Download JOURNAL n° 20
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Attention, il ne s’agit plus d’un phénomène marginal. En France ces projets de “dossiers réseaux”, axés sur une seule pathologie, prospèrent sur la jachère des systèmes d’informations de santé laissée par l’échec du chantier du “Dossier médical Personnel”. La quantité de données médicales mise en en ligne sur internet croit de manière exponentielle alors que les réglementations spécifiques sur les hébergeurs de données de santé restent abandonnées couvertes de poussières sur les étagères du Ministère de la Santé. Profitant de ce no man’s land réglementaire les maitres d’ouvrage de ces plate-formes de télésanté font le service syndical minimum sur le plan de la sécurisation des données de santé en ligne. Je me connecte avec ma Carte de Professionnel de Santé, puis recherche un patient que je sais être dans ce réseau en saisissant les premières lettres de son nom. Cela donne une liste de dossiers. TABLEAU 1 RECHERCHE PATIENT Par curiosité, je clique et surprise je peux accéder aux fiches de patients dont je ne suis pas le médecin traitant ! Heureusement les dossiers sont totalement vierges en dehors de la fiche administrative comprenant le nom, le prénom, la date de naissance ainsi que l’adresse. Bonjour la confidentialité des dossiers, on entre partout comme dans un moulin ! Mais c’est encore pire pour les patients appartenant au réseau Respecticoeur, puisqu’en plus de la fiche administrative, on a de plus accès à l’arborescence des différentes rubriques. Comme ces dossiers réseaux sont encore vierges, il est difficile de dire si des documents médicaux confidentiels sont en “libre service”. Mais on peut déjà lire la fiche de consentement. DOSSIER PATIENT PARTAGE LISTE DOCS « DONNEES PATIENTS » TABLEAU 2