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● ESCRIME Wassila Redouane Saïd-Guerni Championne de France D.R. Samedi 20 décembre, au stade Coubertin, Wassila licenciée au cercle municipal d’escrime est devenue championne de France de fleuret. (P. 20) AUBERMENSUEL No 135, janvier 2004 ● 0,60 € Magazine municipal d’informations locales ENVIRONNEMENT ● OBJECTIF : UNE VILLE MIEUX NETTOYÉE Un bon plan pour la propreté Plus de moyens et une réorganisation du travail des équipes du Nettoiement, Aubervilliers s’engage dans un plan ambitieux pour améliorer la propreté. dispositif soutenu par Plaine Commune qui a fait de cette question une priorité à traiter dans toutes les villes de l’agglomération. (P. 14) ● MUNICIPALITÉ Evénement A l’occasion du conseil municipal du 18 décembre, la démarche quartier a été renforcée et la majorité élargie. (P. 12 & 13) ● VŒUX Le maire Pascal Beaudet et la municipalité vous présentent leurs meilleurs vœux pour l’année 2004. Willy Vainqueur Willy Vainqueur Bonne année 2 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ANNONCES Sommaire Aubervilliers au quotidien Noël solidaire Remise du Drapeau d’honneur européen Incendie du 77, rue Henri Barbusse : tous les habitants sont relogés Thérèse Bonetto : la centenaire du Landy Téléthon 2003 : 20 000 € recueillis sur toute la ville Le RMA : une machine à exclure ? Visite de l’entreprise Inter Routage Les 10 ans de l’appartement gérontologique les Quatre-Saisons Une antenne du CNAM au Corbusier Carnet (p. 3 à 9) L’édito de Pascal Beaudet (p. 3) Images Décembre à Aubervilliers (p. 10 et 11) Vie municipale Le conseil municipal du 18 décembre (p. 12 et 13) Aubervilliers au quotidien Le nouveau plan propreté pour 2004 (p. 14) Intercommunalité Les Courneuviens votent pour Plaine Commune De nouvelles voies pour la Porte d’Aubervilliers (p. 15) Débat L’avenir de l’école Le courrier des lecteurs (p. 16) Tribune (p. 17) Culture Les Rencontres xénophiles d’Ethnoart Cabaret théâtre TCA : deux pièces au programme Portrait : Nouredine Kamala, professeur de hip-hop (p. 18 à 19) Sport Le centre médico-sportif Wassilla Redouane Saïd-Guerni : Championne de France d’escrime Combat libre avec l’ASJA Basket : des nouvelles et des anciens (p. 20 et 21) Aubervilliers mode d'emploi Le recensement 2004 Le programme du Studio Le programme des Seniors (p. 22) AUBERMENSUEL N°135, janvier 2004 Edité par l’association Carrefour pour l’information et la communication à Aubervilliers, 7, rue Achille Domart, 93308 Aubervilliers Cedex. Tél. : 01.48.39.51.93 Télécopie : 01.48.39.52.43 [email protected] Directeur de la publication : Guy Dumélie Directeur de la rédaction : Alain Germain Rédactrice en chef : Marie-Christine Fontaine Rédacteurs en chef adjoints : Maria Domingues et Frédéric Medeiros Rédacteur : Alexis Gau Directeur artistique : Patrick Despierre Photos : Willy Vainqueur Secrétaire de rédaction : Marie-Christine Fleuriet Maquettiste : Zina Terki PSD publicité : 01.42.43.12.12 Numéro de commission paritaire : 73261 Dépôt légal : janvier 2004 L’équipe d’Aubermensuel vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2004 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 3 SOCIAL ● Les initiatives de décembre en direction des plus fragilisés Des festivités solidaires A une époque où le chômage, l’individualisme et les exclusions de tous types causent de gros dégâts à l’âme des plus faibles, il est essentiel que la période des fêtes de fin d’année fassent rimer festivités et solidarité. C’est dans cet esprit que la municipalité et le CCAS ont déployé leurs efforts au mois de décembre, pour les demandeurs d’emploi de la ville, les seniors et les personnes handicapées. Ce que j’en pense Une bonne et heureuse année 2004 ● Par Pascal Beaudet, maire d'Aubervilliers EN Willy Vainqueur DE P rès de 1 200 personnes âgées ont pu profiter du traditionnel Banquet des Seniors, organisé sur deux jours, les 17 et 18 décembre, à l’initiative du Centre communal d’action sociale (CCAS). Avec un changement de ● taille par rapport à l’an dernier à l’espace Rencontres : les festivités se sont déroulées dans une grande salle magnifiquement décorée au sein du site EMGP, près de la Porte d’Aubervilliers. Un changement de décor qui a ravi les participants, d’autant que Le Noël des personnes handicapées Willy Vainqueur « Pas un truc de charité ! » S ur scène, le magicien fait sortir de ses manches des rubans de toutes les couleurs. Fasciné, un groupe d’enfants ne quitte pas des yeux les mains expertes. Michel Berri les fait venir à ses côtés pour le numéro suivant. A l’espace Rencontres, pas loin de 500 personnes sont attablées. Aujourd’hui, c’est fête. Un Noël avant l’heure organisé par la municipalité et le CCAS pour les personnes handicapées et leurs familles. Avec distribution de cadeaux pour petits et grands et goûter dansant assuré par les Tremplins de la chanson. Sophie ne boude pas son plaisir : « L’ambiance est sympa, la salle joliment décorée et les gâteaux sont super bons ! Ça ne fait pas du tout truc de charité, c’est important. » Pour le maire Pascal Beaudet, cette solidarité est essentielle : « Dans ce pays, les handicapés ne sont pas bien traités. Manque de places dans les établissements spécialisés, difficultés de scolarisation, peu de moyens pour développer une politique de maintien à domicile, baisse de l’APA... Il y a loin du discours officiel qui fait du handicap une cause nationale à l’engagement d’actes concrets. Pour sa part, Aubervilliers dispose de plus d’équipements que la moyenne des villes. Et la municipalité poursuivra dans ce sens, notamment pour rendre les lieux publics plus accessibles. Idem pour le réseau RATP, nous allons en discuter avec la régie. » Une intervention appréciée par l’assistance. Puis la danse a repris ses droits… F. M. des ramassages en car ont pu atténuer le relatif éloignement. Ce fut aussi l’occasion pour une partie d’entre eux de rencontrer le nouveau maire, Pascal Beaudet, accompagné de Carmen Cabada-Salazar, maire-adjointe déléguée aux Personnes âgées, et de ● Josette Dupuis, maire adjointe déléguée à l’Action sociale. Par ailleurs, 3 209 cadeaux de Noël ont été offerts aux personnes âgées de la ville, lors des deux jours de distribution organisées en mairie par le CCAS. Alexis Gau La réception pour les sans emplois GOÛTER ET CONVERSATIONS À BÂTONS ROMPUS Un verre de chocolat dans une main, un sablé dans l’autre, Slavisa et Sanja regardent les enfants assaillir le clown, sculpteur de ballons. « On a été invité à venir chercher des bons d’achat, c’est vraiment sympa de penser aux chômeurs, reconnaît Slavisa, 23 ans. Moi je suis intérimaire, je sais que je retravaillerai d’ici peu mais pour ceux qui n’ont rien et pas de famille c’est peut-être le seul Noël qu’ils auront eu… » Les 8 et 9 décembre derniers, la municipalité avait invité près de 9 000 personnes (environ 7 000 sans emplois et 2 000 titulaires du RMI) à venir retirer des bons d’achat (de 23 à 55 € suivant la composition de la famille), valables dans quasiment toutes les moyennes et grandes surfaces de la ville, des places de théâtre et de cinéma. Accueillis à l’espace Rencontres par le personnel du CCAS, les Albertivillariens concernés ont également pu déguster pâtisseries et boissons chaudes dans une ambiance musicale. Sensible à la situation difficile et précaire de toutes ces familles, le maire Pascal Beaudet a passé l’après-midi du 9 à bavarder avec ces administrés. Certains ont fait part de leur situation de mal-logés, d’autres ont esquissé de timides demandes de travail ou critiqué le montant des bons d’achat… Certains en ont profité pour faire connaissance tout simplement. « Vous faites beaucoup plus jeune que sur les photos », l’a félicité Nacima, une jeune Albertivillarienne venue en compagnie de deux copines, Elisabeth et Samira. « On voulait aussi vous dire que la décoration de la mairie et de la place était superbe, c’est vraiment splendide ! » L’Europe, l’intercommunalité et la jeunesse ont été au cœur de cette conversation à bâtons rompus entre l’ancien instituteur et ces jeunes filles qui auraient pu faire partie de ses élèves… M. D. CE DEBUT MOIS DE JANVIER, je souhaite, comme il est de coutume, formuler des vœux pour la nouvelle année. Ma première pensée va à celles et ceux que la vie malmène, les oubliés de la société, les exclus du travail, du logement, des droits sociaux. Pensant à eux, je veux remercier tous les professionnels, les bénévoles qui leur tendent la main et leur apportent un peu de réconfort. Je pense à celles et ceux qui aux quatre coins du monde connaissent les affres de la guerre, qui sont maintenus sous le joug des dictatures de toutes natures. A ceux que la canicule de l’été a arraché à leurs familles et qu’il ne faut pas oublier afin que de tels drames ne se reproduisent plus. A ceux qui après les dégâts des incendies estivaux ont vu leurs biens ravagés par les inondations et pour lesquels notre conseil municipal a voté le 18 décembre une subvention. Mais la vie ce n’est pas que du malheur comme en témoignent les sourires des enfants devant les illuminations de fin d’année sur la place de la Mairie. C’est aussi les dizaines de bénévoles mobilisés pour le dix-septième Téléthon. C’est le plaisir de recevoir en mairie plus de 3 000 de nos aînés pour leur remettre le cadeau du conseil municipal, les 1 200 convives au banquet des seniors, les Noëls dans les crèches, la remise du Drapeau d’honneur à notre ville par le Conseil de l’Europe, la rencontre avec les personnes souffrant d’un handicap à l’occasion des fêtes de fin d’année. C’est l’association Rires d’enfants fêtant Noël à l’école Babeuf, les 100 ans de Madame Bonetto que j’ai félicitée au nom de tous les Albertvillariens. C’est ma rencontre avec les musulmans d’Aubervilliers lors du Ramadan, celle avec les Albertivillariens de confession juive pour la Fête des lumières. Tous ces rendez-vous, ces rencontres avec la population d’Aubervilliers sont comme des repères dans une société riche de ses diversités, respectueuse des autres, bâtie sur les valeurs républicaines qui nous permettent de vivre ensemble. A toutes, à tous, je souhaite une bonne et heureuse année 2004 dans un monde privilégiant la paix et l’amitié entre les peuples. 