Download Vite dit - Aubervilliers

Transcript
● ESCRIME
Wassila Redouane Saïd-Guerni
Championne de France
D.R.
Samedi 20 décembre, au stade Coubertin, Wassila licenciée au
cercle municipal d’escrime est devenue championne de France
de fleuret. (P. 20)
AUBERMENSUEL
No 135, janvier 2004 ● 0,60 €
Magazine municipal d’informations locales
ENVIRONNEMENT ● OBJECTIF : UNE VILLE MIEUX NETTOYÉE
Un bon plan pour la propreté
Plus de moyens et une réorganisation
du travail des équipes du Nettoiement,
Aubervilliers s’engage dans un plan ambitieux
pour améliorer la propreté. dispositif soutenu
par Plaine Commune qui a fait de cette
question une priorité à traiter dans toutes
les villes de l’agglomération. (P. 14)
● MUNICIPALITÉ
Evénement
A l’occasion du conseil municipal
du 18 décembre, la démarche quartier
a été renforcée et la majorité élargie.
(P. 12 & 13)
● VŒUX
Le maire
Pascal
Beaudet
et la
municipalité
vous
présentent
leurs
meilleurs
vœux
pour l’année
2004.
Willy Vainqueur
Willy Vainqueur
Bonne année
2 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
ANNONCES
Sommaire
Aubervilliers au quotidien
Noël solidaire
Remise du Drapeau d’honneur européen
Incendie du 77, rue Henri Barbusse :
tous les habitants sont relogés
Thérèse Bonetto :
la centenaire du Landy
Téléthon 2003 : 20 000 € recueillis
sur toute la ville
Le RMA : une machine à exclure ?
Visite de l’entreprise Inter Routage
Les 10 ans de l’appartement
gérontologique les Quatre-Saisons
Une antenne du CNAM au Corbusier
Carnet
(p. 3 à 9)
L’édito de Pascal Beaudet
(p. 3)
Images
Décembre à Aubervilliers
(p. 10 et 11)
Vie municipale
Le conseil municipal du 18 décembre
(p. 12 et 13)
Aubervilliers au quotidien
Le nouveau plan propreté pour 2004
(p. 14)
Intercommunalité
Les Courneuviens votent
pour Plaine Commune
De nouvelles voies
pour la Porte d’Aubervilliers
(p. 15)
Débat
L’avenir de l’école
Le courrier des lecteurs
(p. 16)
Tribune
(p. 17)
Culture
Les Rencontres xénophiles d’Ethnoart
Cabaret théâtre
TCA : deux pièces au programme
Portrait : Nouredine Kamala,
professeur de hip-hop
(p. 18 à 19)
Sport
Le centre médico-sportif
Wassilla Redouane Saïd-Guerni :
Championne de France d’escrime
Combat libre avec l’ASJA
Basket : des nouvelles et des anciens
(p. 20 et 21)
Aubervilliers mode d'emploi
Le recensement 2004
Le programme du Studio
Le programme des Seniors
(p. 22)
AUBERMENSUEL
N°135, janvier 2004
Edité par l’association Carrefour pour l’information et la communication à Aubervilliers,
7, rue Achille Domart, 93308 Aubervilliers
Cedex. Tél. : 01.48.39.51.93
Télécopie : 01.48.39.52.43
[email protected]
Directeur de la publication : Guy Dumélie
Directeur de la rédaction : Alain Germain
Rédactrice en chef : Marie-Christine Fontaine
Rédacteurs en chef adjoints :
Maria Domingues et Frédéric Medeiros
Rédacteur : Alexis Gau
Directeur artistique : Patrick Despierre
Photos : Willy Vainqueur
Secrétaire de rédaction :
Marie-Christine Fleuriet
Maquettiste : Zina Terki
PSD publicité : 01.42.43.12.12
Numéro de commission paritaire : 73261
Dépôt légal : janvier 2004
L’équipe
d’Aubermensuel
vous présente
ses meilleurs vœux
pour l’année
2004
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 3
SOCIAL ● Les initiatives de décembre en direction des plus fragilisés
Des festivités solidaires
A une époque où le chômage, l’individualisme et les exclusions de tous types causent de gros dégâts
à l’âme des plus faibles, il est essentiel que la période des fêtes de fin d’année fassent rimer festivités
et solidarité. C’est dans cet esprit que la municipalité et le CCAS ont déployé leurs efforts au mois
de décembre, pour les demandeurs d’emploi de la ville, les seniors et les personnes handicapées.
Ce que j’en pense
Une bonne
et heureuse
année 2004
● Par Pascal Beaudet,
maire d'Aubervilliers
EN
Willy Vainqueur
DE
P
rès de 1 200 personnes âgées
ont pu profiter du traditionnel Banquet des Seniors,
organisé sur deux jours, les
17 et 18 décembre, à l’initiative du
Centre communal d’action sociale
(CCAS). Avec un changement de
●
taille par rapport à l’an dernier à
l’espace Rencontres : les festivités se
sont déroulées dans une grande salle
magnifiquement décorée au sein du
site EMGP, près de la Porte d’Aubervilliers. Un changement de décor qui
a ravi les participants, d’autant que
Le Noël des personnes handicapées
Willy Vainqueur
« Pas un truc de charité ! »
S
ur scène, le magicien fait sortir
de ses manches des rubans de
toutes les couleurs. Fasciné, un
groupe d’enfants ne quitte pas
des yeux les mains expertes. Michel
Berri les fait venir à ses côtés pour le
numéro suivant. A l’espace Rencontres, pas loin de 500 personnes
sont attablées. Aujourd’hui, c’est fête.
Un Noël avant l’heure organisé par la
municipalité et le CCAS pour les personnes handicapées et leurs familles.
Avec distribution de cadeaux pour
petits et grands et goûter dansant
assuré par les Tremplins de la chanson. Sophie ne boude pas son plaisir :
« L’ambiance est sympa, la salle joliment décorée et les gâteaux sont super
bons ! Ça ne fait pas du tout truc de
charité, c’est important. »
Pour le maire Pascal Beaudet, cette
solidarité est essentielle : « Dans ce
pays, les handicapés ne sont pas bien
traités. Manque de places dans les établissements spécialisés, difficultés de
scolarisation, peu de moyens pour
développer une politique de maintien
à domicile, baisse de l’APA... Il y a
loin du discours officiel qui fait du
handicap une cause nationale à l’engagement d’actes concrets. Pour sa part,
Aubervilliers dispose de plus d’équipements que la moyenne des villes. Et la
municipalité poursuivra dans ce sens,
notamment pour rendre les lieux
publics plus accessibles. Idem pour le
réseau RATP, nous allons en discuter
avec la régie. » Une intervention
appréciée par l’assistance. Puis la danse
a repris ses droits…
F. M.
des ramassages en car ont pu atténuer
le relatif éloignement. Ce fut aussi
l’occasion pour une partie d’entre eux
de rencontrer le nouveau maire, Pascal Beaudet, accompagné de Carmen
Cabada-Salazar, maire-adjointe
déléguée aux Personnes âgées, et de
●
Josette Dupuis, maire adjointe déléguée à l’Action sociale.
Par ailleurs, 3 209 cadeaux de Noël
ont été offerts aux personnes âgées de
la ville, lors des deux jours de distribution organisées en mairie par le
CCAS.
Alexis Gau
La réception pour les sans emplois
GOÛTER ET CONVERSATIONS À BÂTONS ROMPUS
Un verre de chocolat dans une main,
un sablé dans l’autre, Slavisa et Sanja
regardent les enfants assaillir le clown,
sculpteur de ballons. « On a été invité
à venir chercher des bons d’achat,
c’est vraiment sympa de penser aux
chômeurs, reconnaît Slavisa, 23 ans.
Moi je suis intérimaire, je sais que je
retravaillerai d’ici peu mais pour ceux
qui n’ont rien et pas de famille c’est
peut-être le seul Noël qu’ils auront
eu… »
Les 8 et 9 décembre derniers,
la municipalité avait invité près de
9 000 personnes (environ 7 000 sans
emplois et 2 000 titulaires du RMI) à
venir retirer des bons d’achat (de 23 à
55 € suivant la composition de la famille), valables dans quasiment toutes les
moyennes et grandes surfaces de la
ville, des places de théâtre et de cinéma.
Accueillis à l’espace Rencontres par le
personnel du CCAS, les Albertivillariens
concernés ont également pu déguster
pâtisseries et boissons chaudes dans
une ambiance musicale. Sensible à la
situation difficile et précaire de toutes
ces familles, le maire Pascal Beaudet a
passé l’après-midi du 9 à bavarder avec
ces administrés. Certains ont fait part de
leur situation de mal-logés, d’autres
ont esquissé de timides demandes de
travail ou critiqué le montant des bons
d’achat… Certains en ont profité pour
faire connaissance tout simplement.
« Vous faites beaucoup plus jeune que
sur les photos », l’a félicité Nacima,
une jeune Albertivillarienne venue en
compagnie de deux copines, Elisabeth
et Samira. « On voulait aussi vous dire
que la décoration de la mairie et de la
place était superbe, c’est vraiment
splendide ! » L’Europe, l’intercommunalité et la jeunesse ont été au cœur de
cette conversation à bâtons rompus
entre l’ancien instituteur et ces jeunes
filles qui auraient pu faire partie de ses
élèves…
M. D.
CE DEBUT
MOIS
DE
JANVIER, je souhaite, comme il
est de coutume,
formuler des
vœux pour la
nouvelle année.
Ma première pensée va à celles et
ceux que la vie malmène, les
oubliés de la société, les exclus du
travail, du logement, des droits
sociaux.
Pensant à eux, je veux remercier
tous les professionnels, les bénévoles qui leur tendent la main et
leur apportent un peu de réconfort.
Je pense à celles et ceux qui aux
quatre coins du monde connaissent les affres de la guerre, qui sont
maintenus sous le joug des dictatures de toutes natures.
A ceux que la canicule de l’été a
arraché à leurs familles et qu’il ne
faut pas oublier afin que de tels
drames ne se reproduisent plus.
A ceux qui après les dégâts des
incendies estivaux ont vu leurs
biens ravagés par les inondations et
pour lesquels notre conseil municipal a voté le 18 décembre une subvention.
Mais la vie ce n’est pas que du
malheur comme en témoignent les
sourires des enfants devant les illuminations de fin d’année sur la
place de la Mairie.
C’est aussi les dizaines de bénévoles mobilisés pour le dix-septième Téléthon.
C’est le plaisir de recevoir en
mairie plus de 3 000 de nos aînés
pour leur remettre le cadeau du
conseil municipal, les 1 200 convives au banquet des seniors, les
Noëls dans les crèches, la remise du
Drapeau d’honneur à notre ville
par le Conseil de l’Europe, la rencontre avec les personnes souffrant
d’un handicap à l’occasion des fêtes
de fin d’année.
C’est l’association Rires d’enfants
fêtant Noël à l’école Babeuf, les
100 ans de Madame Bonetto que
j’ai félicitée au nom de tous les
Albertvillariens.
C’est ma rencontre avec les
musulmans d’Aubervilliers lors du
Ramadan, celle avec les Albertivillariens de confession juive pour la
Fête des lumières.
Tous ces rendez-vous, ces
rencontres avec la population
d’Aubervilliers sont comme des
repères dans une société riche de
ses diversités, respectueuse des
autres, bâtie sur les valeurs républicaines qui nous permettent de
vivre ensemble.
A toutes, à tous, je souhaite une
bonne et heureuse année 2004
dans un monde privilégiant la paix
et l’amitié entre les peuples.
4 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
AMITIÉ INTERNATIONALE ● Aubervilliers a fait honneur à son drapeau européen
L'Europe à construire
comme la ville : ensemble
Succès de participation pour la réception et la soirée festive organisées à l'occasion de la remise
du Drapeau d'honneur européen, le 12 décembre dernier.
● DES PERSONNALITÉS
ÉTRANGÈRES DE MARQUE
Willy Vainqueur
Pascal Beaudet, maire de la ville, a reçu
le Drapeau d'honneur européen
des mains de Wolgang Behrendt,
parlementaire allemand représentant
le Conseil de l'Europe.
Pour l'occasion, le maire avait invité
ses homologues des villes – jumelées
ou non – partenaires d'Aubervilliers.
En mairie, il y avait donc à ses côtés
Peter Röhlinger, maire d'Iéna, Joseph
Wirges, maire du quartier d'Ehrenfeld
à Cologne. Ainsi que Ladji Traoré,
secrétaire général de région et maireadjoint de Selibaby (Mauritanie),
qui a offert à l’espace Rencontres
un message d’espoir : « L’Europe pour
l’Afrique à laquelle aspirent les peuples
du Sahel, ma région natale,
c’est une Europe qui préserve la paix,
la croissance économique,
la préservation de l’environnement,
la diversité humaine dans un monde
globalisé, divers et toujours solidaire »,
a-t-il expliqué à l’assistance.
Foule de personnalités lors de la réception à l’Hôtel de Ville. Foule de participants, dont de nombreux jeunes, côté scène et côté public à l’espace
Rencontres. A Aubervilliers, l’Europe rassemble.
i au plus haut de ses instances
politiques la construction
européenne avance, tantôt à
pas de géants, tantôt à reculons, sur le terrain en revanche elle est
pratiquée d'un autre pied.
Sereinement, au fil des ans, les
peuples européens en ont fait aussi
une réalité incontournable. Ainsi
qu'une source d'engouement, de
mobilisation. Notamment en ce
qui concerne la jeunesse. De Gênes à
Paris, les forums sociaux de ces dernières années en attestent. On l'a
S
encore vérifié à Aubervilliers le
12 décembre dernier : la remise à la
Ville du Drapeau d'honneur européen, distinction qu'elle a reçu du
Conseil de l'Europe, a donné lieu à
une réception à l'Hôtel de Ville et à
une fête à l'espace Rencontres qui ont
toutes deux connu un fort succès de
participation.
Les élus municipaux, dont le maire
Pascal Beaudet et le sénateur Jack
Ralite, les personnalités de la ville, les
associations, le monde scolaire et de
l'enfance n'ont pas manqué ce ren-
Vite dit
Solidarité
INITIATIVE ● Découverte, paix et réconciliation
dez-vous et lui ont donné la vitalité
qu'il méritait.
Au milieu de la foule qui avait
envahi l'espace Rencontres, le maire
Pascal Beaudet ne cachait pas sa satisfaction : « L'important, c'est qu'il y a
ici rassemblés des Albertivillariens
de tous âges : des enfants, des ados,
des adultes, des personnes âgées. Ça
tombe bien ! Comme la ville, l'Europe est à construire avec tout le monde, toutes les populations, ensemble.
Il faut remercier les enseignants, les
centres de loisirs, les associations,
D.R.
A l’occasion du bicentenaire de
l’indépendance d‘Haïti, l’association
UCDH organise un concert spectacle
dimanche 18 janvier 2004, de 16 h
à 22 h, à l’espace Renaudie.
Vous y découvrirez aussi la cuisine
haïtienne.Les bénéfices de cette
initiative serviront à scolariser des
enfants démunis.
> Espace Renaudie
30, rue Lopez et Jules Martin.
Contact : Lorange Castor
au 06.18.75.62.79
Inondations dans le sud-est
de la France
Le Secours populaire lance une grande
souscription financière pour venir
en aide aux sinistrés.
Vous pouvez adresser vos dons au :
> Secours populaire français
Fédération de Seine-Saint-Denis
1, place du 11 Novembre 1918
93011 Bobigny cedex
CCP 22 632 54 P Paris
Préciser « Urgence Sud Est »
A l'espace Rencontres, différents
spectacles (sportifs, musicaux ou de
danse), expos, poèmes et un film ont été
présentés par les maisons de l'enfance
Paul Bert, Saint-Exupéry et Solomon,
les lycées d'Alembert et Wallon,
le collège Péri, des lycéennes d'Empoli
(Italie), la section gym du CMA,
l'association serbe le Polet,
l'association espagnole El hogar
extremeño en Paris, Auberbabel,
le CICA, les Seniors d'Aubervilliers,
le Conservatoire, l'Accordéon club
et Indans'cité.
Liban si loin, si proche
● L’UNION COMMUNAUTAIRE
POUR LE DÉVELOPPEMENT
EN HAÏTI (UCDH)
● AVEC LE SECOURS POPULAIRE
pour le travail produit ce soir qui leur
a demandé des semaines de préparation. Cette réussite est la leur. »
Alexis Gau
● DE NOMBREUSES
STRUCTURES PARTICIPANTES
Le groupe de jeunes de VLA à Baalbek dans la vallée de la Bekaa.
U
n voyage guidé par des membres de l’association Vacances
et loisirs éducatifs a emmené
quatre jeunes Albertivillariens au
Liban. Un chemin plein de surprises.
« M a grande découverte, explique
Nadir, c’est d’avoir compris que les
Arabes ne sont pas tous musulmans.
Certains sont chrétiens, comme les
maronites ». L’écran installé sur l’estra-
de du foyer protestant, entre sapin de
Noël, panneaux couverts de photos et
broderies palestiniennes, diffuse une
des neuf cassettes. Les films ont été
rapportés du séjour de dix jours au
Liban organisé par l’association
Vacances et Loisirs éducatifs d’Aubervilliers, pendant les vacances de la
Toussaint. « Nous avons souhaité
poursuivre un travail mené sur la réso-
lution des conflits, explique Tim Rose,
animateur de l’association fondée par
le foyer protestant voici 50 ans. Ce fut
notre fil rouge au Liban, pays de mixité culturelle profondément atteint par
les années de guerre. Dans ce pays que
je connais bien pour y avoir travaillé
trois ans, nous avons suivi le cours de
l’histoire et les gens qui tentent de
vivre ensemble. »
Devant un public attentif réuni le
13 décembre, les images projetées
montrent Axelle, Etienne, Aude,
Habib, Hélène, Tim et les jeunes
Albertivillariens Nadir, Salwa, David
et Vincent durant leur périple. Attablés dans une salle de conférence
autour d’un professeur de théologie,
ou bien au pied de Notre-Dame du
Liban en haut des rues de Beyrouth.
On les voit également sous les fils
électriques anarchiques des rues de
Nahr Ibared. Dans le camp de réfugiés palestiniens, ils accompagnent un
jeune membre d’association puis discutent avec un chrétien repenti après
les massacres.
« Dans ce camp provisoire vieux de
cinquante ans, certains disent qu’on
leur vole leurs rêves : les jeunes cher-
chent surtout à travailler et à manger », rapporte un des voyageurs.
David, 18 ans, a été frappé par
l’accueil généreux malgré la modestie
des hôtes. Salwa, 28 ans, salariée au
foyer des jeunes travailleurs, rapporte
la vision de Beyrouth encore abîmée
après les bombardements et de la vie
apparemment semblable à celle du
reste du pays. Quant à Vincent, étudiant de 28 ans, il se souvient surtout
des ex-membres de la milice chrétienne et des musulmans à présent réunis.
« J’ai compris au final, que tout le
monde a eu du sang sur les mains
mais tente de trouver une voie de
réconciliation ».
Pour donner une suite au voyage,
les projets d’aide et de lien ne manquent pas : recueil de fonds pour
aider les habitants à réaliser un film,
montage croisé de scènes de jeunes
d’ici et de là-bas…
Gwénaël le Morzellec
● VACANCES ET LOISIRS EDUCATIFS D’AUBERVILLIERS (VLA)
Foyer protestant
195, av. V. Hugo. Tél. : 01.43.52.14.58
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 5
INCENDIE ● Tous les habitants de l’immeuble ont été relogés en moins d’un mois
«Il faut bien tourner la page...
la vie continue... »
Deux mois après
l’incendie qui a
condamné
provisoirement leur
immeuble, les 66
familles du 77 de la
rue Henri Barbusse
ont retrouvé un toit.
Une vingtaine
d’entre elles ont
pu être relogées à
Aubervilliers, dont
7 par l’OPHLM.
de la Ville de Paris (RIVP). « La première semaine, on a eu beaucoup de
mal à convaincre les gens d’accepter
des relogements ailleurs, même sur
Paris, explique Lilia Rhimbold de la
RIVP. Par la suite, les gens ont accepté d’aller voir et tous ont fini par
signer un bail. »
Une cellule de crise efficace
La perspective de perdre son environnement familier, ajouté au traumatisme du sinistre lui-même a, à
juste titre, profondément affecté la
plupart des 66 familles. « Il a fallu
accepter de tout laisser sur place et de
quitter le logement très vite, se souvient Corinne. Ma fille Lucie était
dans tous ses états, elle ne pensait qu’à
nos animaux restés dans l’appartement… Je n’oublierai jamais les
heures qui ont suivi, c’était comme
un cauchemar dont on ne s’éveille
jamais… » Très vite, la cellule de crise
mise en place par la municipalité permettra de faciliter les démarches aux
sinistrés tout en les accompagnant au
quotidien.
Deux mois plus tard, la situation
s’est stabilisée et chacun a trouvé où
se loger jusqu’à la fin des travaux
de réhabilitation de l’immeuble.
