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L3 UE9 Agents Infectieux 4 Février 2013 Démarches diagnostiques des infections virales Dr Charlotte CHARPENTIER MCU-PH Laboratoire de Virologie – CHU Bichat-Claude Bernard Université Paris 7 Démarches diagnostiques des infections virales DIAGNOSTIC DIRECT Mise en évidence du virus ou d’un de ses composants (ADN, ARN, antigène) DIAGNOSTIC INDIRECT Détection des marqueurs immunologiques spécifiques produits par l’organisme en réponse à l’infection virale : Détection d’anticorps Signe d’un contact avec le virus DIAGNOSTIC DIRECT Visualisation du virus dans le prélèvement Détection d’antigènes viraux Isolement du virus sur cultures cellulaires Détection du génome viral DIAGNOSTIC INDIRECT Sérologies Sérodiagnostic PRELEVEMENT Prélèvement - Etape pré-analytique : La qualité des résultats dépend essentiellement de la qualité du prélèvement. - Echantillons cliniques doivent être : appropriés à l’examen demandé prélevés à un moment adapté à la chronologie de l’infection conservés dans des conditions favorables en attendant et durant leur acheminement au laboratoire - En cas de pathologie aiguë les prélèvements doivent être : réalisés le plus tôt possible après le début de l’infection, au moment des symptômes cliniques (pour le diagnostic direct) avant la mise en route d’un traitement antiviral leur site dépend des symptômes cliniques et du mode de transmission des virus suspectés - En cas de diagnostic indirect : penser au délai d’apparition des Ac par rapport au contage = fenêtre sérologique, réaliser un second prélèvement à distance Prélèvement - Types de recueil : tube sec tube contenant un anticoagulant (EDTA) - Tube ou milieu de transport en fonction de la : nature du prélèvement technique à mettre en œuvre Jamais de tube hépariné pour la biologie moléculaire (inhibiteur de la Taq Polymérase : enzyme d’amplification de la PCR) Technique envisagée Biologie Moléculaire (charges virales, PCR, séquençage) Sérologies virales Tube EDTA sec Délai pour arriver au laboratoire <24h <24h Prélèvement - Demande de mise en culture : Ecouvillon En présence OBLIGATOIRE de milieu de transport pour décharger l’inoculum viral Importance +++ de la présence de CELLULES dans le prélèvement (virus = parasite intracellulaire strict) Milieu de transport = milieu de culture (milieu nutritif permettant au virus de rester infectieux pendant le délai prélèvement prélè => laboratoire) - Prélèvements « précieux » : Prélèvements respiratoires : milieu de transport; arrivée le plus rapidement possible au laboratoire ou conservation à +4°C pendant 48h maximum LCR : tube sec stérile, arrivée dans les 24h, conservation à Prélèvement : FEUILLE DE DEMANDE - Nom, prénom, date de naissance du patient - Date et heure du prélèvement - Nature et site du prélèvement NORME ISO15189 => Accréditation - Nom du prescripteur - Nom du préleveur - RENSEIGNEMENTS CLINIQUES sur le motif de la demande et chronologie précise des événements => ESSENTIELS pour le choix de la technique et pour l’interprétation des résultats (une feuille de demande mal renseignée peut affecter le rendu des résultats). Nécessité de l’ensemble de ces informations pour traiter correctement l’analyse Non conformité => refusé et examen non réalisé Non informatif DIAGNOSTIC DIRECT Visualisation du virus dans le prélèvement Détection d’antigènes viraux Isolement du virus sur cultures cellulaires Détection du génome viral Visualisation de la particule virale en microscopie électronique • Coloration négative Simple et rapide ; grossissement : x 50 000-60 000 Diagnostic de famille de virus (morphologie) Permettait : Diagnostic des gastro-entérites : Rotavirus, Adénovirus, Norwalk like, Astrovirus, Calicivirus Diagnostic à partir de liquide vésiculaire : HSV, VZV Diagnostic à partir de grattage cutané : Orf, molluscum contagiosum Adénovirus Rotavirus VIH Visualisation de la particule virale en microscopie électronique • Inconvénients : Nécessité d’un microscopiste entraîné Equipement coûteux, maintenance lourde (pas présent dans tous les laboratoires de