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ANNEXE 1 :
Les différents types d’aléas miniers
a – Aléa-éboulement de front de mine
Certains fronts d’arrêt de mines à ciel ouvert sont susceptibles de présenter des instabilités
tels que chutes de blocs, glissements de terrains, éboulements, analogues à ceux que
peuvent présenter des escarpements naturels. Cet aléa concerne des surfaces très limitées à
l’échelle du bassin ferrifère et ne touche pas les zones urbanisées sauf exception. Il entraîne
cependant une contrainte de gestion sur des sites voués à une fréquentation de loisirs (ex.
mine de Micheville).
b – Aléa-fontis
Le fontis fait suite à une dégradation progressive de la voûte d’une galerie qui remonte peu
à peu dans le recouvrement jusqu’à percer au jour sous forme d’un entonnoir de quelques
mètres de rayon et de profondeur. Le fontis ne se produira que si la galerie est
suffisamment près de la surface et si aucun banc épais et résistant ne vient arrêter la
dégradation progressive.
Les zones dans lesquelles des travaux miniers ont été repérés à moins de 50 m de la surface
ont été classées dans cette catégorie dans une optique de précaution. Les secteurs
concernés, peu importants en surface à l’échelle du bassin, mais affectant parfois les zones
bâties, sont en cours d’expertise systématique pour préciser le niveau d’aléa-fontis
(géométrie précise des vides miniers et nature géologique du recouvrement) (schéma n°
35).
c– Aléa–effondrement brutal
Dans certains cas, la ruine de l’édifice minier ne se fait pas progressivement mais on
observe l’effondrement en bloc de l’ensemble des terrains compris entre le fond et la
surface. L’effondrement de la surface se produit alors de manière dynamique, en quelques
secondes. Une forte secousse sismique est ressentie. Les bords de la zone affectée sont plus
abrupts que dans le cas de la cuvette d’affaissement, des crevasses ouvertes y apparaissent.
Pour qu’un effondrement se produise, deux conditions au moins doivent être remplies :
- les travaux du fond doivent être très fragiles (fort taux de défruitement, piliers élancés :
c’est le critère géométrique)
- un banc épais et résistant doit exister dans le recouvrement (ce banc encaisse le poids des
terrains, puis rompt brutalement en déclenchant l’effondrement : c’est le critère
géologique) (schéma n° 37).
Le critère géométrique calculé sur les plans de mines a été appliqué à l’ensemble des zones.
Pour les zones où le risque d’effondrement brutal n’a pu être écarté sur ce critère,
l’approche géologique est en cours.
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