« Dans quelques années, cela nous
fera des souvenirs, sourit Corinne. Il
n’y a pas eu de victime, alors il faut
reprendre le dessus, après tout la vie
continue… » Ce sentiment, une
bonne partie de ses anciens voisins le
partagent. C’est tout à l’honneur de
ces familles à qui le maire, Pascal
Beaudet, a rendu un hommage public
en saluant « la dignité avec laquelle
elles ont fait face à cette épreuve. »
Maria Domingues
Photos : Willy Vainqueur
O
n est encore dans les cartons mais le moral est
revenu au beau fixe, assure Corinne Honoré en
poussant une boîte sous l’escalier de
son nouvel appartement de La Maladrerie. Depuis le 7 novembre, date à
laquelle leur immeuble a été évacué
suite à un incendie, et pendant près
d’un mois, Corinne, son compagnon
Hervé Duprès, leurs deux filles, le
chien et le chat ont été hébergés
par des amis qui leur ont ouvert
leurs portes spontanément. Comme
eux, six autres familles ont bénéficié
d’un logement dans le parc HLM
de la ville. « Pour nous, natifs
d’Aubervilliers, c’était viscérale de
pouvoir y rester », assure cette mère
de deux enfants également scolarisés
sur la ville.
Cette volonté de rester à Aubervilliers s’est affirmée dès les premières
réunions entre les locataires sinistrés
et leur bailleur, la Régie Immobilière
Olivier, Elodie, Corinne, Lucie
et le chien Max se sont reconstitués
un cadre de vie.
● Le
77 Henri Barbusse
Un immeuble en chantier
LES ÉCHAFAUDAGES SONT EN PLACE,
les appartements sont étayés et tous
ont été déménagés avant la fin du
mois de décembre. Les différentes
expertises sont achevées et le rapport
du bureau d’études Sechaud & Bossuyt est entre les mains des décideurs
de la RIVP et des experts de ses
compagnies d’assurances. « Tout a
été soigneusement passé au crible,
explique Christian Silvain, sousdirecteur de la construction à la
RIVP. Nous avons débuté les consultations pour déterminer quelles
seront les entreprises qui interviendront. Sauf contretemps, nous avons
de bonnes raisons d’espérer démarrer
les travaux avant la fin du mois de
janvier. »
Confié à la maîtrise du bureau
Sechaud & Bossuyt, cet important
chantier de reconstruction devrait
durer au moins neuf mois.
Les travaux devraient débuter
dès ce mois-ci.
PORTRAIT ● Thérèse Bonetto, la centenaire du Landy
« Cent ans, pourquoi pas deux cents ? »
L
Edgar Quinet, alors toute neuve, pas
de route le long du canal, mais des
chèvres et des moutons. Elle reste scolarisée jusqu’à l’âge de 12 ans, puis se
fait embaucher dans une usine rue du
Landy où elle trie les douilles d’obus.
Ensuite, elle devient ouvrière chez
Viandox comme ses sœurs.
Son grand plaisir, aller au dancing
au Pont Tournant ou même à Pierrefitte, toujours à pied, « j’allais comme
je pouvais ». Elle y rencontre son
mari, un Italien arrivé en France à
l’âge de 20 ans, elle se marie en 1924,
un fils naît, André. Ensuite, elle
accueille au foyer sa nièce orpheline
qu’elle élève comme sa fille.
Elle reste au foyer pour s’occuper
Pascal Dacasa
a vieille dame finit de faire
son lit, l’œil gris bleu, la chevelure grise et abondante. La
démarche est un peu hésitante mais
pas de canne : « Je n’en ai pas besoin,
ce sont les vieux qui prennent des
cannes ! »
Alors, cent ans ? « Oui, et alors
pourquoi pas deux cents ? », s’exclame-t-elle.
En effet, Thérèse Bonetto a fêté ses
cent ans, le 18 décembre dernier. Elle
est née le lendemain de l’exploit des
frères Wright, pionniers de l’aviation.
Deuxième enfant d’une famille
d’émigrés italiens, du Piémont. Elle
est née rue Henri Murger dans le
quartier du Landy, qu’elle n’a jamais
quitté, juste pour déménager dans la
rue voisine, le passage de la Justice
puis rue Emile Augier où elle habite
depuis 73 ans.
Petite fille, elle va à pied à l’école
Le maire Pascal Beaudet, Bernard
Orantin, maire-adjoint, sont venus
féliciter Thérèse Bonetto qui a fêté
ses cent ans entourée de sa famille.
des enfants. La vie se poursuit « elle
n’a pas été toujours belle », c’est la
vie modeste d’une famille ouvrière
rythmée par les fêtes familiales. Les
souvenirs serrent le cœur de Thérèse,
les larmes coulent un peu, mais elle
se reprend en maîtresse femme
qu’elle fut.
Aujourd’hui, son plus grand désir
est de rester dans sa maison. Son fils
vit à ses côtés, veille sur elle. Veuve
depuis 1990, la solitude lui pèse
encore plus depuis la disparition de sa
dernière amie. Alors Thérèse aime
plusieurs fois par jour ouvrir la grille
et observer la rue, la vie extérieure.
Samedi 20, elle est allée au restaurant avec toute sa famille, ses petitsenfants et arrière-petits-enfants.
Le matin, elle a reçu la visite de son
ancien voisin, Pascal Beaudet, devenu
maire d’Aubervilliers
Marie-Christine Fontaine
6 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
SOLIDARITÉ ● La mobilisation a permis de recueillir plus de 20 000 euros à travers toute la ville
Aubervilliers a recueilli plus de
20 000 € qui seront reversés à l’Association française de lutte contre les
myopathies.
Auparavant, il aura fallu la mobilisation des membres de l’association
Aubervilliers pour le Téléthon et celle
d’une centaine de bénévoles pendant
deux mois de préparation et quatre
jours de présence non-stop, pour parvenir à cette somme conséquente. Ici,
tout avait commencé bien avant la
grande mobilisation nationale.
> Le jeudi 4 décembre, en mairie,
une vente aux enchères d’œuvres d’art
offertes par des artistes d’Aubervilliers
et d’ailleurs, présentée par le peintre
Phélix Ludop, a rapporté 8 840 €.
> Le vendredi 5, l’église NotreDame-des-Vertus ouvrait grandes ses
portes pour un tour de chants variés
qui a attiré près de 400 personnes.
Les chanteurs Dave, Jean-Luc Lahaye
y ont côtoyé les artistes locaux
comme Sylvana, les Jeunes Talents
d’Aubervilliers ou encore la compagnie Lyrico.
> Le samedi 6, le gymnase Guy
Moquet se transformait en centre de
dons et lieu de spectacle permanent
de 14 h à 24 h. Rue Firmin Gémier,
le fidèle collectif d’habitants de la cité
Photos : Willy Vainqueur
▲
Vente
de
gâteaux et de
tableaux,
démonstrations
de gym, de
modern’jazz, de
karaté, de hiphop, de qwan ki
do, tour de chants,
randonnée à travers la
ville… Le dernier
Téléthon a permis
de vérifier la fidélité d’Aubervilliers à
cette grande cause humanitaire.
Grâce à une mobilisation toujours
plus importante de sa population,
Téléthon d’Aubervilliers
du même nom proposait ses habituels
et néanmoins délicieux gâteaux et
autres douceurs contre quelques
euros.
> Le dimanche 7, les sections
handball et basket-ball du CMA
sollicitaient la générosité de leur
public venu assister à leur match. Sur
la dalle du marché du centre-ville,
une association de rollers proposait
une initiation à tous les enfants âgés
de 7 à 77 ans…
Toutes ces initiatives sont à rapprocher d’autres, plus discrètes mais tout
aussi remarquables. A la Maladrerie,
la maison de l’enfance Saint Exupéry
a versé 216 € à l’association locale, à
Jules Vallès-la Frette, une poignée
d’habitants du comité de quartier a
vendu des gâteaux devant la boutique
et recueilli plus de 200 €, en centreville, des bénévoles du centre municipal de santé ont réalisé une très belle
exposition sur les maladies génétiques…
Parce qu’il nous est difficile de citer
tout le monde, que tous ceux qui se
sont mobilisés, sans être ici nommés,
soient remerciés.
Maria Domingues
Les enfants de la
maison de l’enfance
Saint-Exupéry ont
versé une partie du
budget qui leur est
alloué pour leurs
activités. C’était le
jeudi 4 décembre, à
l’espace Renaudie.
Le samedi 6, bravant
le froid glacial,
les habitants de la cité
Firmin Gémier
ont récolté
près de 2 300 €.
▼
Le
e
7
Eric Garreau
Le 4 décembre, grand succès
pour la vente aux enchères
qui a rapporté 8 840 €.
Le 5 décembre, Dave figurait
au programme du concert donné
en l’église Notre-Dame-des-Vertus.
▼
Fidèles à toutes les manifestations de solidarité,
les gymnastes du CMA étaient présentes
au gymnase Guy Moquet en compagnie
du Karaté pour tous et du Qwan Ki Do.
Ils étaient là l’an passé, ils sont revenus sans se faire prier.
Les danseurs de hip hop ont exécuté leur chorégraphie sous l’œil critique
de leur maître à danser, Nourdine Kamala.
Rendant hommage à la formidable
mobilisation des bénévoles, le maire,
Pascal Beaudet, a organisé une réception
en leur honneur le mercredi 17 décembre.
Elle a enchanté tout le monde
avec sa jolie voix.
La chanteuse Sylvana était
présente deux jours d’affilé.
▼
Eric Garreau
Eric Garreau
Eroc Garreau
Cerise sur le gâteau, la venue de la championne du Monde
Muriel Hurtis, au gymnase Guy Moquet, a suscité une vive
émotion.
A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 7
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
SOCIAL ● La mise en place du RMA suscite de nombreuses inquiétudes
Une machine à exclure ?
Le gouvernement a fait passer à marche
forcée une loi créant le revenu minimum
d’activités (RMA). Ce texte concerne
directement les allocataires du RMI
(2 900 à Aubervilliers) qui risquent d’être
transformés en main d’œuvre à très bon
marché sans réelles garanties d’insertion.
Peut-on refuser un RMA ?
Reste une question : les RMIstes
seront-ils obligés de signer ces
contrats d’activité ? Officiellement,
cette obligation ne figure pas dans le
texte de la loi. Mais en le lisant de
plus près, une menace figure entre les
lignes : « Si l’action d’insertion n’est
pas respectée du fait du bénéficiaire
de l’allocation, la procédure de suspension est alors applicable » (article
20). Mesure qui peut donc être prise
en cas de refus d’un RMA. En fait,
tout dépendra de l’interprétation du
texte qu’en feront les Départements.
Du côté de la Seine-Saint-Denis et de
l’antenne albertivillarienne du dispositif RMI, on se veut rassurants :
« Dans le 93, nous travaillons dans
une vraie logique d’accompagnement
social. Et il n’est pas question de
remettre en cause ce principe. »
Au moins une bonne nouvelle...
Frédéric Medeiros
RMAstes pour le prix d’un Smic. »
Quand on sait que les entreprises
susceptibles de recruter des RMIstes
sont celles qui recourent déjà massivement aux emplois à bas salaires,
on imagine les dégâts que cela peut
provoquer dans des secteurs comme
l’hôtellerie-restauration, les services
à la personne ou la grande distribution. La tentation y sera forte de
procéder à des licenciements pour
profiter d’une main d’œuvre encore
meilleur marché.
Le salaire d’une personne
au RMA sera inférieur
au seuil de pauvreté
Ces nouveaux chômeurs deviendront, à leur tour, des RMAstes réembauchables sur des sous-contrats. Un
cercle vicieux au seul bénéfice d’une
flexibilité qui produira de la richesse
pour les uns… et de la pauvreté pour
les autres. L’employeur qui bénéficiera
d’une subvention de 362 € par RMA
ne déboursera de sa poche qu’un
complément de salaire de 183 €.
Cerise sur le gâteau, les cotisations
pour la retraite et le chômage ne
seront assises que sur ce complément.
Autrement dit, en travaillant un an,
l’allocataire ne validera qu’un trimestre pour sa retraite !
Jeunesse
● DISPOSITIF RMI
117, rue André Karman.
Tél. : 01.53.56.05.10
Après la réduction de
l’indemnisation des chômeurs
au titre de l’ASS (Allocation de
solidarité spécifique),
le gouvernement s’attaque au RMI.
Willy Vainqueur
A
pplicable dès le 1er janvier,
cette réforme controversée
suscite l’hostilité de la plupart des associations de
lutte contre l’exclusion. De quoi
s’agit-il ? Dans un même mouvement, le gouvernement a décidé de se
débarrasser de la gestion du RMI en
la confiant aux Départements et de
modifier la nature de ce dispositif de
solidarité qui bénéficie à 1,1 million
de personnes. En lançant l’idée d’un
RMA, le ministre aux Affaires sociales
François Fillon avait déclaré « vouloir
favoriser l’insertion des allocataires en
incitant les entreprises à les recruter ».
A priori, l’initiative pouvait sembler
séduisante. Le masque est tombé
quand les dispositions du projet ont
été connues. « Ce texte est un joli
cadeau de Noël… pour le Medef »,
s’indigne Muguette Jacquaint, la
députée communiste d’AubervilliersLa Courneuve qui a ferraillé contre le
projet à l’Assemblée nationale.
Que prévoit-il concrètement ? De
donner des subventions aux employeurs qui recruteront des personnes au RMI depuis deux ans sur
des postes à mi-temps payés sur la
base du Smic horaire. Une association
de chômeurs a fait le calcul : « Une
entreprise pourra faire travailler cinq
Le seuil de pauvreté est à 551 €
pour une personne seule. Avec son
sous-contrat, le RMAste en gagnera
545. Le moins que l’on puisse dire
c’est que ce dispositif ne le sortira pas
de la précarité. Véritable trappe pour
les bas salaires, il risque même d’y
condamner beaucoup d’autres.
Vite dit
Albertivi
Urbanisme
« Vivons l’Europe »
● APPEL A POINT DE VUE
Pour découvrir...
Magazine vidéo
d’informations locales
...métiers
AU SOMMAIRE :
• Les centres de loisirs
maternels à la Cité
des Sciences
• L’Europe à Aubervilliers
• Le Kaléïdoscope de 2003
.... ou
formations
L
a mission locale d’Aubervilliers fait partie des 49 missions locales lauréates de la
Fondation Dexia en réponse à
l’appel à projets national lancé par
celle-ci sur le thème « Inventons
avec des jeunes de nouvelles voies
d’accès à la citoyenneté ».
La mission locale souhaite, dans le
cadre de son projet intitulé « Vivons
l’Europe », permettre à des jeunes
Albertivillariens, inscrits à la mission
locale, de mieux comprendre la politique et les institutions européennes
et de mieux connaître les filières de
formation professionnelle et les
• Sans oublier
m is s i o n l o c a l e
Auber villier s
métiers existants dans les différents
pays de l’union.
Un voyage de 3 jours est organisé,
avec la visite du Parlement européen
à Bruxelles et la rencontre des députés européens. Ce voyage se préparera, avec les participants, au cours
d’un atelier de découverte des métiers
et de la citoyenneté européenne.
Le projet se déroulera en janvier
2004.
> Si vous êtes intéressé par ce projet, vous pouvez dès à présent
contacter la mission locale au
01.48.33.37.11 (demandez Virginie Reynaud ou Fabienne Canut).
les agendas,
la revue de presse .
A voir :
au Studio lors
des
séances
de cinéma, à
l’Hôtel de Ville,
dans les établissements scolaires, au bâtiment
administratif, au service des
Archives, à la boutique des associations.
Vous pouvez également emprunter
une cassette VHS dans les bibliothèques municipales, à la boutique
des associations ainsi que dans
toutes les boutiques
de quartier.
L’équipe
d’Albertivi
vous
présentent ses
meilleurs vœux
pour l’année
2004
Pour nous contacter : 01.48.39.51.93 ou 01.48.39.52.44
[email protected]
numéro
62
L’élaboration du PLU constitue une
période de concertation privilégiée.
La municipalité a souhaité que tous les
habitants participent à la définition de
l’avenir d’Aubervilliers. L’appel à point de
vue proposé courant janvier 2004 est un
des éléments de cette concertation. Le
questionnaire doit permettre de recueillir
votre ressenti de la ville d’aujourd’hui et
votre perception d’un futur de qualité.
Faites parvenir vos réponses avant le
25 février 2004 en les déposant en
mairie, dans les boutiques de quartier
ou dans les différents lieux publics.
Votre participation est essentielle.
Social
● 2 NOUVELLES BORNES VITALE
Vous pouvez désormais mettre à jour
votre carte Vitale à la clinique de la
Roseraie et à la polyclinique l’Orangerie.
La mise à jour est utile en cas de
déménagement, naissance, maternité,
mariage, fin de prise en charge à 100 %…
Utiliser la carte Vitale chez tous les
professionnels de la santé permet un
remboursement sous 5 jours.
> 0820 904 193
Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h
● AIDE A DOMICILE
L’association Oriflamme propose aux
personnes âgées ou handicapées garde
à domicile sur Paris ou région parisienne.
Personnel qualifié pour votre confort.
Garde 24 h/24 h et week-end (min. 2 h)
>Tél. : 01.48.34.96.77
ou 06.85.12.71.79
8 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
ENTREPRISE ● Le comité de quartier Sadi Carnot-Firmin Gémier visite Inter Routage
Vite dit
Entreprises
Un réaménagement
très appréciable
● L’AGENDA DE LA CCIP
La gestion des risques d’inondation
des entreprises en Seine-Saint-Denis
Lundi 12 janvier 2004, de 8 h à 12 h
En présence de la Direction départementale de l’Equipement, de la
préfecture de Paris, de la Fédération
française des sociétés d’assurance.
> Chambre de Commerce
et d’Industrie de Paris 93
191, av. Paul Vaillant Couturier.
93000 Bobigny
Tél. : 01.48.95.10.67
Au terme d’une
vaste opération
d’extension qui
lui a permis
de se développer,
d’embaucher et de
réduire les nuisances
qu’elle générait,
l’entreprise Inter
Routage a ouvert
ses locaux au maire
de la ville et au
comité de quartier.
Visites
● AVEC ET VOILÀ LE TRAVAIL
De nouvelles entreprises ouvrent leurs
portes au public
> FedEx
Mardi 20 janvier, 18 h 30
> Paris Hélicoptère, Le Bourget
Lundi 26 janvier, 14 h
> Etude des objets en fer
avec le Bureau du patrimoine.
Mercredi 4 février, 17 h
> Centre horticole, Aulnay-sous-Bois
Mardi 10 février, 14 h
> Inscriptions à l’avance
Comité départemental de tourisme
de la Seine-Saint-Denis
Tél. : 01.49.15.98.98
www.tourisme93.com
Tarif : 4
L’Office du tourisme intercommunal
a désormais un site Internet :
www.saint-denis-tourisme.com
où vous trouverez les sites à visiter, les
parcs et jardins, les manifestations culturelles... des 7 villes de la communauté.
Bénévolat
P
rogrammer une visite d'entreprise en pleine semaine et à
l'heure du dîner, c'est forcément un pari audacieux.
Mais, primo, il s'agit d'Inter Routage,
entreprise située à l'angle de la rue des
Ecoles et de la rue André Karman,
bien connue des riverains pour les
gros camions qu’elle attire... Secundo : « Nous n'avions pas le choix,
s'excuse Gérard Pouzoulet, le président, auprès des visiteurs. En journée,
c'est une vraie fourmilière, cela aurait
posé des problèmes de sécurité. » Et,
tertio, ici visiblement les paris audacieux n'effraient pas.
Ce soir frisquet de novembre,
le pari est réussi : accompagnés par
Pascal Beaudet, maire de la ville,
Bernard Vincent et Eric Plée, mairesadjoints et élus du quartier, environ
cinquante habitants ont fait le déplacement, auxquels se sont également
joint des salariés de l'entreprise, dont
certains habitent Aubervilliers.
Née en 1980, filiale depuis 1996
du groupe Quebecor (n°1 mondial
de l'imprimerie), Inter Routage s'est
spécialisée dans l'envoi de documents
● BOURSE DES VOLONTARIATS
Plusieurs associations recherchent des
personnes pour de l'accompagnement
scolaire, de la lecture aux enfants, de la
distribution, de l'apprentissage du français, du secrétariat. Si vous avez des
compétences dans l'un de ces domaines
et l'envie d'investir une partie de votre
temps libre, nous contacter.
> Boutique des associations
Tél. : 01 48 39 51 03
● RÉPERTOIRE
DES ASSOCIATIONS
Le Service de la vie associative met à
jour le répertoire des associations
ayant leur siège social ou une activité
permanente à Aubervilliers. Si votre
association n'apparaissait pas dans les
précédentes éditions, que vous avez
changé d'adresse ou que vous venez de
créér votre association, faites-vous
connaître.
> Boutique des associations
7, rue du Dr. Pesqué. Tél. : 01.48.39.51.03
Willy Vainqueur
● OFFICE DU TOURISME
Jeudi 4 décembre, élus et habitants sont venus visiter l’entreprise Inter Routage et les réaménagements opérés.
en grand nombre. Ses clients : des
entreprises de presse (pour les abonnements), de marketing (pubs personnalisées), de vente à distance
(envoi des catalogues). Ses atouts : un
savoir-faire humain et des outils ultra
performants, que ce soit dans le traitement et la gestion de bases de données (14 millions d'adresses inexactes
en mémoire qui permettent d’épurer
les mailings qui lui sont confiés), que
dans la préparation des envois (façonnage, étiquetage, emballage et même
pré-triage façon La Poste...).
