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ACTUALITÉS
le petit
FORÉZIEN
n « Nous sommes… »
D
es terrifiants et meurtriers claquements des Kalachnikov au siège de
Charlie Hebdo, le mercredi 7 janvier à
11 heures 30, ont succédé des milliers
d’échos.
Ils ont résonné dans le monde entier.
Le premier ce fut la stupeur, intimement
mêlée d’indignation et de dégoût.
Notre Nation toute entière –sans distinction d’opinion– a été sidérée par ces
assassinats, ces actes d’une horreur bestiale et inouïe, perpétués contre la liberté
de la presse et la liberté d’expression.
Solidarité et recueillement
Des meurtres commis contre NOTRE
Liberté fondement de notre pays, de
notre démocratie, de notre République.
Personne ne peut bafouer la Liberté, premier mot de la devise de la République.
Le peuple français s’est spontanément rassemblé, le soir même, partout en France.
Feurs n’a pas fait exception à cet instant de solidarité, de recueillement en
mémoire de toutes les victimes et de
compassion envers leurs familles.
Conformément aux directives de l’État,
les personnels des services publics, des
administrations et de l’enseignement ont
observé une minute de silence, à midi le
jeudi 8 janvier, jour de deuil national.
Des élus, anciens élus et des Foréziens
se sont spontanément joints à ce
recueillement.
Le même jour, à 18 heures, répondant
à l’invitation de la municipalité (1), la
population forézienne s’est rassemblée
en masse, place Antoine-Drivet. Il y avait
des croyants de confessions différentes
–religion chrétienne et musulmane
notamment– des athées, des parents
avec leurs enfants, … Tous étaient dans
cette même communion de réflexion.
Jean-Pierre Taite, visiblement ému, ne fit
pas de discours. Simplement, il déclara :
« La force et le rassemblement de
femmes et d’hommes libres et modérés
seront toujours plus forts que la haine et
l’extrémisme. On sera plus forts que tous
ceux qui sont sans foi ni loi. »
Feurs s’est figée. Figée comme nous
l’avons tous été la veille en apprenant
ce drame abject. Rien ne peut justifier la
mort. Une feuille de papier et un crayon
ne sont pas et n’ont jamais été des armes.
Instants poignants de recueillement et de
solidarité au cours desquels de multiples
sentiments se sont entremêlés. Chacun
contenait cette douleur indicible nouant
le ventre et faisant perler des larmes.
La tristesse a étreint les Foréziens.
Beaucoup ont déposé des bougies, des
« Je suis Charlie », des crayons, des fleurs
sur le perron de l’hôtel de ville.
Tous ont longuement applaudi ceux qui
n’étaient pas là, ceux qui sont tombés
sous les balles de fanatiques.
Et puis il y eut ce silence. Ce silence pour
rendre hommage et pour marquer la
réprobation de ce massacre, de ces morts
inutiles, contre l’obscurantisme, le fanatisme, la folie et la barbarie humaine.
Ce silence s’est propagé loin, bien loin,
entendu au plus profond de notre chère
belle France, soudée dans l’épreuve.
La nuit est tombée. Feurs s’est drapée
de noir. Noir comme fut ce mercredi
7 janvier 2015.
À la triste image d’un certain 11-septembre 2001, les traces de ces bains de
sang ne disparaîtront jamais…
À nous de ne rien effacer et de ne pas
faire d’amalgame.
Mais ces rassemblements sont porteurs
d’espoir. Ils sont synonymes d’espérance.
Toutes les générations étaient rassemblées confirmant ce désir immensément
fort de vivre, de poursuivre, d’aller vers
l’avenir, d’aller vers le bon !
François Perrot
(1)
L’information a été diffusée via les réseaux
sociaux, le site internet et les panneaux publics
d’affichage lumineux.
Le dimanche 11 janvier, de nombreux foréziens ont
participé aux marches en hommage aux victimes
des attentats.