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12 L’ESPRIT HUMAIN raison de la difficulté qu’on a d’en définir tant les caractéristiques précises (le diagnostic), que les causes (l’étiologie), que la manière de les soigner (la thérapie) ». L’OMS prévoit qu’en 2004, la Dépression sera la deuxième cause d’invalidité après les maladies cardiovasculaires, car « une dépression sur deux rechutera » (Quotidien du Médecin), ou « se transformera en Psychose Maniaco dépressive » (Symposium Hôpital Ste Anne). 14 Avril 2003. Quotidien du Médecin. Dépression : « le traitement médicamenteux doit viser la rémission complète… Une fois la rémission complète obtenue, il est indispensable de poursuivre le traitement pendant quatre à six mois dans le but d’obtenir une vraie guérison » (Sic). Avril 2003. LA RECHERCHE « L’efficacité des psychothérapies utilisées seules n’a pas encore été prouvée ». Dépression… il n’existe ni radio ni prise de sang qui puisse valider un diagnostic. Personne ne connaît la cause précise d’une dépression. Dr. J.P. Olié et Pr. Henri Lôo « Les maladies dépressives » Flammarion édit. 2003). 2000. Parallèlement à la Psychiatrie, et malgré le culte voué à Freud, l’impasse de la Psychanalyse est tout aussi flagrante. Telle était la conclusion de deux émissions de télévision auxquelles participaient les augures de la spécialité. « La Psychanalyse est chère, longue, douloureuse, réservée à une élite, et ne guérit pas. Au moins peut-elle apprendre à ses patients à vivre avec leurs symptômes ». Enfin, le compartimentage nébuleux sur un même sujet entre psychologie, psychanalyse, médecine, psychiatrie, neurologie et la multiplication de centaines de méthodes de psychothérapie est bien là pour confirmer l’impuissance à saisir l’Essence de la Maladie Mentale, alors que dans le même temps on va sur la lune ; avec Internet le monde est au bout des doigts, des vaisseaux voguent dans le ciel avec 300 personnes à bord. Esprits simples, Madeleine et moi avons considéré que si l’homme était capable de concevoir, d’entretenir et de réparer tant de nouvelles, diverses et complexes machines (un Boeing est composé d’un million de pièces), mais incapable de réparer l’Esprit de l’Homme, machine inchangée de mémoire humaine, il devait y avoir une bonne raison à découvrir. Il nous a alors paru évident que l’univers Psy. avait tout simplement oublié que, suivant la logique de toutes les technologies, pour réparer les pannes d’une machine, mieux vaut peut-être, d’abord, connaître la machine !