virologie) Sensibilité faible (Nécessite d’au moins 106 particules virales) => N’a plus d’indications en pratique courante DIAGNOSTIC DIRECT Visualisation du virus dans le prélèvement Détection d’antigènes viraux Isolement du virus sur cultures cellulaires Détection du génome viral Détection des antigènes dans le prélèvement • Détection d’antigènes intracellulaires Réaction d’immunofluorescence Immuno-enzymatique (immunoperoxydase) Immunodiffusion (savonnette, bandelette) Agglutination (latex) • Détection d’antigènes libres Immuno-enzymatique Détection des antigènes dans le prélèvement • Détection d’antigènes intracellulaires Réaction d’immunofluorescence Antigénémie pp65 (CMV) Détection des antigènes dans le prélèvement • Détection d’antigènes intracellulaires Réaction d’immunoperoxydase Antigénémie pp65 (CMV) Longtemps utilisée sur des cultures cellulaires => détection d’Ag précoces => rendu rapide en 48 heures Détection des antigènes dans le prélèvement • Détection d’antigènes intracellulaires Réaction d’immunodiffusion, technique immuno-chromatographie (savonnette, bandelette) VRS, Influenzavirus Détection des antigènes dans le prélèvement • Détection d’antigènes intracellulaires Réaction d’agglutination (latex) => Seule indication en virologie clinique : Antigènes rotavirus et adénovirus dans les selles Diagnostic rapide par détection d’antigènes viraux Prélèvements respiratoires VRS Influenzavirus A et B Parainfluenzavirus Adénovirus Selles Rotavirus Adenovirus Peau HSV VZV Sang CMV Diagnostic rapide par détection d’antigènes viraux • Avantages Résultats disponibles rapidement (de 10 min à 2 h) • Inconvénients Faible sensibilité par rapport à la culture (jusqu’à 20%) et par rapport à la biologie moléculaire (jusqu’à 50%) Spécificité dépendante de la qualité des anticorps Nécessité de prélèvements de bonne qualité Technique manuelle avec une lecture longue et subjective (surtout pour immunofluorescence) nécessitant un technicien expérimenté Diagnostic des antigènes libres Antigène produit en excès et excrété dans le sérum Réaction immuno-enzymatique (ELISA) Support solide (plaque, tube, bille) Anticorps de capture monoclonal ou polyclonal Anticorps de révélation couplés au système révélateur Quantification possible Exemples Détection de l’antigénémie HBs (VHB) Détection de l’antigénémie p24 (VIH) Toute positivité doit toujours être suivie d’une neutralisation pour s’assurer de la spécificité de l’Ag détecté (incubation avec des Ac anti-p24 ou Ac anti-HBs puis dosage pour vérifier la négativation en raison du complexe Ag/Ac formé) DIAGNOSTIC DIRECT Visualisation du virus dans le prélèvement Détection d’antigènes viraux Isolement du virus sur cultures cellulaires Détection du génome viral ISOLEMENT VIRAL Réplication virale au sein de cellules vivantes : 3 modèles existants -Animal entier (cobaye, souris, souriceau nouveau-né) n’est plus utilisé en pratique (recherche) - Œuf embryonné (Influenzavirus => fabrication du vaccin antigrippal) - Cultures cellulaires : Support de choix pour la multiplication virale ISOLEMENT VIRAL EN CULTURE CELLULAIRE METHODE DE REFERENCE EN VIROLOGIE INTERETS : Diagnostiquer l’infection virale Apporter la preuve du caractère infectieux des particules virales présentes dans le prélèvement Isolement et conservation de la souche Etudier la résistance du virus aux antiviraux Réaliser des enquêtes épidémiologiques DIFFERENTS TYPES DE CELLULES UTILISES POUR LA CULTURE CELLULAIRE • Diploïdes (à durée de vie limitée) - Pas de passage possible ou nombre de passages limité - Inhibition de contact, nombre pair de chromosomes Cellules de primo-explantation : Rein de singe - Susceptibles à de nombreux virus - Chères Cellules embryonnaires : Fibroblaste humain embryonnaire (MRC5) • Continues (immortelles) - Cellules transformées - Lignées cellulaires : - HeLa (cellules cancer col utérus HPV) - Vero (cellules épithéliales rein de singe) - Hep2 (cellules issues carcinome pharyngé humain) - LLC-MK2 (cellules épithéliales rein de singe) - MDCK (cellules épithéliales rein de chien) Peu onéreuses Spectre de susceptibilité