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Cahier PPI tomate 2 Introduction générale Une culture végétale est un milieu artificiel car de nombreuses plantes d’une espèce donnée sont rassemblées sur une même surface, à l’exclusion de toute autre espèce. A partir du moment où un équilibre naturel est rompu, la perturbation favorise l’action d’organismes indésirables et nuisibles, dont l’influence passerait normalement inaperçue. Le producteur réagit alors en augmentant la protection de ses cultures par l’emploi de produits chimiques qui éliminent ces organismes. Une plante peut ainsi être arrosée régulièrement de produits chimiques qui lui apporteront une protection contre ses parasites jusqu’à la récolte. Le rendement d’une telle culture sera sans doute garanti pendant un certain temps, mais avec quels risques d’effets secondaires… résidus toxiques dans les fruits et les légumes, dangers pour l’applicateur de produits, destruction des insectes utiles, ceux qui aident à la fécondation des fleurs ou qui attaquent les parasites de plantes, pollution générale des eaux, empoisonnement des poissons, des batraciens… développement de résistances aux produits chimiques qui perdent leur efficacité, …. Cette escalade entre le producteur de végétaux et les déprédateurs dans une compétition pour la consommation des produits des cultures peut être interrompue par une révision du mode de production. En considérant les méthodes de production comme des moyens de protection des cultures, et les règles de protection comme des outils de production, on obtient la notion de « Production et Protection Intégrée » (PPI). Du point de vue du producteur, la PPI lui permet d’avoir une récolte satisfaisante en rendement et en qualité tout en évitant de risquer sa santé et celle des consommateurs de ses légumes. Il peut de plus économiser sur l’achat de produits. Mais cela l’oblige à une meilleure connaissance des techniques de production, et de leur influence sur le développement des ennemis des cultures et de la sensibilité des plantes à ceux-ci. Du point de vue du défenseur des cultures, la PPI est un concept naturel pour celui qui regarde les agressions de plantes d’une manière globale, c’est-à-dire non pas comme le seul résultat d’un parasitisme direct, mais comme la conséquence des plusieurs phénomènes qui s’associent pour rendre la plante sensible aux maladies ou attractive aux insectes. Ces phénomènes sont fortement influencés par les techniques de production. Exemples : Une plante peut disposer d’une bonne résistance naturelle à ses ravageurs. Cette résistance peut être aussi diminuée parce que la plante est mise dans des conditions de cultures qui ne lui conviennent pas – sol trop riche ou trop pauvre, trop de plantes sur la même surface, concurrence avec d’autres végétaux… Une plante peut être sensible jusqu’à un certain âge. Puis elle devient tolérante aux agressions. Une protection durant la période de sensibilité sera utile. Même quand un parasite est présent, il ne cause pas nécessairement des dégâts suffisants pour justifier une intervention grâce à la tolérance de la plante. Si la plante a ses parasites, ceux-ci en ont également. Les parasites des agresseurs de la plante contribuent à la protection des cultures. Il faut les reconnaître et les protéger en évitant des traitements qui réduisent leurs populations. … Le producteur et le défenseur des cultures doivent s’associer pour arriver à remplir les