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LE GUIDE DES CAMPUS RESPONSABLES - ÉDITION 2010
L’année scolaire 2009 / 2010 a permis aux écoles et universités françaises
de franchir un pas de plus sur le terrain du développement durable avec
l’officialisation du Plan Vert, application de la Stratégie Nationale du
Développement Durable pour les établissements d’enseignement supérieur.
Globalement la majorité des campus se préoccupe désormais du développement
durable, avec des actions et stratégies qui se structurent progressivement,
alors qu’en parallèle les quelques campus engagés depuis plusieurs années
déjà poursuivent leurs actions innovantes.
Une structuration des démarches encouragée par le Plan Vert
Sur les 300 établissements d’enseignement supérieur en France, une centaine
ont ainsi renseigné le référentiel Plan Vert, imposé par l’article 55 du Grenelle
de l’environnement. Un peu comme la loi sur les Nouvelles Régulations
Economiques l’avait fait pour les entreprises cotées (en rendant obligatoire
le reporting social et environnemental), l’officialisation du Plan Vert a obligé
chaque campus à nommer une personne en charge du suivi du développement
durable. C’est désormais le cas dans la quasi-totalité des écoles et universités,
avec plus ou moins de moyens et de temps consacrés à la mission. Ces référents
sont indispensables pour coordonner et orienter les actions, et s’assurer de
l’engagement de la Direction. Enfin la multiplication des publications en
lien avec le développement durable (rapports de DD, publications sur le site
PRME des Nations-Unies,etc.) et des campagnes de sensibilisation internes
témoignent des efforts particuliers consacrés à la structuration des démarches
au sein des campus.
La multiplication des initiatives en matière de formation des étudiants
Progrès continu sur la gestion écologique
La gestion écologique des infrastructures (bâtiments, espaces verts…) a jusqu’à
présent été le levier d’action le plus souvent activé lors de la mise en place
d’une politique de développement durable dans un campus. Aujourd’hui cette
tendance se poursuit et les projets se multiplient, inspirés par les actions des
précurseurs. A titre d’exemple, parmi les participants à ce guide, rares sont
ceux qui n’ont pas mis en place le tri sélectif. Plus de la moitié a par ailleurs
lancé ces derniers mois des sites de covoiturage pour les étudiants et employés.
Plus du tiers intègre des critères sociaux et environnementaux à leur politique
d’achats et quelques-uns ont même été jusqu’à former leurs acheteurs.
Enfin, le sommet de Copenhague sur les changements climatiques en décembre
2009 a été l’occasion d’une sensibilisation accrue des campus et des étudiants
sur le sujet. 22 universités et écoles ont d’ailleurs signé à cette occasion « la
Déclaration des campus responsables pour le climat » (rédigée par Campus
Responsables et Euromed Management). Néanmoins les projets ambitieux de
réduction des émissions de CO2 s’inscrivent plutôt sur le long terme (rénovation
énergétique des bâtiments anciens, énergies renouvelables, etc.) et sont
souvent synonymes d’investissements lourds - ils restent sans surprise encore
assez rares.
Engagement inégal sur la politique sociale et territoriale
Sur la thématique sociale, les étudiants montent souvent des projets
avec le soutien de leur établissement pour faciliter l’accueil des étudiants
internationaux, organisent des manifestations en partenariat avec les
collectivités locales, pour venir en aide aux pays en développement, etc. En 2009,
de nombreux établissements ont d’ailleurs vu leurs initiatives être labellisées
par le programme des « Cordées de la réussite » lancé par le Ministère de
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour aider les étudiants de lycées
situés dans les quartiers prioritaires à accéder à l’enseignement supérieur.
Concernant la prise en compte des étudiants en situation de handicap, quelques
écoles et la plupart des universités se montrent exemplaires en participant au
Handimanagement (formation et sensibilisation au handicap), et en offrant un
cadre de travail et un accompagnement adaptés. Quant aux étudiants boursiers,
ils restent beaucoup plus présents au sein des universités, même si certaines
écoles font des efforts sur les frais d’inscription ou en offrant des bourses
supplémentaires.
Les campus poursuivent donc leur progression sur la lancée de 2008. Le Plan
Vert a officialisé le rôle clef d’exemplarité que peut jouer un campus vis-à-vis de
ses pairs, de ses étudiants et de ses parties prenantes. Les prochaines éditions
du guide devraient compter toujours plus de campus engagés et d’actions
innovantes.
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Concernant l’intégration du développement durable dans le contenu des
enseignements, quelques initiatives remarquables ont vu le jour en 2010 comme
à Reims Management School, à l’EM Grenoble, à Sup de Co Montpellier et au
CESI, où tous les enseignants ont été sensibilisés aux problématiques et incités
à les intégrer dans leurs cours. Malheureusement, ces initiatives restent encore
trop isolées. De manière plus générale, la quasi-totalité des établissements
présents dans ce guide dispose de cours optionnels ou de spécialisations en lien
avec le développement durable, et cette offre augmente d’année en année. Ils
sont également de plus en plus nombreux à intégrer aux cours obligatoires une
partie spécifique sur le développement durable afin que tous leurs étudiants,
indépendamment de leur choix de parcours, possèdent une base commune sur
cette thématique. C’est le cas à l’EM Lyon, EM Grenoble, Euromed Management,
IDRAC Montpellier, l’École Centrale de Nantes, Télécom Bretagne, l’ESHEP,
etc...
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6. TENDANCES ET ÉVOLUTIONS DU DÉVELOPPEMENT
DURABLE DANS LES CAMPUS FRANÇAIS EN 2010