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Des propositions de réponses : -1- Compléter le processus de notre démocratie représentative en élisant des représentants au sein des différents espaces numériques. -2- Donner plus de poids à la démocratie participative. Avec les pétitions en ligne, les forums numériques de réflexion publique, l'opinion publique peut s'exprimer mieux et beaucoup plus avec le numérique. -3- Laisser la démocratie actuelle faire son travail. Le Web participe et modifie déjà le fonctionnement démocratique en proposant un nouvel espace d’échange et d'information, et de nouveaux rapports de force entre internautes, laissons vivre cela. -4- Se mobiliser contre la mondialisation que fabrique Internet et qui détruit nos démocraties. - Le numérique peut-il aider à sauver notre planète ? Ce questionnement contient en fait une contradiction : - D'une part l'empreinte écologique (consommation énergétique, utilisation de ressources naturelles, génération de déchets) du numérique est devenue prépondérante (supérieure à celle du trafic aérien depuis quelques années). - D'autre part, le développement de technologies numériques offrent des solutions fantastiques en terme de développement durable (développement de systèmes d'énergie renouvelables impossibles à mettre en œuvre sans des modèles informatiques et mathématiques, réduction énorme des coûts de transport avec des réunions en visioconférence et les outils numériques de télé-travail collaboratif, optimisation de grands systèmes comme ceux de la distribution de l'énergie ou du commerce électronique, optimisation des appareils domestiques en les robotisant, …). Plus fondamentalement, l'activité économique en se tournant vers la création et le développement de biens immatériels, devrait réduire ceux de biens réels donc plus impactant pour la planète. Ceci n'est évidemment possible que si le système économique intègre ses contraintes environnementales dans ses coûts. Aujourd'hui, l'obsolescence programmée (c'est-à-dire la conception intentionnelle d'appareils avec des pièces à durée de fonctionnement limitée pour obliger à racheter l'ensemble) et le saucissonnage des évolutions technologiques pour nous obliger à racheter un appareil plus innovant au bout de quelques mois, permet de maximiser le profit et le plaisir d'avoir du neuf et du « dernier cri ». Pour le pire en termes de développement durable. On voit donc que ce débat a plusieurs facettes : - commençons par le marché des biens informatiques : avec des appareils de longue durée, dont la consommation est minimisée (on parle de Green-IT pour technologie de l'information verte) ; - posons la question en terme de régulation du marché économique (par les états et par les comportements collectifs des consommateurs) ; - encourageons les initiatives innovantes (on parle par exemple de smart-citées pour ce qui est lié à la politique urbaine) ou participatives (Fablabs où on peut venir fabriquer, réparer ou recycler un appareil, …) C'est un sujet qui se traitera clairement plus sous forme d'exposés suivis de débats que dans un gameplay plus fermé. - Mon smartphone modifie-t-il mon cerveau et son éducation ? Ce questionnement vise à regrouper toutes les questions liées aux liens entre le numérique et notre cognition (notre activité intellectuelle au sens large). La réflexion s'intercale entre deux certitudes : - Une révolution cognitive : après l'invention de l'écriture qui a profondément modifié notre rapport à notre mémoire et à l'information, en nous permettant de garder et de transmettre notre héritage et nos créations intellectuelles hors de notre cerveau (diffusion qui explose avec l'invention de l'imprimerie), le numérique en mécanisant la partie « formalisable » de nos opérations intellectuelles (avec des algorithmes) et en rendant potentiellement disponible la globalité de l'héritage intellectuel humain à chaque instant a évidemment bouleversé notre rapport à la connaissance, aux calculs et au traitement de toutes les informations (textes, images, sons, objets, processus, ..). Même si le numérique nous devenait inaccessible (pour des raisons de coût énergétique, par exemple), la façon de penser notre rapport à l'information est définitivement modifié. - Une certitude neurophysiologique : notre système nerveux a atteint un degré de complexité maximale dans la nature, qui s'accompagne d'une totale stabilité structurelle (architecture, fonctionnements