virale limité pour chaque lignée cellulaire DIFFERENTS TYPES DE CELLULES Sensibilité variable des types cellulaires aux différents virus Nécessité de disposer de plusieurs types de cellules Au minimum fibroblastes embryonnaires humains plus une ou deux lignées continues Choix du type de cellules à inoculer dépendant du virus recherché ISOLEMENT VIRAL CLASSIQUE EN CULTURE CELLULAIRE Effet cytopathogène (ECP) : à l’observation à l’état frais au microscope = Ensemble des modifications induites dans la cellule infectée Nature des cellules modifiées et délai d’apparition Arrondissement des cellules, volume, formation de syncytia augmentation Evolution de la progression des foyers de Culture cellulaire : effet cytopathogène CMV Culture cellulaire : effet cytopathogène HSV Culture cellulaire : effet cytopathogène VRS ISOLEMENT VIRAL CLASSIQUE EN CULTURE CELLULAIRE • Effet cytopathogène (ECP) : à l’observation à l’état frais au microscope • Confirmation Par immunofluorescence (ex : HSV-1, HSV-2, CMV, …) Par hémadsorption (virus de la rubéole) Par neutralisation (picornavirus) avec anticorps spécifiques • Conservation des souches (études ultérieures possibles : sensibilité aux antiviraux, épidémiologie) Problèmes associés à la culture cellulaire • Souvent longue (jusqu’à 4 semaines) • Souvent faible sensibilité, qui dépend en grande partie de la qualité du prélèvement (quantité d’inoculum viral), mais aussi du milieu de culture utilisé • Sensible à la contamination bactérienne • Sensible à diverses substances toxiques présentes dans le prélèvement • De nombreux virus ne sont pas cultivables, exemples : – VHB – Parvovirus – Papillomavirus Virus faciles à isoler en culture cellulaire Herpes simplex Cytomégalovirus Adénovirus Virus Coxsackie B Echovirus Influenza Parainfluenza Rhiniovirus Virus des oreillons Virus respiratoire syncytial Virus de la varicelle et du zona Virus moins fréquemment isolés Virus de la rougeole Virus de la rubéole Virus Coxsackie A CAS PARTICULIER DU VIH Culture sur lymphocytes de donneurs séronégatifs REGLES DE SECURITE POUR LA CULTURE DE VIRUS : Laboratoire de haute sécurité microbiologique L3 (microorganisme de classe 3) : ayant un pouvoir pathogène important chez l'homme mais présentant un risque mineur pour la collectivité et contre lesquels une prophylaxie ou des traitements efficaces sont connus. DIAGNOSTIC DIRECT Visualisation du virus dans le prélèvement Détection d’antigènes viraux Isolement du virus sur cultures cellulaires Détection du génome viral DÉTECTION / QUANTIFICATION DES ACIDES NUCLÉIQUES • Génomes viraux : - ADN - ARN (étape de reverse transcription supplémentaire après extraction => ADN) • Prélèvements : - sang total (plasma, sérum, leucocytes) - autres (urines, LCR, expectorations, écouvillonnages, ponctions, sperme, biopsies, cultures) • Conditions de prélèvement : - tube sec => sérum (rare) - tube EDTA ou ACD => plasma (+ fréquent), sang total - urines, LCR, LBA, plasma séminal : riches en inhibiteurs de PCR (présence de contrôle interne pour vérifier absence de ces inhibiteurs) héparine inhibiteur de la Taq polymérase, même si les techniques actuelles d’extraction y sont moins sensibles Détection des acides nucléiques : EXTRACTION Lyse de la cellule et dénaturation des complexes nucléo-protéiques (détergent) Séparation des protéines (solvant) Précipitation des acides nucléiques (alcool) Extraction manuelle Phénol/ chloroforme => méduse d’ADN Extraction automatisée Détection des acides nucléiques par AMPLIFICATION DE LA CIBLE Polymerase Chain Reaction : PCR 1 : Dénaturation 95°C 3 : Elongation 72°C 2 : Hybridation des amorces Autour de 50°C Augmentation exponentielle du matériel d’ADN à chaque cycle d’amplification AMPLIFICATION PAR PCR Courbes de PCR PCR QUALITATIVE • Détection => Présence ou non du génome viral • Etude en phase plateau Patients PCR : thermocycleur Migration électrophorétique des amplicons sur gel d'agarose 1 2 3 4 5 6 + - La révélation de l'ADN sur le gel d'agarose est réalisée par le bromure d'éthidium (BET) BET : intercalant de l’ADN=> risque mutagène et