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Publicité 10 u La Cité Environnement La Cité Vendredi 24 - Samedi 25 avril 2015 Vendredi 24 - Samedi 25 avril 2015 Requins : au-delà du malentendu Prédateur. Vous êtes-vous déjà intéressés aux requins ou simplement posé la question : « Qui se cache derrière ce grand prédateur tant redouté par l'homme ?” Si votre réponse est négative, je vous avoue que la mienne l'était aussi avant mon séjour de 6 mois aux iles Fiji. olontaire actuellement durant trois mois et demi sur le projet « SHARK Conservation » avec l'association Projects Abroad, j'espère, à travers cet article, réussir à partager avec vous mon amour naissant pour les requins et cette fascination que je porte pour ces magnifiques seigneurs des mers, si importants pour la survie de notre planète bleue, et que l'on a malheureusement tendance à cataloguer comme un animal dangereux et mangeur d'hommes ! Je vous propose donc, le temps de la lecture de cet article, de laisser sur le rivage vos peurs et autres idées reçues et de partir à la découverte de ces poissons merveilleux. Depuis plus de 400 millions d'années, les squales ont traversé toutes les crises d'extinction sans jamais perdre leur place au sommet de la chaîne alimentaire. Mais par notre faute et pour la première fois dans leur existence, ils sont en grand danger et le besoin devient très urgent de les protéger. Nous nous devons de changer le regard que nous avons sur eux et d'oublier cet héritage d'incompréhension et de préjugés. Contrairement à l'image que la plupart des gens ont sur les requins, plus de 80% de ces espèces ne dépassent pas 1,60 mètre et ne sont pas considérés comme dangereux. En revanche, dès qu'un spécimen atteint les 2 mètres, il est vrai qu'il peut y avoir un risque potential si l'on ne suit pas un minimum de règles de précaution. Sur plus de 500 espèces, on en compte six qui pourraient présenter un risque réel pour l'homme, du fait de leurs tailles et de leurs habitudes alimentaires : • Le grand requin blanc, • Le requin tigre, • Le requin bouledogue, • Le requin taureau ainsi que dans une moindre mesure, le requin taupe bleu et le requin pointes blanches océanique. Ce risque reste néanmoins minime si l'on adopte le comportement adéquat et respectons le fait que la mer, c'est d'abord chez eux et en aucun cas chez nous (nous sommes des invités privilégiés) ! A Pacific Harbour, j'ai l'occasion de plonger avec l'équipe du Beqa Adventure Dive sur le site Shark Reef Marine Reserve, élue meilleure plongée de requins au monde par certains adeptes. Nous descendons à 30 mètres de profondeur pour une plongée par palier (15 min à 30m, 15 min à 10m et finissons 10 minutes à 5 mètres). Durant ces plongées exceptionnelles, je me suis retrouvée à observer plus d'une cinquantaine de requins bouledogue (top 3 des espèces les plus dangereuses), et tout cela dans le plus grand calme et me sentant en pleine sécurité face aux comportements de ces animaux. Je suis-là, je viens à toi, je te respecte dans ton élément... Je suis détendue et ici simplement pour t'observer. Tu es curieux, tu m'observes à ton tour et nous avons même un contact visuel. Tu ne me considères pas comme l'une de tes proies car je ne m'enfuis pas face à toi et de plus, je ne suis pas à ton goût, tu préfères largement les têtes de thon que le « dive master » distribue précautieusement. Voilà le rapport humain-requin dont je peux vous parler. Malheureusement, ce n'est pas comme ça partout car l'homme ne supporte pas, peutêtre plus en mer qu'ailleurs, d'être un simple animal faisant partie d'un écosystème et soumis à la domination des requins. Il ressent le besoin d'imposer sa suprématie à l'ensemble V NOS TARIFS PUB La Cité 25/04/2015 ANEP 320 706 AVIS D’ATTRIBUTION PROVISOIRE DE L’APPEL D’OFFRE RESTREINT N° 24/D.U.A.C/2014 NIF / 0957120196022153 La Cité 25/04/2015 ANEP 320 714 u 15 • les effets secondaires de la surpêche ; • la dégradation des milieux côtiers ainsi que la pollution ; • le fait que le requin a une maturité sexuelle tardive (certaines espèces ne sont matures qu'à partir de 15 ans...) et ils ne se reproduisent que tous les deux ans et ont une longue gestation. Si nous parlons en chiffres en nous référant à la FAO (Food and Agriculture Organisation), c'est plus de 1 450 000 tonnes de requins qui sont péchées chaque année, soit plus de 100 millions de requins tués, dont environ 75 millions uniquement pour leurs ailerons destinés à la fameuse soupe tant réputée en Asie. Une course contre la montre est aujourd'hui engagée et qui ne sera sans doute pas gagnée partout. Nous connaitrons probablement à court ou moyen terme des extinctions locales, des pertes de biodiversité ou des bouleversements de certains ecosystèmes. Il est difficile de prédire le futur visage des océans, mais il est de notre ressort de faire au mieux pour tenter ainsi de préserver leur équilibre. Que pouvons-nous y faire ? du règne animal, ainsi qu'à l'ensemble de la planète. Mais si un spot de surf se trouve sur le territoire des squales, il est probable qu'il y ait confrontation et que les requins nous confondent jusqu'à nous prendre pour proie. C'est donc à nous aussi de mettre des limites à notre besoin de liberté et de recherche perpétuelle d'espace sauvage supplémentaire. Mais sommes-nous prêts à une autre relation au monde sauvage, plus tolérante et respectueuse ? Mise à part le risque d'attaque, certains pensent que les requins déciment les poissons des océans, au nez et à la barbe des pécheurs. Pourquoi donc ne les exterminerions nous pas… Mais il est important de se poser la question : « Que deviendraient