4 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN AMITIÉ INTERNATIONALE ● Aubervilliers a fait honneur à son drapeau européen L'Europe à construire comme la ville : ensemble Succès de participation pour la réception et la soirée festive organisées à l'occasion de la remise du Drapeau d'honneur européen, le 12 décembre dernier. ● DES PERSONNALITÉS ÉTRANGÈRES DE MARQUE Willy Vainqueur Pascal Beaudet, maire de la ville, a reçu le Drapeau d'honneur européen des mains de Wolgang Behrendt, parlementaire allemand représentant le Conseil de l'Europe. Pour l'occasion, le maire avait invité ses homologues des villes – jumelées ou non – partenaires d'Aubervilliers. En mairie, il y avait donc à ses côtés Peter Röhlinger, maire d'Iéna, Joseph Wirges, maire du quartier d'Ehrenfeld à Cologne. Ainsi que Ladji Traoré, secrétaire général de région et maireadjoint de Selibaby (Mauritanie), qui a offert à l’espace Rencontres un message d’espoir : « L’Europe pour l’Afrique à laquelle aspirent les peuples du Sahel, ma région natale, c’est une Europe qui préserve la paix, la croissance économique, la préservation de l’environnement, la diversité humaine dans un monde globalisé, divers et toujours solidaire », a-t-il expliqué à l’assistance. Foule de personnalités lors de la réception à l’Hôtel de Ville. Foule de participants, dont de nombreux jeunes, côté scène et côté public à l’espace Rencontres. A Aubervilliers, l’Europe rassemble. i au plus haut de ses instances politiques la construction européenne avance, tantôt à pas de géants, tantôt à reculons, sur le terrain en revanche elle est pratiquée d'un autre pied. Sereinement, au fil des ans, les peuples européens en ont fait aussi une réalité incontournable. Ainsi qu'une source d'engouement, de mobilisation. Notamment en ce qui concerne la jeunesse. De Gênes à Paris, les forums sociaux de ces dernières années en attestent. On l'a S encore vérifié à Aubervilliers le 12 décembre dernier : la remise à la Ville du Drapeau d'honneur européen, distinction qu'elle a reçu du Conseil de l'Europe, a donné lieu à une réception à l'Hôtel de Ville et à une fête à l'espace Rencontres qui ont toutes deux connu un fort succès de participation. Les élus municipaux, dont le maire Pascal Beaudet et le sénateur Jack Ralite, les personnalités de la ville, les associations, le monde scolaire et de l'enfance n'ont pas manqué ce ren- Vite dit Solidarité INITIATIVE ● Découverte, paix et réconciliation dez-vous et lui ont donné la vitalité qu'il méritait. Au milieu de la foule qui avait envahi l'espace Rencontres, le maire Pascal Beaudet ne cachait pas sa satisfaction : « L'important, c'est qu'il y a ici rassemblés des Albertivillariens de tous âges : des enfants, des ados, des adultes, des personnes âgées. Ça tombe bien ! Comme la ville, l'Europe est à construire avec tout le monde, toutes les populations, ensemble. Il faut remercier les enseignants, les centres de loisirs, les associations, D.R. A l’occasion du bicentenaire de l’indépendance d‘Haïti, l’association UCDH organise un concert spectacle dimanche 18 janvier 2004, de 16 h à 22 h, à l’espace Renaudie. Vous y découvrirez aussi la cuisine haïtienne.Les bénéfices de cette initiative serviront à scolariser des enfants démunis. > Espace Renaudie 30, rue Lopez et Jules Martin. Contact : Lorange Castor au 06.18.75.62.79 Inondations dans le sud-est de la France Le Secours populaire lance une grande souscription financière pour venir en aide aux sinistrés. Vous pouvez adresser vos dons au : > Secours populaire français Fédération de Seine-Saint-Denis 1, place du 11 Novembre 1918 93011 Bobigny cedex CCP 22 632 54 P Paris Préciser « Urgence Sud Est » A l'espace Rencontres, différents spectacles (sportifs, musicaux ou de danse), expos, poèmes et un film ont été présentés par les maisons de l'enfance Paul Bert, Saint-Exupéry et Solomon, les lycées d'Alembert et Wallon, le collège Péri, des lycéennes d'Empoli (Italie), la section gym du CMA, l'association serbe le Polet, l'association espagnole El hogar extremeño en Paris, Auberbabel, le CICA, les Seniors d'Aubervilliers, le Conservatoire, l'Accordéon club et Indans'cité. Liban si loin, si proche ● L’UNION COMMUNAUTAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT EN HAÏTI (UCDH) ● AVEC LE SECOURS POPULAIRE pour le travail produit ce soir qui leur a demandé des semaines de préparation. Cette réussite est la leur. » Alexis Gau ● DE NOMBREUSES STRUCTURES PARTICIPANTES Le groupe de jeunes de VLA à Baalbek dans la vallée de la Bekaa. U n voyage guidé par des membres de l’association Vacances et loisirs éducatifs a emmené quatre jeunes Albertivillariens au Liban. Un chemin plein de surprises. « M a grande découverte, explique Nadir, c’est d’avoir compris que les Arabes ne sont pas tous musulmans. Certains sont chrétiens, comme les maronites ». L’écran installé sur l’estra- de du foyer protestant, entre sapin de Noël, panneaux couverts de photos et broderies palestiniennes, diffuse une des neuf cassettes. Les films ont été rapportés du séjour de dix jours au Liban organisé par l’association Vacances et Loisirs éducatifs d’Aubervilliers, pendant les vacances de la Toussaint. « Nous avons souhaité poursuivre un travail mené sur la réso- lution des conflits, explique Tim Rose, animateur de l’association fondée par le foyer protestant voici 50 ans. Ce fut notre fil rouge au Liban, pays de mixité culturelle profondément atteint par les années de guerre. Dans ce pays que je connais bien pour y avoir travaillé trois ans, nous avons suivi le cours de l’histoire et les gens qui tentent de vivre ensemble. » Devant un public attentif réuni le 13 décembre, les images projetées montrent Axelle, Etienne, Aude, Habib, Hélène, Tim et les jeunes Albertivillariens Nadir, Salwa, David et Vincent durant leur périple. Attablés dans une salle de conférence autour d’un professeur de théologie, ou bien au pied de Notre-Dame du Liban en haut des rues de Beyrouth. On les voit également sous les fils électriques anarchiques des rues de Nahr Ibared. Dans le camp de réfugiés palestiniens, ils accompagnent un jeune membre d’association puis discutent avec un chrétien repenti après les massacres. « Dans ce camp provisoire vieux de cinquante ans, certains disent qu’on leur vole leurs rêves : les jeunes cher- chent surtout à travailler et à manger », rapporte un des voyageurs. David, 18 ans, a été frappé par l’accueil généreux malgré la modestie des hôtes. Salwa, 28 ans, salariée au foyer des jeunes travailleurs, rapporte la vision de Beyrouth encore abîmée après les bombardements et de la vie apparemment semblable à celle du reste du pays. Quant à Vincent, étudiant de 28 ans, il se souvient surtout des ex-membres de la milice chrétienne et des musulmans à présent réunis. « J’ai compris au final, que tout le monde a eu du sang sur les mains mais tente de trouver une voie de réconciliation ». Pour donner une suite au voyage, les projets d’aide et de lien ne manquent pas : recueil de fonds pour aider les habitants à réaliser un film, montage croisé de scènes de jeunes d’ici et de là-bas… Gwénaël le Morzellec ● VACANCES ET LOISIRS EDUCATIFS D’AUBERVILLIERS (VLA) Foyer protestant 195, av. V. Hugo. Tél. : 01.43.52.14.58 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 5 INCENDIE ● Tous les habitants de l’immeuble ont été relogés en moins d’un mois «Il faut bien tourner la page... la vie continue... » Deux mois après l’incendie qui a condamné provisoirement leur immeuble, les 66 familles du 77 de la rue Henri Barbusse ont retrouvé un toit. Une vingtaine d’entre elles ont pu être relogées à Aubervilliers, dont 7 par l’OPHLM. de la Ville de Paris (RIVP). « La première semaine, on a eu beaucoup de mal à convaincre les gens d’accepter des relogements ailleurs, même sur Paris, explique Lilia Rhimbold de la RIVP. Par la suite, les gens ont accepté d’aller voir et tous ont fini par signer un bail. » Une cellule de crise efficace La perspective de perdre son environnement familier, ajouté au traumatisme du sinistre lui-même a, à juste titre, profondément affecté la plupart des 66 familles. « Il a fallu accepter de tout laisser sur place et de quitter le logement très vite, se souvient Corinne. Ma fille Lucie était dans tous ses états, elle ne pensait qu’à nos animaux restés dans l’appartement… Je n’oublierai jamais les heures qui ont suivi, c’était comme un cauchemar dont on ne s’éveille jamais… » Très vite, la cellule de crise mise en place par la municipalité permettra de faciliter les démarches aux sinistrés tout en les accompagnant au quotidien. Deux mois plus tard, la situation s’est stabilisée et chacun a trouvé où se loger jusqu’à la fin des travaux de réhabilitation de l’immeuble. « Dans quelques années, cela nous fera des souvenirs, sourit Corinne. Il n’y a pas eu de victime, alors il faut reprendre le dessus, après tout la vie continue… » Ce sentiment, une bonne partie de ses anciens voisins le partagent. C’est tout à l’honneur de ces familles à qui le maire, Pascal Beaudet, a rendu un hommage public en saluant « la dignité avec laquelle elles ont fait face à cette épreuve. » Maria Domingues Photos : Willy Vainqueur O n est encore dans les cartons mais le moral est revenu au beau fixe, assure Corinne Honoré en poussant une boîte sous l’escalier de son nouvel appartement de La Maladrerie. Depuis le 7 novembre, date à laquelle leur immeuble a été évacué suite à un incendie, et pendant près d’un mois, Corinne, son compagnon Hervé Duprès, leurs deux filles, le chien et le chat ont été hébergés par des amis qui leur ont ouvert leurs portes spontanément. Comme eux, six autres familles ont bénéficié d’un logement dans le parc HLM de la ville. « Pour nous, natifs d’Aubervilliers, c’était viscérale de pouvoir y rester », assure cette mère de deux enfants également scolarisés sur la ville. Cette volonté de rester à Aubervilliers s’est affirmée dès les premières réunions entre les locataires sinistrés et leur bailleur, la Régie Immobilière Olivier, Elodie, Corinne, Lucie et le chien Max se sont reconstitués un cadre de vie. ● Le 77 Henri Barbusse Un immeuble en chantier LES ÉCHAFAUDAGES SONT EN PLACE, les appartements sont étayés et tous ont été déménagés avant la fin du mois de décembre. Les différentes expertises sont achevées et le rapport du bureau d’études Sechaud & Bossuyt est entre les mains des décideurs de la RIVP et des experts de ses compagnies d’assurances. « Tout a été soigneusement passé au crible, explique Christian Silvain, sousdirecteur de la construction à la RIVP. Nous avons débuté les consultations pour déterminer quelles seront les entreprises qui interviendront. Sauf contretemps, nous avons de bonnes raisons d’espérer démarrer les travaux avant la fin du mois de janvier. » Confié à la maîtrise du bureau Sechaud & Bossuyt, cet important chantier de reconstruction devrait durer au moins neuf mois. Les travaux devraient débuter dès ce mois-ci. PORTRAIT ● Thérèse Bonetto, la centenaire du Landy « Cent ans, pourquoi pas deux cents ? » L Edgar Quinet, alors toute neuve, pas de route le long du canal, mais des chèvres et des moutons. Elle reste scolarisée jusqu’à l’âge de 12 ans, puis se fait embaucher dans une usine rue du Landy où elle trie les douilles d’obus. Ensuite, elle devient ouvrière chez Viandox comme ses sœurs. Son grand plaisir, aller au dancing au Pont Tournant ou même à Pierrefitte, toujours à pied, « j’allais comme je pouvais ». Elle y rencontre son mari, un Italien arrivé en France à l’âge de 20 ans, elle se marie en 1924, un fils naît, André. Ensuite, elle accueille au foyer sa nièce orpheline qu’elle élève comme sa fille. Elle reste au foyer pour s’occuper Pascal Dacasa a vieille dame finit de faire son lit, l’œil gris bleu, la chevelure grise et abondante. La démarche est un peu hésitante mais pas de canne : « Je n’en ai pas besoin, ce sont les vieux qui prennent des cannes ! » Alors, cent ans ? « Oui, et alors pourquoi pas deux cents ? », s’exclame-t-elle. En effet, Thérèse Bonetto a fêté ses cent ans, le 18 décembre dernier. Elle est née le lendemain de l’exploit des frères Wright, pionniers de l’aviation. Deuxième enfant d’une famille d’émigrés italiens, du Piémont. Elle est née rue Henri Murger dans le quartier du Landy, qu’elle n’a jamais quitté, juste pour déménager dans la rue voisine, le passage de la Justice puis rue Emile Augier où elle habite depuis 73 ans. Petite fille, elle va à pied à l’école Le maire Pascal Beaudet, Bernard Orantin, maire-adjoint, sont venus féliciter Thérèse Bonetto qui a fêté ses cent ans entourée de sa famille. des enfants. La vie se poursuit « elle n’a pas été toujours belle », c’est la vie modeste d’une famille ouvrière rythmée par les fêtes familiales. Les souvenirs serrent le cœur de Thérèse, les larmes coulent un peu, mais elle se reprend en maîtresse femme qu’elle fut. Aujourd’hui, son plus grand désir est de rester dans sa maison. Son fils vit à ses côtés, veille sur elle. Veuve depuis 1990, la solitude lui pèse encore plus depuis la disparition de sa dernière amie. Alors Thérèse aime plusieurs fois par jour ouvrir la grille et observer la rue, la vie extérieure. Samedi 20, elle est allée au restaurant avec toute sa famille, ses petitsenfants et arrière-petits-enfants. Le matin, elle a reçu la visite de son ancien voisin, Pascal Beaudet, devenu maire d’Aubervilliers Marie-Christine Fontaine 6 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN SOLIDARITÉ ● La mobilisation a permis de recueillir plus de 20 000 euros à travers toute la ville Aubervilliers a recueilli plus de 20 000 € qui seront reversés à l’Association française de lutte contre les myopathies. Auparavant, il aura fallu la mobilisation des membres de l’association Aubervilliers pour le Téléthon et celle d’une centaine de bénévoles pendant deux mois de préparation et quatre jours de présence non-stop, pour parvenir à cette somme conséquente. Ici, tout avait commencé bien avant la grande mobilisation nationale. > Le jeudi 4 décembre, en mairie, une vente aux enchères d’œuvres d’art offertes par des artistes d’Aubervilliers et d’ailleurs, présentée par le peintre Phélix Ludop, a rapporté 8 840 €. > Le vendredi 5, l’église NotreDame-des-Vertus ouvrait grandes ses portes pour un tour de chants variés qui a attiré près de 400 personnes. Les chanteurs Dave, Jean-Luc Lahaye y ont côtoyé les artistes locaux comme Sylvana, les Jeunes Talents d’Aubervilliers ou encore la compagnie Lyrico. > Le samedi 6, le gymnase Guy Moquet se transformait en centre de dons et lieu de spectacle permanent de 14 h à 24 h. Rue Firmin Gémier, le fidèle collectif d’habitants de la cité Photos : Willy Vainqueur ▲ Vente de gâteaux et de tableaux, démonstrations de gym, de modern’jazz, de karaté, de hiphop, de qwan ki do, tour de chants, randonnée à travers la ville… Le dernier Téléthon a permis de vérifier la fidélité d’Aubervilliers à cette grande cause humanitaire. Grâce à une mobilisation toujours plus importante de sa population, Téléthon d’Aubervilliers du même nom proposait ses habituels et néanmoins délicieux gâteaux et autres douceurs contre quelques euros. > Le dimanche 7, les sections handball et basket-ball du CMA sollicitaient la générosité de leur public venu assister à leur match. Sur la dalle du marché du centre-ville, une association de rollers proposait une initiation à tous les enfants âgés de 7 à 77 ans… Toutes ces initiatives sont à rapprocher d’autres, plus discrètes mais tout aussi remarquables. A la Maladrerie, la maison de l’enfance Saint Exupéry a versé 216 € à l’association locale, à Jules Vallès-la Frette, une poignée d’habitants du comité de quartier a vendu des gâteaux devant la boutique et recueilli plus de 200 €, en centreville, des bénévoles du centre municipal de santé ont réalisé une très belle exposition sur les maladies génétiques… Parce qu’il nous est difficile de citer tout le monde, que tous ceux qui se sont mobilisés, sans être ici nommés, soient remerciés. Maria Domingues Les enfants de la maison de l’enfance Saint-Exupéry ont versé une partie du budget qui leur est alloué pour leurs activités. C’était le jeudi 4 décembre, à l’espace Renaudie. Le samedi 6, bravant le froid glacial, les habitants de la cité Firmin Gémier ont récolté près de 2 300 €. ▼ Le e 7 Eric Garreau Le 4 décembre, grand succès pour la vente aux enchères qui a rapporté 8 840 €. Le 5 décembre, Dave figurait au programme du concert donné en l’église Notre-Dame-des-Vertus. ▼ Fidèles à toutes les manifestations de solidarité, les gymnastes du CMA étaient présentes au gymnase Guy Moquet en compagnie du Karaté pour tous et du Qwan Ki Do. Ils étaient là l’an passé, ils sont revenus sans se faire prier. Les danseurs de hip hop ont exécuté leur chorégraphie sous l’œil critique de leur maître à danser, Nourdine Kamala. Rendant hommage à la formidable mobilisation des bénévoles, le maire, Pascal Beaudet, a organisé une réception en leur honneur le mercredi 17 décembre. Elle a enchanté tout le monde avec sa jolie voix. La chanteuse Sylvana était présente deux jours d’affilé. ▼ Eric Garreau Eric Garreau Eroc Garreau Cerise sur le gâteau, la venue de la championne du Monde Muriel Hurtis, au gymnase Guy Moquet, a suscité une vive émotion. A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 7 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN SOCIAL ● La mise en place du RMA suscite de nombreuses inquiétudes Une machine à exclure ? Le gouvernement a fait passer à marche forcée une loi créant le revenu minimum d’activités (RMA). Ce texte concerne directement les allocataires du RMI (2 900 à Aubervilliers) qui risquent d’être transformés en main d’œuvre à très bon marché sans réelles garanties d’insertion. Peut-on refuser un RMA ? Reste une question : les RMIstes seront-ils obligés de signer ces contrats d’activité ? Officiellement, cette obligation ne figure pas dans le texte de la loi. Mais en le lisant de plus près, une menace figure entre les lignes : « Si l’action d’insertion n’est pas respectée du fait du bénéficiaire de l’allocation, la procédure de suspension est alors applicable » (article 20). Mesure qui peut donc être prise en cas de refus d’un RMA. En fait, tout dépendra de l’interprétation du texte qu’en feront les Départements. Du côté de la Seine-Saint-Denis et de l’antenne albertivillarienne du dispositif RMI, on se veut rassurants : « Dans le 93, nous travaillons dans une vraie logique d’accompagnement social. Et il n’est pas question de remettre en cause ce principe. » Au moins une bonne nouvelle... Frédéric Medeiros RMAstes pour le prix d’un Smic. » Quand on sait que les entreprises susceptibles de recruter des RMIstes sont celles qui recourent déjà massivement aux emplois à bas salaires, on imagine les dégâts que cela peut provoquer dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration, les services à la personne ou la grande distribution. La tentation y sera forte de procéder à des licenciements pour profiter d’une main d’œuvre encore meilleur marché. Le salaire d’une personne au RMA sera inférieur au seuil de pauvreté Ces nouveaux chômeurs deviendront, à leur tour, des RMAstes réembauchables sur des sous-contrats. Un cercle vicieux au seul bénéfice d’une flexibilité qui produira de la richesse pour les uns… et de la pauvreté pour les autres. L’employeur qui bénéficiera d’une subvention de 362 € par RMA ne déboursera de sa poche qu’un complément de salaire de 183 €. Cerise sur le gâteau, les cotisations pour la retraite et le chômage ne seront assises que sur ce complément. Autrement dit, en travaillant un an, l’allocataire ne validera qu’un trimestre pour sa retraite ! Jeunesse ● DISPOSITIF RMI 117, rue André Karman. Tél. : 01.53.56.05.10 Après la réduction de l’indemnisation des chômeurs au titre de l’ASS (Allocation de solidarité spécifique), le gouvernement s’attaque au RMI. Willy Vainqueur A pplicable dès le 1er janvier, cette réforme controversée suscite l’hostilité de la plupart des associations de lutte contre l’exclusion. De quoi s’agit-il ? Dans un même mouvement, le gouvernement a décidé de se débarrasser de la gestion du RMI en la confiant aux Départements et de modifier la nature de ce dispositif de solidarité qui bénéficie à 1,1 million de personnes. En lançant l’idée d’un RMA, le ministre aux Affaires sociales François Fillon avait déclaré « vouloir favoriser l’insertion des allocataires en incitant les entreprises à les recruter ». A priori, l’initiative pouvait sembler séduisante. Le masque est tombé quand les dispositions du projet ont été connues. « Ce texte est un joli cadeau de Noël… pour le Medef », s’indigne Muguette Jacquaint, la députée communiste d’AubervilliersLa Courneuve qui a ferraillé contre le projet à l’Assemblée nationale. Que prévoit-il concrètement ? De donner des subventions aux employeurs qui recruteront des personnes au RMI depuis deux ans sur des postes à mi-temps payés sur la base du Smic horaire. Une association de chômeurs a fait le calcul : « Une entreprise pourra faire travailler cinq Le seuil de pauvreté est à 551 € pour une personne seule. Avec son sous-contrat, le RMAste en gagnera 545. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce dispositif ne le sortira pas de la précarité. Véritable trappe pour les bas salaires, il risque même d’y condamner beaucoup d’autres. Vite dit Albertivi Urbanisme « Vivons l’Europe » ● APPEL A POINT DE VUE Pour découvrir... Magazine vidéo d’informations locales ...métiers AU SOMMAIRE : • Les centres de loisirs maternels à la Cité des Sciences • L’Europe à Aubervilliers • Le Kaléïdoscope de 2003 .... ou formations L a mission locale d’Aubervilliers fait partie des 49 missions locales lauréates de la Fondation Dexia en réponse à l’appel à projets national lancé par celle-ci sur le thème « Inventons avec des jeunes de nouvelles voies d’accès à la citoyenneté ». La mission locale souhaite, dans le cadre de son projet intitulé « Vivons l’Europe », permettre à des jeunes Albertivillariens, inscrits à la mission locale, de mieux comprendre la politique et les institutions européennes et de mieux connaître les filières de formation professionnelle et les • Sans oublier m is s i o n l o c a l e Auber villier s métiers existants dans les différents pays de l’union. Un voyage de 3 jours est organisé, avec la visite du Parlement européen à Bruxelles et la rencontre des députés européens. Ce voyage se préparera, avec les participants, au cours d’un atelier de découverte des métiers et de la citoyenneté européenne. Le projet se déroulera en janvier 2004. > Si vous êtes intéressé par ce projet, vous pouvez dès à présent contacter la mission locale au 01.48.33.37.11 (demandez Virginie Reynaud ou Fabienne Canut). les agendas, la revue de presse . A voir : au Studio lors des séances de cinéma, à l’Hôtel de Ville, dans les établissements scolaires, au bâtiment administratif, au service des Archives, à la boutique des associations. Vous pouvez également emprunter une cassette VHS dans les bibliothèques municipales, à la boutique des associations ainsi que dans toutes les boutiques de quartier. L’équipe d’Albertivi vous présentent ses meilleurs vœux pour l’année 2004 Pour nous contacter : 01.48.39.51.93 ou 01.48.39.52.44 [email protected] numéro 62 L’élaboration du PLU constitue une période de concertation privilégiée. La municipalité a souhaité que tous les habitants participent à la définition de l’avenir d’Aubervilliers. L’appel à point de vue proposé courant janvier 2004 est un des éléments de cette concertation. Le questionnaire doit permettre de recueillir votre ressenti de la ville d’aujourd’hui et votre perception d’un futur de qualité. Faites parvenir vos réponses avant le 25 février 2004 en les déposant en mairie, dans les boutiques de quartier ou dans les différents lieux publics. Votre participation est essentielle. Social ● 2 NOUVELLES BORNES VITALE Vous pouvez désormais mettre à jour votre carte Vitale à la clinique de la Roseraie et à la polyclinique l’Orangerie. La mise à jour est utile en cas de déménagement, naissance, maternité, mariage, fin de prise en charge à 100 %… Utiliser la carte Vitale chez tous les professionnels de la santé permet un remboursement sous 5 jours. > 0820 904 193 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h ● AIDE A DOMICILE L’association Oriflamme propose aux personnes âgées ou handicapées garde à domicile sur Paris ou région parisienne. Personnel qualifié pour votre confort. Garde 24 h/24 h et week-end (min. 2 h) >Tél. : 01.48.34.96.77 ou 06.85.12.71.79 8 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN ENTREPRISE ● Le comité de quartier Sadi Carnot-Firmin Gémier visite Inter Routage Vite dit Entreprises Un réaménagement très appréciable ● L’AGENDA DE LA CCIP La gestion des risques d’inondation des entreprises en Seine-Saint-Denis Lundi 12 janvier 2004, de 8 h à 12 h En présence de la Direction départementale de l’Equipement, de la préfecture de Paris, de la Fédération française des sociétés d’assurance. > Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris 93 191, av. Paul Vaillant Couturier. 93000 Bobigny Tél. : 01.48.95.10.67 Au terme d’une vaste opération d’extension qui lui a permis de se développer, d’embaucher et de réduire les nuisances qu’elle générait, l’entreprise Inter Routage a ouvert ses locaux au maire de la ville et au comité de quartier. Visites ● AVEC ET VOILÀ LE TRAVAIL De nouvelles entreprises ouvrent leurs portes au public > FedEx Mardi 20 janvier, 18 h 30 > Paris Hélicoptère, Le Bourget Lundi 26 janvier, 14 h > Etude des objets en fer avec le Bureau du patrimoine. Mercredi 4 février, 17 h > Centre horticole, Aulnay-sous-Bois Mardi 10 février, 14 h > Inscriptions à l’avance Comité départemental de tourisme de la Seine-Saint-Denis Tél. : 01.49.15.98.98 www.tourisme93.com Tarif : 4 L’Office du tourisme intercommunal a désormais un site Internet : www.saint-denis-tourisme.com où vous trouverez les sites à visiter, les parcs et jardins, les manifestations culturelles... des 7 villes de la communauté. Bénévolat P rogrammer une visite d'entreprise en pleine semaine et à l'heure du dîner, c'est forcément un pari audacieux. Mais, primo, il s'agit d'Inter Routage, entreprise située à l'angle de la rue des Ecoles et de la rue André Karman, bien connue des riverains pour les gros camions qu’elle attire... Secundo : « Nous n'avions pas le choix, s'excuse Gérard Pouzoulet, le président, auprès des visiteurs. En journée, c'est une vraie fourmilière, cela aurait posé des problèmes de sécurité. » Et, tertio, ici visiblement les paris audacieux n'effraient pas. Ce soir frisquet de novembre, le pari est réussi : accompagnés par Pascal Beaudet, maire de la ville, Bernard Vincent et Eric Plée, mairesadjoints et élus du quartier, environ cinquante habitants ont fait le déplacement, auxquels se sont également joint des salariés de l'entreprise, dont certains habitent Aubervilliers. Née en 1980, filiale depuis 1996 du groupe Quebecor (n°1 mondial de l'imprimerie), Inter Routage s'est spécialisée dans l'envoi de documents ● BOURSE DES VOLONTARIATS Plusieurs associations recherchent des personnes pour de l'accompagnement scolaire, de la lecture aux enfants, de la distribution, de l'apprentissage du français, du secrétariat. Si vous avez des compétences dans l'un de ces domaines et l'envie d'investir une partie de votre temps libre, nous contacter. > Boutique des associations Tél. : 01 48 39 51 03 ● RÉPERTOIRE DES ASSOCIATIONS Le Service de la vie associative met à jour le répertoire des associations ayant leur siège social ou une activité permanente à Aubervilliers. Si votre association n'apparaissait pas dans les précédentes éditions, que vous avez changé d'adresse ou que vous venez de créér votre association, faites-vous connaître. > Boutique des associations 7, rue du Dr. Pesqué. Tél. : 01.48.39.51.03 Willy Vainqueur ● OFFICE DU TOURISME Jeudi 4 décembre, élus et habitants sont venus visiter l’entreprise Inter Routage et les réaménagements opérés. en grand nombre. Ses clients : des entreprises de presse (pour les abonnements), de marketing (pubs personnalisées), de vente à distance (envoi des catalogues). Ses atouts : un savoir-faire humain et des outils ultra performants, que ce soit dans le traitement et la gestion de bases de données (14 millions d'adresses inexactes en mémoire qui permettent d’épurer les mailings qui lui sont confiés), que dans la préparation des envois (façonnage, étiquetage, emballage et même pré-triage façon La Poste...). Rapidité et précision extrêmes A l'intérieur, les locaux en grande partie désertés pour la nuit respirent la productivité. A l'étage, grandes salles à l'américaine et petits bureaux aux cloisons transparentes se succèdent, avec autant d'ordinateurs qu'il y a de postes de travail. En bas, les ateliers, où tournent ces machines tout en longueur qui mettent des docu- ments sous film, qui les brochent, les plient, avec une rapidité et une précision extrêmes. Et, bien sûr, les quais de déchargement pour les va-et-vient de camions. Un va-et-vient qui ne pose plus trop de problèmes aujourd'hui, mais chaque participant sait que cela n'a pas toujours été le cas ! On se souvient de ces bouchons monstres qui remontaient parfois jusqu'à l'avenue de la République, liés à l'activité d'Inter Routage. Gérard Pouzoulet le reconnaît volontiers. Cela valorise d'autant plus le pari audacieux, lancé en 1999, qui a permis à la fois de développer l'activité de l'entreprise tout en diminuant les nuisances pour le quartier. Au passage, s'adressant à Pascal Beaudet, il tient à souligner l'action de la Ville pour faciliter cette extension (« un soutien sans lequel rien n'aurait été possible ») qui nécessitait l'acquisition d'une friche mitoyenne à l'état de terrain vague. Au final, l'entreprise a gagné 2 700 m2 de surface, ce qui lui a permis de se doter de quais pouvant accueillir 5 semi-remorques à la fois (avec une cour pour manœuvrer), mais aussi un parking en sous-sol, de la place pour des bennes afin de trier les déchets... Elle est aussi passée de 119 salariés permanents à 171, gain très appréciable dans une ville meurtrie par le chômage. En plus de l'amélioration du cadre de vie dans le quartier, essentiellement en termes de nuisances sonores et visuelles (plus de terrain vague). Car en terme d'encombrements, l'amélioration est bien moins nette. « Maintenant, ce n'est plus à cause d'Inter Routage, mais du feu installé par la Ville de Paris devant le foyer africain, boulevard Félix Faure », estime une riveraine en aparté. A quand une visite dans ce petit bout oublié du XIXe arrondissement ? Alexis Gau ANNIVERSAIRE ● Les Quatre-saisons ont fêté leurs dix années d'existence 'appartement gérontologique Les quatre-saisons, situé rue Trevet, vient de fêter son dixième anniversaire. Une journée festive a été organisée à cette occasion le mois dernier. Au programme : repas amélioré suivi de spectacles où des petits groupes d'artistes ont offert du chant lyrique accompagné à l'accordéon, du cirque théâtral, de la chanson, à la trentaine de personnes présentes. Parmi elles, la quasi-totalité des quinze résidents actuels (de 70 à 99 ans 1/2), quelques-uns de leurs proches, des élus municipaux dont Josette Dupuis, adjointe au maire déléguée à l’action sociale, et Carmen Cabada-Salazar, adjointe au maire déléguée aux personnes âgées, des membres du conseil d'administration du CCAS, qui gère la structure. Et, bien sûr, l'équipe d'encadrement des Quatre-saisons, composée du nouveau directeur Franck Ybert (infirmier et gérontologue de métier), de cinq auxiliaires de vie, d'un cuisinier et de deux veilleurs de nuit. Visiblement soudée, l'équipe offre une ambiance volontiers familiale à cette structure qui accueille des personnes âgées semi-valides ou dépendantes sur un mode un peu particulier. Ici, on n'est ni dans une maison de retraite ni dans un foyer logements. « C'est un niveau intermédiai- Willy Vainqueur L Vieillir en autonomie bien entourée Depuis 10 ans, l’appartement gérontologique accueille des personnes âgées semi-valides ou dépendantes en favorisant au maximum leur autonomie. re : on maintient les personnes en autonomie mais avec beaucoup de services autour. C'est le principe du foyer logements mais avec pension complète et animations », résume Franck Ybert. L'idée est de préserver pour chaque résident le maximum d'indépendance : chacun a sa chambre avec salle de bains et kitchenette individuelles, sa propre boîte aux lettres, son téléphone... Mais aussi son médecin, son infirmier, son kiné habituel. En complément, les auxiliaires de vie aident chacun à la mesure de ce qu'il ne peut plus faire seul. Tout en favorisant l'autonomie dans tous les domaines encore possibles : toilette, ménage, entretien du linge... Une idée qui a déjà dix ans et qui reste tout à fait moderne. Alexis Gau AUBERVILLIERS AU QUOTIDIEN A U B E R M E N S U E L n° 135,janvier 2004 ● 9 FORMATION ● Un centre d’enseignement du Cnam ouvre ses portes au Corbusier Les Arts et Métiers à Aubervilliers Le célèbre institut de formation pour adultes inaugure sa première antenne départementale à Aubervilliers. Hébergé dans les locaux du lycée