Rapidité et précision extrêmes
A l'intérieur, les locaux en grande
partie désertés pour la nuit respirent
la productivité. A l'étage, grandes
salles à l'américaine et petits bureaux
aux cloisons transparentes se succèdent, avec autant d'ordinateurs qu'il y
a de postes de travail. En bas, les ateliers, où tournent ces machines tout
en longueur qui mettent des docu-
ments sous film, qui les brochent, les
plient, avec une rapidité et une précision extrêmes. Et, bien sûr, les quais
de déchargement pour les va-et-vient
de camions.
Un va-et-vient qui ne pose plus
trop de problèmes aujourd'hui, mais
chaque participant sait que cela n'a
pas toujours été le cas ! On se souvient de ces bouchons monstres qui
remontaient parfois jusqu'à l'avenue
de la République, liés à l'activité
d'Inter Routage. Gérard Pouzoulet le
reconnaît volontiers. Cela valorise
d'autant plus le pari audacieux, lancé
en 1999, qui a permis à la fois de
développer l'activité de l'entreprise
tout en diminuant les nuisances pour
le quartier. Au passage, s'adressant à
Pascal Beaudet, il tient à souligner
l'action de la Ville pour faciliter cette
extension (« un soutien sans lequel
rien n'aurait été possible ») qui nécessitait l'acquisition d'une friche
mitoyenne à l'état de terrain vague.
Au final, l'entreprise a gagné
2 700 m2 de surface, ce qui lui a
permis de se doter de quais pouvant
accueillir 5 semi-remorques à la fois
(avec une cour pour manœuvrer),
mais aussi un parking en sous-sol, de
la place pour des bennes afin de trier
les déchets... Elle est aussi passée de
119 salariés permanents à 171, gain
très appréciable dans une ville meurtrie par le chômage. En plus de l'amélioration du cadre de vie dans le quartier, essentiellement en termes de nuisances sonores et visuelles (plus de
terrain vague).
Car en terme d'encombrements,
l'amélioration est bien moins nette.
« Maintenant, ce n'est plus à cause
d'Inter Routage, mais du feu installé
par la Ville de Paris devant le foyer
africain, boulevard Félix Faure », estime une riveraine en aparté. A quand
une visite dans ce petit bout oublié
du XIXe arrondissement ?
Alexis Gau
ANNIVERSAIRE ● Les Quatre-saisons ont fêté leurs dix années d'existence
'appartement gérontologique
Les quatre-saisons, situé rue
Trevet, vient de fêter son
dixième anniversaire. Une
journée festive a été organisée à cette
occasion le mois dernier. Au programme : repas amélioré suivi de
spectacles où des petits groupes
d'artistes ont offert du chant lyrique
accompagné à l'accordéon, du cirque
théâtral, de la chanson, à la trentaine
de personnes présentes.
Parmi elles, la quasi-totalité des
quinze résidents actuels (de 70 à
99 ans 1/2), quelques-uns de leurs
proches, des élus municipaux dont
Josette Dupuis, adjointe au maire
déléguée à l’action sociale, et Carmen
Cabada-Salazar, adjointe au maire
déléguée aux personnes âgées, des
membres du conseil d'administration
du CCAS, qui gère la structure. Et,
bien sûr, l'équipe d'encadrement
des Quatre-saisons, composée du
nouveau directeur Franck Ybert
(infirmier et gérontologue de métier),
de cinq auxiliaires de vie, d'un cuisinier et de deux veilleurs de nuit.
Visiblement soudée, l'équipe offre
une ambiance volontiers familiale à
cette structure qui accueille des personnes âgées semi-valides ou dépendantes sur un mode un peu particulier. Ici, on n'est ni dans une maison
de retraite ni dans un foyer logements. « C'est un niveau intermédiai-
Willy Vainqueur
L
Vieillir en autonomie bien entourée
Depuis 10 ans, l’appartement
gérontologique accueille
des personnes âgées semi-valides
ou dépendantes en favorisant
au maximum leur autonomie.
re : on maintient les personnes en
autonomie mais avec beaucoup de
services autour. C'est le principe du
foyer logements mais avec pension
complète et animations », résume
Franck Ybert.
L'idée est de préserver pour chaque
résident le maximum d'indépendance : chacun a sa chambre avec
salle de bains et kitchenette individuelles, sa propre boîte aux lettres,
son téléphone... Mais aussi son médecin, son infirmier, son kiné habituel.
En complément, les auxiliaires de
vie aident chacun à la mesure de ce
qu'il ne peut plus faire seul. Tout en
favorisant l'autonomie dans tous les
domaines encore possibles : toilette,
ménage, entretien du linge...
Une idée qui a déjà dix ans et qui
reste tout à fait moderne.
Alexis Gau
AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN
A U B E R M E N S U E L n° 135,janvier 2004 ● 9
FORMATION ● Un centre d’enseignement du Cnam ouvre ses portes au Corbusier
Les Arts et Métiers
à Aubervilliers
Le célèbre institut de formation pour adultes inaugure sa première antenne
départementale à Aubervilliers. Hébergé dans les locaux du lycée Le Corbusier,
ce centre d’enseignement délivrera des cours du soir dès janvier.
D
HÉLENE
BLANCHARD,
22 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier
L a n d y - Pl a i n e Marcreux-Pressensé. Originaire de Saint-Etienne,
elle est titulaire d’un diplôme de
l’Institut d’Etudes politiques de
Grenoble et d’un DESS développement et expertise de l’économie sociale. Elle est aussi une sportive accomplie. Elle a choisi la région parisienne
pour sa première expérience professionnelle.
NATHALIE
INCORVAIA,
40 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier
Paul Bert. Née à
Aubervilliers, elle
L’organisme propose une formation de
technicien de vente de produits
multimédia : mention complémentaire du 19 janvier au 9 avril 2004,
qui se déroulera au lycée Le Corbusier.
Elle est ouverte aux salariés et demandeurs d’emploi titulaires d’un baccalauréat professionnel commerce ou vente
représentation ou baccalauréat technologique spécialisé action et communication commerciale ou 3 ans d’expérience.
> Inscriptions au 01.49.37.92.55
Greta industriel 93
Espace Faure - 114, bd Félix Faure.
Inscriptions en cours.
La Cité des métiers est un espace
d’information et de conseil ouvert à tout
public pour choisir son orientation,
trouver une formation, un emploi,
changer sa vie professionnelle, créer
son activité. Elle propose une documentation en libre service, des entretiens
approfondis sans rendez-vous avec
des spécialistes de l’orientation scolaire
et professionnelle, de la formation,
de l’emploi et de la création d’activité.
> Cité des métiers
30, avenue Corentin Cariou, Paris 19e
Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h,
le samedi de 12 h à 18 h.
Internet : www.cite-sciences.fr
Serveur vocal : 01.40.05.85.85
● GUIDE DES FORMATIONS CCIP
Willy Vainqueur
L’édition 2004 du Guide des formations
proposées par la Chambre de Commerce
et d’Industrie de Paris vient de paraître.
Plus de 150 filières sont proposées par
voie scolaire traditionnelle ou en alternance. Du restaurateur au futur manager ou
professionnel des métiers de l’image,
à chaque vocation sa formation.
> Disponible dans les établissements de la CCIP ou au Bureau pour
l’information et l’orientation
professionnelle (Biop),
tél. : 01.55.65.60.00
L’inauguration du centre d’enseignement du CNAM s’est déroulée le 11 décembre en présence du maire Pascal Beaudet.
nous comptons aussi développer des
formations d’ingénieurs », indique-t-il.
A terme, Yves Boëte, qui est à l’origine de cette implantation, espère
1 000 élèves à l’année. « Pour suivre
un enseignement de base de 180 heures, il faut compter 298 € de droits
d’inscription. Soit moins de 15 % de
la valeur de la formation, le restant
étant subventionné par le Conseil
régional. A noter que des conventions
sont possibles avec les employeurs. »
Toujours au chapitre de la forma-
tion pour adultes, le lycée Le Corbusier accueille aussi désormais le Greta
Industriel qui vient de déménager du
boulevard Félix Faure (Aubermensuel
y reviendra). De quoi former un pôle
complémentaire puisque cet organisme s’adresse, lui, aux personnes de
niveau bac, 3e, BEP et CAP.
Frédéric Medeiros
y a fait toute sa scolarité, et y habite
sans discontinuer. Elle est titulaire
d’un DEUG de lettres et civilisations
étrangères, mention italien, et d’une
licence de psychologie. Elle a préféré
cependant vivre sa passion : la culture
et le théâtre. Intermittente du spectacle, comédienne, metteuse en scène,
elle a été entre autres fondatrice de la
compagnie Etincelles. Elle a animé
des réalisations culturelles collectives
avec des publics de jeunes ou
d’adultes. Albertivillarienne très
impliquée dans la vie locale, toujours
active et militante, elle est aussi
la nouvelle vice-présidente de
l’association pour le Forum Social à
Aubervilliers.
Southampton (Grande-Bretagne),
elle obtient le diplôme de l’Institut
d’Etudes politiques de Lille puis un
DESS d’économie de l’aménagement
et du développement local. Stagiaire à
Plaine
Commune,
puis
au GIP-GPV d’Aubervilliers-La
Courneuve, elle a participé à la mise
en place de la Gestion Urbaine de
Proximité sur le quartier Vallès-La
Frette. Cette jeune femme a choisi de
travailler en région parisienne sur un
poste en prise avec les réalités quotidiennes.
MÉLISSA
REMOUE,
24 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier
RobespierreCochennec-Péri.
Originaire d’Angers, cette jeune
femme a une solide formation universitaire. Après une année à la faculté
de Sciences sociales et politiques de
Le conseil municipal du 18 décembre a voté
la création de conseils de quartier calqués
sur la démarche quartier et les comités
consultatifs.
> Quartier Paul Bert
Président : Jean-François Monino
Président suppléant : Reyhald Lecluze
Nouvelle présidente suppléante :
Patricia Combes-Latour
Nouvelle coordonnatrice :
Nathalie Incorvaia
> Quartier Villette Quatre-Chemins
Présidente : Liliane Balu
Présidente suppléante : Mériem Derkaoui
Nouveau président suppléant :
Jean-Jacques Karman
> Robespierre-Cochennec-Péri
Président : Daniel Garnier
Présidentes suppléantes :
Laurence Grare, Evelyne Yonnet
Nouvelle coordonnatrice :
Mélissa Remoue
> Maladrerie-Emile Dubois
Présidente : Nathalie Buisson
Présidentes suppléantes :
Josette Dupuis, Elisabeth Eyraud
> Vallès-La Frette
Présidente : Carmen Caron
Présidentes suppléantes : Denise Saulnier,
Malika Ahmed
> Firmin Gémier-Sadi Carnot
Président : Bernard Vincent
Présidents suppléants :
Anne Vanessa Kélébé, Eric Plée
> Centre ville-Victor Hugo
Présidente : Claudine Pejoux
Présidents suppléants :
Sophie Mathis, Bernard Orantin
> Landy-Plaine-Marcreux-Pressensé
Président : Jacques Salvator
Présidents suppléants : Lucien Marest,
Abderrahim Hafidi
Nouvelle coordonnatrice :
Hélène Blanchard
notamment par les petites et moyennes entreprises », souligne-t-on du
côté du Cnam. Autre avantage, les
auditeurs d’Aubervilliers pourront
bénéficier, le cas échéant, d’un complément de formation au Cnam de
Paris. Soit en y allant, soi via un
enseignement par le net.
Jean-Léon Thomas, le directeur du
centre, tablait sur 150 élèves dès
l’ouverture du site. Le chiffre est
atteint et une deuxième session commencera en mars. « Dans l’avenir,
● RENSEIGNEMENTS
Tél. : 01.48.33.15.64
QUARTIER ● Du nouveau
Nouvelles
coordonnatrices
de quartier
● AVEC LE GRETA
● AVEC LA CITÉ DES MÉTIERS
epuis quelques années,
le Conservatoire national
des Arts et Métiers
(Cnam) a développé, en
plus de son implantation parisienne,
un réseau de centres dans toute l’Ilede-France. A l’exception, jusque-là,
de la Seine-Saint-Denis. Le manque
est désormais comblé. Et c’est à
Aubervilliers que le Cnam a choisi de
s’installer.
Les premiers cours du soir ont
débuté le 5 janvier. Les formations se
déroulent dans les locaux du Corbusier. A l’heure où les lycéens quittent
les lieux, de nouveaux élèves plus âgés
prennent possession des lieux. Il faut
dire que le site est idéal. L’établissement vient d’être refait à neuf. Un
investissement de 33 millions d’euros
en a fait l’un des lycées les plus
modernes de la région. Du coup, les
candidats aux formations du Cnam
bénéficient de salles d’informatique et
de labos de langues au top.
Des diplômes reconnus
Dans un premier temps, le centre
intéressera les actifs (salariés, demandeurs d’emploi, artisans ou professions
libérales) qui souhaitent actualiser
leurs connaissances ou développer
leurs compétences en comptabilité,
en économie et gestion, en droit des
affaires, en anglais ou en informatique.
En cours du soir ou en stage pour
un niveau bac, bac + 2 ou bac + 4.
Un des atouts de l’antenne
d’Aubervilliers : proposer un certificat
professionnel Comptable unique et
assistant de comptabilité et un certificat de compétence Contrôle de gestion (niveau bac et bac + 2) sur des
cycles courts de 300 heures. « Des
diplômes reconnus et recherchés
Vite dit
Formation
Conseils
de quartier
Quartiers
● VALLÈS-LA FRETTE
L’association Vivre ensemble le quartier
Vallès-La Frette organise un loto,
dimanche 25 janvier 2004
à partir de 14 h à la boutique.
De nombreux lots récompenseront les
vainqueurs dont un lecteur DVD, un four
micro-ondes, une radio cassette laser.
Chaque carton sera vendu 2,50 €, les 3,
6 €. Ouvert à tous, sauf aux enfants non
accompagnés.
Nouvelles activités
Deux ateliers découvertes scientifiques
sont proposés par l’association Les
petits débrouillards, aux enfants de 7 à
10 ans et de 10 à 13 ans chaque
samedi de 14 h à 17 h 30.
> Un atelier lecture est animé par des
femmes bénévoles du quartier, chaque
mercredi de 15 h à 17 h.
> Boutique
34, rue Hémet.
Tél. : 01.48.33.58.83
● ROBESPIERRE-COCHENNEC-PÉRI
Conseil de quartier
Mardi 13 janvier 2004 à 19 h
Ecole Babeuf
Sente des Prés Clos
Tél. : 01.49.37.16.71
● LANDY-PLAINE-MARCREUXPRESSENSÉ
Conseil de quartier
Mercredi 14 janvier 2004 à 20 h
Ecole maternelle Doisneau
7-11, rue Gaëtan Lamy.
Tél. : 01.48.34.12.30
Financement
● FONDS D’INITIATIVES LOCALES
Vous avez un projet susceptible d’être
financé par le le FIL (Fonds d’initiatives
locales). Vous pouvez déposer votre
demande avant le vendredi 30 janvier
2004, 17 h. Un comité de gestion est
prévu le lundi 9 février pour examen des
dossiers.
> Service Contrat de ville
7, rue Achille Domart (2e étage)
Tél. : 01.48.39.50.12
10 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
IMAGES
Quelques Noëls dans la ville
Photos : Willy Vainqueur
Lundi 22. Grâce à sa bourse aux jouets, les bénévoles d’Epicéas ont offert
un vrai Noël aux bénéficiaires de l’épicerie solidaire et à leur famille.
Mercredi 17 décembre. Grand défilé spectacle organisé par les partenaires
du quartier Maladrerie-Emile Dubois.
Vendredi 18. Les collégiens de 3e du collège Saint-Joseph
ont offert un après-midi chaleureux à des personnes âgées
et handicapées.
Lundi 8. Les petits des crèches municipales étaient invités
à assister au spectacle « Voyage en Ballonnie » à la Maisonnée.
Samedi 13. Fête de Noël de l’association Rires d’enfants
à l’école Babeuf.
Vendredi 12. Noël avant l’heure à l’espace Renaudie avec la fête de fin
d’année de la maison de l’enfance Saint Exupéry.
▲
Comme tous les ans
à cette période, la ville
prend un air de fête.
L’occasion aussi
pour les associations,
les bénévoles,
les professionnels
de proposer des
moments conviviaux
et festifs qui font
un peu oublier
les difficultés de
la vie quotidienne.
Du 13 au 24 décembre. Marchés de Noël
et animations musicales sur la place de la Mairie.
DEUX ÉTUDIANTES DE WALLON ONT
ORGANISÉ POUR LES FÊTES DE NOËL
UNE ANIMATION COMMERCIALE
Du 8 au 20 décembre 2003, deux étudiantes en
BTS Action commerciale au lycée Henri Wallon,
Touria Chetouani et Naïma Boulaghmoudi, ont
organisé une animation commerciale, placée
sous le signe de la magie de Noël, au sein du
magasin de jouets La Grande Récré. Ainsi, le
public avait à sa disposition un stand Photo
Père Noël afin d’immortaliser cet instant. On
pouvait également y découvrir des stands
Maquillage et Création pour que les enfants
aient la possibilité de laisser libre cours à leur
imagination et passer d’agréables moments en
ces périodes de fêtes. Les responsables ont
également mis au point deux événements : un
concours de dessins adressé aux enfants âgés
de 2 à 12 ans en partenariat avec Mac Donalds
et un buffet permettant au public de déguster
les spécialités de Noël de l’enseigne Paul.
Mercredi 17. C’est aussi la fête de quartier du Landy. Ils se sont tous
retrouvés au centre Roser.
A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 11
IMAGES
Fin d’année à Aubervilliers
Jacky Guillaume
Photos : Willy Vainqueur
Mardi 9 décembre. Une nouvelle campagne des Restaurants du cœur
démarre. Les bénévoles vont donner de leur temps jusqu’au mois de mars.
Samedi 29 et dimanche 30 novembre. Remise de livres cadeaux par la municipalité aux 1 871 élèves de CP, CE1
et Clin, à l’espace Rencontres.
▲
Vendredi 5. La Sainte Barbe, patronne des sapeurs
pompiers, est fêtée dans la tradition au centre
de secours d’Aubervilliers.
▲
Vendredi 5. A l’espace Rencontres, l’association Assirem
s’est mobilisée une nouvelle fois pour recueillir des fonds
pour créer une bibliothèque intercommunale en Kabylie.
Pascal Dacasa
Une délégation algérienne
Vendredi 12. A la galerie Art’O, vernissage de l’exposition « D’un monde à l’autre » réalisée par l’association
Kialucera, l’Angi et l’école Jules Vallès. (Exposition visible jusqu’au 30 janvier)
Dans le cadre d’échanges bilatéraux,
le club municipal d’Aubervilliers a reçu des
représentants de la FSGT algérienne au
siège de l’association, le 11 décembre.
Accueillie par les membres du bureau et la
présidente du CMA, Claudine Vally,
la délégation a ensuite été invitée à visiter
la capitale et à dîner. Cette rencontre avait
pour premier objectif de réaffirmer les
échanges sportifs entre le CMA et des villes
algériennes pour les années 2004 et 2005.
On sait déjà que les footballeurs du CMA
FSGT iront à Bab-el-Oued au mois de mai
et qu’ils accueilleront leurs homologues en
septembre. Avant, la section féminine du
volley recevra des joueuses de Constantine
au mois de juin. Ces échanges relèvent
d’une longue tradition de solidarité du CMA
avec les sportifs étrangers.
M. D.
12 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
LA VIE MU
CONSEIL MUNICIPAL ● Séance du 18 décembre
L’assemblée communale a élu quatre maires-adjoints
supplémentaires, dont deux issus du groupe communiste
Faire mieux à gauche, qui intègre ainsi la majorité municipale.
L
e fait marquant de cette
séance du conseil municipal
aura bien sûr été l'élargissement de la majorité municipale, qui a intégré Jean-Jacques Karman et ses amis du groupe communiste Faire mieux à gauche. Une source de satisfaction pour le maire Pascal
Beaudet qui, dès son élection en mars
dernier, avait souhaité cet élargissement, « parce que je crois que la
gauche n'a rien à gagner dans la division, mais surtout pour mettre en
œuvre avec plus de pertinence et de
force le contrat municipal passé avec
la population en 2001 », a-t-il expliqué en préambule.
Tout un symbole : c'est en s'appuyant sur la démarche quartier, fil
rouge du programme municipal, que
cet élargissement a été rendu possible
techniquement. En effet, il semblait
à la fois compliqué et difficile de
demander à tel ou tel adjoint en place
de quitter son poste pour permettre
d'élargir la majorité. Or, la loi Vaillant
sur la démocratie de proximité offre
aux villes qui mettent en place des
conseils de quartier la possibilité de se
doter d'adjoints au maire supplémentaires, pour assumer cette charge de
travail en plus. La municipalité souhaitant de toute façon utiliser cette
possibilité nouvelle – comme l'a fait
Saint-Denis il y a quelques mois –
elle en a en quelque sorte profité pour
faire d'une pierre deux coups.
Une nouvelle respiration
pour la démarche quartier
« Ce choix n'est pas un choix d'opportunité qui permettrait uniquement d'élargir la majorité municipale.
Il permet de recalibrer l'activité municipale et de donner une nouvelle
respiration à la démarche quartier, en
passant des comités consultatifs aux
conseils de quartier », a précisé Pascal
Beaudet.