les océans si les requins disparaissaient ? » Les requins sont la clé dans l'équilibre des écosystèmes. Ces supers prédateurs sont à la tête de la pyramide alimentaire et régulent nos océans en prélevant les individus les plus faibles, blessés ou malades. Ils sont considérés comme les parfaits nettoyeur des mers. Nous devons donc profondément changer la façon dont nous les considérons, et ce afin de trouver des moyens de protéger mieux nos océans. Aujourd'hui, seul 1,6% de notre planète bleue est protégée (réserve marine), ce chiffre est tristement bas et insuffisant. L'objectif prioritaire de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) est d'atteindre les 10% d'ici 2020, mais la tâche se révèle plus difficile que prévue. Les principales causes de la disparition des requins Concernant la diminution de population des requins dans nos océans, les causes principales sont : • le commerce de produits provenant du requin (dont la barbarie que l'on appelle « FINNING » consiste à découper leurs ailerons avant de rejeter les corps à la mer, encore vivants, voués à l'immobilité et une lente asphyxie !) ; Vous vous posez la question : « Que puis-je faire ? » Voici déjà quelques idées si vous êtes partisans de l'effort commun : • Laisser de côté les préjugés et apprendre à les connaître. • Etre attentif au contenu de son caddie pour éviter de consommer des animaux en danger. • Préférer les poissons labellisés « pêche durable » et qui portent la marque de la MSC (certification de pêcherie respectant les milieux marins ainsi que les populations). Eviter de consommer du « Veau de mer » (qui est du requin ou squalane quand l'origine n'est pas précisée). Arrivant au terme de cet article, j'espère que ce mythe de tueurs sanguinaires laissera place à la curiosité sur ces seigneurs des mers. Une réelle remise en question sur cette dure réalité de menace d'extinction de ces créatures est nécessaire. La mer reste grande, mais est aujourd'hui épuisée à cause de nos moyens technologiques d'exploitation toujours plus évolués. La pêche couvre toutes les mers du globe jusque dans les profondeurs et détruit sur son passage l'espace marin. Il est donc primordial et urgent de créer des aires marines protégées, tant qu'il y à encore quelques choses à protéger !!! Et si l'on ne devait retenir qu'une chose sur les requins, souvenons-nous seulement qu'ils sont là depuis très longtemps, qu'ils sont exceptionnels et fascinants... et qu'ils méritent comprehension, respect et protection. Doit-on ramasser les oisillons tombés du nid ? Avec l'arrivée du printemps, de nombreux oisillons peuvent tomber du nid. Pourtant, ils ne sont que très rarement abandonnés. Sauf risque avéré comme la proximité d'une route fréquentée ou d'un chat à l'affut, il est préférable de les laisser sur le lieu de leur découverte. Leurs parents se trouvent généralement à proximité même si on ne les voit pas. Voici quelques conseils pour les aider à survivre dans leur milieu naturel. Les oisillons sont rarement orphelins ! Chaque année à partir du mois d'avril et jusque fin septembre, les nichées de jeunes oiseaux commencent à mettre le nez dehors. Pour un oisillon, tomber du nid fait partie des aléas de la vie d'oiseau ! Il n'est pas rare qu'un petit téméraire s'aventure rapidement hors du nid : les jeunes de plusieurs espèces, telles que les chouettes, les grives, les merles ou les canards colvert, quittent régulièrement le nid sans savoir voler, en essayant de suivre leurs parents qui cherchent des aliments. Ils se retrouvent alors au sol où nous sommes susceptibles de les trouver. Parce qu'ils poussent de petits cris plaintifs, on peut croire qu'ils ont été abandonnés. En réalité, les parents se trouvent la plupart du temps aux alentours, à la recherche de nourriture. Laisser l'oisillon sur son lieu de découverte De manière générale, il est préférable voire indispensable de laisser un oisillon tombé du nid là où il a été trouvé. Il vaut mieux laisser faire ses parents, qui le nourriront et le guideront à quelques jours de son premier envol. Si l'oisillon se trouve en un lieu particulièrement exposé (chats, routes), il est préférable de le mettre en sûreté, en hauteur (sur une branche, un muret ou un buisson) et à proximité de l'endroit où il a été recueilli. Les oisillons en duvet ou peu emplumés, tombés du nid bien trop tôt, doivent être replacés dans leur nid si ce dernier est intact. 40% des effectifs accueillis dans les centres de sauvegarde sont des oisillons dits « orphelins » ou « tombés du nid », qui doivent alors être élevés par les soigneurs avec l'aide de plusieurs centaines de bénévoles. Lors des pics d'activités entre avril et juillet, ce sont 50 bénévoles par jour qui leur sont dédiés. Et pour cause : si une chouette doit être nourrie 2 fois par jour, une mésange doit recevoir la becquée au minimum toutes les 2 heures ! Sans compter que d'importantes quantités de grillons, vers de farine, aliments à base de protéines, doivent être quotidiennement administrées aux rapaces, hirondelles, goélands, martinets, pinsons… recueillis. Aussi, il est primordial de ne pas les déplacer si ce n'est pour les déposer en hauteur, sur une branche ou un muret, à l'abri des prédateurs et des dangers (routes, chats,…) ou de les cacher sous un buisson. En revanche, si un oiseau est blessé, afin d'éviter tout geste irréparable, il est indispensable de contacter le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage le plus proche. Après l'avoir recueilli, il devra être acheminé vers un centre habilité : la plupart des oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite.