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Sciences&Environnement Scanner L’aliment, déchet numéro un WC dans le jardin > Détritus La production d’ordures ménagères augmente étaient en effet incapables de digérer l’amidon et le lactose, composants majeurs des légumes et des produits laitiers; l’invitation des voisins fermiers à manger une petite soupe et un bout de fromage à la bonne franquette devait vite tourner au drame. Mais la conclusion la plus surprenante est que ces nomades étaient noirs avec les yeux bleus. Le blanchissement progressif de la peau des populations humaines du nord était jusqu’alors expliqué par certains scientifiques comme une façon de mieux absorber le rayonnement solaire afin de produire la quantité nécessaire de vitamine D: puisqu’il y a moins de soleil au nord, une peau diaphane permet d’en mieux absorber les rayons. Or ces chasseurs avaient un régime alimentaire consistant presque entièrement de viande, donc suffisamment riche en vitamine D; pas besoin dans ces conditions d’adapter la couleur de leur peau. Ainsi, les auteurs de l’étude proposent que la couleur de la peau d’une population humaine trouve son origine non seulement dans la latitude du territoire occupé mais également dans la nature de son régime alimentaire. Reste bien sûr à comprendre comment nos Heidi ancestrales, compagnes de fermiers blanchâtres, bedonnants et planteurs de navets, purent résister à ces apollons de passage, noirs aux yeux bleus, entraînant ainsi leur disparition progressive? Probablement le confort d’une cabane chauffée et WC dans le jardin; la vérité est souvent cruelle. Dans quelques années, les progrès de la génétique permettront sans doute de faire revivre ces populations disparues. Leur cerveau était le même que le nôtre, ils manquaient juste d’éducation et ne digéraient pas les frites. Denis Duboule* Il y a 8500 ans, une vague migratoire incontrôlée venant de l’est colonisait l’Europe en y introduisant l’agriculture et l’élevage. Ces émigrants illégaux, ancêtres de nos vaillants lanceurs de drapeaux, s’installèrent sur nos verts pâturages pour produire du lait, du fromage et des légumes. Ces territoires étaient alors traversés par des nomades, chasseurscueilleurs se déplaçant au gré des saisons et de l’abondance du gibier. Après quelques milliers d’années de cohabitation, les populations nomades disparurent peu à peu; l’Europe productiviste de Schengen était sur les rails. La couleur de la peau humaine dépend de la latitude du territoire habité mais aussi de la nature du régime alimentaire Le dernier numéro de la revue Nature rend hommage à ces braves chasseurs chassés, victimes de l’intelligence humaine et de l’ouverture des frontières, en publiant la séquence ADN d’un des leurs, extraite d’ossements trouvés dans une grotte en Espagne. Cette séquence nous fait remonter dans le temps, un peu comme le journal d’un aïeul, trouvé dans un grenier. D’abord, ces nomades avaient un bon système immunitaire et étaient déjà prêts à combattre des maladies comme la tuberculose ou la pneumonie. Ils résistaient aussi à la malaria, endémique en Europe du Sud. Ensuite, ils avaient une constitution génétique adaptée à leur alimentation carnée. Ils > Les rejets de nourriture prennent la première place Nicolas Dufour BERNE Les poubelles des Suisses contiennent beaucoup d’aliments. Trop, selon les responsables de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Bardésd’uneétude,présentéemardi, sur le contenu des sacs jetés dans les containers en 2012, les experts jugent qu’il reste encore 20% de déchets qui pourraient être valorisés. Et pourpresserlepas,ilsfontl’élogedes taxations au sac ou au poids. L’analyse de la composition des ordures est menée chaque décennie depuis 1982 – cette année-là cependant, elle reposait sur d’autres critères. Les comparaisons sont pertinentes à partir de la dissection de 1992. Elles «reflètent la vie économique du pays», assure le directeur de l’OFEV, Bruno Oberle. L’étude porte sur 16 tonnes d’ordures récoltées dans 33 communes des trois principales régions du pays. Dans les zones urbaines, les