Sans surprise, cette justification n'a
pas suffi à un certain nombre d'élus
(voir déclarations ci-dessous), essentiellement de droite ou du groupe PS,
mais aussi quelques élus communistes
et apparentés. Les reproches principaux : le fait qu'un sujet d'importan-
La majorité m
ce comme la démarche quartier puisse
être utilisé comme prétexte ; que cette
union nouvelle trahisse les électeurs
qui eux ont voté pour des listes distinctes ; son coût (150 000 €).
Au final, les groupes Union pour un
Mouvement Populaire (UMP) et
Union pour un Nouvel Aubervilliers
(UNA) ont annoncé leur refus de participer au vote, le groupe des élus
socialistes et républicains et Claudine
Pejoux (Personnalité) ont voté contre,
Reynald Lecluze (Parti communiste)
s'est abstenu.
Soutenus par la majorité des élus
du conseil, Sophie Mathis (Verts),
Abderrahim Hafidi (Parti radical de
gauche), Jean-Jacques Karman et
Patricia Latour (Faire mieux à gauche)
ont été élus adjoints au maire et
entrent donc au bureau municipal.
Par ailleurs, Marc Ruer (Faire mieux à
gauche) a été nommé conseiller municipal délégué.
Compte rendu
réalisé par Alexis Gau
Photos : Willy Vainqueur
Avec l’élection de Jean-Jacques Karman et de Patricia Latour au poste d’adjoints au maire, le groupe communiste
Faire mieux à gauche intègre la majorité municipale.
● Les
interventions des groupes politiques du conseil municipal (extraits)
Lucien Marest (PCF)
Il aura fallu six
mois pour concrétiser le souhait du
maire Pascal Beaudet que toutes les
composantes de
gauche se rassemblent. Le groupe communiste n’a pas
été unanime. Des voix inquiètes se
sont fait entendre. (…) Un objectif
majeur nous a poussé : nous avons la
certitude qu’à laisser la gauche divisée
sans rien faire pour la réunir, nous
prendrions la responsabilité historique de laisser sans défense la population, singulièrement les plus démunis, aux mains d’une droite inspirée
par le MEDEF, dont certaines
options sécuritaires font plus penser à
l’extrême-droite. (…) Si les plus
démunis, qui font confiance majoritairement à la gauche à chaque élection, considèrent qu’ils sont pris en
otage dans des querelles qu’ils ne
comprennent pas, si la droite continue à s’attaquer aux intérêts populaires et démocratiques, vers qui se
tourneront les déçus de la gauche ?
Déjà la droite prépare les élections
de 2004. Après avoir agité le chiffon
rouge de l’insécurité qui lui a si bien
réussi ainsi que son extrême en 2002,
on peut se demander si on ne nous
refait pas le même coup cette année
en agitant le voile de l’intégrisme.
Or s’il y a bien une lutte contre
l’intégrisme dont les communistes
sont comptables, c’est l’intégrisme
libéral qui détruit les acquis, entasse
dans les mêmes villes toutes les ségré-
gations, pendant que dans les villes de
droite on refuse de construire des
logements sociaux. (…)
La majorité des élus communistes
considèrent comme le maire qu’il est
indispensable de dépasser ce qui divise et privilégier ce qui rassemble. (…)
Jacques Salvator (PS)
Le conseil est invité d’une manière
très formelle à se
prononcer sur la
mise en place
d’une démarche
quartier dans le
cadre de la loi relative à la Démocratie
de proximité. A l’évidence, ce n’est
pas de cela dont il est question. (…)
C’est dommage pour la démocratie
(...) pour ce moment politique qui
aurait mérité d’être réellement débattu, expliqué et accepté. (…) Nommer
des adjoints pour développer la
démocratie participative pourrait être
a priori une bonne idée. (…) La vraie
question est ailleurs : celle de l’accueil
du groupe Faire mieux à gauche dans
la majorité municipale.
Dès le printemps dernier, les socialistes d’Aubervilliers avaient demandé
au Parti communiste de clarifier ses
intentions (…) certains que cette
question se poserait à brève échéance.
(…) Il nous semblait de bon sens
d’associer cet élargissement à la désignation d’un nouveau maire, et
d’ouvrir le débat sur les modalités, le
contenu et les garanties d’application
des engagements de mars 2001. (…)
L’arrivée du groupe Faire mieux à
gauche au sein du bureau municipal
ne peut être sérieusement traitée au
détour de ce débat. (…) Que le Parti
communiste cherche à mettre fin à
un affrontement interne qui le divise
depuis tant d’années est une bonne
chose. (...) Nous ne pouvons accepter
qu’il le fasse sans prendre garde aux
accords pris avec ses partenaires socialistes et aux engagements sur l’avenir
d’Aubervilliers. (…)
La ville doit impérativement redresser ses finances pour retrouver des
moyens d’action, en particulier dans
le domaine social. C’est une raison
supplémentaire qui nous fait regretter
la forme coûteuse de cette réconciliation : plus de 150 000 € par an. (…)
Jean-François Monino (Verts)
Cette nouvelle
donne correspond
mieux à la réalité
politique locale.
Elle nous apparaît
comme une réelle
opportunité. A
condition toutefois que l’expression
des différentes sensibilités au sein de
cette majorité ne se transforme pas en
querelles de chapelles. Un débat n’est
riche que s’il se place sous l’intérêt
général. A l’oublier, on verse facilement dans la caricature politicienne.
Les Albertivillariens ne nous pardonneraient pas ce genre de dérive à un
moment où nous subissons de plein
fouet les effets de la politique Raffarin. Jouant sur les peurs, la droite au
pouvoir a instrumentalisé le thème de
l’insécurité pour capter l’attention des
Français tandis que se met en place
tout un train de mesures inspiré du
MEDEF. (…) Au nom de quoi
rogne-t-on sur les aides aux chômeurs
en fin de droit ? Quel principe préside à la mise en place d’un RMA, qui
va instituer la précarité au seul profit
d’employeurs subventionnés. (…)
L’affaire du voile est symptomatique
du manque de volonté réelle de ce
gouvernement d’investir dans les banlieues : il légifère sur les effets d’un
repli identitaire lié à la frustration
sociale, mais se garde bien de faire
tomber les murs des ghettos. (...) La
Seine-Saint-Denis et notre ville pâtissent de cette logique qui, si l’on n’y
prend garde, les condamnera à une
relégation permanente. C’est pourquoi nous devons résister en faisant
preuve de cohésion. (…)
Abderrahim Hafidi (PRG)
Les municipales de
mars 2001 se sont
déroulées dans un
climat politique
local où la gauche
n’a pas réussi à rassembler toutes ses
composantes, notamment la sensibilité communiste. Lors de l’installation
de l’équipe municipale après une victoire à l’arraché, le Parti Radical de
Gauche a publiquement exprimé le
regret de cette dispersion. (...) Depuis,
notre pays a vécu un véritable séisme
politique le 21 avril 2002 avec l’élimi-
nation du candidat de la gauche. A
Aubervilliers, notre majorité
plurielle maintient, cahin-caha, le cap
de l’union, et en perspective des combats à venir, elle doit rassembler toutes
ses forces. (…) Les Radicaux issus
d’une légendaire tradition républicaine et humaniste estiment que l’art de
la politique passe par le compromis,
que l’action publique doit être au
service de la République, que le temps
est venu pour une mutualisation des
énergies dans le respect de la singularité de chacun. La nouvelle configuration peut être l’occasion d’une nouvelle dynamique féconde et d’un sursaut
qualitatif dont notre commune a
grandement besoin. (...) Les radicaux
demandent ce soir à toute la Gauche
de faire le choix de l’espoir.
Malika Ahmed
(ex-Mouvement des Citoyens)
Fidèle à mes engagements et à mes
aspirations de voir
toutes les composantes de la gauche
assumer leurs responsabilités au
sein de la ville, je ne puis qu’approuver l’union possible aujourd’hui. J’ai
toujours œuvré à travers mes diverses
interventions, dès le premier jour de
mon élection, afin que l’équipe
menée par Jean-Jacques Karman, qui
représente 22 % de la population de
cette ville d’après les résultats de mars
2001 ne soit pas écarté de la gestion
des affaires municipales. (...) Je voterai
A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 13
UNICIPALE
municipale s’élargit
● L’intervention du maire, Pascal Beaudet (extraits)
D
ès mon élection à la responsabilité de maire, j’ai souhaité
rassembler l’ensemble de la
gauche afin de mettre en œuvre le
plus efficacement possible le contrat
municipal. En juin dernier, j’ai informé la population de notre ville de
cette volonté de dépasser par le dialogue et le respect mutuel les divergences et les points de blocage. (…)
Que personne ne s’y trompe, tous
les problèmes qui ont émaillé la vie
politique de notre ville au cours de la
dernière décennie ne sont pas réglés
pour autant. D’ailleurs, je ne demande à personne de renoncer à ce qu’il
est. Notre conseil est composé de
femmes et d’hommes dont les convictions politiques et les conceptions de
société sont différentes mais qui
sur certaines questions peuvent se
rejoindre et agir ensemble. (…)
En ce qui concerne l’actuelle majorité composée de communistes, socialistes, Verts, radicaux, personnalités,
nous avons passé avec la population
de notre ville un contrat qu’à la suite
de Jack Ralite j’entends respecter.
Ce respect des engagements pris ne
signifie pas le statu quo tant sur les
formes concrètes de la mise en œuvre
du programme municipal que de ses
contenus, dès lors que le sens des
mesures prises est conforme à la trame
élaborée ensemble en 2001.
En proposant au groupe Faire
mieux à gauche de rejoindre la majorité, je n’ai d’autre ambition que de renforcer la pluralité de cette majorité et
de lui donner plus de force pour résister à la politique de récession de la
droite au pouvoir.
Nous avons des divergences
d’appréciation et d’approche de certains problèmes, comme en ont entre
eux les autres composantes de la majorité ou celles de l’opposition. (…)
En choisissant de privilégier ce qui
nous est commun et de travailler aux
rapprochements de nos points de vue
sur certaines questions comme le logement social, la démocratie locale ou la
façon de mieux associer la population
à la gestion de la ville, j’ai choisi la voie
de la raison et de l’intérêt des Albertivillariens.
Abderrahim Hafidi
et Sophie Mathis
ont été élus
maires-adjoints,
sans modifier les
responsabilités
qu’ils exerçaient
en tant que
conseillers
municipaux
délégués.
donc favorablement l’arrivée de
l’équipe menée par Monsieur Karman. Je trouve néanmoins dommage
et dommageable que d’autres composantes de la gauche n’aient pu être
satisfaites, dans la mesure où chacun
et chacune d’entre nous représente
également une partie de l’électorat de
notre ville.
Mon acceptation est accompagnée
de trois conditions : un audit sur les
finances de la ville sera réalisé ; aucune action municipale touchant d’une
manière ou d’une autre les finances
de la ville ne peut être décidée sans
l’avis de l’adjoint aux finances ; (...) je
conserve mon droit à l’expression
publique de divergences éventuelles.
Jean-Jacques Karman
(Faire mieux à gauche)
Les 26,5 % d’électeurs que nous
avons rassemblés
lors des dernières
élections municipales et certaines
revendications
pressantes de la population sont
aujourd’hui pris en compte dans le
cadre de l’accord d’élargissement du
Bureau Municipal. Cela n’est possible
que par l’attitude réaliste du nouveau
maire. Nous, groupe communiste
Faire mieux à gauche, nous n’avons
pas changé. Nous avons proposé
l’accord que nous venons de signer
entre les deux tours des élections
municipales, le lendemain du 2e tour
et lors du départ de notre ancien
Maire. (...) L’accord que nous venons
de passer aujourd’hui est très important pour la vie de la population
d’Aubervilliers. (...) C’est aussi un
accord de respect mutuel. (...) Il
n’efface pas nos approches politiques
différentes. (...)
Le Maire nous confie trois responsabilités importantes. (...)
Slimane Dib (UMP)
Les élections de ce
soir, fondées sur la
loi sur la démocratie de proximité,
ont vocation à renforcer l'équipe à la
tête de l'exécutif de
notre ville. Oui, il y a lieu d'engager
ce processus louable de proximité
plus approfondi que nos concitoyens
souhaitent et espèrent. (…) Ce qui
nous gêne, c'est que l'utilisation de
cette loi est faite avant tout pour
contenter une composante réfractaire
de votre organisation politique. (…)
Comment allez-vous expliquer
demain à nos concitoyens que votre
adversaire d'hier est devenu votre
collaborateur d'aujourd'hui. (…)
Pour y répondre, vous n'allez de
cesse d'évoquer la nécessaire union
des forces de gauche mais à quel prix,
celui de l'incompréhension des Albertivillariens, celui de la violation par le
mépris du pacte électoral républicain
qui vous lie d'avec les électrices et
électeurs de votre prédécesseur.
Nous en sommes à la deuxième,
après votre désignation en cours de
mandat au poste de maire et il me
semble que cette succession d'incompréhension et de mépris va compromettre sérieusement et durablement
l'avenir de cet exécutif local. (...) Le
Parti communiste a-t-il peur des lendemains qui déchantent ? (...)
La loi sur la démocratie de proximité a surtout vocation à endosser la
casaque de la consolidation du virtuel
et de l'espoir. Sachez qu’elle ne prendra pas, parce que les Albertivillariens
aspirent au changement. (…)
Thierry Augy (UNA)
Vous nous réunissez ce soir pour des
points à l’ordre du
jour qui ont leur
importance dans le
cadre de la gestion
de la ville. Vous
nous réunissez surtout pour masquer
l’intégration de Monsieur Karman
dans l’exécutif municipal. Tous ceux
qui sont ici ont encore en mémoire la
déchirure qui s’est opérée entre la liste
de Monsieur Ralite et la liste de Monsieur Karman. Deux gauches, mais
deux gauches différentes. Deux
visions de la société. Et aujourd’hui,
ces deux visions très différentes ont eu
la volonté de se rassembler. Je crois
que ce n’est pas respecter la volonté
des habitants d’Aubervilliers. C’est
trahir ceux qui ont voté pour chacun
de vous. C’est masquer les difficultés
de la gauche, en particulier du parti
communiste sur cette ville pour, à travers une façade, tenter de recoller les
Je n’ai qu’une exigence, qui vaut
pour l’ensemble des composantes de la
majorité municipale : travailler avec
respect, loyauté et esprit de responsabilité au sein d’une équipe riche de sa
diversité mais qui poursuit le même
objectif d’être au service d’Aubervilliers et de ses habitants. A celles et
ceux qui s’interrogent sur la pertinence
de mon choix, je veux leur dire que je
porte un regard lucide sur la complexité de la démarche engagée. (…)
Ce que je vous propose n’est pas un
renoncement à l’esprit d’ouverture qui
imprègne depuis toujours le travail du
conseil municipal mais d’écrire avec
toutes les forces de gauche, représentant plus de 60 % des électeurs, une
nouvelle page de l’histoire de notre
ville dans la continuité de ce qui a déjà
été réalisé. (…)
Suite à la déclaration de Jean-Jacques
Karman, le maire a repris la parole pour
préciser d’une part qu’au sein de la
majorité tous les adjoints sont à égalité,
que d’autre part les finances de la ville
ne nécessitent aucun audit.
La municipalité
morceaux d’un édifice déjà par terre.
Après l’élection d’un Maire par le
conseil municipal, sans qu’il ait été
choisi par les habitants, aujourd’hui
vous nous présentez un spectacle bien
malheureux pour tout le monde. Ce
n’est pas cela qu’attendent les Français, ce n’est pas cela qu’attendent nos
habitants. Faire élire par un conseil
municipal 4 nouveaux maires
adjoints relève du mépris des électeurs
et ne peut être que perçu par chacun
comme une énième manœuvre.
Le groupe que je représente ici ne
s’associera pas à ce dévoiement de la
démocratie et donc ne participera pas
au vote.
Françoise Giulianotti
(Auber-Progrès)
L’intégration dans
la majorité municipale d’un groupe
minoritaire n’est
que la conclusion
d’une année 2003
mouvementée. (...)
Ce fut tout d’abord l’élection surprise
d’un nouveau maire. Aujourd’hui ce
sont 4 nouveaux adjoints que l’on
nous propose d’élire. L’adjonction de
ces 4 adjoints au Bureau municipal,
postes qui sont exclusivement réservés
à la majorité est une opération politique afin de préparer les prochaines
municipales. Croyez-vous que les
Albertivillariens vont s’y retrouver ?
Ces élections me paraissent bien
loin de leurs préoccupations quotidiennes.
Maire : Pascal Beaudet, PCF
Coordination du travail municipal
1er adjoint : Gérard Del-Monte, PCF
Gestion du patrimoine communal
2e adjoint : Jacques Salvator, PS
Jeunesse - Politique de la Ville
3e adjoint : Jean-François Monino, Verts
Circulation - Sécurité routière
Stationnement
4e adjoint : Josette Dupuis, PCF
Action sociale et Solidarité
5e adjoint : Carmen Cabada Salazar, PS
Retraités - 3e âge - Gérontologie
6e adjoint : Lucien Marest, PCF
Culture et Relations internationales
7e adjoint : René François,
Personnalité
Communication - Vie associative Citoyenneté - Vie des quartiers
8e adjoint : Bernard Vincent, PS
Prévention et Sécurité des personnes
et des biens - Police municipale
Prévention spécialisée
9e adjoint : Laurence Grare, PCF
Santé - Prévention sanitaire et Handicapés
10e adjoint : Mériem Derkaoui, PCF
Sports
11e adjoint : Evelyne Yonnet, PS
Aménagement - Urbanisme - Habitat
12e adjoint : Eric Plée, PCF
Personnel - Administration générale Evaluation des services rendus à la population - Restauration sociale collective Enseignement secondaire et supérieur
13e adjoint : Bernard Orantin, PCF
Relations publiques - Informatique
14e adjoint : Brahim Hedjem, PS
Emploi - Insertion
Formation professionnelle
15e adjoint : Sophie Mathis, Verts
Ecologie urbaine - Economie solidaire
16e adjoint : Abderrahim Hafidi, PRG
Enfance
17e adjoint : Jean-Jacques Karman,
Faire mieux à gauche (PCF)
Finances
18e adjoint : Patricia Latour,
Faire mieux à gauche (PCF)
Enseignement maternel et primaire.
Conseillers municipaux délégués
Malika Ahmed, Personnalité, (ex-MDC)
Petite enfance - Nouvelles technologies
Nathalie Buisson, PCF
Logement
Jacqueline Sandt, PS
Commerce et artisanat
Marc Ruer, Faire mieux à gauche (PCF)
Suivi des questions de la proprété
14 ● A U B E R M E N S U E L n° 135,janvier 2004
INTERCOMMUNALITÉ
QUALITÉ DE VIE ● Aubervilliers et Plaine Commune donnent la priorité au nettoiement
Un plan propreté renforcé
Plus de moyens
et une réorganisation
du travail des
équipes du
Nettoiement,
Aubervilliers s’engage
dans un plan
ambitieux pour
améliorer la
propreté. Un
nouveau dispositif
soutenu par Plaine
Commune qui a fait
de cette question
une priorité à traiter
dans toutes les villes
de l’agglomération.
C
eux qui étaient gamins
dans les années 70 se souviendront des Beurks à la
télé. Plus récemment, ce
sont les vignettes Crados qui ont fait
fureur dans les cours d’école. Des
Beurks ou des Crados, il y en a partout. Il y en a même un qui sommeille en chacun de nous. En jogging
ou en costume-cravate, jeune ou
moins jeune, il balance par terre un
papier gras alors qu’une poubelle est à
trois mètres. Il laisse son chien
prendre ses aises sur le trottoir. Etc.
« Quand on voit l’état de certaines
rues quelques heures après leur nettoyage, il y a de quoi être mécontent », constate Henri Clément, le
responsable du nettoiement sur la
commune. « Les gens n’ont même
pas le temps de les voir propres. Du
coup, ils râlent. Et ils ont raison. »
Sauf que tout le monde est
d’accord pour dire que la ville n’est
pas assez propre… et tout le monde
en rejette la faute sur les autres ! Un
peu plus de civisme ne ferait de mal à
personne. Campagnes de sensibilisation, interventions dans les écoles, ce
volet éducatif ne sera pas absent du
plan propreté que la Ville et Plaine
Commune viennent de mettre en
place conjointement. Un travail qui
portera ses fruits sur le long terme.
● Un
Une volonté
de transparence
P
Désormais, la ville entière bénéficie d’un passage hebdomadaire des balayeuses et des laveuses.
Pour autant, très clairement, le dispositif vise à améliorer la situation dès
maintenant. La ville est plus salie.
Alors, il faut plus et mieux la nettoyer.
Le maire Pascal Beaudet l’annonçait
récemment dans Aubermensuel.
Toutes les rues nettoyées
quotidiennement
Concrètement, qu’est-ce qui change ? Henri Clément détaille : « Doré-
navant, toutes les rues sont nettoyées
quotidiennement par un cantonnier
(80 % des voies précédemment). En
plus, elles bénéficient d’un passage
hebdomadaire d’une balayeuse et
d’une laveuse mécanique (deux rotations par semaine sur le centre). Les
grands axes qui traversent plusieurs
quartiers et qui concernent donc plusieurs antennes propreté (il y en a
quatre sur la ville) sont désormais nettoyés sur toute leur longueur en
même temps. En cas de panne d’un
engin, du personnel supplémentaire
intervient immédiatement pour finir
manuellement la rue entamée.
