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A la une 04 u La Cité Santé La Cité Lundi 15 juin 2015 Les cheminots de nouveau en grève Récurrence. Hier, dimanche 14 juin, les usagers des différentes lignes ferroviaires ont été une nouvelle fois pris de court par le déclenchement, sans préavis aucun, par les cheminots d’un arrêt de travail. ne situation qu’ont eu à vivre également les voyageurs qui prennent habituellement leur train à la gare de Thénia, dans la wilaya de Boumerdès. Qui, de ce fait, ont été dans l’obligation de se rabattre sur les autres modes de transport pour rejoindre leurs différents lieux de travail. Selon les premières informations que nous avons pu recueillir, l’action décidée par les cheminots l’a été suite au non respect par la direction générale de la SNTF des engagements pris lors des négociations qu’elle a eues avec le syndicat après les arrêts de travail à répétition que l’entreprise avait connus il y a quelques mois. Pour rappel, ces négociations avaient porté sur plusieurs points ayant trait à la carrière et aux conditions de travail des différentes catégories d’employés yexerçant. Notamment, l'application des re- U classements, avec effet rétroactif, de certaines catégories de travailleurs, décidés ; des reclassements qui doivent se faire sur la base de la responsabilité et de la charge de travail et ce, tout en procédant à la révision de l'appellation des postes et à la spécification des domaines d'intervention de chacun. Ce dernier point traduit, en effet, la préoccupation du syndicat d’éviter que les postes de responsabilité soient attribués à des agents nouvellement recrutés et, partant, n’ayant aucune expérience professionnelle. Toujours selon les informations susmentionnées, les travailleurs, se basant sur la réglementation en la matière en vigueur, revendiquent également le versement des indemnités de départ à la retraite avec un bénéfice de cinq catégories ainsi qu’un rappel équivalent à 47 mois. Et à ce propos, un employé nouvellement retraité a averi que « dans le cas où la direction Les éleveurs menacent de fermer l’autoroute Est-Ouest et Taharacht Reprise. La coordination nationale des gardes communaux devra reprendre langue prochainement avec le ministère de l’intérieur et des collectivités locales. C’est ce que nous avons appris, hier dimanche, auprès de Aliouet Lahlou, le chargé à la communication au sein de cette entité. «Nous avons reçu une invitation à une rencontre pour le 22 juin prochain», affirme notre interlocuteur. Une rencontre qui devra consacrer la reprise de «véritables négociations autour des vraies préoccupations des gardes communaux», poursuit-il. Pour Aliouet, cette invitation est à valeur de reconnaissance de la coordination comme seul et unique représentant légitimes des gardes communaux qui n’ont pas cessé, ces derniers temps, les pourparlers engagés par les pouvoirs publics avec de «pseudo-délégués» qui, estime-t-il, ne représentent qu’eux-mêmes. D’où l’option d’un sit-in permanent qu’ils observent depuis le 26 avril dernier devant le siège de la wilaya de Ain Defla. Un rassemblement appuyé chaque semaine par des rassemblements de soutiens dans plusieurs wilayas du pays et de l’envoi, à deux reprises, d’une délégation à l’APN. Cela dit, Aliouet qui, soit dit en passant, a, dans un premier temps, fait scission d’avec le coordinateur national des gardes communaux, Hakim Chouaib pour créer le mouvement national des gardes communaux libres, a fini par se réconcilier avec ce dernier. L’objectif étant de faire échec à la tentative de la tutelle de l’intérieur et des collectivités locales de faire éclater ladite coordination et de lui suppléer une autre organisation plus «conciliante» et plus «maniable». Ce que les gardes communaux, dans leur écrasante majorité tout du moins, n’ont de cesse de dénoncer, «récusant» tous les « acquis » engrangés » par ces «pseudo-délégués» que le département de Noureddine Bédoui vient tout simplement de désavouer. D’autres acquis matériels comme le bénéfice d’une carte chiffa à 100% et des prêts Angem de l’ordre de 100 millions au profit des gardes communaux et leur ayant-droits. Ce que Aliouet qualifie de secondaire, l’essentiel ayant été délibérément élagué dont, notamment, une reconnaissance officielle du sacrifice de ces gardes communaux. Djamal K générale ne répond pas favorablement à ces revendications, il y a risque de voir les retraités opter pour la fermeture de la gare Agha ». Pour en revenir à la grève proprement dite, elle a également causé, en ce premier jour de l'examen du BEM, à Thénia, précisément, d’énormes désagréments à un grand nombre de candidats et à beaucoup de surveillants des centres d’examen. Qui ont du faire comme les autres voyageurs. En clair, se rabattre sur autres moyens de transport. Plus particulièrement sur les bus. Ce qui n’a pas manqué de provoquer une cohue indescriptible au niveau de l'agence de Thénia ; une cohue due principalement à l'insuffisance du nombre de bus. Ce dont ont largement profité les transporteurs qui, faisant ainsi fi des règles minimales de sécurité, ont dangereusement chargé leurs véhicules… Rabah.Boumghar Tizi-Ouzou : 70 candidats scolarisés et 117 libres absents aux épreuves du BEM Pas moins de 70 et 117 candidats libres étaient absents, hier, aux épreuves du brevet d’enseignement moyen (BEM) au niveau de la wilaya de TiziOuzou, a fait savoir la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou. Ce taux d’absentéisme durant le premier jour de cette épreuve est estimé de 1,23%, ce qui nettement inférieur par rapport au nombre global de candidats selon la même source. Cela alors que 14 408 collégiens se sont présentés au niveau des 49 centres d’examen, hier matin, pour passer cet examen qui leur permettra de passer au cycle secondaire. Le coup d’envoi de cet examen a été donné, hier, par le Wali, M. Abdelkader Bouazghi au niveau du lycée de la Nouvelle ville et ce, en présence du directeur local de l’Education nationale, le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), M. Hocine Haroun. Aucun cas de fraude n’a été enregistré durant le premier jour de l’épreuve du BEM au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Les deux épreuves examinées au cours de la première journée de cet examen, à savoir la langue arabe et les sciences islamiques, ont été à la portée des élèves rencontrés devant le lycée de la Nouvelle ville. « Les sujets de la langue arabe et des sciences islamiques étaient vraiment à la portée de tout le monde. Nous avons eux des questions qui ont été traitées au cours de l’année scolaire et nous espérons que les autres épreuves soient aussi simple », nous dira Tanina, une collégienne âgée de 15 ans que nous avons rencontrée sur place. Dahbia B. Les éleveurs menacent de fermer l’autoroute Est-Ouest et Taharacht Suite de la page une Les éleveurs qui menacent de fermer cette zone industrielle, qui compte les plus grandes laiteries du pays, menacent également de recourir à la fermeture de l’autoroute Est-Ouest demain, mardi, pour réclamer la révision à la hausse du prix du litre de lait cru de vache, avons-nous appris auprès d’un membre de la fédération des éleveurs bovins, laitiers et viande de Tizi-Ouzou. Il va sans dire que ce mouvement de protestation enclenché depuis le début du mois de juin, qui a été initié par la fédération de wilaya des éleveurs de bovins sous le mot d’ordre «Pas de traite, pas de livraison, le lait reste à la maison !» pour protester contre l’insuffisance de la subvention publique et la spéculation qui touche le commerce de l’aliment de bétail, a engendré des pertes considérables pour les éleveurs qui n’ont guère d’autre choix que de continuer leur mouvement. « Certain d’entre nous se retrouvent dans l’obligation de faire paitre leurs troupeaux pendant toute la nuit afin de minimiser les dépenses », nous dira un éleveur exaspéré par le silence assourdissant de la tutelle face au désarroi des éleveurs. Il faut dire que les éleveurs qui ont préféré céder gratuitement le lait de vache cru aux pauvres au lieu de le vendre aux transformateurs à des prix dérisoires, en organisant des actions de distribution gratuites sur la voie publique dans une action intitulée « du lait pour tous », ne trouvent plus d’alternative. Cette activité qui a pris un véritable essor au niveau de la wilaya risque de disparaitre en raison des difficultés auxquelles font face les éleveurs et la sécheresse de cette saison, qui n’a fait qu’aggraver ces conditions déjà difficiles en réduisant la production de l’aliment du bétail (foin, paille, son…). La spéculation a également causé une hausse vertigineuse des prix de l’aliment de bétail, cédé entre 4000 et 4800 DA le quintal, alors que la botte de foin est à 1000 DA. Une situation jugée intenable par des éleveurs quicèdent le litre de lait à 35 DA aux transformateurs alors que son prix de revient avoisine les 70 DA le litre. Ce pourquoi les éleveurs réclament l’augmentation du montant de la subvention de l’Etat qui est actuellement de l’ordre de 12 DA le litre pour atteindre les 30 DA, et demandent également la subvention de l’aliment de bétail, et le payement des subventions dans les délais. Dahbia B Découverte d’un vaccin anti-VIH sur des singes Sida. Aujourd’hui encore, le sida reste l’un des principaux fléaux du domaine de la santé publique dans le monde. Avec plus de 35 millions de personnes séropositives. ourtant les scientifiques ne cessent de chercher un moyen de combattre cette maladie. C’est aux Etats-Unis, en Floride, que le premier vaccin anti-VIH a été conçu et testé sur des singes. Les résultats publiés dans la revue britannique Nature sont très prometteurs, et permettent aux scientifiques de continuer leurs fructueux travaux. Le mois dernier, une équipe de chercheurs américains a publié les résultats d’une étude menée au sein de la Scripps Research Institute, un centre de recherche à but non lucratif basé en Floride. Ces résultats font l’objet de plusieurs années d’études sur la possibilité d’un vaccin antiVIH. C’est ainsi que les scientifiques sont parvenus à créer le vaccin eCD4-Ig + AAV. P Un vaccin capable d’éliminer le virus du sida Le VIH infecte certains des globules blancs en s’attachant aux récepteurs qui se situent à leur surface, et ce grâce à des marqueurs compatibles. Ils fusionnent ensuite avec la membrane des globules blancs et pénètrent dans la cellule pour se multiplier. Les chercheurs ont alors imaginé une protéine artificielle qui bloquerait la propagation du virus en s’accolant à ses marqueurs. Pour cela, ils ont injecté un virus inoffensif dans les muscles qui va permettre la stimulation continue de cette protéine bloquante. En présence de cette protéine, le virus ne peut donc plus s’accrocher aux cellules immunitaires et meurt. Pour vérifier l’efficacité de ce vaccin révolutionnaire, l’expérience s’est déroulée sur deux groupes de singes. Tous ont été infectés par le virus, mais seulement quatre d’entre eux avaient reçu la solution eCD4-Ig + AAV. Ces derniers n’ont présenté aucun signe de développement de la maladie dans leurs cellules, alors qu’ils ont reçu des doses de plus en plus importantes du VIH, allant même jusqu’à quatre fois supérieures à celles du groupe témoin. Des résultats encourageants Selon les résultats de l’étude, une seule prise suffirait à être protégé pendant au moins huit mois. Elle permettrait de remplacer les traitements actuels antirétroviraux, qui obligent une prise quotidienne de médicaments et qui Le jogging avec modération Bien-être. Une étude menée dans le cadre de la Copenhagen City Heart Study sur 1 098 joggers et 3 950 personnes sédentaires en bonne santé a soulevé une nouvelle fois la problématique du sport à trop haute intensité et de ses effets sur la santé. Les scientifiques ont centré leurs recherches sur les conséquences de la cadence, de la quantité et de la fréquence du jogging. Ils ont ainsi observé ces 5 048 sujets pendant douze ans et en sont venus à la conclusion que ceux qui pratiquaient le jogging de manière intensive avaient autant de risque de mortalité que les sédentaires. Quant aux joggers légers et moyens, qui couraient entre 1 et 2,4 heures par semaine, ils seraient associés à une plus basse mortalité. La fréquence optimale de l’exercice serait de deux à trois fois par semaine, à une cadence de 8 km/h. L’étude a révélé que « les gens qui sont physiquement actifs ont 30 % de risques en moins de mourir prématurément par rapport à ceux qui sont inactifs. Cependant, la dose d’exercice idéale pour améliorer la longévité est incertaine ». Il existe donc une relation en forme de U entre la mortalité de toute cause et les modalités de la pratique du jogging, évaluées en fonction de sa cadence, sa quantité et sa fréquence. Les joggers qui pratiquaient un exercice léger ou moyennement intense étaient exposés à une mortalité significativement moindre que les sédentaires, alors que ceux qui pratiquaient le jogging intensif n’étaient pas différents de ces derniers. En 2012, des chercheurs suédois2 avaient constaté que les personnes pratiquant la course à pied de manière régulière et modérée gagnaient en moyenne cinq à six ans d’espérance de vie. Ils ont même ajouté que les athlètes d’endurance, qui participaient à des marathons intenses, avaient cinq fois plus de chances de développer une fibrillation auriculaire. Il n’est donc pas question ici d’arrêter le sport, mais de le pratiquer de manière raisonnée, c'est-à-dire à un rythme moyen et plusieurs fois par semaines. Une activité physique régulière reste fortement recommandée pour garder son corps en bonne santé. peuvent êtres responsables d’effets secondaires indésirables. Cette formule pourrait donc servir de prévention, mais également de traitement chez des personnes déjà touchées pour le sida.Le directeur de l’étude, le Professeur Michael Farzan reste confiant et déclare que « des études supplémentaires sont nécessaires sur la sécurité aussi bien chez les macaques que chez l’homme ». Lundi 15 juin 2015 u 21 Régimes amincissants : inégaux biologiquement face à la perte de poids Le 13 mai 2015. C’est bien connu, certains ont plus de facilité que d’autres à perdre du poids rapidement. Cette croyance populaire vient justement d’être démontrée par une équipe de recherche pour la première fois. Une équipe de chercheurs américaine s’est intéressée à l’impact d’une restriction calorique sur 12 hommes