cancérigène PCR QUANTITATIVE : PCR EN TEMPS REEL Reporter (émission de fluorescence) Quencher (capteur de la fluorescence) PCR QUANTITATIVE • Quantification du génome viral => Charge virale => Nombre de copies de virus/mL • Etude en phase exponentielle de la PCR 1 courbe = 1 prélèvement Ligne seuil Cycle seuil (Ct) La courbe standard permet de déterminer la quantité pour un cycle seuil donné PCR QUALITATIVE APPLICATIONS EN VIROLOGIE MEDICALE : • Recherche de virus dans le LCR HSV, VZV, Entérovirus • Recherche de virus dans les prélèvements respiratoires (LBA, aspirations naso-pharyngées, …) CMV, Infuenzavirus • Recherche de virus dans les prélèvements de biopsie cutanéo-muqueuses • Recherche de l’ADN proviral du VIH Diagnostic de l’infection VIH chez les nouveaux-nés PCR QUANTITATIVE APPLICATIONS EN VIROLOGIE MEDICALE : • Charges virales CMV, EBV (suivi post-greffe, patients immunodéprimés) • Charges virales VIH, VHB, VHC (suivi efficacité traitement) PCR QUALITATIVE « MULTIPLEX » Multiplex : Recherche de plusieurs génomes viraux dans la même réaction de PCR (plusieurs couples d’amorces dans le mélange réactionnel) Dans le même test : - 16 virus ARN - 2 virus ADN - 4 bactéries Selon le matériel utilisé résultats en moins de 6 heures Résultats PCR suivie d’une lecture sur un séquenceur Les pics correspondent à une taille d’amplicons PCR QUALITATIVE « TECHNOLOGIE CLE EN MAIN » Intégration des étapes d’extraction, amplification, nested-PCR, et analyse en un seul et même instrument Résultats en 1 heure Le panel de détection proposé vous permet d'identifier simultanément plus de 15 virus respiratoires différents et 4 bactéries (3) PCR (2) extraction (1) échantillon (4) nestedPCR AUTRES TECHNIQUES DE BIOLOGIE MOLECULAIRE Hybridation inverse avec sondes spécifiques Séquençage du génome viral Analyses phylogénétiques AUTRES TECHNIQUES DE BIOLOGIE MOLECULAIRE Hybridation avec sondes spécifiques : Détection à l’aide d’oligonucléotides spécifiques d’un génotype donné, incubation avec l’amplicon => Identification des génotypes VHC et Papillomavirus VHC HPV 1 Génotype 2 2 Génotype 1b 3 Génotype 3 4 5 Génotype 1a 6 Génotype 4 7 AUTRES TECHNIQUES DE BIOLOGIE MOLECULAIRE Séquençage du génome viral : Détection des mutations de résistance aux antiviraux (VIH, VHB, VHC, CMV, HSV) AUTRES TECHNIQUES DE BIOLOGIE MOLECULAIRE Analyses phylogénétiques : évaluation de la proximité de différentes séquences (liens épidémiologiques ?) Diagnostic rapide par détection du génome viral : Biologie Moléculaire • Avantages Rapidité Sensibilité +++ Applicable à l’analyse de l’ensemble des virus • Inconvénients Impact de la variabilité génétique +++ => non hybridation (+++ avec les virus à ARN) Pas d’information sur le caractère infectieux des virus détectés (virus entier ? défectif ?) Présence possible d’inhibiteurs Risque de contamination (séparation des zones pré- et post-PCR) DIAGNOSTIC INDIRECT Sérologies Sérodiagnostic DIAGNOSTIC INDIRECT : SÉRODIAGNOSTIC Mise en évidence des anticorps spécifiques synthétisés par l’hôte en réponse à l’infection virale • Nature du prélèvement Sérum Autres : plasma, LCR, humeur aqueuse, liquide articulaire... • Qualité Décantation du sang dans un délai de 24 heures Vérification de l’aspect (lipides, bilirubine) • Sérothèque Conservation 1 an à -20°C (sérothèque légale) 3 ans pour le diagnostic anténatal PROFIL SÉROLOGIQUE TYPIQUE APRÈS UNE INFECTION VIRALE AIGUË Titre Ac Réponse II Réponse I IgM IgG + IgM IgM Seuil de détection Séroconversion Contage Fenêtre sérologique Ré-activation/Ré-infection Au cours de la ré-activation ou de la ré-infection, les IgM peuvent être absentes ou présentes à de très faibles titres et de façon transitoire. Réaction Immuno-Enzymatique ELISA Enzyme Linked Immuno Sorbent Assay Lecture Révélation Substrat de l’enzyme Deuxième Ac marqué par une Enzyme Sérum du patient Antigène viral Support Traité de virologie médicale, Huraux, Agut, Nicolas, Peigue-Lafeuille DIAGNOSTIC INDIRECT : SÉRODIAGNOSTIC • Nature de l’antigène de capture des anticorps Virus entier purifié (historique, 1ère génération) Protéines