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54 d’appliquer une correction, peu importe le but de l’essai. Cet effet, phénomène accidentel, inhabituel ou aléatoire, pourrait avoir peu influé sur la CE 50 de la matière toxique étudiée. Une « correction » empirerait alors l’estimation de la CE 50. Si l’effet observé chez les témoins était supérieur à l’effet observé à une concentration donnée, la formule d’Abbott donnerait une réponse curieuse. L’effet observé serait corrigé de façon à égaler une valeur négative, ce qui n’est pas logique, puisque cela implique que l’on compterait plus d’organismes non touchés que d’organismes effectivement soumis à cette concentration. Finney (1971) a recommandé d’utiliser les probits correspondants pour la valeur négative et de poursuivre les calculs, puisque cela est simplement une variation due à l’échantillonnage. Cependant, l’expérimentateur risquerait ne plus pouvoir maîtriser le programme informatique qu’il utilise de cette façon. Certains programmes se sont révélés effectuer la correction à une valeur négative, puis ignorer le signe négatif, utiliser la valeur positive pour créer un probit utilisable dans l’analyse et poursuivre avec un calcul faux de la CE 50 ! Nous recommandons donc ceci : S’il a été décidé d’appliquer des corrections à l’effet observé chez les témoins et si cet effet égale ou excède un effet observé et qu’il est incertain que le programme informatique puisse manipuler une valeur négative de l’effet, alors : a) corriger tous les effets observés par une méthode manuelle ; b) attribuer à l’effet aberrant la valeur de 0 % plutôt qu’une valeur négative ; c) saisir les effets corrigés sans la valeur attribuée au témoin. On peut voir un exemple dans la dernière colonne du tableau 1. Pour des effets de 30 % et de 20 % observés chez les témoins à la concentration 5,6, la formule d’Abbott corrigerait les valeurs à ! 0,143 ou à ! 1,43 organisme. Nous avons plutôt inscrit 0. Hubert (1984) déclare que la « formule d’Abbott ne s’applique qu’aux taux de mortalité qui excèdent l’estimation du taux naturel de mortalité », mais cela ne semble pas raisonnable. Si un effet observé était inférieur ou égal à l’effet observé chez les témoins, on n’y toucherait pas, et on l’imputerait au toxique. Il est clair que, en ce qui concerne la formule d’Abbott, l’expérimentateur doit choisir un programme informatique approprié et comprendre exactement comment ce programme traite les effets observés chez les témoins. Parmi les programmes usuels au moment d’écrire ces lignes, TOXCALC 5.0 applique la formule d’Abbott dans les situations appropriées, tandis que TOXSTAT 3.5 et CETIS le font dans le cadre de plusieurs options. Le programme de Stephan et al. (1978) et celui de l’OMEE (1995) posent, par hypothèse, que l’effet observé chez les témoins est nul. Si on appliquait la formule d’Abbott, une façon détournée mais certaine d’obtenir le résultat voulu d’un programme serait celle qui a été exposée : calculer à la main les corrections pour chaque concentration, puis saisir les versions corrigées comme si elles étaient les observations brutes. Ne saisir aucune donnée sur les témoins (ou inscrire un effet nul, si le programme exige la saisie de données relativement aux témoins). Les valeurs corrigées seraient probablement sous forme décimale (par ex. 3,33 vers de terre sur 10), mais la plupart des programmes de statistique acceptent « volontiers » de telles fractions. 4.2.5 Limites de confiance de la CE p Repères • Il faut signaler les limites de confiance au seuil de 95 % de la CE 50 ; elles permettent d’estimer la variation interne des résultats de l’essai. Un rapport de 1,3 entre la CE 50 et la limite de confiance représente un intervalle de confiance étroit et une bonne précision, tandis qu’un rapport de 1,5 à 1,8 est courant et acceptable. • Les limites de confiance ne renseignent que sur la variation d’un essai particulier. Elles ne disent rien de la variation globale des essais avec un toxique donné. • Il est bon de signaler également la pente de la droite concentration-effet, qui permet de recréer cette droite ultérieurement, si on le souhaite. On devrait également signaler le khi-deux de la qualité de l’ajustement. • L’intervalle de confiance est le plus étroit à la CE 50 et il s’élargit aux taux supérieurs et inférieurs d’effet. • À cause de la variabilité, il y a des inconvénients à choisir les paramètres de toxicité aux faibles