Les équipes commencent le travail à
7 h 15 du matin et une permanence
est assurée le week-end pour intervenir
sur les secteurs prioritaires (autour des
stations de métro, des marchés, dans le
centre, etc.). En ce qui concerne les
dépôts sauvages, la fréquence d’enlèvement a également augmenté. A présent, six camionnettes quadrillent
toute la ville chaque jour. « A signaler
aussi qu’une équipe de six inspecteurs
de salubrité est chargée de retrouver les
pollueurs. Une tâche pas évidente
mais qui donne des résultats. Si l’indélicat est identifié, il se voit facturer
l’enlèvement du dépôt au prix fort :
300 € le m3. Un tarif qui en a dissuadé
quelques-uns de recommencer.
Reste, malgré tout, un point noir :
la zone industrielle autour de la Porte
d’Aubervilliers. Là, les volumes sont
trop importants pour intervenir avec
les moyens habituels. « Avec Plaine
Commune et en collaboration avec
Saint-Denis, nous envisageons de
mettre sur pied une unité territoriale
qui s’occuperait spécifiquement de la
Plaine », indique Henri Clément.
Des efforts supplémentaires donc.
Mais, bien évidemment, tout cela ne
donnera des résultats durables que si
la population y met aussi du leur…
● LE NETTOIEMENT
EN CHIFFRES
120 agents
30 tonnes de déchets collectées
chaque jour
Quatre antennes sectorisées
(Centre-ville, Heurtault, Maladrerie,
Villette/Quatre-Chemins)
Une unité d’intervention pour les
espaces extérieurs de l’OPHLM
13 balayeuses et laveuses
1 200 corbeilles à papier installées
en deux ans
Passage quotidien dans toute la
ville pour ramasser les dépôts
sauvages.
service pour les entreprises, les commerçants et artisans
Professionnels, faites collecter vos déchets industriels
L
es industriels le savent, la loi
impose une réglementation très
stricte en matière d'élimination
des déchets dont la charge revient
« à la personne (ou à l'établissement)
qui les produit ou les détient ». Il est
donc interdit, sous peine de fortes
amendes, de s'en débarrasser en les
stockant sur le domaine public.
En dessous de 1 100 litres par
semaine, pas de problème, ces déchets
d'activités (non toxiques et non dangereux) sont ramassés via la collecte
des ordures ménagères. Au-delà, l'entreprise doit faire appel à un service
spécialisé. Soit en sollicitant un
prestataire privé, soit en passant une
convention avec la communauté
d’agglomération. En effet, depuis
l’année dernière, Plaine Commune
propose ce service aux entrepreneurs,
artisans et commerçants.
12,50 € le m3 enlevé
Qu’est-il proposé dans ce contrat ?
La mise à disposition de conteneurs
supplémentaires (de 240 à 750 litres,
identifiés par des macarons bordeaux)
et un ramassage hebdomadaire régulier (deux, trois ou quatre passages par
semaine). Pour pouvoir en bénéficier,
l’entrepreneur devra s'acquitter d'une
redevance d'un montant forfaitaire
de 12,50 € du m3 collecté. Un tarif
volontairement peu élevé. A titre
d’exemple, un bac supplémentaire de
340 litres collecté trois fois par semaine reviendra qu’à 165 € par trimestre.
Le signataire de la convention s'engage à payer la redevance, trimestriellement et à terme échu. D'une durée
de trois ans, le contrat est résiliable
par lettre recommandée à sa date
anniversaire.
Articles : Frédéric Medeiros
Photos : Willy Vainqueur
our que chacun puisse juger du
travail accompli par les équipes
du Nettoiement, d’épaisses brochures ont été distribuées dans les
boutiques de quartier. Pour chaque
secteur concerné, elles recensent,
rue par rue, les heures d’intervention pour le balayage manuel, les
jours de passage des engins mécaniques, les circuits d’intervention
le week-end, etc. Un document
complet mais facilement lisible,
consultable par tout habitant.
En cas de réclamation, les habitants sont invités à téléphoner au
01.48.34.80.39 (de 7 h 30 à 12 h
et de 13 h 30 à 17 h). « On se
déplace systématiquement », précise Henri Clément. Un courrier
peut également être adressé à
l’Unité territoriale Propreté
d’Aubervilliers, Hôtel de Ville,
2, rue de la Commune de Paris.
Le dispositif sera évalué sur les
prochains mois et fera l’objet de
réajustements si nécessaire
Comment
se débarrasser
de vos
encombrants
V
otre vieille télé vient de rendre
l’âme, votre frigo ne descend
plus en dessous de 20°C, le
moment est venu de s’en séparer.
Mais pas n’importe comment !
Larguer un de ces « monstres »
(électroménager ou meubles mais
pas de gravats ou de produits dangereux) au pied de votre immeuble
est interdit. Cela s’apparente à du
dépôt sauvage. A moins que vous
ne le déposiez la veille des jours où
a lieu le ramassage des encombrants dans votre quartier. La procédure à suivre est très simple.
Auparavant, il vous fallait fixer une
date d’enlèvement avec le service
des Déchets (avec parfois trois
semaines de délai). Aujourd’hui, la
ville est systématiquement quadrillée avec deux passages mensuels
par quartier. Il suffit donc de savoir
quand se font les tournées pour ce
qui concerne votre rue (les jours
sont toujours les mêmes, par
exemple, le premier et dernier vendredi du mois).
● RENSEIGNEMENTS
Tél. : 0.800.07.49.04
(appel gratuit)
Déchetterie
G
ratuite pour les particuliers et
très abordable pour les professionnels, la solution déchetterie
permet de se débarrasser de déchets
encombrants ou salissants (gravats,
reliquats de chantier).
Un centre devrait ouvrir à terme à
Aubervilliers. En attendant, la
déchetterie la plus proche est à
Saint-Denis.
● QUAI DE SAINT-DENIS ETOILES
● RENSEIGNEMENTS
Tél. : 0.800.07.49.04
(appel gratuit)
(face au 25 bd de la Libération).
Ouverte du lundi au samedi
de 8 h à 19 h
et le dimanche de 8 h à 16 h.
A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 15
INTERCOMMUNALITÉ
RÉFÉRENDUM ● Les Courneuviens ont voté pour Plaine Commune
Bienvenue voisins !
2005. Avec huit villes membres,
Plaine Commune dépassera alors la
barre des 300 000 habitants (307 530
exactement). Une taille imposante
qui ne devrait plus évoluer sauf si
Saint-Ouen se décide un jour à
rejoindre une union qui, désormais,
s’étend sur l’ensemble du bassin
d’emploi et d’habitat du nord-ouest
du département.
Comme à Stains et à l’Ile-SaintDenis en 2002, la municipalité de
La Courneuve avait choisi d’ouvrir le
scrutin aux habitants de nationalité
étrangère (1/4 de la population).
« C’est un référendum qui engage
l’avenir de la ville. Il nous apparaît
juste que tous ceux qui y vivent puissent en décider », expliquait Gilles
Poux. Illégale au regard des textes
actuels, la délibération de la municipalité portant sur l’organisation du
référendum avait été annulée par le
tribunal administratif saisi par le
préfet. Les élus de La Courneuve
n’ont pas voulu céder pour autant.
« Même sans valeur juridique, ce
C
’est un oui franc. Le
7 décembre, à l’occasion
d’un référendum d’initiative locale organisé par
la municipalité de La Courneuve,
78,31 % des votants se sont prononcé en faveur du rattachement de leur
ville à Plaine Commune. Avant la
consultation qui n’avait qu’une valeur
consultative, le maire, Gilles Poux
(PCF), s’était engagé à suivre le choix
de sa population quel qu’il soit.
Le 18 décembre, le conseil municipal a donc officiellement fait acte de
candidature pour intégrer la communauté d’agglomération. Un an de
délai sera nécessaire pour préparer
cette arrivée effective au 1er janvier
Laurent Rothan/mairie de La Courneuve
C’est désormais officiel, La Courneuve
va rejoindre la communauté d’agglomération
qui réunit déjà Aubervilliers, Saint-Denis,
Epinay, Pierrefitte, Villetaneuse, Stains
et l’Ile-Saint-Denis. Une arrivée qui se fera
au 1er janvier 2005.
4 000 personnes, dont 700 habitants de nationalité étrangère, se sont exprimé lors du référendum organisé
à La Courneuve le 7 décembre dernier.
scrutin avait bien plus de sens comme
ça », indique l’un eux. Un avis visiblement partagé puisque 700 habitants
de nationalité étrangère ont glissé
un bulletin dans l’urne. Au total,
4 000 personnes se sont exprimées.
Le choix de La Courneuve a été
salué comme il se doit par les villes de
l’agglomération. Notamment du côté
d’Aubervilliers qui voit d’un très bon
œil sa voisine immédiate s’installer à
la table commune. Une sorte de
rééquilibrage de la carte qui permettra
de faire avancer des dossiers spéci-
fiques à cette partie sud du territoire.
Comme le devenir du conservatoire
de musique, les perspectives de prolongement de la ligne 12 du métro
vers La Courneuve ou le projet de
requalification de la RN2.
Frédéric Medeiros
AMÉNAGEMENT ● Projet pour un nouveau pont et une avenue Victor Hugo requalifiée
De nouvelles voies
pour la Porte d’Aubervilliers
A
En juin, deux nouvelles enquêtes
publiques porteront sur la construction d’un centre commercial et sur les
installations classées. En octobre, la
CDEC (Commission départementale
sur les équipements commerciaux)
sera amenée à se prononcer sur la
lors que l’enquête publique sur la révision du
Plan d’occupation des sols
vient à peine de s’achever,
une nouvelle concertation sur le futur
quartier Canal-Porte d’Aubervilliers
va débuter. Cette fois, il s’agit de
débattre du projet de requalification
de l’avenue Victor Hugo et de la création d’un nouveau pont sur le canal.
Avouons-le, il n’est pas toujours
facile de suivre le déroulé des opérations en ce qui concerne la Porte
d’Aubervilliers. Vu l’ampleur du
projet, rien moins que la création à
l’horizon 2007 d’un nouveau quartier
de 17 hectares à la frontière de la ville,
les procédures d’urbanisme à suivre
sont nombreuses et complexes. Dans
ce dossier phare, qui est porté à la fois
par Aubervilliers et par Plaine Commune, un échéancier a été fixé. Il
s’étale sur plus de deux ans, c’est le
temps nécessaire pour affiner les
futurs aménagements dans les
moindres détails, concerter la population et obtenir les autorisations pour
démarrer des travaux.
Gare refaite et élargie à 30 mètres
servira d’axe principal. Reste, en périphérie de Zac, à revoir les accès du
futur quartier. C’est l’objet de la
consultation qui va être menée ces
prochaines semaines auprès de la
population via les comités de quartier.
L’avenue Victor Hugo, actuellement très encombrée, devra être réaménagée en profondeur pour permettre
la desserte du nouveau quartier.
Willy Vainqueur
Deux nouvelles
enquêtes publiques en juin
Plus de la moitié du chemin a déjà
été fait. Et la dernière partie s’engage.
Les conclusions du commissaireenquêteur sur la révision du POS
seront dévoilées le 20 janvier. Dans la
foulée, Plaine Commune devrait
approuver le dossier de réalisation de
la Zone d’aménagement concerté.
création de ce centre. Si tout se
déroule comme prévu, le premier
permis de construire sera délivré en
janvier 2005.
Le quartier qui émergera sur
d’anciennes friches industrielles sera
doté de nouvelles voies et la rue de la
Le gros point noir, c’est l’avenue
Victor Hugo. La circulation y est déjà
pénible, on imagine ce que cela pourrait donner avec un flux d’automobiles supplémentaire. Techniciens
et habitants tomberont aisément
d’accord sur la nécessité de requalifier
cet axe. La question est de savoir
comment. Comment concilier la
place de la voiture, celle du bus dont
il est prévu qu’il dispose d’un couloir
protégé, et celle du stationnement
indispensable pour le maintien de
l’activité économique dans le secteur ?
Il faut le dire, les difficultés actuelles
sont principalement le fait des grossistes et de leurs livraisons qui empiètent sur l’espace public. L’idéal serait
sans doute que tout ou partie de cette
activité déménage sur la zone industrielle et soit remplacée par des
bureaux. Reste à les convaincre. Des
scénarios sont à l’étude.
L’autre voie dont il faudra discuter
n’existe pas aujourd’hui. En fait, il
s’agit d’un pont qui serait construit
dans le prolongement de la rue Pierre
Larousse et qui permettrait de relier
le secteur de la Villette au nouveau
quartier. Une ouverture qui aurait
l’avantage de délester le pont de
Stains et qui faciliterait l’accès des
lieux pour toute la partie est de la
ville. Un aménagement essentiel
puisque l’endroit a vocation à devenir
un espace de loisirs, de commerces
et de promenade fréquenté par
l’ensemble de la population.
Frédéric Medeiros
16 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
Vite dit
DÉBAT
INITIATIVE ● Jusqu’en février, le débat national sur l’avenir de l’Ecole se poursuit
Enseignement
Un débat qui vient d’en haut
● CLASSES DE NEIGE
Enfance
● AGENDA DES FRANCAS
L’association des Francas de SeineSaint-Denis a édité son agenda 2004.
Bilingue (français-anglais), il est illustré
par les 128 affiches lauréates du
concours d’affiches sur les droits de
l’enfant. Cette année, le concours était
international. 6 747 participants issus
de 12 pays ont réalisé 1 995 affiches sur
le thème « Un monde à partager, des
droits à faire bouger ».
> Francas
Tél. : 01.41.60.13.00
www.francas93.ass.fr
Prix : 6 € (plus frais de port)
Orientation
● 28 SALON DE L'ADREP
e
L’Adrep aide les familles et les
15-20 ans à répondre aux questions :
prépa, Deug, BTS, alternance... ?
Quels sont les métiers d’avenir ?
Des conseillers d’orientation, des professionnels, les chambres de commerce...
informent sur les filières, l’enseignement
supérieur et la vie professionnelle.
> Espace Champerret
Porte de Champerret
Vendredi 30 janvier (13 h - 18 h 30)
Samedi 31 janvier (10 h - 18 h)
Tarif : 5 €
Luc Ferry en a fait une grande opération de communication. Faut-il ou non y participer ?
Les avis sont partagés. D’autant que le questionnaire proposé donne à certains
la sensation que tout est joué d’avance.
P
our Serge, prof depuis 20 ans,
la question a été vite tranchée : « J’ai décidé de boycotter ce pseudo débat. Ferry
nous dit qu’il doit servir à alimenter
un projet de loi sur l’Ecole prévu
pour la fin de l’année. Je n’y crois pas.
Tout est joué d’avance. Des propositions, on en a fait au printemps, et
aucune n’a été retenue ! »
C’est vrai que quand on lit la plaquette du ministère... Luc Ferry a
beau signer un texte où il évoque
une initiative « élaborée en toute
indépendance et de manière pluraliste », la suite laisse un peu perplexe.
Surtout quand on découvre le détail
du questionnaire qui sert de base à la
concertation. Quand, sous le chapitre
« Faire réussir les élèves », il est évoqué
une meilleure organisation de l’orientation. Quand, sous le chapitre
« Définir les missions de l’Ecole », il
est souligné qu’il faut mieux prendre
en compte la diversité des élèves et, à
la suite, qu’il faut améliorer l’organisation de la voie professionnelle, le
point d’interrogation a l’air de pure
forme. Et d’aucuns voient derrière ces
affirmations déguisées la mort programmée du collège unique.
Une initiative qui n’a pas
attiré les foules
Malgré ces soupçons, certains ont
voulu donner leur avis. « C’est quand
même une occasion de s’exprimer »,
indique cette maman dont le fils est
à l’école élémentaire Firmin Gémier.
Une vingtaine de personnes ici, une
trentaine là, le « grand débat national » n’a pas drainé les foules. Comme
ce 9 décembre au collège Jean Moulin
où l’assistance est plutôt réduite.
N’empêche, la discussion s’avère intéressante. Sans doute parce que les participants débordent vite du question-
Willy Vainqeur
A Saint-Jean d’Aulps
Le 1er séjour aura lieu du vendredi
16 janvier au jeudi 5 février.
Il concerne les classes de CM1/2 de
Sylvie Jeannin, école Babeuf ; de CM1 B
de Stéphanie Peyronneaud, école
Eugène Varlin ; de CM2 A de Julie Bot,
école Joliot Curie ; de CM2 C de Arnaud
Leduc, école Jules Vallès.
Le 2e séjour aura lieu du mercredi 17
mars au mardi 6 avril.
Il concernera les classes de CM1 A
de Leila Ouni, école Jules Guesde ;
de CM1 A de Laurent Beulier, école
Condorcet ; de CM1 A de Flavia Michel,
école Albert Mathiez ; de CM2 B de
Mariama Sadio, école Honoré de Balzac ;
de CM1 A de Najata Eddardi, école
Victor Hugo ; de la CLIS de Jean-Paul
Lacour, école Victor Hugo ; de CM2 A de
Dominique André, école Firmin Gémier.
Au total 236 élèves bénéficieront de
ces classes de neige.
Parmi les différentes rencontres, celle qui s’est déroulée au collège Jean Moulin. Intéressante parce qu’elle a
débordé du questionnaire de Luc Ferry pour s’intéresser à la vie concrète de l’établissement.
naire auquel ils sont censés répondre
pour évoquer la vie du collège.
Claude, professeur de français,
s’interroge sans tabou : « Aujourd’hui,
on accorde trop de place à l’éducation
et pas assez à l’instruction. Prendre
vingt minutes pour expliquer à des
élèves comment se tenir en classe, c’est
autant de temps de perdu pour transmettre des connaissances. » Ce rapport
difficile à l’autorité, ce quotidien fait
de recadrages permanents, Claude
n’est apparemment pas le seul enseignant à le vivre mal. Des pistes pour
améliorer la situation ? Renforcer le
travail d’équipe et réduire la taille du
collège pour y développer des rapports
plus humanisés. C’est le souhait des
profs, c’est aussi celui des parents.
Même si « cela pose immanquablement la question des moyens. Un
sujet que ne veut justement pas
aborder le gouvernement », relève Eric
Plée, le maire-adjoint à l’Enseignement. « Surtout qu’il vient de réduire
les fonds sociaux pour les élèves dont
les familles sont en difficulté », précise
la directrice de la Segpa.
« Il faudrait mettre en place un
système de péréquation pour que la
Seine-Saint-Denis, le département le
plus jeune de France, et donc celui
Courriers des lecteurs
A propos
des poubelles
SI J’AI BIEN COMPRIS L’ARTICLE : « Du
nouveau pour les poubelles » paru
dans Aubermensuel n° 134 à propos
des privilégiés qui bénéficient de la
prestation de sortie et de rentrée des
conteneurs (la copropriété où je réside
bénéficie de cette prestation actuellement).
L’article précise « financée par la taxe
sur les ordures ménagères qui est payée
par tout le monde, cette prestation ne
profitait qu’à une partie de la ville ».
Donc suite à cette décision d’annuler
cette prestation, la copropriété prend
des dispositions ce qui se traduit par
une charge supplémentaire importante
de 2 652 € (17 400 F) annuellement
supportée par 12 usagers.
Soit !!! Mais normalement le coût
de la taxe sur les ordures ménagères
devrait être diminuée du fait de cette
prestation supprimée.
Alors à quand la réduction de la
taxe ? Ou autre suggestion : Généraliser cette prestation à l’ensemble des
usages de Plaine Commune.
V. B.
Rue Hélène Cochennec
qui représente le plus l’avenir, bénéficie d’un investissement soutenu de la
part du reste du pays », imagine à
haute voix, Mériem Derkaoui, la
députée suppléante d’Aubervilliers.
Autre intervention, celle de la
conseillère générale Nathalie Buisson
qui plaide pour qu’une plus grande
place soit donnée aux parents au sein
de l’école. Blandine, une maman, lui
donne raison : « On nous laisse trop
devant la porte. »
C’est Maïmouna, une élève de 3e,
qui a le mot de la fin : « On a besoin
d’être plus soutenu pour réussir. »
Frédéric Medeiros
Vite dit
Comme l’indiquait l’article d’Aubermensuel, Aubervilliers a la particularité
d’être la seule ville de la communauté
d’agglomération à bénéficier de la sortie
et de la rentrée des conteneurs. Il est
aussi exact que seule une partie de la
ville est concernée par cette prestation.
Pour autant, cela ne justifie pas que
cette prestation ne soit plus assurée
dans l’avenir.
C’est pourquoi nous avons demandé à
Plaine Commune d’examiner la possibilité de maintenir ce service, voire de le
généraliser aux autres villes, ou si cette
prestation ne pouvait pas être maintenue, qu’elle soit compensée par la non
augmentation de la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères.
Nous ne manquerons pas de vous
tenir informés des suites à donner à
ce dossier.