Le Corbusier, ce centre d’enseignement délivrera des cours du soir dès janvier. D HÉLENE BLANCHARD, 22 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier L a n d y - Pl a i n e Marcreux-Pressensé. Originaire de Saint-Etienne, elle est titulaire d’un diplôme de l’Institut d’Etudes politiques de Grenoble et d’un DESS développement et expertise de l’économie sociale. Elle est aussi une sportive accomplie. Elle a choisi la région parisienne pour sa première expérience professionnelle. NATHALIE INCORVAIA, 40 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier Paul Bert. Née à Aubervilliers, elle L’organisme propose une formation de technicien de vente de produits multimédia : mention complémentaire du 19 janvier au 9 avril 2004, qui se déroulera au lycée Le Corbusier. Elle est ouverte aux salariés et demandeurs d’emploi titulaires d’un baccalauréat professionnel commerce ou vente représentation ou baccalauréat technologique spécialisé action et communication commerciale ou 3 ans d’expérience. > Inscriptions au 01.49.37.92.55 Greta industriel 93 Espace Faure - 114, bd Félix Faure. Inscriptions en cours. La Cité des métiers est un espace d’information et de conseil ouvert à tout public pour choisir son orientation, trouver une formation, un emploi, changer sa vie professionnelle, créer son activité. Elle propose une documentation en libre service, des entretiens approfondis sans rendez-vous avec des spécialistes de l’orientation scolaire et professionnelle, de la formation, de l’emploi et de la création d’activité. > Cité des métiers 30, avenue Corentin Cariou, Paris 19e Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, le samedi de 12 h à 18 h. Internet : www.cite-sciences.fr Serveur vocal : 01.40.05.85.85 ● GUIDE DES FORMATIONS CCIP Willy Vainqueur L’édition 2004 du Guide des formations proposées par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris vient de paraître. Plus de 150 filières sont proposées par voie scolaire traditionnelle ou en alternance. Du restaurateur au futur manager ou professionnel des métiers de l’image, à chaque vocation sa formation. > Disponible dans les établissements de la CCIP ou au Bureau pour l’information et l’orientation professionnelle (Biop), tél. : 01.55.65.60.00 L’inauguration du centre d’enseignement du CNAM s’est déroulée le 11 décembre en présence du maire Pascal Beaudet. nous comptons aussi développer des formations d’ingénieurs », indique-t-il. A terme, Yves Boëte, qui est à l’origine de cette implantation, espère 1 000 élèves à l’année. « Pour suivre un enseignement de base de 180 heures, il faut compter 298 € de droits d’inscription. Soit moins de 15 % de la valeur de la formation, le restant étant subventionné par le Conseil régional. A noter que des conventions sont possibles avec les employeurs. » Toujours au chapitre de la forma- tion pour adultes, le lycée Le Corbusier accueille aussi désormais le Greta Industriel qui vient de déménager du boulevard Félix Faure (Aubermensuel y reviendra). De quoi former un pôle complémentaire puisque cet organisme s’adresse, lui, aux personnes de niveau bac, 3e, BEP et CAP. Frédéric Medeiros y a fait toute sa scolarité, et y habite sans discontinuer. Elle est titulaire d’un DEUG de lettres et civilisations étrangères, mention italien, et d’une licence de psychologie. Elle a préféré cependant vivre sa passion : la culture et le théâtre. Intermittente du spectacle, comédienne, metteuse en scène, elle a été entre autres fondatrice de la compagnie Etincelles. Elle a animé des réalisations culturelles collectives avec des publics de jeunes ou d’adultes. Albertivillarienne très impliquée dans la vie locale, toujours active et militante, elle est aussi la nouvelle vice-présidente de l’association pour le Forum Social à Aubervilliers. Southampton (Grande-Bretagne), elle obtient le diplôme de l’Institut d’Etudes politiques de Lille puis un DESS d’économie de l’aménagement et du développement local. Stagiaire à Plaine Commune, puis au GIP-GPV d’Aubervilliers-La Courneuve, elle a participé à la mise en place de la Gestion Urbaine de Proximité sur le quartier Vallès-La Frette. Cette jeune femme a choisi de travailler en région parisienne sur un poste en prise avec les réalités quotidiennes. MÉLISSA REMOUE, 24 ans, est la nouvelle coordonnatrice du quartier RobespierreCochennec-Péri. Originaire d’Angers, cette jeune femme a une solide formation universitaire. Après une année à la faculté de Sciences sociales et politiques de Le conseil municipal du 18 décembre a voté la création de conseils de quartier calqués sur la démarche quartier et les comités consultatifs. > Quartier Paul Bert Président : Jean-François Monino Président suppléant : Reyhald Lecluze Nouvelle présidente suppléante : Patricia Combes-Latour Nouvelle coordonnatrice : Nathalie Incorvaia > Quartier Villette Quatre-Chemins Présidente : Liliane Balu Présidente suppléante : Mériem Derkaoui Nouveau président suppléant : Jean-Jacques Karman > Robespierre-Cochennec-Péri Président : Daniel Garnier Présidentes suppléantes : Laurence Grare, Evelyne Yonnet Nouvelle coordonnatrice : Mélissa Remoue > Maladrerie-Emile Dubois Présidente : Nathalie Buisson Présidentes suppléantes : Josette Dupuis, Elisabeth Eyraud > Vallès-La Frette Présidente : Carmen Caron Présidentes suppléantes : Denise Saulnier, Malika Ahmed > Firmin Gémier-Sadi Carnot Président : Bernard Vincent Présidents suppléants : Anne Vanessa Kélébé, Eric Plée > Centre ville-Victor Hugo Présidente : Claudine Pejoux Présidents suppléants : Sophie Mathis, Bernard Orantin > Landy-Plaine-Marcreux-Pressensé Président : Jacques Salvator Présidents suppléants : Lucien Marest, Abderrahim Hafidi Nouvelle coordonnatrice : Hélène Blanchard notamment par les petites et moyennes entreprises », souligne-t-on du côté du Cnam. Autre avantage, les auditeurs d’Aubervilliers pourront bénéficier, le cas échéant, d’un complément de formation au Cnam de Paris. Soit en y allant, soi via un enseignement par le net. Jean-Léon Thomas, le directeur du centre, tablait sur 150 élèves dès l’ouverture du site. Le chiffre est atteint et une deuxième session commencera en mars. « Dans l’avenir, ● RENSEIGNEMENTS Tél. : 01.48.33.15.64 QUARTIER ● Du nouveau Nouvelles coordonnatrices de quartier ● AVEC LE GRETA ● AVEC LA CITÉ DES MÉTIERS epuis quelques années, le Conservatoire national des Arts et Métiers (Cnam) a développé, en plus de son implantation parisienne, un réseau de centres dans toute l’Ilede-France. A l’exception, jusque-là, de la Seine-Saint-Denis. Le manque est désormais comblé. Et c’est à Aubervilliers que le Cnam a choisi de s’installer. Les premiers cours du soir ont débuté le 5 janvier. Les formations se déroulent dans les locaux du Corbusier. A l’heure où les lycéens quittent les lieux, de nouveaux élèves plus âgés prennent possession des lieux. Il faut dire que le site est idéal. L’établissement vient d’être refait à neuf. Un investissement de 33 millions d’euros en a fait l’un des lycées les plus modernes de la région. Du coup, les candidats aux formations du Cnam bénéficient de salles d’informatique et de labos de langues au top. Des diplômes reconnus Dans un premier temps, le centre intéressera les actifs (salariés, demandeurs d’emploi, artisans ou professions libérales) qui souhaitent actualiser leurs connaissances ou développer leurs compétences en comptabilité, en économie et gestion, en droit des affaires, en anglais ou en informatique. En cours du soir ou en stage pour un niveau bac, bac + 2 ou bac + 4. Un des atouts de l’antenne d’Aubervilliers : proposer un certificat professionnel Comptable unique et assistant de comptabilité et un certificat de compétence Contrôle de gestion (niveau bac et bac + 2) sur des cycles courts de 300 heures. « Des diplômes reconnus et recherchés Vite dit Formation Conseils de quartier Quartiers ● VALLÈS-LA FRETTE L’association Vivre ensemble le quartier Vallès-La Frette organise un loto, dimanche 25 janvier 2004 à partir de 14 h à la boutique. De nombreux lots récompenseront les vainqueurs dont un lecteur DVD, un four micro-ondes, une radio cassette laser. Chaque carton sera vendu 2,50 €, les 3, 6 €. Ouvert à tous, sauf aux enfants non accompagnés. Nouvelles activités Deux ateliers découvertes scientifiques sont proposés par l’association Les petits débrouillards, aux enfants de 7 à 10 ans et de 10 à 13 ans chaque samedi de 14 h à 17 h 30. > Un atelier lecture est animé par des femmes bénévoles du quartier, chaque mercredi de 15 h à 17 h. > Boutique 34, rue Hémet. Tél. : 01.48.33.58.83 ● ROBESPIERRE-COCHENNEC-PÉRI Conseil de quartier Mardi 13 janvier 2004 à 19 h Ecole Babeuf Sente des Prés Clos Tél. : 01.49.37.16.71 ● LANDY-PLAINE-MARCREUXPRESSENSÉ Conseil de quartier Mercredi 14 janvier 2004 à 20 h Ecole maternelle Doisneau 7-11, rue Gaëtan Lamy. Tél. : 01.48.34.12.30 Financement ● FONDS D’INITIATIVES LOCALES Vous avez un projet susceptible d’être financé par le le FIL (Fonds d’initiatives locales). Vous pouvez déposer votre demande avant le vendredi 30 janvier 2004, 17 h. Un comité de gestion est prévu le lundi 9 février pour examen des dossiers. > Service Contrat de ville 7, rue Achille Domart (2e étage) Tél. : 01.48.39.50.12 10 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 IMAGES Quelques Noëls dans la ville Photos : Willy Vainqueur Lundi 22. Grâce à sa bourse aux jouets, les bénévoles d’Epicéas ont offert un vrai Noël aux bénéficiaires de l’épicerie solidaire et à leur famille. Mercredi 17 décembre. Grand défilé spectacle organisé par les partenaires du quartier Maladrerie-Emile Dubois. Vendredi 18. Les collégiens de 3e du collège Saint-Joseph ont offert un après-midi chaleureux à des personnes âgées et handicapées. Lundi 8. Les petits des crèches municipales étaient invités à assister au spectacle « Voyage en Ballonnie » à la Maisonnée. Samedi 13. Fête de Noël de l’association Rires d’enfants à l’école Babeuf. Vendredi 12. Noël avant l’heure à l’espace Renaudie avec la fête de fin d’année de la maison de l’enfance Saint Exupéry. ▲ Comme tous les ans à cette période, la ville prend un air de fête. L’occasion aussi pour les associations, les bénévoles, les professionnels de proposer des moments conviviaux et festifs qui font un peu oublier les difficultés de la vie quotidienne. Du 13 au 24 décembre. Marchés de Noël et animations musicales sur la place de la Mairie. DEUX ÉTUDIANTES DE WALLON ONT ORGANISÉ POUR LES FÊTES DE NOËL UNE ANIMATION COMMERCIALE Du 8 au 20 décembre 2003, deux étudiantes en BTS Action commerciale au lycée Henri Wallon, Touria Chetouani et Naïma Boulaghmoudi, ont organisé une animation commerciale, placée sous le signe de la magie de Noël, au sein du magasin de jouets La Grande Récré. Ainsi, le public avait à sa disposition un stand Photo Père Noël afin d’immortaliser cet instant. On pouvait également y découvrir des stands Maquillage et Création pour que les enfants aient la possibilité de laisser libre cours à leur imagination et passer d’agréables moments en ces périodes de fêtes. Les responsables ont également mis au point deux événements : un concours de dessins adressé aux enfants âgés de 2 à 12 ans en partenariat avec Mac Donalds et un buffet permettant au public de déguster les spécialités de Noël de l’enseigne Paul. Mercredi 17. C’est aussi la fête de quartier du Landy. Ils se sont tous retrouvés au centre Roser. A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 11 IMAGES Fin d’année à Aubervilliers Jacky Guillaume Photos : Willy Vainqueur Mardi 9 décembre. Une nouvelle campagne des Restaurants du cœur démarre. Les bénévoles vont donner de leur temps jusqu’au mois de mars. Samedi 29 et dimanche 30 novembre. Remise de livres cadeaux par la municipalité aux 1 871 élèves de CP, CE1 et Clin, à l’espace Rencontres. ▲ Vendredi 5. La Sainte Barbe, patronne des sapeurs pompiers, est fêtée dans la tradition au centre de secours d’Aubervilliers. ▲ Vendredi 5. A l’espace Rencontres, l’association Assirem s’est mobilisée une nouvelle fois pour recueillir des fonds pour créer une bibliothèque intercommunale en Kabylie. Pascal Dacasa Une délégation algérienne Vendredi 12. A la galerie Art’O, vernissage de l’exposition « D’un monde à l’autre » réalisée par l’association Kialucera, l’Angi et l’école Jules Vallès. (Exposition visible jusqu’au 30 janvier) Dans le cadre d’échanges bilatéraux, le club municipal d’Aubervilliers a reçu des représentants de la FSGT algérienne au siège de l’association, le 11 décembre. Accueillie par les membres du bureau et la présidente du CMA, Claudine Vally, la délégation a ensuite été invitée à visiter la capitale et à dîner. Cette rencontre avait pour premier objectif de réaffirmer les échanges sportifs entre le CMA et des villes algériennes pour les années 2004 et 2005. On sait déjà que les footballeurs du CMA FSGT iront à Bab-el-Oued au mois de mai et qu’ils accueilleront leurs homologues en septembre. Avant, la section féminine du volley recevra des joueuses de Constantine au mois de juin. Ces échanges relèvent d’une longue tradition de solidarité du CMA avec les sportifs étrangers. M. D. 12 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 LA VIE MU CONSEIL MUNICIPAL ● Séance du 18 décembre L’assemblée communale a élu quatre maires-adjoints supplémentaires, dont deux issus du groupe communiste Faire mieux à gauche, qui intègre ainsi la majorité municipale. L e fait marquant de cette séance du conseil municipal aura bien sûr été l'élargissement de la majorité municipale, qui a intégré Jean-Jacques Karman et ses amis du groupe communiste Faire mieux à gauche. Une source de satisfaction pour le maire Pascal Beaudet qui, dès son élection en mars dernier, avait souhaité cet élargissement, « parce que je crois que la gauche n'a rien à gagner dans la division, mais surtout pour mettre en œuvre avec plus de pertinence et de force le contrat municipal passé avec la population en 2001 », a-t-il expliqué en préambule. Tout un symbole : c'est en s'appuyant sur la démarche quartier, fil rouge du programme municipal, que cet élargissement a été rendu possible techniquement. En effet, il semblait à la fois compliqué et difficile de demander à tel ou tel adjoint en place de quitter son poste pour permettre d'élargir la majorité. Or, la loi Vaillant sur la démocratie de proximité offre aux villes qui mettent en place des conseils de quartier la possibilité de se doter d'adjoints au maire supplémentaires, pour assumer cette charge de travail en plus. La municipalité souhaitant de toute façon utiliser cette possibilité nouvelle – comme l'a fait Saint-Denis il y a quelques mois – elle en a en quelque sorte profité pour faire d'une pierre deux coups. Une nouvelle respiration pour la démarche quartier « Ce choix n'est pas un choix d'opportunité qui permettrait uniquement d'élargir la majorité municipale. Il permet de recalibrer l'activité municipale et de donner une nouvelle respiration à la démarche quartier, en passant des comités consultatifs aux conseils de quartier », a précisé Pascal Beaudet. Sans surprise, cette justification n'a pas suffi à un certain nombre d'élus (voir déclarations ci-dessous), essentiellement de droite ou du groupe PS, mais aussi quelques élus communistes et apparentés. Les reproches principaux : le fait qu'un sujet d'importan- La majorité m ce comme la démarche quartier puisse être utilisé comme prétexte ; que cette union nouvelle trahisse les électeurs qui eux ont voté pour des listes distinctes ; son coût (150 000 €). Au final, les groupes Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et Union pour un Nouvel Aubervilliers (UNA) ont annoncé leur refus de participer au vote, le groupe des élus socialistes et républicains et Claudine Pejoux (Personnalité) ont voté contre, Reynald Lecluze (Parti communiste) s'est abstenu. Soutenus par la majorité des élus du conseil, Sophie Mathis (Verts), Abderrahim Hafidi (Parti radical de gauche), Jean-Jacques Karman et Patricia Latour (Faire mieux à gauche) ont été élus adjoints au maire et entrent donc au bureau municipal. Par ailleurs, Marc Ruer (Faire mieux à gauche) a été nommé conseiller municipal délégué. Compte rendu réalisé par Alexis Gau Photos : Willy Vainqueur Avec l’élection de Jean-Jacques Karman et de Patricia Latour au poste d’adjoints au maire, le groupe communiste Faire mieux à gauche intègre la majorité municipale. ● Les interventions des groupes politiques du conseil municipal (extraits) Lucien Marest (PCF) Il aura fallu six mois pour concrétiser le souhait du maire Pascal Beaudet que toutes les composantes de gauche se rassemblent. Le groupe communiste n’a pas été unanime. Des voix inquiètes se sont fait entendre. (…) Un objectif majeur nous a poussé : nous avons la certitude qu’à laisser la gauche divisée sans rien faire pour la réunir, nous prendrions la responsabilité historique de laisser sans défense la population, singulièrement les plus démunis, aux mains d’une droite inspirée par le MEDEF, dont certaines options sécuritaires font plus penser à l’extrême-droite. (…) Si les plus démunis, qui font confiance majoritairement à la gauche à chaque élection, considèrent qu’ils sont pris en otage dans des querelles qu’ils ne comprennent pas, si la droite continue à s’attaquer aux intérêts populaires et démocratiques, vers qui se tourneront les déçus de la gauche ? Déjà la droite prépare les élections de 2004. Après avoir agité le chiffon rouge de l’insécurité qui lui a si bien réussi ainsi que son extrême en 2002, on peut se demander si on ne nous refait pas le même coup cette année en agitant le voile de l’intégrisme. Or s’il y a bien une lutte contre l’intégrisme dont les communistes sont comptables, c’est l’intégrisme libéral qui détruit les acquis, entasse dans les mêmes villes toutes les ségré- gations, pendant que dans les villes de droite on refuse de construire des logements sociaux. (…) La majorité des élus communistes considèrent comme le maire qu’il est indispensable de dépasser ce qui divise et privilégier ce qui rassemble. (…) Jacques Salvator (PS) Le conseil est invité d’une manière très formelle à se prononcer sur la mise en place d’une démarche quartier dans le cadre de la loi relative à la Démocratie de proximité. A l’évidence, ce n’est pas de cela dont il est question. (…) C’est dommage pour la démocratie (...) pour ce moment politique qui aurait mérité d’être réellement débattu, expliqué et accepté. (…) Nommer des adjoints pour développer la démocratie participative pourrait être a priori une bonne idée. (…) La vraie question est ailleurs : celle de l’accueil du groupe Faire mieux à gauche dans la majorité municipale. Dès le printemps dernier, les socialistes d’Aubervilliers avaient demandé au Parti communiste de clarifier ses intentions (…) certains que cette question se poserait à brève échéance. (…) Il nous semblait de bon sens d’associer cet élargissement à la désignation d’un nouveau maire, et d’ouvrir le débat sur les modalités, le contenu et les garanties d’application des engagements de mars 2001. (…) L’arrivée du groupe Faire mieux à gauche au sein du bureau municipal ne peut être sérieusement traitée au détour de ce débat. (…) Que le Parti communiste cherche à mettre fin à un affrontement interne qui le divise depuis tant d’années est une bonne chose. (...) Nous ne pouvons accepter qu’il le fasse sans prendre garde aux accords pris avec ses partenaires socialistes et aux engagements sur l’avenir d’Aubervilliers. (…) La ville doit impérativement redresser ses finances pour retrouver des moyens d’action, en particulier dans le domaine social. C’est une raison supplémentaire qui nous fait regretter la forme coûteuse de cette réconciliation : plus de 150 000 € par an. (…) Jean-François Monino (Verts) Cette nouvelle donne correspond mieux à la réalité politique locale. Elle nous apparaît comme une réelle opportunité. A condition toutefois que l’expression des différentes sensibilités au sein de cette majorité ne se transforme pas en querelles de chapelles. Un débat n’est riche que s’il se place sous l’intérêt général. A l’oublier, on verse facilement dans la caricature politicienne. Les Albertivillariens ne nous pardonneraient pas ce genre de dérive à un moment où nous subissons de plein fouet les effets de la politique Raffarin. Jouant sur les peurs, la droite au pouvoir a instrumentalisé le thème de l’insécurité pour capter l’attention des Français tandis que se met en place tout un train de mesures inspiré du MEDEF. (…) Au nom de quoi rogne-t-on sur les aides aux chômeurs en fin de droit ? Quel principe préside à la mise en place d’un RMA, qui va instituer la précarité au seul profit d’employeurs subventionnés. (…) L’affaire du voile est symptomatique du manque de volonté réelle de ce gouvernement d’investir dans les banlieues : il légifère sur les effets d’un repli identitaire lié à la frustration sociale, mais se garde bien de faire tomber les murs des ghettos. (...) La Seine-Saint-Denis et notre ville pâtissent de cette logique qui, si l’on n’y prend garde, les condamnera à une relégation permanente. C’est pourquoi nous devons résister en faisant preuve de cohésion. (…) Abderrahim Hafidi (PRG) Les municipales de mars 2001 se sont déroulées dans un climat politique local où la gauche n’a pas réussi à rassembler toutes ses composantes, notamment la sensibilité communiste. Lors de l’installation de l’équipe municipale après une victoire à l’arraché, le Parti Radical de Gauche a publiquement exprimé le regret de cette dispersion. (...) Depuis, notre pays a vécu un véritable séisme politique le 21 avril 2002 avec l’élimi- nation du candidat de la gauche. A Aubervilliers, notre majorité plurielle maintient, cahin-caha, le cap de