cérém onie, avant tous autres,
M. Chapon a tenu à remercier l’illustre v ir ­
tuose des douces ém o tion s qu il venait de lui
procurer ; et, dans la soirée, avant de repren­
Chute
des cheveux, Pellicules, etc.
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Laver I emplacement avec <le l’eau biim pi o—
pre, puis appliquer un jeu de pommade; faire
4 applications par jo ur; quand la plaie est
cicatrisée, c’est-à-tlire au bout de 3 ou 4
jours, continuer les applications, en frictionnant d’abord légèrement, et ensuite pius vive- r
ment de jour en jour, daus le sens du poil.
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Prix du ftacon :
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Le plus fort couronnement est {îupr: au bout
^ un mo's* au point de défier l’expert le plus
habile de le reconnaître.
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: Suivre le même traitement,
Contusions : Fortes fractions 4 ou 5 fois
—- ~. g
Faiblesses : Même traitement que pour les
" -contusions.
— Franco, contre mandat poste : 4 f r .
à
M. B.
ARAGON, b a rr i è re d e
Croix-D au rade,
T o ulou se,
(Hte-G ne.)
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A l ’h orizon, le crép u sc u le , sous u n voile,
P l e u r e r a l e n te m e n t u n e p r e m iè r e .é to ile ...
Long: silence...
LA FEUILLE MORTE
Pièce féerique, en 5 actes, en vers
PICARD
Demain, je lui tendrai mes mains parmi les fleurs...
— Le redet de sa barque argentera la dune... —
Et nous adorerons le Signe du bonheur,
Doré, dans le ciel calme où montera la lune...
Silence...
Demain, il mangera de mon pain, de mes fruits...
T R O IS IÈ M E ACTE
SCENE V
M IRYIANNE seule
m ir y ia n n e
Moi j e vais d é n o u e r m e s ch ev eu x a u so îeil...
S ile n ce.. . elle rêve...
Il a r r iv e d e m a i n . . . — 0 Fioses d u d i m a n c h e !... —
l Tn rayon descendra dans la mousse du puits...
— Oli ! joindre nos deux joies à l’aile qui s'élève,
Dans les mêmes parfums puiser les mêmes rêves !.. —
Je lui dirai mon nom tel qu’il est murmuré
Dans la fêle pleine de roses de l’été...
Je lui dirai le conte incertain de ma vie,
Qu’elle est. je crois, la fleur qui m’a faite jolie,
Et le temps où j ’allais chercher dans un décor
De fraises éclairant un printemps de violettes
Des rêves traversés d'un vol d’insectes d’or...
11 a r r i v e ! . . . Je vais le v o i r ! . , . — J o u r é te rn e l !...
Silence...
N o u s n o u s ta iro n s , s o n g e u r s , d e v a n t le paysage,
C o n fo n d a n t à t r a v e r s les flots e t les n u a g e s
L a c o u le u r d e l ’é ta n g e t la c o u le u r d u c iel...
Silence...
V agu e au to rse de n y m p h e .. . 0 silence a z u r é ! . . .
Silence. . ,
sera p rè s de m o i . .. — D e r p a i n ! . . . — J e le v e rra i 1
Silence...
Le temps où je souhaitais tous les jours une fête
Rien que pour qu'il soit fait un sourire à mes fleurs,
Où les heures planaient sous un ciel de candeur...
Silence...
Quelle ivresse j ’aurai de lui confier mon âme,
De lui dire : « C’est par ces fleurs que je suis femme,
« Parce lys prolongeant le rayon du soleil,
« Par cette rose d’où, dans un rire vermeil,
« S’échappe le matin, par ces mauves glycines
« Qu’entoure la clarté comme de mousseline!... »
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VENTE
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Foie
Gravelie
PARTOUT
Administration
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5, rue Drouot
Comme il s’étonnera de voir dans mes jardins
Autant de joie éparse avec les blanches ailes,
Je lui dirai : « Voyez la douceur de ma main,
« Et voyez comme de sourires je suis belle...
Et je le chanterai !... Ma voix le fera beau...
Aux astres je dirai ses yeux de source pure,
Aux arbres je dirai l’or de sa chevelure,
Son nom fragile aux fleurs et son rire aux oiseaux...
«
«
«
«
«
«
A cause de mes yeux ce lys est aussi pur
Car par eux il connut une autre fois l’azur,
Et c’est de ma bonté que tomba cette rose,
Toute ma vie est dans les corolles éclose,
Entendez-vous parmi le jour battre mon cœur?..
Où vole du parfum vole de ma douceur...
Et sur ma bouche, enfin, je me mettrai moi-même...
Je me psalmodierai doucement en un son
Lent et pensif afin que son oreille m’aime,
Et je ne serai plus qu’une belle chanson !...
«
«
«
«
Vous voyez, Miryllis, que la terre et la femme
Ont ici leur printemps tendrement confondus,
C’est des fleurs du jardin que je pare mon âme,
Et le jardin se pare, lui, de mes vertus... »
Silence...
Puis le soir coulera plein d’astres, sur la mousse. .
Son âme frôlera la mienne, lente et douce...
Ses yeux m’éclaireront comme un reste de jour...
Alors, ô Miryllis, ce sera notre amour !...
Silence ..
C o m m e s u r ce b o n h e u r , p en siv e je m e p e n c h e !...
Il
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Constipation
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Obésité [
Nous serons confondus parmi l’ombre des plantes
Et pour me voir encor il voudra que je chante...
Je chanterai... dans le silence et dans les fleurs...
Ma' voix sera l'écho pensif de l’harmonie
Que mettront dans mon être, en ineffable chœur,
Les voix graves du soir, du rêve et de la vie...
Je chanterai ces mots inachevés qui sont
La musique lointaine et confuse des âmes
Et mon ami saura, dans la belle saison,
Ce que dit au matin, l’espoir des jeunes femmes...
SCÈNE VI
MIRYIANNE. - UN OISEAU P>LEU.
L'OISEAU BLEU ayant écouté parler Miryianne depuis un moment
... Et quand il aura pris aux astres de tes songes,
Quand ton sommeil à toi flottera sur ses yeux,
Miryllis, dans les lys dont les ombres s’allongent
Comme de longs fuseaux tournant dans le soir bleu,
Dormira son amour étreint sur sa poitrine,
Jusqu’à ce qu’à ses yeux vienne faire le jour
Avec une clarté de pervenche et d’amour
Ta robe bleue que suit un chant de mousseline...
Et longtemps ce sera cette fête enfantine,
Longtemps vous restererez les jolis fiancés
Qui rien que pour son nom adorent le baiser...
Et la douceur des jours luira sur les collines...
M1RVIANNE
Oiseau bleu, d’où viens-tu?... Tes ailes ont volé
A travers un pays dont j’ignore l ’été.
Notre soleil, ici, n’a pas la même flamme...