La municipalité
La place au vélo
A
LA SATISFACTION DE VOIR CE PROJET en cours de réalisation, je m’inter-
roge de la place que l’on a prévue
pour la circulation et le stationnement des vélos. Les plans des travaux
mentionnent un couloir de bus en
site alterné. Les vélos y auront-ils
accès ? Dans le numéro de décembre
d’Aubermensuel, dans l’article consacré à ce sujet, il n’est à aucun moment
mentionné l’intérêt de certains Albertivillariens (même en minorité) à utiliser d’autres moyens de locomotion
routier que le bus ou la voiture. Il
serait pourtant adapté d’en parler en
cette période.
A. D.
Passage des Roses
Concernant l’avenue de la République,
les couloirs de bus en site propre
n’auront pas vocation à être utilisés par
les cyclistes. Contrairement aux artères
parisiennes qui sont d’une largeur suffisante pour accueillir des couloirs à
double usage, cette solution n’était pas
envisageable à Aubervilliers.
La RATP estime à 4,5 mètres la largeur
nécessaire d’un couloir
pour qu’il puisse être
emprunté en sécurité à la
fois par des bus et des
vélos. Pour en réaliser de
cette dimension sur l’avenue de la République, il
aurait fallu sacrifier une
partie des trottoirs au
détriment des piétons et
des devantures commerciales. Nous n’avons pas
fait ce choix. D’autant qu’à
une piste cyclable sur une voie très
empruntée, nous préférons l’option plus
sécure d’un itinéraire bis pour les vélos
qui viendrait se greffer en parallèle des
grands axes. C’est une de nos préoccupations pour les années à venir. La
volonté municipale de rééquilibrer
l’espace public au profit de tous les
modes de déplacements (et plus exclusivement de l’automobile) s’inscrit dans
une vision à long terme.
A la fin du mois, une première esquisse
de ce que pourrait être un itinéraire
de pistes cyclables sera présentée aux
élus. Sa mise en place se fera au fur
et à mesure des réaménagements de
voirie.
Jean-François Monino,
maire-adjoint aux Transports, à la
Circulation et à l’Environnement
SUITE DES TRAVAUX
AVENUE DE LA RÉPUBLIQUE
Deux nouvelles tranches de travaux
commenceront en janvier. A partir
du 6 et jusqu’au 29 mars (60 jours) :
de la rue Karman à la rue des Cités
côté impair. A partir du 28 janvier
au 23 mars (40 jours) : de la rue des
Cités à la rue Barbusse côté impair.
Une nouvelle phase d’abattage est
également prévue (50 arbres).
Les replantations interviendront
au printemps.
Pour informer la population sur les
travaux en cours, le bus-expo de
Plaine Commune stationnera Place de
la Mairie les samedis 17 et 24 janvier
de 9 h 30 à 12 h 30. Par ailleurs,
un comité de suivi du chantier sera
mis en place avant la fin du mois.
Avec des élus, des techniciens et
des habitants (deux représentants de
chaque conseil de quartier traversé
par l’avenue).
● CORRECTIF
Dans le dossier d’Aubermensuel
(n° de décembre) consacré à l’avenue de la République, les illustrations de la requalification ont été
réalisées par l’agence E.N.X pour le
compte de Plaine Commune.
LA TRIBUNE
● Élus communistes et républicains
● Groupe communiste Faire mieux à gauche
L
Pour Aubervilliers !
e maire communiste Pascal Beaudet et le groupe communiste et républicain d’un côté, Jean-Jacques Karman
et le groupe communiste « Faire mieux à gauche » de
l’autre, ont exprimé le souhait de « faire bouger les choses » et
de faire renaître l’espoir en recherchant les bases pour une gestion commune, dans l’intérêt de la population d’Aubervilliers.
Ce n’est un secret pour personne qu’il existe, depuis des
années, deux groupes communistes au sein du Conseil municipal d’Aubervilliers. Les raisons de leur existence propre ne
sont pas artificielles. Elles sont liées à des analyses et des
approches différentes de la réalité de notre ville et de la politique nationale, différences que chacun a pu constater lors des
élections.
La non-constitution d’une liste d’union de toute la gauche
lors des élections municipales, a abouti à ce que le groupe communiste « Faire mieux à gauche » soutenu par la Gauche Communiste et Convergence Démocratique, représentant 26,5 %
des électeurs, se retrouve dans l’opposition municipale.
Cette situation n’est satisfaisante que pour la droite dont les
représentants nationaux, en accord avec la communauté européenne, s’acharnent contre les acquis populaires et démocratiques.
Cette initiative, de recherche un accord, est fondée sur le
réalisme. Chacun connaît les positions des uns et des autres.
Après plusieurs rencontres, nous avons considéré, ensemble,
qu’il y avait assez de points de convergences pour passer un
accord de gestion, notamment sur les questions d’un logement
pour tous, de la démocratie et des finances locales, tout en
enrichissant le « Contrat municipal ».
Cet accord de gestion n’efface pas les approches politiques
différentes. Chacun garde sa personnalité, son originalité et sa
liberté d’exprimer ses positions.
Compte tenu de la répartition des responsabilités après les
dernières élections municipales, il n’est pas possible d’appliquer, aujourd’hui, la proportionnelle au bureau municipal.
Donc, l’élargissement du bureau municipal au groupe communiste « Faire mieux à gauche », se fera sur la base de
2 maires adjoints et de 1 conseiller municipal délégué. La règle
de l’égalité entre tous les maires adjoints et les groupes de la
majorité, sera respectée. Les deux groupes communistes
s’engagent à être respectueux et loyaux entre eux dans le cadre
de la gestion de la ville.
Cet accord politique a pour seul but de mieux répondre aux
attentes des habitants. Nous pensons qu’il favorisera notre travail commun pour l’avenir de notre ville.
Aubervilliers le 16 décembre 2003
Le groupe communiste et républicain
Le groupe communiste « Faire mieux à gauche »
● Élus socialistes et républicains
Le droit de choisir l’avenir
LORS DU DERNIER CONSEIL MUNICIPAL, les
élus socialistes et républicains ont demandé
la création d’une mission d’information sur
l’avenir du Fort d’Aubervilliers, en application de la loi sur la démocratie de proximité
de février 2002. Les interrogations qui portent sur le projet de vélodrome, sur le Métafort, sur les jardins ouvriers, et sur la décontamination de
l’ancienne caserne militaire inquiètent bon nombre de nos
concitoyens. Il est devenu indispensable de mettre à plat toutes
les informations disponibles, d’interpeller fermement l’Etat et
l’ensemble des partenaires concernés, pour revaloriser un territoire de 26 hectares aujourd’hui inexploité.
Nous portons cette revendication depuis des années. Après
avoir obtenu la dépollution du Fort d’Aubervilliers, l’article 8
de la loi précitée nous donne l’opportunité d’imposer ce débat
au Conseil municipal.
Avec cette initiative nous souhaitons créer une prise de
conscience et préparer l’avenir d’un quartier rénové, mêlant
activités, habitat diversifié, équipements culturels et sportifs,
jardins ouvriers et parc urbain. Ce nouveau quartier pourrait
devenir une véritable entrée de ville, ouverte sur le nord, sur la
Seine-Saint-Denis, en complémentarité avec la Porte d’Aubervilliers, ouverte sur Paris.
En ce début d’année, les élus socialistes et républicains
Jacques Salvator, Carmen Cabada-Salazar, Bernard Vincent,
Brahim Hedjem, Jacqueline Sandt, Jacques Monzauge, Denise
Saulnier, Daniel Garnier, Elisabeth Eyraud et Hanne-Vanessa
Kélébé, se joignent à moi pour vous adresser, à toutes et tous,
des vœux de bonheur personnels et familiaux.
Evelyne YONNET
Maire-adjointe déléguée à l’urbanisme et à l’habitat
Vice-présidente de l’OPHLM
● Les Verts
A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 17
● Union du nouvel Aubervilliers
Dur pour les faibles,
faible pour les plus forts
AU
NOM DE QUOI ROGNE-T-ON SUR LES
AIDES AUX CHOMEURS en fin de droit ?
Quel principe préside à la mise en place
d’un RMA (revenu minimum d’activité)
qui obligera des gens à travailler dans une
précarité institutionnalisée au seul profit
d’employeurs subventionnés pour exploiter
cette main d’œuvre quasi gratuite ?
Pourquoi supprime-t-on des fonds qui permettent de payer
la cantine à des lycéens et à des collégiens dont les familles sont
en grande difficulté ?
Pourquoi a-t-on liquidé les emplois jeunes ?
Je pourrais poursuivre la liste, elle est longue comme le bras.
Pour justifier ces mesures antisociales, le gouvernement avance
deux arguments. Le premier est d’ordre conjoncturel : à cause
d’un contexte économique défavorable, le budget de l’Etat
doit être resserré. Le deuxième participe d’une vision structurelle : il s’agirait de remettre au goût du jour la valeur travail
dans notre société pour lui redonner sa compétitivité.
Ce discours est parfaitement hypocrite. D’une part parce
que le contexte difficile n’empêche pas certains cadeaux fiscaux
aux catégories les plus privilégiées.
D’autre part, parce que la France, selon les dernières
enquêtes, demeure l’un des pays les plus productifs de la planète avec un salariat dont le rapport coût/technicité s’avère des
plus intéressants pour les employeurs.
La réalité est plus triviale. Imprégnés d’une culture néo-libérale érigée en dogme, Raffarin et les siens sont durs pour les
faibles et faibles pour les plus forts.
L’affaire du voile est d’ailleurs symptomatique du manque
de volonté réelle de ce gouvernement d’investir dans les banlieues. Il légifère sur les effets d’un repli identitaire engendré
par la frustration sociale mais se garde bien de faire tomber les
murs des ghettos.
Vous en voyez beaucoup des Français d’origine maghrébine
ou africaine vivre dans les beaux quartiers ?
Cette droite au pouvoir est la première à défendre un certain
communautarisme !
Notre ville, la Seine-Saint-Denis pâtissent de cette logique.
Subissent une politique qui, si l’on n’y prend garde, les
condamnera à une relégation permanente.
Souhaitons-nous une année 2004 de résistance
Jean-François Monino
Président des élus Verts
● Auber Progrès Alliance des générations
Meilleurs vœux à tous
AU NOM DU GROUPE « Auber Progrès,
Alliance des générations », je vous adresse
tous mes meilleurs vœux, que 2004 voit
cesser l’exode des anciens Albertivillariens.
Que chacun trouve du bonheur et que la
morosité ambiante qui règne sur notre ville,
disparaisse peu à peu. Comme à l’accoutumée, il n’est pas possible, aux responsables de groupe de la
minorité, de bénéficier des cartes de vœux fournies à la majorité municipale. Chacun ici, de ce fait, pourra constater le
manque de démocratie.
Pour ce qui est de la morosité ambiante, le problème du
commerce local est un sujet de préoccupation. Prenons le marché du centre et la rue Ferragus, devenue piétonne les jours
sans marché : c’est un parking de surface. La rue Ferragus est
morte. Lors de la construction de la nouvelle halle, nous étions
pleins d’espoir…
Or que constate-t-on aujourd’hui ? Les règles d’hygiène
européennes (soi disant impossibles à respecter sous l’ancienne
halle), ne le sont pas sous la nouvelle : marchandises non
situées dans des comptoirs réfrigérés. Parfois, il n’y a pas que
de l’alimentaire sous le marché couvert (contrairement à ce qui
m’a été répondu lors du conseil municipal d’octobre). A
chaque marché nous rencontrons dans les allées des « marchands » de faux Lacoste, sacs, ceintures et montres de fausses
marques. Doit-on le tolérer ? Lors de la précédente mandature, la pensée dominante était de relever le niveau commercial
du marché central. Où en est-on aujourd’hui ?
Dans un prochain article, je reparlerai de l’activité commerciale locale.
Françoise Giulianotti
J’ai fait un rêve :
Aubervilliers en Province
LA VIE EST DURE EN BANLIEUE PARISIENNE
mais particulièrement à Aubervilliers car
tous les jours nous subissons les attaques
liées à un cadre de vie déplorable.
Notre ville pour certains quartiers n’a pas
évolué depuis la libération. C’était il y a
58 ans.
La propreté de notre ville est tout aussi déplorable. Nous le
répétons à chaque fois que nous pouvons nous déplacer dans
les artères de notre commune.
Les difficultés sociales, de logements, pour trouver des
places en crèche, sont autant d’éléments qui créent des perturbations et un stress grandissant pour chacun des habitants de
notre ville.
Cela peut changer. D’autres l’ont démontré il y a déjà
quelques années. Issy les Moulineaux, en bordure de Paris,
était une ville de banlieue sur laquelle personne ne se retournait. Elle est devenue une ville économique qui a su générer
des emplois et laisser la possibilité à tout citoyen, quel que soit
son niveau de vie, de pouvoir se loger.
A Aubervilliers nous pouvons faire évoluer notre ville petit à
petit en quelques années. Pour cela il faut changer de politique
et il faut faire que chacun ait son espace de vie et que chacun
retrouve les marques de la vie en société. C’est cela la vie de
province, la vie provinciale, c’est la solution anti stress et nous
pourrons la trouver si nous avons une vraie volonté politique à
Aubervilliers.
Le Groupe Union du Nouvel Aubervilliers est là pour cela.
J’AI FAIT UN CAUCHEMAR : AUBERVILLIERS…
N’a plus aucun édile au conseil municipal élu par le peuple !
L’apparition de 4 nouveaux maires adjoints va coûter
230 000 € soit 1 500 000 F par an à la commune déjà financièrement exsangue.
L’Union du Nouvel Aubervilliers vous présente ses meilleurs
vœux et souhaite à
Chacun d’entre vous une excellente année 2004.
Dr Thierry Augy
● Groupe UMP
Adversaire d’hier…
collaborateur d’aujourd’hui
EN CE DÉBUT DE NOUVELLE ANNÉE 2004,
nous vous présentons nos vœux les
meilleurs, de santé et de réussite ainsi qu'à
vos proches, en ayant une pensée particulière à nos concitoyens les plus démunis, à nos
Anciens, à celles et ceux à mobilité réduite,
hospitalisés ou bien seuls.
Le dernier Conseil municipal de l'année 2003 a adopté le
retour de J.-J. Karman et de sa première colistière P. Latour
au sein de la majorité municipale.
L'intégration de cet opposant d'hier à ladite majorité est
incompréhensible pour nos concitoyens car empreinte d'illogisme et surtout de discrédit politique conséquent pour la
majorité actuelle.
J.-J. Karman qui a combattu Jack Ralite aux élections
municipales dernières, en contestant l'exécutif local en place
dans sa campagne électorale, n'a cessé de décrier, de vilipender
cette majorité actuelle et passée en dénonçant le bilan de cette
dernière, preuve à l'appui.
Maintenant, J.-J. Karman l'adversaire caractérisé d'hier est
devenu le collaborateur d'aujourd'hui.
A cet effet, il dispose d'une délégation de pouvoir attachée
aux finances de la ville excusez du peu signée du maire alors
qu'il a dénoncé la politique exercée par ladite majorité.
Il semble que le mal de vivre d'être dans l'opposition a
dominé sur ses convictions et idées.
Dans cette affaire, la volonté des électeurs de cette majorité
est encore flouée car ils n'ont pas voté pour un ralliement
après un peu moins de trois ans de J.-J. Karman, ni le changement de maire en cours de mandat.
Les électeurs de J.-J. Karman n'ont pas voté eux également
pour un ralliement à l'exécutif local.
Alors dans ce brouhaha épais de politique politicienne, de
jeux de théâtre, de trahisons, nonobstant l'expression de la
volonté populaire, c’est-à-dire vous. Je vous laisse juge de ce
qu'aspire notre ville pour l'avenir.
A vous de choisir ?
Slimane DIB
Pdt du groupe Union pour un Mouvement Populaire
Cette tribune des groupes politiques du conseil municipal est placée sous l’entière responsabilité de leurs auteurs, tant au plan éditorial qu’au plan légal. Elle ne saurait donc engager celle de la rédaction.
18 ● A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004
Vite dit
Concerts
CULTURE
DÉCOUVERTE ● Ethnoart vous invite au voyage et à la réflexion
Les Rencontres Xénophiles
● AVEC LE CNR
Vendredi 23 janvier à 20 h 30,
CNR La Courneuve (av. G. Péri)
La tradition de la transcription, de Ravel,
Prokofiev, Manuel de Falla, Stravinsky.
Tarifs : 9 €, 6 € (tarif réduit)
Vendredi 30 janvier à 20 h 30
Eglise St Lucien La Courneuve
(rue du Chevalier de la Barre)
L’Europe des XIXe et XXe siècles
revisitée de Rutters, Schumann,
Gounod, Puccini, P. Casal...)
Entrée gratuite
> Réservations :
01.48.11.04.60 ou 01.43.11.21.10
Après l’Inde du Sud, mise à l’honneur lors de sa première Rencontre xénophyle,
l’association Ethnoart vous propose d’aborder les rivages de l’Argentine, via ses musiques,
ses traditions, ses arts… C’est le 25 janvier prochain à l’espace Renaudie.
Arts plastiques
● AVEC LE CAPA
Stage de peinture à l’huile
Avec le peintre Léna Golovina.
> Renseignements et inscriptions
Centre d’arts plastiques C. Claudel
27 bis, rue Lopez et Jules Martin.
Tél. : 01.48.34.41.66
Date limite des inscriptions : 29 janvier
Tarifs : 64 et 68 € (+ chassis : 4,96 €)
Rencontre
Pascal Dacasa
Expositions
Gauguin-Tahiti, samedi 10 janvier
à 15 h au Grand Palais
Botticelli : de Laurent le Magnifique à
Savonarole, dimanche 1er février à 20 h,
musée du Luxembourg
> Inscriptions au Capa
Tarif : 15 €
● REPAS LINGUISTIQUE
PORTUGAIS
Les petites danseuses de l’association des Tamouls d’Aubervilliers participaient à la première Rencontre xénophile.
Samedi 10 janvier en soirée,
41, rue Lécuyer
L’association Auberlabel en collaboration avec les Laboratoires d’Aubervilliers
organisent un repas linguistique pour
réunir les personnes qui s’intéressent
au portugais, qui l’ont appris ou dont
c’est la langue maternelle. La soirée
commence vers 18 heures pour les
personnes voulant participer à la
préparation du repas ou suivre un petit
entraînement linguistique.
> Réservations
Tél. : 01.43.52.10.91
Frais : de 5 à 7 €
S
●
on costume aux couleurs chatoyantes accroche la lumière
tout comme ses longs cheveux
bruns. Sous le regard fasciné
et admirateur du public, la danseuse
aux pieds nus ondule gracieusement
sur la scène de l’espace Renaudie. Cet
après-midi du 7 décembre, l’Inde du
Sud s’y est installée, y déployant ses
musiques, ses traditions, ses coutumes... Il y a là des stands, des intervenants, des documentaires qui défilent sur un écran, le tout entrecoupé
de mets délicieux proposés au pre-
mier étage et d’intermèdes musicaux
et dansés au rez-de-chaussée.
C’est à Ethnoart, une jeune association d’Aubervilliers, que l’on doit
cette escapade indienne. « C’est notre
première Rencontre Xénophile,
explique Martine Mounier, la présidente. Le principe est de mettre à
l’honneur une culture, l’enjeu est
celui d’offrir une palette assez vaste
de points de vue et d’éléments de
cette culture, dans toute sa complexité… » Et le but avoué de toutes ces
rencontres rôdées à Montreuil l’année
● Jean
Cabaret Théâtre
Combattre les a priori
A
u bout du comptoir, le
patron a les yeux rivés sur
ses « drôles de clients »...
Engoncés dans leur vaste
tunique, ils ont vraiment l’air suspect,
sans parler de leurs propos. « Je ne
veux pas d’un compagnon en
haillons, je préfère rester seul avec
mon idiotie à moi qui est sacrée ».
Lumière. Jeudi 11 décembre, la
Compagnie pour l’artisanat des menteurs avait transformé la salle du café
restaurant La 3e mi-temps en cabaret
pour s’entendre, avec la bénédiction
du patron, Bruno Chabbert. Ce soir-
là, on y a traité des discriminations en
général, et des a priori en particulier
en alternant contes et discussions.
Après les premiers sketches assurés
par quatre comédiens, Délia Sartor
(qui a peaufiné le concept et joué du
violon), Grégory Manias, Sébastien
Rabbé et Fréderic Deverville, Michaël
a pris la relève : « Qu’est-ce que l’a
priori dans notre vie quotidienne ? »
C’est au tour de la salle de s’animer. Il
y a là une vingtaine de spectateurs
attablés, pleins de bonne volonté.
« C’est la peur », lance un anonyme.
« C’est le cloisonnement, comme mon
histoire à New York dans Harlem,
confie une voisine de table, habitante
du quartier. On ne m’y acceptait pas
comme blanche ». A l’autre bout de la
salle : « Quand on voyage on est
moins fermé ». Une jeune femme
assure : « Ce n’est pas qu’une question
de couleur puisqu’on n’écoute pas le
jeune parce qu’il est jeune, l’étranger
parce qu’il n’est pas d’Aubervilliers… »
Au fil de la soirée, un texte de
Jacques Brel accompagné au violon,
un sketch télévisé de Desproges et
quelques sketches d’un humoriste
caustique L’Emmerdeur viendront
ponctuer les débats. Cette première
initiative de la Compagnie pour l’artisanat des menteurs avait reçu le soutien du service municipal de la vie
associative. Le pari a été lancé de proposer un épisode par mois, avec une
nouvelle idée mais toujours sur même
thème : les discriminations.