ordures ménagères représentent un tiers du total des déchets. Par extrapolation, les analystes des poubelles estiment qu’il s’en produit 1,6 million de tonnes par an, soit 8% de plus que dix ans plus tôt. Alors que, dans les années1990,levolumededéchetsavait baissé de 16%. C’est, sans conteste, «l’effet de la croissance démographique», jugent les experts. Le poids de déchets par habitant, lui, a reculé de manière assez faible, de 6 kilos de 2002 à 2012, pour atteindre 206 kilos par personne et par an. Sur un certain point, ces résultats content deux décennies de mesures d’incitation au recyclage. Ainsi, dans la composition des sacs de 1992, le papier était bien plus présent qu’aujourd’hui; sa part est passée de plus de 20% à 13,5%. Le fer a légèrement reculé, de même que les plastiques. En revanche, la part de «biodéchets» bondit. Certes, elle gagne en proportion parce que d’autres produits vont désormais davantage * Généticien à l’EPFL et à l’Unige BRANKO DE LANG/KEYSTONE 12 Le Temps Mercredi 29 janvier 2014 Poubelles dans une rue de Bâle. Malgré le goût du tri, 20% des déchets pourraient être valorisés. BÂLE, AVRIL 2013. dans les collectes sélectives. Mais elle grimpe aussi en volume réel. Les rejets de repas, d’aliments jugés périmés et d’épluchures occupent désormais 32% d’un sac-poubelle, loin devant le second poste, le papier, à 13% (lire ci-dessous). Les experts n’ont pas d’explication générale à ce propos. Bruno Oberle évoque une «évolution des comportements de consommation». S’agissant des détritus qui pourraient être mis au compost, l’accès aux points de récupération joue aussi un rôle. Les habitants des centres urbains se singularisent en matière de gaspillage alimentaire, alors que ceux des campagnes se montrent plus assidus à trier les victuailles. «Sans doute, Pour les Suisses qui s’imaginent volontiers champions du monde du recyclage, cette plongée dans les poubelles montre les limites de leur zèle. Après tout, le papier demeure en deuxième position des rebuts trouvés dans les sacs, sans compter les cartons. Les plastiques, qui incluent le PET, occupent aussi une bonne part des poubelles, de même que le verre. Evoquant la baisse somme toute modérée de la production de déchets ménagers par habitant, les analystes admettent avec prudence que depuis 1992, «l’effet du renforcement et de l’optimisation des collectes sélectives est resté modeste». Ce constat pousse les responsables de l’OFEV à vanter l’instauration des taxes au sac ou au poids. Ils relèvent que le volume annuel de déchets des habitants d’une commune appliquant une taxe est plus faible de 48% que s’il n’y a pas de taxe. Aujourd’hui, 20% des Suisses vivent dans une commune sans taxe. Aureste,l’étuderelativiselesdifférences culturelles qui ont pu exister entre Latins et Alémaniques. «Les nuances relèvent plutôt du type de commune», note Michael Hügi. Les habitants des campagnes représentent les bons élèves, ceux des zones touristiques, les cancres; les citadins se situent au milieu. La hausse des déchets est «l’effet de la croissance démographique» parce que les postes de récolte sont plus proches», hasarde Michael Hügi, responsable de l’enquête à l’OFEV. Ce que contient un sac-poubelle moyen Les ordures ménagères pèsent 1,6 million de tonnes chaque année, un volume à la hausse. Dans un sac moyen se trouvent 32% de biodéchets, notamment 13% d’épluchures et 14% de restes de repas ou de produits dont la date de consommation est dépassée. La nourriture gaspillée représente en tout 15% du contenu des poubelles. Celles-ci contiennent aussi du papier (13%), des objets composites (ustensiles ménagers ou de cuisine, chaussures, jouets, câbles, tampons…, près de 13%), des plastiques (11%), des déchets dits minéraux (litière pour chats, céramique ou cendres, 6%) et des emballages composites, faits par exemple de carton et de plastique (près de 6%). Les éléments suivants apparaissent dans une moindre mesure, dès 3%: carton, verre, textiles, puis récipients en plastique. La part d’appareils électroniques et de piles est presque négligeable. N. Du. Météo Panorama Situation générale