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VERLAINE, CELLULE 252 - TURBULENCES POÉTIQUES À TOI DE JOUER La modernité Nous proposons de faire émerger ici les représentations des élèves par rapport à la notion de « modernité ». Cela permettra ensuite de nuancer à travers le cas de Verlaine et d’autres poètes mais aussi éventuellement d’introduire une digression sur la modernité dans d’autres arts (voir dans les ressources un dossier établissant un lien entre Verlaine et les impressionnistes). APPORT DU PROFESSEUR La modernité Les spécialistes ont associé le terme Modernité à une orientation prise par la littérature (et les autres arts) à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ses caractéristiques1 ? 25 On peut établir un parallèle avec l’impressionnisme en peinture (un exemple est proposé dans les ressources). On retrouve quelques-unes de ces caractéristiques chez Verlaine. La nouvelle ambition de l’artiste apparaît dans sa glorification des « poètes maudits », les formes nouvelles et la violation des règles traditionnelles sont évoquées dans les textes ci-dessus et les exemples qui suivent. L’évocation de sujets nouveaux est cependant moins présente chez lui. RÉFÉRENCES DES DOCUMENTS Image : Ernest Delahaye, Fragment d’une lettre à Paul Verlaine, avec dessin (Verlaine fait sauter en éclats la statue de Marianne, sous les yeux de Delahaye), 1881 (Paris, Doucet, inv. 7203/226) — Une nouvelle ambition de l’artiste d’abord, qui veut ajouter au monde et pas seulement le reproduire : il veut exprimer sa vision personnelle, son originalité. (On pourra ici faire le lien avec la figure du poète maudit, qui revendique tellement son individualité qu’il est incompris.) — Il aime traiter de sujets nouveaux en lien avec le monde qui l’entoure, le concret, l’actuel. À la fin du XIXe siècle, ces sujets sont la ville, l’industrie naissante, la machine, la vitesse, etc. Il peut aussi s’agir de sujets jusque là délaissés par l’art, comme la mode. — Pour le faire, il va chercher à utiliser des formes d’expression nouvelles adaptées à l’esprit du temps : fragments, collages, montages, déformations… — Finalement, il va utiliser le langage autrement, en violant ses règles traditionnelles et en en explorant les possibilités et les limites. 1 D’après LEGROS, G., STREEL, I. et MONBALLIN, M., Les grands courants de la littérature française, Louvain-la-Neuve, 2003, p.25