Gwénaël le Morzellec
● PROCHAIN RENDEZ-VOUS
Willy Vainqueur
dernière : « Contribuer au développement de la connaissance de l’autre et
agir pour un monde égalitaire et solidaire entre hommes et femmes de
toutes origines culturelles. »
Un beau sacerdoce pour lequel les
membres d’Ethnoart se dévouent,
tous talents confondus. Ils sont photographes, réalisateurs, peintres, journalistes, conteuses, anthropologues,
sociologues ou globe-trotters…
Réunis au sein d’Ethnoart, ils partagent les locaux d’une autre association, La Villa mais d’ici, qui héberge
Mardi 13 janvier à 20 h 30
> Bar-restaurant La 3e mi-temps
113, rue H. Barbusse. Entrée libre.
> Compagnie pour l’artisanat
des menteurs
30, rue Heurtault. Tél. : 01.49.37.22.15
une douzaine d’autres structures associatives et culturelles.
Martine, la présidente, est régisseuse et technicienne du spectacle.
Diplômée en ethnologie, comme
d’autres membres de l’association,
elle accorde une grande importance
à l’approche ethnologique et ludique de ces Rencontres xénophiles.
« Nous sommes plusieurs à avoir
constaté que le savoir acquis à l’université s’arrête aux portes de celle-ci,
explique cette intermittente du spectacle. Pour le partager avec les autres,
nous avons mis au point des rendezvous avec les cultures du Monde où
l’on prend le temps de se découvrir ».
C’est pourquoi le premier occupait
une partie de l’après-midi du
dimanche 7 décembre.
Rassurée par le succès de cette
première initiative à Aubervilliers,
Ethnoart vient de recevoir le soutien
et l’accord de la municipalité pour
organiser ses cinq prochaines initiatives mensuelles, à l’espace Renaudie,
moyennant une modeste contribution financière.
Maria Domingues
● ETHNOART
77, rue des Cités.
Tél. : 06.87.26.43.36
www.ethnoart.org-ethnoart@voilà.fr
Adhésion : 7 €
> PROCHAINE RENCONTRE
Dimanche 25 janvier à partir de 16 h
Thème : L’Argentine
Espace Renaudie
27, rue Lopez et Jules Martin.
Tarif : 10 €, 6 € (Albertivillariens,
demandeurs d’emploi, étudiants), gratuit
pour les - de 12 ans et les + de 65 ans.
Claverie aux Mots passants
Sur la route du blues
« J’ai découvert un jour un disque de
Memphis Slim. Depuis ce temps, j’en ai
entendu et aimé des formes de jazz.
Mais quand j’ai besoin d’un petit coup
de pouce, c’est vers le blues que je me
tourne. Ce profond sentiment de
bien-être, j’ai eu envie de le partager,
et ça a donné Little Lou… »
Assis par terre, adossés aux livres,
debout contre les rayonnages, les enfants
écoutent Jean Claverie leur raconter
la naissance de Little Lou, petit pianiste
à la peau d’ébène qu’il fait vivre à travers
ses bandes dessinées.
Le 29 novembre dernier, à l’occasion
de la sortie des dernières aventures de
son jeune héros, Jean Claverie était de
passage à Aubervilliers pour une séance
de vente-dédicace très animée dans les
locaux de la librairie Les mots passants.
Après une brève présentation de son
parcours, Jean Claverie s’est mis à la
batterie. Accompagné d’une formation de
jazz, l’auteur de Little Lou a offert aux
heureux auditeurs un authentique concert
digne des bastringues de la NouvelleOrléans.
Emoustillés par l’ambiance, certains ont
esquissé quelques pas de danse, d’autres
se risquant à reprendre en chœur des
classiques… Ce n’est qu’après tout ce
charivari musical que Jean Claverie
s’est attelé à ce pourquoi il était venu :
signer et dédicacer son dernier album
Little Lou, la route du Sud, édité chez
Gallimard, dont une représentante était
présente. Il a fallu beaucoup de volonté
au public pour s’extraire de la chaleureuse atmosphère des Mots passants. Seule
consolation, partir à la recherche de Little
Lou, sur la route du Sud.
M. D.
● LIBRAIRIE
LES MOTS PASSANTS
Vendredi 30 janvier
2004
A 17 h 30 : Michèle Sully,
une Albertivillarienne,
dédicace son ouvrage
L’impasse des Cerisiers
a le blues, une comédie
théâtre sur la vie d’un petit
immeuble.
A 19 h 30 : Soirée Slam
et poésie.
2, rue du Moutier.
Tél. : 01.48.34.58.12
A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 19
CULTURE
THÉÂTRE ● Marguerite Duras et Bernard-Marie Koltès au programme du TCA
Deux pièces pour le prix d’une
Le Square de Marguerite Duras
qui sera suivi de Dans la solitude
des champs de coton
de Bernard-Marie Koltès.
Vite dit
Exposition
● D’UN MONDE À L’AUTRE
Les associations Kialucera, l’Angi et
l’école Jules Vallès exposent des
portraits, images, masques, regards
d’enfants... jusqu’au 30 janvier.
Du lundi au vendredi de 10 h à 19 h,
le samedi de 14 h à 17 h. Entrée libre.
> Galerie Art’O
9, rue de la Maladrerie.
Tél. : 01.48.34.85.07
● JOUER AVEC DES CHOSES
MORTES
D.R
Une œuvre-exposition de l’artiste
Boris Achour. Sur 240 m2, un ensemble
d’objets de natures et de tailles inattendues autour du thème du divertissement
populaire (jeu télé, kermesse, parc
d’attraction) et des projections de
vidéos. Ambiance surprenante garantie !
Jusqu’au 31 janvier, du mercredi au
samedi de 14 h à 19 h. Tarif : 3 €
> Laboratoires d’Aubervilliers
41, rue Lécuyer.
Tél. : 01.53.56.15.90
Du 15 janvier au
15 février, pour une
place achetée au
TCA (9 €), une place
supplémentaire vous
sera offerte pour
assister à l’un des
spectacles des trois
autres théâtres de
l’agglomération
(Saint-Denis, Epinay
et Stains). Une
opération menée par
Plaine Commune.
A Aubervilliers,
l’occasion de voir
deux grandes pièces.
Théâtre
Q
ui était réellement Marguerite Duras ? On connaît
d’elle la version grand
public avec L’Amant en
best-seller. Vu aussi à la télé des années
Pivot, l’égérie à col roulé des milieux
littéraires branchés. Entre les deux, la
vérité est probablement ailleurs. Avant
d’être une icône, Duras a été un jeune
écrivain exigeant et sensible. Un
auteur qui s’essaie à des genres différents, y compris au théâtre. Du 3 janvier au 1er février, Didier Bezace, le
directeur du TCA, a choisi de
remettre en lumière une de ces pièces,
Le Square, écrite en 1955. L’histoire de
deux personnages, un homme et une
femme, qui se croisent dans un jardin
public, engagent une discussion, se
racontent et commentent le monde.
Deux individus sans occupation fixe,
disponibles pour regarder se faire et se
défaire le temps. Elle, garde les enfants
d’une autre. Lui, est un vague voyageur de commerce.
« Les pièces que je mets en scène
ont quasiment toutes pour point
commun de confronter les “petits” à
“L’Histoire”, explique Didier Bezace.
Ce texte, malgré sa sophistication, est
d’une nature très populaire qui aborde les questions que les “petites gens”
se posent face au monde, devant ce
qui les écrase ou devant ce qui les
fait vivre ».
Hervé Pierre et Clotilde Mollet
interprètent les deux personnages.
Mais le rôle principal est tenu par
la discussion qui se lie. Une entité à
part entière où s’affirment des idées,
des constats et des envies. « Marguerite Duras a su créer une conversation
qui, en soi, est un acte de vie.
Comme une résistance avant l’heure
aux propos vains qui ont envahi les
écrans de télévision. » Il y est beaucoup question du bonheur et de sa
quête. Hommes d’aujourd’hui,
emplis de vide cathodique, cela nous
parle-t-il encore ?
Avec Denis Lavant
Non, aurait peut-être répondu
Bernard-Marie Koltès s’il n’était pas
mort. L’étoile filante du théâtre
contemporain français est un astre
noir qui brille toujours. Pour s’en
convaincre, il suffira d’aller voir sa
pièce la plus connue, Dans la solitude
des champs de coton, du 23 janvier au
12 février sur les planches du TCA
dans une mise en scène de Frank
Hoffman avec Bernard Ballet et
Denis Lavant (Les Amants du Pont
Neuf au cinéma, Ubu Roi au théâtre).
Si vous ne connaissez pas Koltès,
préparez-vous à un choc. Bienvenue
dans un monde sans issue de secours.
Un monde où chaque être humain
souffre de ne pas être l’autre, de rester
toujours inachevé. Où la solitude est
la conséquence d’un échange impossible : entre celui qui ne consent pas
à nommer son désir et celui qui ne
définit pas son offre. Un texte imparable dans un décor de lumières fragiles et d’ombres significatives.
Frédéric Medeiros
● RÉSERVATIONS
Théâtre de la Commune
2, rue Edouard Poisson.
Tél. : 01.48.33.16.16
● RECHERCHE COMÉDIENNES
L’association de théâtre Joséphine Péri
recherche deux femmes amateurs ou
pas : une âgée de 20 et 30 ans, l’autre
de 45 à 55 ans souhaitant intégrer une
troupe pour jouer une pièce de théâtre
de type comédie.
> Contact : Joséphine
Tél. : 06.99.99.40.41
● REPRÉSENTATION
Histoire de dire, une représentation
théâtrale à l’initiative de l’association
Kialucera, samedi 24 janvier à 20 h,
à l’espace Renaudie.
Une réflexion collective en collaboration
autour des questions d’immigration,
d’insertion et d’exclusion dans le cadre
du projet Mémoire d’hier et d’aujourd’hui.
> Espace Renaudie
27, rue Lopez et Jules Martin.
Tél. : 01.48.34.90.62
● COURS DE THÉÂTRE
L’association La Compagnie pour
l’Artisanat des Menteurs proposent des
cours de théâtre pour adultes, le vendredi
de 20 h à 23 h. Tarif : 2 €/h + adhésion
> Contact
Tél. : 01.49.37.22.15
[email protected]
DANSE ● Un spectacle de hip-hop en préparation
« Je veux aller très loin avec vous »
Willy Vainqueur
Actuellement en résidence à l'espace Renaudie, Nourdine Kamala prépare un spectacle avec des jeunes de la ville,
dont il compte aussi exposer le talent aux quatre coins de la planète.
Nourdine Kamala.
Willy Vainqueur
E
space Renaudie, un soir de
décembre. Sur le parquet,
une douzaine de jeunes
exercent sagement leur art :
la danse hip-hop. Sur fond musical de
rythmes saccadés, l'ambiance est studieuse. En solo, ou par deux ou trois,
chacun travaille sa spécialité. Dans un
coin, un garçon fait ses assouplissements, variant grand écart et contorsions impressionnantes. Dans un
autre, une fille teste des figures de
break. Au milieu, certains se succèdent pour exécuter des vrilles sur la
tête et autres trucs dingues qui défient
les lois de la pesanteur. Et quand un
exploit est en cours, des lueurs dans
les regards autour trahissent l'impatience de faire mieux encore. Plus
loin, deux gars s'entraînent à combiner des pas et des enchaînements
synchronisés.
Le tout fait déjà office d'un bien
agréable spectacle : au talent époustouflant de ces jeunes, s'ajoute la
force de leur autodiscipline. La
preuve : « Il est où, Nourdine ? » « Il
arrive ! » Quand le prof n'est pas là,
les élèves dansent quand même. Ça
n'étonne pas le principal intéressé :
« Je les ai prévenus à l'avance. Pour
progresser, il faut beaucoup d'efforts
physiques... » Et puis, il y a son autorité. Il n'a pas besoin de lever la voix,
son niveau technique, et surtout
l'affection et l'immense respect qu'il a
pour les « p'tits » sont largement suffisants. « Je veux aller très loin avec
vous », insiste-t-il en leur évoquant
l'horizon 2004.
D'abord le fruit de la résidence : le
travail de ces dix-huit jeunes, sur une
chorégraphie de Nourdine intitulée
Comme un rêve, donnera lieu à un
spectacle à Renaudie en février. Entretemps, une caméra de TF1 va le
suivre pour l'émission 7 à 8. Puis, cet
été, il emmènera cinq de ses danseurs
pour représenter la France au Parlement de la Jeunesse organisé par le
Cirque du Soleil, qui se déroulera
cette année à Sidney. « Mais ceux qui
ne seront pas allés en Australie pourront m'accompagner au Japon en
octobre. Et après il y aura aussi le
Canada... », rassure-t-il.
Il les informe aussi qu'il vient de
monter une association, Ethnixdream, pour obtenir plus facilement
des salles afin de développer l'activité
hip-hop, mais aussi la Capoeira dont
est spécialiste son frère Khalifa. Et
qu’à force de se démener, il commence enfin à être bien soutenu localement. En aparté, il ne cache pas qu’il
a trouvé le temps long pour obtenir
cette reconnaissance, mais n’en tire
aucune rancœur, préférant se focaliser
sur son objectif : « Mon but, c'est que
la réussite de mes élèves motive les
autres jeunes ». Pas de place pour
l’amertume dans cet esprit civique
débridé.
Alexis Gau
20 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
SPORTS
SANTÉ ● Près de 1 500 Albertivillariens consultent en médecine sportive
Surveiller la santé des sportifs
L
es sportifs sont forcément
des personnes en forme et
en bonne santé. « Faux,
rétorque Bernard Petit, docteur compétent en médecine sportive
et responsable du centre médicosportif d’Aubervilliers. Au contraire,
la pratique régulière d’un sport va
vite révéler un problème qu’une vie
sédentaire mettra des années à faire
émerger. » Néanmoins, on est loin
d’avoir tordu le cou à cette croyance
populaire. Bon nombre de sportifs
(deux tiers à Aubervilliers) continuent
de pratiquer sans avoir subi de tests
d’aptitude, les seuls à pouvoir déterminer si tel enfant ou adulte peut
pratiquer l’équitation ou le football.
Pourtant, à Aubervilliers, il existe
un centre de médecine sportive,
ouvert il y a plus de 30 ans, où l’on
Willy Vainqueur
Entre les
consultations du
centre médico sportif
et celles de
traumatologie
sportive dispensées
au centre Pesqué,
ce sont plus de
1 500 Albertivillariens
qui bénéficient,
chaque année,
d’un suivi spécialisé.
Sous le regard attentif du docteur Petit, Tamara, 13 ans, danseuse classique, mesure ses capacités pulmonaires
grâce à un appareil de spirométrie.
ergocycles (vélos), un monitoring et
des montres cardiofréquencemètres
qui mesurent la fréquence cardiaque.
« On est bien équipé pour recevoir les
sportifs qui souhaitent surveiller leur
santé », reconnaît Bernard Petit.
La consultation se déroule en trois
temps : un interrogatoire sur les antécédents et les objectifs de la personne,
des questions essentiellement liées au
sport pratiqué et un examen médical.
A la suite de cet examen complet,
le médecin délivre, ou pas, un certifi-
peut passer ces tests. Installé à l’entrée
du parking du stade André Karman,
ce lieu, à la fois sobre et accueillant, se
se résume à trois espaces distincts : la
salle d’attente truffée d’affiches contre
le tabac, la maltraitance, les excès…,
le secrétariat et le cabinet du médecin.
C’est là, occupant la moitié de la
pièce, que sont installés les différents
appareils. Il y a là un spiromètre dans
lequel on souffle et qui permet de
mesurer la ventilation pulmonaire, un
électrocardiogramme 3 pistes, deux
● Gymnastique
Willy Vainqueur
Consultations sur rendez-vous
Mercredi et vendredi de 17 h à 19 h
15-13, rue Firmin Gémier
(entrée par le parking du stade)
Tél. : 01.48.34.22.80
M. De Martignac/le Parisien photo Pqr
des bénévoles, parents et dirigeants
confondus, cette célébration de Noël
a ravi tout le monde et laissé un excellent souvenir aux invités, notamment
à Mériem Derkaoui, la maire-adjointe aux sports, qui s’est félicité « de
l’excellente organisation et de l’ambiance chaleureuse » qui a régné tout
au long de l’après-midi.
Egalement présente, la présidente
du CMA, Claudine Vally, n’a quasiment rien perdu du programme
qu’elle a suivi dans les gradins en
compagnie du président de la section,
Henri Lourenço.
Les poches bien garnies, les yeux
maquillés, à peine fatigués, les enfants
sont rentrés à la maison en se jurant
bien qu’on les y reprendrait l’année
prochaine.
M. D.
CHAMPIONNE DE FRANCE
L’escrimeuse Wassila Redouane SaïdGuerni a remporté son premier titre
de championne de France au fleuret,
samedi 20 décembre au stade
Coubertin. Sous les yeux de son époux,
Djabir, champion du monde algérien du
800 m, l’Albertivillarienne s’est imposée
face à la tenante du titre, Adeline Wuillème (15 à 14). Souvent dans le carré de
tête, pas toujours récompensée de ses
efforts, la sociétaire du CM Aubervilliers
vient de franchir une étape décisive
et méritée. Cette réussite, Wassila la
partage avec son entraîneur et maître
d’arme, le grand Olivier Belnoue.
Aubermensuel adresse ses félicitations
au couple Saïd-Guerni qui a magnifiquement marqué l’année sportive 2003 et
reviendra plus longuement sur cet
événement dans sa prochaine édition.
M. D.
LES JUDOKAS FÊTENT NOËL
Pascal Dacasa
S
● CENTRE DE MÉDECINE SPORTIVE
Images
Noël avec les gymnastes
tand de maquillage, atelier
perles fines, gâteaux et chocolat
à gogo…
Ce samedi 13 décembre, les grands
de la section gymnastique du CMA
s’étaient mis en quatre pour leurs
petits. A l’occasion des fêtes de fin
d’année, près de 200 personnes
étaient réunies pour un après-midi
récréatif où démonstrations, dégustations et jeux libres se sont succédé.
L’apparition du Père Noël a soulevé
l’enthousiasme des enfants, notamment au moment où il s’est mis à
lancer des bonbons à la cantonade.
Après une joyeuse bousculade, il a fini
par s’installer dans un coin de la salle
pour y procéder à une distribution de
boîtes de chocolats à tous les jeunes
gymnastes de la section.
Grâce à la mobilisation sans faille
cat d’aptitude. « Je ne donne jamais
de certificat de complaisance, assure
Bernard Petit. Mon rôle est de dépister des petites pathologies qui pourraient s’aggraver à la suite d’efforts
soutenus. » Et de citer l’exemple d’un
enfant qui souhaitait faire de l’athlétisme. « J’ai décelé une malformation
de la colonne vertébrale, non seulement je n’ai pas délivré de certificat,
mais j’ai alerté les parents que j’ai
orienté vers d’autres spécialistes… J’ai
su que ce jeune garçon avait fini par
subir une opération… »
Entièrement à la charge financière
de la commune, le centre de médecine sportive est ouvert, deux soirs
par semaine, sur rendez-vous. « En
théorie, tempère gentiment Sylvie
Lourenço qui tient le planning et
assure l’accueil. Dès qu’il y a de la
lumière, on voit arriver les footballeurs, les handballeurs... » Bonne pâte,
le Dr Petit ne leur ferme jamais sa
porte, quitte à dépasser largement les
horaires prévus. » Normal, je suis là
pour eux... Et puis la prévention passe
aussi par le dialogue et l’écoute… »
En 2003, il ne restait plus que
400 centres de ce type pour toute la
France, dont 40 en Seine-SaintDenis. On les a vu fermer, les uns
après les autres, au gré des changements de municipalité. Il y a peu, une
nouvelle est venue tempérer ce
constat pessimiste. Sur proposition de
Jack Ralite, ancien maire d’Aubervilliers et toujours sénateur, le Sénat
vient de voter un amendement qui
permettrait aux consultations effectuées en centre de médecine sportive
d’être remboursées par la Sécurité
sociale.
Faut-il y voir le frémissement
d’un début de prise de conscience de
l’importance d’inciter les sportifs,
alias les citoyens, à mieux surveiller
leur santé ? On n’ose y croire.
Maria Domingues
Exhibitions, assauts amicaux, chocolat
et autres friandises… Les enfants de
la section Judo du Club municipal
d’Aubervilliers ont joyeusement fêté
Noël, comme il se doit, sur le tatami
du Dojo Michigami.
Cette année, le CMA avait invité d’autres
clubs à se joindre à ce goûter festif.
De ce fait, près de 250 jeunes étaient
présents le samedi 20 décembre au
complexe Manouchian où les adultes
bénévoles du club leur ont assuré
un accueil chaleureux. Une bien jolie
manière de débuter les vacances
scolaires et de terminer l’année, avant
de reprendre l’entraînement dès le 5
janvier sous la férule de maître Plombas.
M. D.
A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 21
SPORTS
COMBAT LIBRE ● Avec l’association sportive de la jeunesse d’Aubervilliers
Une école de volonté
Combat libre, lutte et grappling sont les nouvelles disciplines proposées par l’ASJA. Des pratiques encadrées
par deux sportifs de haut niveau : Stéphane Chaufourier et Jean-Louis Alberch.