virales natives ou recombinantes (2ème génération) Peptides de synthèse (3ème génération) • Détection des anticorps Totaux (IgG + IgM) IgG ou IgM • Expression des résultats Qualitatif (positif, négatif, douteux) Quantitatif (titre) Test ELISA (Dépistage VIH) Les puits colorés correspondent à un signal positif : présence d’Ac DÉPISTAGE COMBINÉ : Ac + Ag => ELISA 4ème génération VIH, VHC Diagnostic de l’infection 15 à 17 jours après le contage => Réduction de la durée de la fenêtre sérologique SÉRODIAGNOSTIC : INDICATIONS • Détermination du statut immunitaire d’un individu vis-àvis d’un virus • Dépistage ; avant vaccination ; bilan de greffe ; études épidémiologiques • Examen d’un seul sérum • Résultat qualitatif • Exemples : VIH, VHC, VHB (Ag HBs), HTLV, CMV, EBV, … • Evaluation de l’immunité résiduelle après une infection ou une vaccination • Examen d’un seul sérum • Résultat quantitatif • Exemple : VHB (Ac anti-HBs) SÉRODIAGNOSTIC : INDICATIONS • Diagnostic d’une infection aiguë en cours ou récente : Examen de deux sérums successifs à 15-21 jours d’intervalle - Séroconversion (apparition d’Ac) - Elévation significative du titre des anticorps : x 4 Examen d’un seul échantillon - Recherche d’IgM - Index d’avidité des anticorps IgG (capacité d’un Ac à se fixer à l’Ag) permet de dater l’infection Avidité faible => infection < 3 mois Avidité forte => infection >3 mois SÉRODIAGNOSTIC : INTERPRETATIONS • Absence d’IgG Prélèvement très précoce Faire un deuxième prélèvement Patient immunodéprimé Pratiquer une recherche directe (ex : PCR VHC, PCR CMV) • Résultat quantitatif (titre) isolé Ne permet pas de dater une infection • Résultats séquentiels Ne comparer que les résultats obtenus dans un même laboratoire, au cours de la même manipulation • Détection d’IgM Possibilité de faux négatifs : Réponse inconstante, de courte durée ou retardée Possibilité de faux positifs : Manque de spécificité des préparations antigéniques Présence de facteur rhumatoïde Réactions antigéniques croisées Activations polyclonales non spécifiques SÉRODIAGNOSTIC : INTERPRETATIONS • Critères pour le diagnostic de primo-infection • Augmentation par un facteur de 4 ou plus du titre des IgG ou des anticorps totaux, entre un sérum “aigu” et un sérum “convalescent” • Présence d’IgM • Séroconversion • Critères pour le diagnostic de ré-infection • Augmentation par un facteur de 4 ou plus du titre des IgG ou des anticorps totaux, entre un sérum “aigu” et un sérum “convalescent” • Absence ou faible titre d’IgM Intérêt de confronter les résultats de la sérologie avec ceux du diagnostic direct AUTRES TECHNIQUES DU SERODIAGNOSTIC Western-Blot de confirmation (Infection par le VIH) • • • • • Bandelette 1 : Contrôle positif Bandelette 2 : Contrôle négatif Sérum A: Negatif Sérum B: Indeterminé Sérum C: Positif AUTRES TECHNIQUES DU SERODIAGNOSTIC Tests Rapides à Orientation Diagnostique (TROD) • Ne nécessitent pas « d’équipements » de laboratoire • 10-20 min • Lecture visuelle • Sensibilité « légèrement » inférieure aux nouvelles techniques ELISA (séroconversion) • Aide au diagnostic d’urgence et en situation de détresse matérielle (Accidents d’exposition au sang ou sexuels) • France : en association obligatoire avec le test ELISA - - + MODE D’EMPLOI DU TEST INSTI RESULTATS EN MOINS DE 60 SECONDES A Bichat disponible aux Urgences, CDAG, Gynécologie-Obstétrique RESUME (EXEMPLES) Diagnostic rapide par recherche directe : Microscopie électronique (±) . Calicivirus . Virus de Norwalk . HSV Immunofluorescence . Influenza . Paramyxovirus . HSV, VZV, CMV . Adénovirus . VRS Antigènes viraux (ELISA ou agglutination) . VIH (Ag p24) . VHB (Ag HBs) . Adénovirus (selles) Biologie moléculaire PCR . A visée diagnostique : - VHC, papillomavirus - LCR : HSV, VZV, CMV, JC . A visée thérapeutique : - Quantification virale : VIH, VHC, VHB, CMV - Mutations de résistance : VIH, HSV, CMV, VHB . A visée épidémiologique Virus non cultivables ou de culture difficile Sérodiagnostic Méthode de choix pour : . Virus d'Epstein-Barr . Virus de la rubéole . Virus des hépatites (A, B, C, D et E) . HTLV