aujourd’hui à 13h Fin de vie Espace Trop peu de soins palliatifs Rivière d’hydrogène Les soins palliatifs sont encore trop peu accessibles dans le monde, selon la première étude globale sur ce sujet, publiée mardi par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). «Seuls 20 pays ont un système de soins adéquat et 10% des personnes qui ont besoin de ces soins en bénéficient», soulignent les auteurs du rapport. L’OMS, rappelle que, tous les ans, 20 millions de patients en fin de vie (dont 6% d’enfants) auraient besoin de soins palliatifs. (AFP) Des astronomes de l’Université de Virginie-Occidentale ont observé, grâce au télescope de Green Bank (GBT), un filament ténu de gaz aux abords de la galaxie NGC 6946. Ces «rivières d’hydrogène» pourraient contribuer à la stabilité de certaines galaxies spirales. (LT) H 1030 1035 1040 1045 1000 Haute pression 1025 1005 1015 1010 Bâle Zurich 1050 -12° H 1010 Saint-Gall -2° 2° La Chauxde-Fonds 4° -4° -3° Berne Coire Basse pression B Isobares (hPa) 1015 Front froid 0° 1015 -5° 3° 3° -1° Lausanne H 1010 Genève 1000 Sion -4° B 1005 -2° 1005 Front chaud Locarno 0 à 5° 5 à 10° 10 à 15° 15 à 20° 20 à 25° 25° et plus Prévisions à cinq jours Jour/degré de fiabilité: Bassin lémanique, Plateau romand et Jura Jeudi 70% Vendredi 70% Samedi -1° -2° 4° 3° 60% Dimanche 50% Lundi -2° 0° 4° 4° 40% 0° 4° Limite des chutes de neige: - - 1700 m 700 m - Alpes vaudoises et valaisannes (500 m) -3° 5° -1° 5° -2° 5° 1° 4° -1° 6° - - 1700 m 700 m - Lune Suisse centrale et orientale -4° 2° -3° 3° -2° 4° -1° 3° -1° 3° - - - 700 m - Sud des Alpes 0° 3° 1° 5° 2° 5° 2° 6° 3° 6° 400 m 1000 m 1300 m 1000 m - lever: 06h25 coucher: 16h16 Lune: décroissante taux de remplissage: 4% -8° -5° 2° -1° lever: 08h02 coucher: 17h36 2 minutes de soleil en plus Soleil Saint-Moritz Une situation de foehn se met en place dans les Alpes, et les précipitations deviendront fréquentes dès cet après-midi au sud des Alpes. Au début, il neigera même jusqu’en plaine au Tessin. Ailleurs, les nuages seront nombreux et quelques flocons ne seront pas exclus en région genevoise. Des éclaircies foehniques se développeront dans les Alpes, notamment en direction de la Suisse alémanique. Jeudi et vendredi, le soleil devrait être un peu plus généreux, surtout en montagne. 1015 H -5 à 0° 0° -7° Front occlus moins de -15° -15 à -10° -10 à -5° 3° B B Mercredi 29 janvier 2014 4° 5° Verbier 995 Ephéméride 1° 3° Prévisions en Suisse pour le matin et l’après-midi. Les températures indiquées sont les valeurs minimales (en bleu) et maximales (en rouge) MétéoSuisse tél. 0900 162 666 en ligne avec nos météorologues, 24 heures sur 24 (fr. 3.- l’appel, fr. 1,50 la minute) Biodiversité Jaguar et forêt en péril Le jaguar est en voie de disparition dans la forêt tropicale atlantique, ce qui met en danger la forêt primitive brésilienne, dont il ne reste plus que 7%, avertissent les scientifiques dans une étude menée par le Centre brésilien de recherche et conservation des mammifères carnivores (Cenap). Il ne resterait aujourd’hui que 250 jaguars adultes dans la forêt atlantique, soit «une chute de 80% au cours des quinze dernières années», précisent les auteurs. Comme le jaguar est au sommet de la chaîne alimentaire, sa raréfaction pourrait entraîner un grand déséquilibre environnemental et «la fin prochaine de la forêt atlantique», souligne Ronaldo Morato, le chef du Cenap, cité par le quotidien Folha de São Paulo. (AFP) Innovation Imprimer à l’eau Après l’imprimante à jet d’encre, voici venue celle à jet d’eau, moins chère et surtout bien moins polluante, assurent des chercheurs chinois. Ils ont mis au point un papier spécial, contenant un réactif coloré sensible à l’eau, et réutilisable à volonté une fois sec. D’après les essais réalisés en laboratoire, l’impression reste lisible pendant 22 heures dans des conditions normales, ce que les chercheurs jugent «suffisamment long pour permettre une lecture temporaire». Des études ont démontré que 40% environ des impressions effectuées au bureau finissent à la corbeille après avoir été lues une fois seulement. (AFP) 123RF 1020 B