A
te du Golden Trophy, Jean-Louis a
aussi été vice-champion de France de
Kick boxing en 1999. L’addition de
leurs talents rend leur complémentarité exemplaire.
Pour Stéphane, père de famille de
29 ans, enfant d’Aubervilliers, cette
discipline lui a enseigné que « quand
on veut on peut ». Pour lui, la lutte est
une « formidable école de volonté qui
peut aider à surmonter les obstacles de
la vie… » Une chose est sûre, les cours
sont à l’image de l’homme, sérieux,
costaud, sans fioriture et sympa…
Maria Domingues
fond les gars, on tient au
mental, ensemble ! » Sur les
tapis du gymnase Henri
Wallon, muscles et souffle
sont soumis à rude épreuve. La séance
d’entraînement de « lutte-grapplingcombat libre » vient de démarrer à
cent à l’heure pour une vingtaine de
pratiquants. Si la lutte est assez répandue, le grappling est moins connu.
C’est un dérivé où l’on a le droit
d’immobiliser à l’aide de clés (prises)
les membres inférieurs et supérieurs,
contrairement à la lutte où c’est interdit. Le combat libre permet en plus
les projections, les coups de pieds, les
poings et les genoux.
● CMA
● LUTTE, GRAPPLING,
COMBAT LIBRE
Les lundi et jeudi de 19 h à 21 h
Gymnase Henri Wallon
139, rue Henri Barbusse.
Renseignements au 01.48.39.17.14
Photos : Willy Vainqueur
Répondre
à une demande
Mises en place depuis le 6 octobre,
ces trois disciplines dépendent de
l’Association sportive de la jeunesse
d’Aubervilliers (ASJA). Plus connue
pour son activité footballistique,
l’ASJA continue de s’intéresser de
près aux jeunes en difficulté. « Il y a
quelque temps, on a rencontré un
groupe qui posait des problèmes de
voisinage dans le quartier, explique
Cyril, directeur de l’ASJA. Lors de ce
premier contact, ils ont exprimé
l’envie de s’extérioriser à travers la
pratique d’un sport de combat…
L’idée a germé de mettre sur pied une
section lutte car on a la chance d’avoir
Stéphane Chaufourier, un sportif de
haut niveau au sein de l’ASJA. C’était
notre gardien de but il y a dix ans ! »
Fort de cet atout, le club obtient
deux créneaux hebdomadaires auprès
du service municipal des sports et
l’activité peut démarrer. Quelques-
Magistrale démonstration de projection exécutée par Stéphane Chaufourier
(en rouge) et Jean-Louis Alberch (en l’air !)
uns des jeunes pressentis ont déjà
franchi la porte du gymnase, se
mêlant aux autres lutteurs aux carrures impressionnantes. Pour le seconder, Stéphane s’est adjoint le concours
d’un ami, Jean-Louis Alberch. Chacune de leurs démonstrations de grappling ou de combat libre est un spectacle où le mélange de souplesse, de
force et de technique se traduit par la
neutralisation immédiate et efficace
de l’adversaire. Il faut dire que leur
palmarès respectif est lui aussi impressionnant.
Troisième des championnats de
France de lutte en 2001, Stéphane
prépare ceux de 2004, après être arrivé en finale de l’Open de Paris et
avoir gagné un tournoi international
de grappling en Allemagne. Vainqueur du grand tournoi le To Hot to
Handle en Hollande en 2003, finalis-
BASKET
Des nouvelles, des anciens
D
Photos : Jacky Guillaume
ans les gradins du gymnase
Manouchian, les retrouvailles sont chaleureuses.
Certains ne s’étaient pas revus depuis
au moins 20 ans, d’autres ont gardé
des contacts. Ce sont les « anciens »
du basket, comme les nomme Claude
Poitrenneau, 68 ans, dont 30 ans
d’histoire avec le Club municipal
d’Aubervilliers.
Ce samedi 6 décembre, une dizaine
d’entre eux s’étaient donné rendezvous à l’occasion du match de basket
opposant les filles d’Aubervilliers
à celles de l’AS Villeurbanne. « On
a localisé une trentaine d’anciens
A égalité
à la mi-temps,
le CMA basket
a pourtant
concédé la
victoire face
aux joueuses
de Villeurbane,
le 6 décembre.
Ce qui relègue
les filles
à la 7e place
du tableau.
joueurs et joueuses des années 70,
explique Claude. Il y en a en Bretagne, au Mexique, à Belfort, dans
l’Oise… » Evelyne Severac et Paulette
Delgado, les seules « anciennes » présentes, se souviennent bien de leur
voyage « en Tchécoslovaquie pour
représenter la France… et aussi du
titre de Championnes de Paris avec
le CMA. »
Côté garçons, il y a là Eric Montabord, Christian Godbillon, Michel
Delblond, Dominique Plaisance et
Raymond Jegonday, l’ancien entraîneur de José Rosa, l’actuel coach des
filles du CMA. Tous ont les yeux
rivés sur le match très disputé que
livrent les Albertivillariennes. « On a
d’excellents souvenirs du basket à
Aubervilliers, reconnaît Claude, qui
habite toujours la ville. C’est pour
cela que ceux qui le pouvaient ont
répondu à son invitation.
Après le match, déçus par la défaite
des Albertivillariennes, mais heureux
de s’être retrouvés, les « anciens » se
sont fixé un autre rendez-vous « aux
beaux jours et autour d’une bonne
bouffe, comme avant, lorsqu’on allait
manger ensemble après les matchs. »
Si vous avez fait partie de cette
joyeuse bande et que vous souhaitez
les revoir, contactez Claude Poitreneau au 01.48.33.34.16.
M. D.
Stage d’initiation
au rock
Samedi 10 janvier 2004
De 15 h à 17 h
L’association Indans’cité met en place un stage d’initiation au rock dans
ses salles de danse. Ce stage est ouvert à tous à partir de
18 ans.
Au programme
initiation aux pas de base et travail en couple.
Participation
10 euros.
Les inscriptions se font sur place ou par téléphone
au 01.48.36.45.90.
22 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
AUBERVILLIERS MODE D’EMPLOI
RECENSEMENT ● A partir de 2004
Utile
● NUMÉROS UTILES
Le recensement nouveau est arrivé
Pompiers :18 Police : 17 Samu : 15
Centre anti-poison : 01.40.37.04.04
SOS Mains : 01.53.78.81.12
Urgence yeux : 01.40.02.16.80
Urgence gaz : 01.48.91.76.22
Accueil des sans abri : 115
La méthode de recensement de la population française change des enquêtes annuelles
se substituent au comptage traditionnel qui se déroulait tous les 7 à 9 ans.
● PHARMACIES
Dimanche 4 janvier 2004, Bodoh,
74, av. J. Jaurès à Pantin ; Nguyen,
103, bd Pasteur à La Courneuve.
Dimanche 11 janvier, Hong-Tuan Ha,
1, place P. Verlaine à La Courneuve ;
Vidal Duvernet, 146, rue J. Jaurès
à Pantin.
Dimanche 18, Gutierres,
2, rue des Cités ; Van Heeswyck,
156, rue D. Casanova.
Dimanche 25, Nguyen Than Huong,
79-81, av. de la République ;
Razafindramonja, 7, rue Alexis Léonor
à Saint-Denis.
Dimanche 1er février, Ortiz,
2, rue E. Quinet à La Courneuve ;
Raoul, 47 ter, rue Sadi Carnot .
Santé
L’association propose un accueil mensuel
des familles (information, documentation,
groupes de paroles) le 3e lundi de
chaque mois, de 14 h 30 à 16 h 30.
> Centre Constance Mazier
4, rue Hémet.
Correspondance
17, bd de l’Ouest, 93340 Le Raincy
Tél. : 01.43.01.09.66
Anciens
Combattants
● GALETTE DES ROIS
La FNACA (Fédération nationale des
Anciens Combattants en Algérie, Maroc,
Tunisie) organise sa galette des rois,
dimanche 18 janvier 2004
à partir de 14 h
> Espace Rencontres
10, rue Crèvecœur.
Ambiance musicale assurée.
Willy Vainqueur
● ASSOCIATION ALZHEIMER
S
elon des modalités prévues par
la loi sur la « démocratie de
proximité », le recensement de
la population est modifié à
compter de janvier 2004. Dans les
communes de plus de 10 000 habitants, l’opération sera désormais
annuelle et sera effectuée sur un
échantillon d’adresses d’environ 8 %
2, rue Edouard Poisson
Horaires au 01.48.33.46.46
● Semaine du 7 au 14 janvier
Le Seigneur des anneaux
Le retour du roi
De Peter Jackson
USA - 2003 - 3 h 15 - VO
Avec Elijah Wood, Orlando Bloom,
Ian McKellen, Liv Tyler, Viggo Mortensen.
Jeux d’enfants
De Yann Samuell
France - 2003 - 1 h 33
Avec Marion Cotillard, Guillaume Canet,
Thibaud Verhaeghe, Joséphine Lebas-Joly.
● Semaine du 14 au 20 janvier
Après vous
De Pierre Salvadori
France - 2003 - 1 h 50
Avec Daniel Auteuil, José Garcia,
Sandrine Kiberlain, Maryline Canto.
Blind Shaft
De Li Yang
Chine - 2003 - 1 h 32 - VO
Avec Li Yixiang, Wang Shuangbao,
Wang Baoqiang, An Jing, Zhenjiang.
● Semaine du 21 au 27 janvier
Ma vie sans moi
De Isabel Coixet
Espagne - 2003 - 1 h 42 - VO
Avec Sarah Polley, Amanda Plummer,
Scott Speedman, Mark Ruffalo.
Happy End
De Amos Kollek
France - 2003 - 1 h 28
Avec Audrey Tautou, Justin Theroux,
Jennifer Tilly, Jenna Lamia, Cathy Curtin.
Avec Bill Murray, Scarlett Johansson,
Anna Faris, Giovanni Ribisi.
Uzak
De Nuri Bilge Ceylan
Turquie - 2002 - 1 h 50 - VO
Avec Muzaffer Ozdemir, Mehmet Emin
Toprak, Zuhal Gencer Erkaya.
Prix d’interprétation masculine
et Grand prix du Jury Cannes 2003
Les sentiments
De Noémie Lvovsky
France - 2003 - 1 h 34 - V0
Avec Nathalie Baye, Jean-Pierre Bacri,
Isabelle Carré, Melvil Poupaud.
● Soirée exceptionnelle
Lundi 2 février à 20 h
Ciné-concert avec l’ensemble vocal
Sequenza 9-3 sous la direction
de Catherine Simonpietri,
en présence de la réalisatrice.
Réservation obligatoire
● PETIT STUDIO
2, rue Edouard Poisson
Horaires au 01.48.33.46.46
● Semaine du 7 au 13 janvier
Le monde de Némo
De Andrew Stanton et Lee Unkritch
USA - 2003 - 1 h 45, version française
Film d’animation en 3D. A partir de 5 ans.
● Semaine du 14 au 20 janvier
Princess Bride
De Rob Reiner
USA - 1987 - 1 h 38, version française
Avec Robin Wright, Cary Elwes..
A partir de 6 ans
Spécial Ecole et cinéma
● Semaine du 28 janvier au 3 février
● Semaine du 28 janvier au 3 février
La prophétie des grenouilles
Lostin Translation
De Jacques Remy-Girerd
France - 2003 - 1 h 30
Dessin animé. A partir de 5 ans.
De Sofia Coppola
USA - 2003 - 1 h 42 - VO
cette année. Attention, si toutes les
personnes d’un même immeuble sont
concernées, les autres habitants de la
même rue ne le sont pas forcément.
Cet agent est un membre du personnel communal et volontaire. Il sera
muni d’une carte officielle tricolore
avec sa photographie et portant la
signature du maire. Il vous remettra
Association des Seniors d’Aubervilliers
Cinéma
● LE STUDIO
des logements. Selon l’INSEE, les
progrès de la statistique permettent
de passer de la méthode traditionnelle
du comptage exhaustif à des techniques de sondages.
Ainsi, à partir du jeudi 15 janvier,
un agent recenseur se présentera à
votre domicile, si vous faites partie de
l’échantillon de logements recensés
des documents à remplir : une feuille
de logement, un bulletin individuel
pour chaque personne vivant habituellement dans le logement ainsi qu’une
notice explicative. Il pourra aussi si
nécessaire vous aider à compléter ce
document. Il reviendra ensuite récupérer les différents bulletins.
Pour permettre le bon déroulement
de cette opération, la municipalité a
mis en place un dispositif particulier :
les jours de marché : mardi, jeudi,
samedi de 9 h à 12 h, à partir du
mardi 20 janvier, une permanence
sera assurée par le service de l’Observatoire de la société locale, au rez-dechaussée de la mairie de 9 h à 12 h.
Vous pourrez demander de l’aide ou
déposer vos bulletins.
Une boîte destinée à recevoir vos
documents complétés sera aussi disponible à l’accueil de la mairie. Un
numéro Vert gratuit sera à votre disposition tous les jours de 9 h à 12 h et de
14 h à 17 h : 0 800 099 927 (répondeur en dehors de ces horaires), vous
pourrez poser toutes vos questions
relatives au recensement.
La participation à cette opération
de recensement est obligatoire. La
confidentialité des renseignements
fournis est assurée et aucun croisement de fichiers n’est autorisé. Les
renseignements collectés et étudiés
permettront d’adapter les politiques
nationales et locales aux besoins décelés (crèches, écoles, logements, etc.).
Votre réponse est donc importante et
indispensable.
M.-C. Fontaine
Programme des activités de l’association
15 bis, av. de la République. Tél. : 01.48.33.48.13. e-mail : [email protected]
Ouvert au public du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h (fermé le premier lundi matin de chaque mois)
Pour vous permettre de mieux
évaluer les difficultés et la fatigue
des sorties proposées, nous avons
élaboré, par pictogramme, une classification des niveaux de difficulté :
❉
❉❉
❉❉❉
facile
quelques difficultés
difficile
● SORTIES DU MOIS DE JANVIER
Jeudi 15 janvier 2004
Le Musée du vin (XVIe) ❉ ❉
Visite guidée du Musée de Passy.
Initiation à l’œnologie avec dégustation de vins.
Prix : 21,50 €
Départ : 13 h 30 de l’Assos.
Renseignements à l’Assos.
Jeudi 22
Le Louvre : département des Antiquités mésopotamiennes ❉ ❉ ❉
Visite guidée puis temps libre pour
flâner dans la galerie du Carrousel.
Prix : 16,50 €
Départ : 14 h de l’Assos.
Renseignements à l’Assos.
Jeudi 29
Du côté de chez Fauchon ❉ ❉ ❉
Visite guidée de l’église de la Madeleine, de son quartier puis goûter
chez Fauchon.
Prix : 24 €
Départ : Assos., 13 h ; club Finck,
13 h 15 ; club Allende, 13 h 30
Renseignements à l’Assos.
● SORTIES DU MOIS DE FÉVRIER
Jeudi 5
Le d’Artagnan (60) ❉
Déjeuner et récital : années 60, disco,
chanteurs du millenium…
Prix : 42 €
Départ : Assos., 10 h 30 ; club Finck,
10 h 45 ; club Allende, 11 h
Inscriptions dans les clubs
les mardi 6 et mercredi 7 janvier.
● VOYAGES
Croatie
Circuit de 8 jours, pension complète
(boisson non incluse).
Du 28 mars au 4 avril
Tarif : 945 € (base 20/29) 30 places
Inscriptions à partir du 9 janvier.
Andalousie
Circuit de 8 jours, pension complète
(boisson non incluse).
Du 3 au 10 mai
Tarif : 870 € (base 20/24) 25 places
Inscriptions à partir du 14 janvier.
Italie : Maiori
Séjour de 8 jours, pension complète
(boisson incluse).
Du 25 mai au 1er juin
Tarif : 841 € (base 24/34) 30 places
Inscriptions à partir du 16 janvier.
Norvège
Circuit de 8 jours, pension complète
(boisson non incluse).
Du 21 au 28 juin
Tarif : 1 361 € (base 20/24)
20 places
Inscriptions à partir du 5 mars.
Arêches Beaufort
Fête de la transhumance
Séjour de 4 jours, pension complète
(boisson incluse).
Du 10 au 13 octobre
Tarif : 313 €
Inscriptions à partir du 5 mai.
Louisiane
Circuit de 10 jours, pension complète (boisson non incluse).
Novembre
Tarif : 1 570 € (base 20/29)
25 places
Inscriptions à partir du 3 mars.
La brochure des voyages est disponible à l’Assos. et dans les clubs.
● TEMPS FORTS DANS LES CLUBS
Lundi 12 janvier : La chorale la Clef
des chants au club Croizat.
Mercredi 21 janvier : La sécurité
routière au club Allende.
Vendredi 23 : grand Loto au club
Finck.
● LES CLUBS
Club S. Allende
25-27, rue des Cités.
Tél. : 01.48.34.82.73
Club A. Croizat
166, av. Victor Hugo.
Tél. : 01.48.34.89.79
Club E. Finck
7, allée Henri Matisse.
Tél. : 01.48.34.49.38
Les clubs sont ouverts du lundi
au vendredi de 10 h 15 à 17 h 15.
ANNONCES
A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 23
Utile
Propreté
● COLLECTE DES DÉCHETS
TOXIQUES DES MÉNAGES
Un véhicule spécifique, stationné dans
différents quartiers de la ville, vous
permet de déposer vos déchets
toxiques. Ce dernier les acheminera
ensuite vers un centre de traitement
spécialisé et agréé.
Les déchets acceptés : restes de
peintures, batteries, piles, solvants,
produits d’entretien...
Ne sont pas acceptés : les déchets
des entreprises, comerçants, artisans,
ni les pneus, médicaments, bouteilles
de gaz, produits radioactifs et à base
d’amiante.
Le stationnement du véhicule est prévu
comme suit :
> marché du centre : 4e mardi du
mois, de 9 h à 12 h 30
> rue du Moutier : 4e mardi du mois,
de 13 h 30 à 17 h
> marché du Montfort :
2e vendredi du mois, de 13 h 30 à 17 h.
Nouveaux
horaires
● TRIBUNAL D’INSTANCE
Les nouveaux horaires de réception
du public sont les suivants : du lundi au
vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30
à 16 h 30. Pour les dossiers de nationalité : du lundi au jeudi de 9 h à 12 h.
> Square Stalingrad
Tél. : 01.48.33.76.38
● MAISON DE JUSTICE
ET DU DROIT
Les nouveaux horaires de réception du
public sont les suivants : le lundi de 8 h
à 18 h, les mardi et mercredi de 8 h à
13 h et de 13 h 30 à 17 h 30, le jeudi
de 8 h à 13 h et de 13 h 30 à 19 h,
le vendredi de 9 h à 16 h 30.
> 21, rue Bernard et Mazoyer.
Tél. : 01.48.11.32.24
Santé
● L’ASSURANCE MALADIE
EN LIGNE
Des téléconseillers de la Caisse primaire
d’assurance maladie vous renseignent
sur vos dossiers et vos droits, sur la
protection sociale, les formalités pour
changement de situation, la couverture
maladie universelle… ; facilitent vos
démarches administratives ; proposent
des rendez-vous.
> Un numéro d’appel unique
0820 904 193
Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h
> Un site Internet
www.bobigny.ameli.fr
Social
● ALLOCATIONS FAMILIALES
Un nouveau numéro de téléphone
A partir du 27 janvier 2004, la Caisse
d’allocations familiales change de numéro de téléphone. Désormais il faudra
composer le : 0820 25 93 10
● RÉFORME DES RETRAITES
La Caisse nationale d’assurance
vieillesse met à la disposition des
salariés du privé un numéro d’appel
national pour obtenir toutes les réponses
aux questions soulevées par la réforme
des retraites (départs anticipés, rachat
de cotisations…).
> 0 825 809 789
www.retraite.cnav.fr
● RETRAITE COMPLÉMENTAIRE
Vous envisagez de prendre votre retraite
dans les prochains mois, vous désirez
préparer votre retraite complémentaire,
appelez le CICAS au 01.48.20.17.67.
Un dossier vous sera envoyé et
un rendez-vous fixé.
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Centre administratif
31-33, rue de la Commune de Paris
Mardi de 9 h à 11 h 45 et de 13 h 30 à 16 h.
24 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004
Petites annonces
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Tél. : 01.48.34.03.28
☛ Attention ! Les lecteurs qui souhaitent
faire paraître une petite annonce dans le
prochain numéro d’Aubermensuel doivent
impérativement l’envoyer avant le 22 du
mois en cours. Libeller les prix en euros.
Abonnement
je désire m’abonner à
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Prénom ...........................................
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.........................................................
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(10 numéros par an)
à l’ordre du CICA
7, rue Achille Domart
93300 Aubervilliers
Rencontre
avec les anciens
samedi 17
janvier 2004,
à 16 heures,
réfectoire de l’école
Robespierre.
Qui se souvient de Félix,
Carmen, Paquita, Alain,
Muguette, « Tito », JeanJacques, Charlie et de
bien d’autres vaillants et
vaillantes rencontrés lors de
nos sorties à Arradon,
Piscop, Autry… et de nos
activités manuelles, culturelles et artistiques ?
C’est pour en parler que
cette rencontre festive est
organisée.
● ECOLE ROBESPIERRE
Sente des Prés Clos.
Tél. : 01.49.37.15.43
ANNONCES