et femmes obèses. Le métabolisme de chacun des participants a d’abord été quantifié grâce à l’utilisation d’un calorimètre : l’outil est capable, à partir d’une évaluation de la quantité d’oxygène consommé et de dioxyde de carbone produit dans l’air expiré, d’estimer les dépenses énergétiques des individus. Pendant six semaines, les sujets ont ensuite suivi un régime qui réduisait de moitié la quantité de calories ingérées. A noter qu'il leur était impossible de tricher car ils logeaient en pension pendant toute la durée de l’expérience. Les chercheurs ont constaté que chez certains individus, le métabolisme de base baissait dès la première journée de jeûne, en s’adaptant à la réduction calorique. Or, ce sont justement ces personnes qui ont perdu le moins de poids pendant le régime de six semaines. « Quand les personnes obèses diminuent leur consommation de calories, les réponses métaboliques varient énormément, et un métabolisme plus «économe » contribuera à une perte de poids moindre », précise le docteur S. Votruba, l’une des auteurs de l’étude. De l'intérêt d'une approche personnalisée Mais de quoi dépend donc cette réponse métabolique ? Les chercheurs l’ignorent encore. Les individus naissent-ils avec leur métabolisme ? Celui-ci peut-il évoluer de manière significative au fil des années ? Comment lutter contre un métabolisme lent ? De nouvelles études seront nécessaires pour répondre à ces questions. Quoiqu’il en soit, cette étude montre tout l’intérêt d’une approche personnalisée à la perte du poids. Même si, il faut le rappeler, la biologie n’est pas le destin. Une alimentation équilibrée et la pratique d’une activité physique régulière donnent souvent de bons résultats, quelle que soit le métabolisme de la personne. Bourbon, le nouveau virus mortel Découvrte. Un nouveau virus a été découvert aux Etats-Unis suite au décès d’un homme il y a un an. Il semblerait qu’une piqûre de tique soit à l’origine de cette pathologie inédite, baptisée Bourbon. Les chercheurs américains ont fait le rapprochement entre les symptômes du patient et le virus il y a quelques jours. Les autorités sanitaires prennent d’ores et déjà des mesures de précaution afin de lutter contre son expansion. Le virus Bourbon a été détecté pour la première fois aux Etats-Unis après le décès d’un homme au printemps dernier. Il a été baptisé ainsi car c’est le nom du comté ou vivait le patient. Il s’inscrit parmi un groupe de virus appelé thogotovirus et c’est seulement le huitième cas connu d’une telle infection. Ce type de virus est lié aux piqûres de tiques et de moustiques. reprises par des tiques, et en avait retrouvé une gorgée de sang sur son épaule avant de tomber malade. Ses symptômes se sont traduits par des maux de tête, de la fièvre, une forte fatigue, des nausées, des vomissements et de l’anorexie. Le troisième jour, il a consulté un médecin qui lui a prescrit des antibiotiques contre la maladie de Lyme (infection fréquente liée aux morsures de tiques), en vain. Il a donc été admis d’urgence dans un hôpital afin de passer plusieurs tests. L’homme présentait, en plus de ses symptômes, des rougeurs sur l’ensemble de sa poitrine et un stade avancé de déshydratation. Lors de l’aggravation de son état le onzième jour, il s’est avéré qu’il ne pouvait plus respirer par lui-même et que ses fonctions rénales étaient fortement endommagées, ce qui a entrainé son décès. L’homme touché était e,n pleine santé La découverte d’un nouveau virus L’homme qui a contracté le virus était un quinquagénaire en pleine santé, qui travaillait dans son jardin. Il avait été mordu à plusieurs Six mois après le décès du patient, le centre de contrôle et de prévention des maladies a déclaré que ce nouveau virus pourrait se trans- mettre par le biais des tiques et des morsures d’insectes. Des prélèvements sanguins avaient été effectués afin de déceler s’il était atteint d’une quelconque maladie infectieuse, mais ils étaient tous négatifs. La CDC en a ainsi conclu qu’il s’agissait d’un virus non identifié, et les experts travaillent aujourd’hui sur le développement des symptômes exacts et tentent de mieux comprendre cette pathologie afin de pouvoir la prévenir et la contrôler. Il n’existe pas encore de traitement contre la maladie, les médecins peuvent seulement prescrire des médicaments en fonction des symptômes naissants. Il est d’ores et déjà conseillé de se protéger avec des bombes contre les insectes pour se protéger des tiques, de porter des vêtements longs et d’éviter de se rendre dans des zones boisées. La CDC recommande également de vérifier qu’aucune tique ne se soit accrochée lorsqu’on rentre chez soi après un moment passé à l’extérieur. Enfin, les scientifiques ne savent pas si le virus Bourbon peut s’étendre chez les animaux, ils étudient encore la question.