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les acariens
Elles assurent une excellente protection contre le vent, les
prédateurs et les traitements phytosanitaires. Ces mêmes toiles
peuvent enserrer les organes de la plante et entraver leur
développement. De tels dégâts indirects sont à craindre en serre et
sur les plantes d’intérieur où les colonies de cet acarien
peuvent atteindre des densités élevées.
L’acarien rouge peut lui aussi provoquer des dégâts
considérables sur les cultures. Au printemps, les larves issues des
œufs d’hiver peuvent se rassembler et provoquer la crispation et
le rabougrissement des pousses sur lesquelles elles s’installent. En
été, les feuilles de vigne ou d’arbres fruitiers jaunissent, brunissent
puis prennent un aspect plombé aisément reconnaissable. Suite
aux attaques - en particulier si celles-ci sont conséquentes - les
feuilles chutent prématurément ; ce qui nuit à la bonne mise
en réserve du végétal avant l’hiver et donc à sa vigueur pour le
printemps suivant.
4. LUTTE PREVENTIVE
Il est important de maintenir les plantes vigoureuses en les fertilisant de façon équilibrée et en
arrosant en période de sécheresse. Il convient cependant d’éviter les excès d’engrais
azotés et les tailles trop sévères qui favorisent la prolifération de nouvelles pousses tendres et
succulentes pour les acariens. Pour les cultures sous abris, il est important de bien aérer.
De façon générale, les acariens sont des prédateurs opportunistes qui se développent
souvent sur des végétaux traités avec des produits insecticides ou acaricides (de synthèse ou
d’origine naturelle) ou même fongicides (à base de mancozèbe notamment).
5. LUTTE BIOLOGIQUE
La méthode biologique la plus efficace et la plus répandue consiste à utiliser des acariens
prédateurs, les phytoséiides qui sont les ennemis naturels des acariens.
Ces auxiliaires sont de loin les plus efficaces pour lutter contre le tétranyque jaune et
l’acarien rouge bien que les punaises prédatrices (anthocorides), coccinelles, staphiliens ou
chrysopes puissent également jouer un rôle de prédation. Naturellement présents dans
l’environnement, ces acariens prédateurs peuvent être implantés dans le jardin via des
végétaux qui sont déjà occupés (la vigne sauvage est réputée abriter fréquemment des
phytoséiides). Il est également possible de se les procurer chez quelques fournisseurs (cf. Fiche
"Auxiliaire"). Dans tous les cas, il est important de favoriser la présence de ces prédateurs naturels
en augmentant la diversité des plantes au jardin.
Une autre méthode consiste à arroser copieusement le feuillage, le tronc et les branches avec
un jet d’eau puissant pour déloger les acariens et augmenter le taux d’humidité. En période de
canicule, on peut également arroser fréquemment le feuillage car les acariens préfèrent les
conditions sèches.
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