l’union, et en perspective des combats à venir, elle doit rassembler toutes ses forces. (…) Les Radicaux issus d’une légendaire tradition républicaine et humaniste estiment que l’art de la politique passe par le compromis, que l’action publique doit être au service de la République, que le temps est venu pour une mutualisation des énergies dans le respect de la singularité de chacun. La nouvelle configuration peut être l’occasion d’une nouvelle dynamique féconde et d’un sursaut qualitatif dont notre commune a grandement besoin. (...) Les radicaux demandent ce soir à toute la Gauche de faire le choix de l’espoir. Malika Ahmed (ex-Mouvement des Citoyens) Fidèle à mes engagements et à mes aspirations de voir toutes les composantes de la gauche assumer leurs responsabilités au sein de la ville, je ne puis qu’approuver l’union possible aujourd’hui. J’ai toujours œuvré à travers mes diverses interventions, dès le premier jour de mon élection, afin que l’équipe menée par Jean-Jacques Karman, qui représente 22 % de la population de cette ville d’après les résultats de mars 2001 ne soit pas écarté de la gestion des affaires municipales. (...) Je voterai A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 13 UNICIPALE municipale s’élargit ● L’intervention du maire, Pascal Beaudet (extraits) D ès mon élection à la responsabilité de maire, j’ai souhaité rassembler l’ensemble de la gauche afin de mettre en œuvre le plus efficacement possible le contrat municipal. En juin dernier, j’ai informé la population de notre ville de cette volonté de dépasser par le dialogue et le respect mutuel les divergences et les points de blocage. (…) Que personne ne s’y trompe, tous les problèmes qui ont émaillé la vie politique de notre ville au cours de la dernière décennie ne sont pas réglés pour autant. D’ailleurs, je ne demande à personne de renoncer à ce qu’il est. Notre conseil est composé de femmes et d’hommes dont les convictions politiques et les conceptions de société sont différentes mais qui sur certaines questions peuvent se rejoindre et agir ensemble. (…) En ce qui concerne l’actuelle majorité composée de communistes, socialistes, Verts, radicaux, personnalités, nous avons passé avec la population de notre ville un contrat qu’à la suite de Jack Ralite j’entends respecter. Ce respect des engagements pris ne signifie pas le statu quo tant sur les formes concrètes de la mise en œuvre du programme municipal que de ses contenus, dès lors que le sens des mesures prises est conforme à la trame élaborée ensemble en 2001. En proposant au groupe Faire mieux à gauche de rejoindre la majorité, je n’ai d’autre ambition que de renforcer la pluralité de cette majorité et de lui donner plus de force pour résister à la politique de récession de la droite au pouvoir. Nous avons des divergences d’appréciation et d’approche de certains problèmes, comme en ont entre eux les autres composantes de la majorité ou celles de l’opposition. (…) En choisissant de privilégier ce qui nous est commun et de travailler aux rapprochements de nos points de vue sur certaines questions comme le logement social, la démocratie locale ou la façon de mieux associer la population à la gestion de la ville, j’ai choisi la voie de la raison et de l’intérêt des Albertivillariens. Abderrahim Hafidi et Sophie Mathis ont été élus maires-adjoints, sans modifier les responsabilités qu’ils exerçaient en tant que conseillers municipaux délégués. donc favorablement l’arrivée de l’équipe menée par Monsieur Karman. Je trouve néanmoins dommage et dommageable que d’autres composantes de la gauche n’aient pu être satisfaites, dans la mesure où chacun et chacune d’entre nous représente également une partie de l’électorat de notre ville. Mon acceptation est accompagnée de trois conditions : un audit sur les finances de la ville sera réalisé ; aucune action municipale touchant d’une manière ou d’une autre les finances de la ville ne peut être décidée sans l’avis de l’adjoint aux finances ; (...) je conserve mon droit à l’expression publique de divergences éventuelles. Jean-Jacques Karman (Faire mieux à gauche) Les 26,5 % d’électeurs que nous avons rassemblés lors des dernières élections municipales et certaines revendications pressantes de la population sont aujourd’hui pris en compte dans le cadre de l’accord d’élargissement du Bureau Municipal. Cela n’est possible que par l’attitude réaliste du nouveau maire. Nous, groupe communiste Faire mieux à gauche, nous n’avons pas changé. Nous avons proposé l’accord que nous venons de signer entre les deux tours des élections municipales, le lendemain du 2e tour et lors du départ de notre ancien Maire. (...) L’accord que nous venons de passer aujourd’hui est très important pour la vie de la population d’Aubervilliers. (...) C’est aussi un accord de respect mutuel. (...) Il n’efface pas nos approches politiques différentes. (...) Le Maire nous confie trois responsabilités importantes. (...) Slimane Dib (UMP) Les élections de ce soir, fondées sur la loi sur la démocratie de proximité, ont vocation à renforcer l'équipe à la tête de l'exécutif de notre ville. Oui, il y a lieu d'engager ce processus louable de proximité plus approfondi que nos concitoyens souhaitent et espèrent. (…) Ce qui nous gêne, c'est que l'utilisation de cette loi est faite avant tout pour contenter une composante réfractaire de votre organisation politique. (…) Comment allez-vous expliquer demain à nos concitoyens que votre adversaire d'hier est devenu votre collaborateur d'aujourd'hui. (…) Pour y répondre, vous n'allez de cesse d'évoquer la nécessaire union des forces de gauche mais à quel prix, celui de l'incompréhension des Albertivillariens, celui de la violation par le mépris du pacte électoral républicain qui vous lie d'avec les électrices et électeurs de votre prédécesseur. Nous en sommes à la deuxième, après votre désignation en cours de mandat au poste de maire et il me semble que cette succession d'incompréhension et de mépris va compromettre sérieusement et durablement l'avenir de cet exécutif local. (...) Le Parti communiste a-t-il peur des lendemains qui déchantent ? (...) La loi sur la démocratie de proximité a surtout vocation à endosser la casaque de la consolidation du virtuel et de l'espoir. Sachez qu’elle ne prendra pas, parce que les Albertivillariens aspirent au changement. (…) Thierry Augy (UNA) Vous nous réunissez ce soir pour des points à l’ordre du jour qui ont leur importance dans le cadre de la gestion de la ville. Vous nous réunissez surtout pour masquer l’intégration de Monsieur Karman dans l’exécutif municipal. Tous ceux qui sont ici ont encore en mémoire la déchirure qui s’est opérée entre la liste de Monsieur Ralite et la liste de Monsieur Karman. Deux gauches, mais deux gauches différentes. Deux visions de la société. Et aujourd’hui, ces deux visions très différentes ont eu la volonté de se rassembler. Je crois que ce n’est pas respecter la volonté des habitants d’Aubervilliers. C’est trahir ceux qui ont voté pour chacun de vous. C’est masquer les difficultés de la gauche, en particulier du parti communiste sur cette ville pour, à travers une façade, tenter de recoller les Je n’ai qu’une exigence, qui vaut pour l’ensemble des composantes de la majorité municipale : travailler avec respect, loyauté et esprit de responsabilité au sein d’une équipe riche de sa diversité mais qui poursuit le même objectif d’être au service d’Aubervilliers et de ses habitants. A celles et ceux qui s’interrogent sur la pertinence de mon choix, je veux leur dire que je porte un regard lucide sur la complexité de la démarche engagée. (…) Ce que je vous propose n’est pas un renoncement à l’esprit d’ouverture qui imprègne depuis toujours le travail du conseil municipal mais d’écrire avec toutes les forces de gauche, représentant plus de 60 % des électeurs, une nouvelle page de l’histoire de notre ville dans la continuité de ce qui a déjà été réalisé. (…) Suite à la déclaration de Jean-Jacques Karman, le maire a repris la parole pour préciser d’une part qu’au sein de la majorité tous les adjoints sont à égalité, que d’autre part les finances de la ville ne nécessitent aucun audit. La municipalité morceaux d’un édifice déjà par terre. Après l’élection d’un Maire par le conseil municipal, sans qu’il ait été choisi par les habitants, aujourd’hui vous nous présentez un spectacle bien malheureux pour tout le monde. Ce n’est pas cela qu’attendent les Français, ce n’est pas cela qu’attendent nos habitants. Faire élire par un conseil municipal 4 nouveaux maires adjoints relève du mépris des électeurs et ne peut être que perçu par chacun comme une énième manœuvre. Le groupe que je représente ici ne s’associera pas à ce dévoiement de la démocratie et donc ne participera pas au vote. Françoise Giulianotti (Auber-Progrès) L’intégration dans la majorité municipale d’un groupe minoritaire n’est que la conclusion d’une année 2003 mouvementée. (...) Ce fut tout d’abord l’élection surprise d’un nouveau maire. Aujourd’hui ce sont 4 nouveaux adjoints que l’on nous propose d’élire. L’adjonction de ces 4 adjoints au Bureau municipal, postes qui sont exclusivement réservés à la majorité est une opération politique afin de préparer les prochaines municipales. Croyez-vous que les Albertivillariens vont s’y retrouver ? Ces élections me paraissent bien loin de leurs préoccupations quotidiennes. Maire : Pascal Beaudet, PCF Coordination du travail municipal 1er adjoint : Gérard Del-Monte, PCF Gestion du patrimoine communal 2e adjoint : Jacques Salvator, PS Jeunesse - Politique de la Ville 3e adjoint : Jean-François Monino, Verts Circulation - Sécurité routière Stationnement 4e adjoint : Josette Dupuis, PCF Action sociale et Solidarité 5e adjoint : Carmen Cabada Salazar, PS Retraités - 3e âge - Gérontologie 6e adjoint : Lucien Marest, PCF Culture et Relations internationales 7e adjoint : René François, Personnalité Communication - Vie associative Citoyenneté - Vie des quartiers 8e adjoint : Bernard Vincent, PS Prévention et Sécurité des personnes et des biens - Police municipale Prévention spécialisée 9e adjoint : Laurence Grare, PCF Santé - Prévention sanitaire et Handicapés 10e adjoint : Mériem Derkaoui, PCF Sports 11e adjoint : Evelyne Yonnet, PS Aménagement - Urbanisme - Habitat 12e adjoint : Eric Plée, PCF Personnel - Administration générale Evaluation des services rendus à la population - Restauration sociale collective Enseignement secondaire et supérieur 13e adjoint : Bernard Orantin, PCF Relations publiques - Informatique 14e adjoint : Brahim Hedjem, PS Emploi - Insertion Formation professionnelle 15e adjoint : Sophie Mathis, Verts Ecologie urbaine - Economie solidaire 16e adjoint : Abderrahim Hafidi, PRG Enfance 17e adjoint : Jean-Jacques Karman, Faire mieux à gauche (PCF) Finances 18e adjoint : Patricia Latour, Faire mieux à gauche (PCF) Enseignement maternel et primaire. Conseillers municipaux délégués Malika Ahmed, Personnalité, (ex-MDC) Petite enfance - Nouvelles technologies Nathalie Buisson, PCF Logement Jacqueline Sandt, PS Commerce et artisanat Marc Ruer, Faire mieux à gauche (PCF) Suivi des questions de la proprété 14 ● A U B E R M E N S U E L n° 135,janvier 2004 INTERCOMMUNALITÉ QUALITÉ DE VIE ● Aubervilliers et Plaine Commune donnent la priorité au nettoiement Un plan propreté renforcé Plus de moyens et une réorganisation du travail des équipes du Nettoiement, Aubervilliers s’engage dans un plan ambitieux pour améliorer la propreté. Un nouveau dispositif soutenu par Plaine Commune qui a fait de cette question une priorité à traiter dans toutes les villes de l’agglomération. C eux qui étaient gamins dans les années 70 se souviendront des Beurks à la télé. Plus récemment, ce sont les vignettes Crados qui ont fait fureur dans les cours d’école. Des Beurks ou des Crados, il y en a partout. Il y en a même un qui sommeille en chacun de nous. En jogging ou en costume-cravate, jeune ou moins jeune, il balance par terre un papier gras alors qu’une poubelle est à trois mètres. Il laisse son chien prendre ses aises sur le trottoir. Etc. « Quand on voit l’état de certaines rues quelques heures après leur nettoyage, il y a de quoi être mécontent », constate Henri Clément, le responsable du nettoiement sur la commune. « Les gens n’ont même pas le temps de les voir propres. Du coup, ils râlent. Et ils ont raison. » Sauf que tout le monde est d’accord pour dire que la ville n’est pas assez propre… et tout le monde en rejette la faute sur les autres ! Un peu plus de civisme ne ferait de mal à personne. Campagnes de sensibilisation, interventions dans les écoles, ce volet éducatif ne sera pas absent du plan propreté que la Ville et Plaine Commune viennent de mettre en place conjointement. Un travail qui portera ses fruits sur le long terme. ● Un Une volonté de transparence P Désormais, la ville entière bénéficie d’un passage hebdomadaire des balayeuses et des laveuses. Pour autant, très clairement, le dispositif vise à améliorer la situation dès maintenant. La ville est plus salie. Alors, il faut plus et mieux la nettoyer. Le maire Pascal Beaudet l’annonçait récemment dans Aubermensuel. Toutes les rues nettoyées quotidiennement Concrètement, qu’est-ce qui change ? Henri Clément détaille : « Doré- navant, toutes les rues sont nettoyées quotidiennement par un cantonnier (80 % des voies précédemment). En plus, elles bénéficient d’un passage hebdomadaire d’une balayeuse et d’une laveuse mécanique (deux rotations par semaine sur le centre). Les grands axes qui traversent plusieurs quartiers et qui concernent donc plusieurs antennes propreté (il y en a quatre sur la ville) sont désormais nettoyés sur toute leur longueur en même temps. En cas de panne d’un engin, du personnel supplémentaire intervient immédiatement pour finir manuellement la rue entamée. Les équipes commencent le travail à 7 h 15 du matin et une permanence est assurée le week-end pour intervenir sur les secteurs prioritaires (autour des stations de métro, des marchés, dans le centre, etc.). En ce qui concerne les dépôts sauvages, la fréquence d’enlèvement a également augmenté. A présent, six camionnettes quadrillent toute la ville chaque jour. « A signaler aussi qu’une équipe de six inspecteurs de salubrité est chargée de retrouver les pollueurs. Une tâche pas évidente mais qui donne des résultats. Si l’indélicat est identifié, il se voit facturer l’enlèvement du dépôt au prix fort : 300 € le m3. Un tarif qui en a dissuadé quelques-uns de recommencer. Reste, malgré tout, un point noir : la zone industrielle autour de la Porte d’Aubervilliers. Là, les volumes sont trop importants pour intervenir avec les moyens habituels. « Avec Plaine Commune et en collaboration avec Saint-Denis, nous envisageons de mettre sur pied une unité territoriale qui s’occuperait spécifiquement de la Plaine », indique Henri Clément. Des efforts supplémentaires donc. Mais, bien évidemment, tout cela ne donnera des résultats durables que si la population y met aussi du leur… ● LE NETTOIEMENT EN CHIFFRES 120 agents 30 tonnes de déchets collectées chaque jour Quatre antennes sectorisées (Centre-ville, Heurtault, Maladrerie, Villette/Quatre-Chemins) Une unité d’intervention pour les espaces extérieurs de l’OPHLM 13 balayeuses et laveuses 1 200 corbeilles à papier installées en deux ans Passage quotidien dans toute la ville pour ramasser les dépôts sauvages. service pour les entreprises, les commerçants et artisans Professionnels, faites collecter vos déchets industriels L es industriels le savent, la loi impose une réglementation très stricte en matière d'élimination des déchets dont la charge revient « à la personne (ou à l'établissement) qui les produit ou les détient ». Il est donc interdit, sous peine de fortes amendes, de s'en débarrasser en les stockant sur le domaine public. En dessous de 1 100 litres par semaine, pas de problème, ces déchets d'activités (non toxiques et non dangereux) sont ramassés via la collecte des ordures ménagères. Au-delà, l'entreprise doit faire appel à un service spécialisé. Soit en sollicitant un prestataire privé, soit en passant une convention avec la communauté d’agglomération. En effet, depuis l’année dernière, Plaine Commune propose ce service aux entrepreneurs, artisans et commerçants. 12,50 € le m3 enlevé Qu’est-il proposé dans ce contrat ? La mise à disposition de conteneurs supplémentaires (de 240 à 750 litres, identifiés par des macarons bordeaux) et un ramassage hebdomadaire régulier (deux, trois ou quatre passages par semaine). Pour pouvoir en bénéficier, l’entrepreneur devra s'acquitter d'une redevance d'un montant forfaitaire de 12,50 € du m3 collecté. Un tarif volontairement peu élevé. A titre d’exemple, un bac supplémentaire de 340 litres collecté trois fois par semaine reviendra qu’à 165 € par trimestre. Le signataire de la convention s'engage à payer la redevance, trimestriellement et à terme échu. D'une durée de trois ans, le contrat est résiliable par lettre recommandée à sa date anniversaire. Articles : Frédéric Medeiros Photos : Willy Vainqueur our que chacun puisse juger du travail accompli par les équipes du Nettoiement, d’épaisses brochures ont été distribuées dans les boutiques de quartier. Pour chaque secteur concerné, elles recensent, rue par rue, les heures d’intervention pour le balayage manuel, les jours de passage des engins mécaniques, les circuits d’intervention le week-end, etc. Un document complet mais facilement lisible, consultable par tout habitant. En cas de réclamation, les habitants sont invités à téléphoner au 01.48.34.80.39 (de 7 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h). « On se déplace systématiquement », précise Henri Clément. Un courrier peut également être adressé à l’Unité territoriale Propreté d’Aubervilliers, Hôtel de Ville, 2, rue de la Commune de Paris. Le dispositif sera évalué sur les prochains mois et fera l’objet de réajustements si nécessaire Comment se débarrasser de vos encombrants V otre vieille télé vient de rendre l’âme, votre frigo ne descend plus en dessous de 20°C, le moment est venu de s’en séparer. Mais pas n’importe comment ! Larguer un de ces « monstres » (électroménager ou meubles mais pas de gravats ou de produits dangereux) au pied de votre immeuble est interdit. Cela s’apparente à du dépôt sauvage. A moins que vous ne le déposiez la veille des jours où a lieu le ramassage des encombrants dans votre quartier. La procédure à suivre est très simple. Auparavant, il vous fallait fixer une date d’enlèvement avec le service des Déchets (avec parfois trois semaines de délai). Aujourd’hui, la ville est systématiquement quadrillée avec deux passages mensuels par quartier. Il suffit donc de savoir quand se font les tournées pour ce qui concerne votre rue (les jours sont toujours les mêmes, par exemple, le premier et dernier vendredi du mois). ● RENSEIGNEMENTS Tél. : 0.800.07.49.04 (appel gratuit) Déchetterie G ratuite pour les particuliers et très abordable pour les professionnels, la solution déchetterie permet de se débarrasser de déchets encombrants ou salissants (gravats, reliquats de chantier). Un centre devrait ouvrir à terme à Aubervilliers. En attendant, la déchetterie la plus proche est à Saint-Denis. ● QUAI DE SAINT-DENIS ETOILES ● RENSEIGNEMENTS Tél. : 0.800.07.49.04 (appel gratuit) (face au 25 bd de la Libération). Ouverte du lundi au samedi de 8 h à 19 h et le dimanche de 8 h à 16 h. A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 15 INTERCOMMUNALITÉ RÉFÉRENDUM ● Les Courneuviens ont voté pour Plaine Commune Bienvenue voisins ! 2005. Avec huit villes membres, Plaine Commune dépassera alors la barre des 300 000 habitants (307 530 exactement). Une taille imposante qui ne devrait plus évoluer sauf si Saint-Ouen se décide un jour à rejoindre une union qui, désormais, s’étend sur l’ensemble du bassin d’emploi et d’habitat du nord-ouest du département. Comme à Stains et à l’Ile-SaintDenis en 2002, la municipalité de La Courneuve avait choisi d’ouvrir le scrutin aux habitants de nationalité étrangère (1/4 de la population). « C’est un référendum qui engage l’avenir de la ville. Il nous apparaît juste que tous ceux qui y vivent puissent en décider », expliquait Gilles Poux. Illégale au regard des textes actuels, la délibération de la municipalité portant sur l’organisation du référendum avait été annulée par le tribunal administratif saisi par le préfet. Les élus de La Courneuve n’ont pas voulu céder pour autant. « Même sans valeur juridique, ce C ’est un oui franc. Le 7 décembre, à l’occasion d’un référendum d’initiative locale organisé par la municipalité de La Courneuve, 78,31 % des votants se sont prononcé en faveur du rattachement de leur ville à Plaine Commune. Avant la consultation qui n’avait qu’une valeur consultative, le maire, Gilles Poux (PCF), s’était engagé à suivre le choix de sa population quel qu’il soit. Le 18 décembre, le conseil municipal a donc officiellement fait acte de candidature pour intégrer la communauté d’agglomération. Un an de délai sera nécessaire pour préparer cette arrivée effective au 1er janvier Laurent Rothan/mairie de La Courneuve C’est désormais officiel, La Courneuve va rejoindre la communauté d’agglomération qui réunit déjà Aubervilliers, Saint-Denis, Epinay, Pierrefitte, Villetaneuse, Stains et l’Ile-Saint-Denis. Une arrivée qui se fera au 1er janvier 2005. 4 000 personnes, dont 700 habitants de nationalité étrangère, se sont exprimé lors du référendum organisé à La Courneuve le 7 décembre dernier. scrutin avait bien plus de sens comme ça », indique l’un eux. Un avis visiblement partagé puisque 700 habitants de nationalité étrangère ont glissé un bulletin dans l’urne. Au total, 4 000 personnes se sont exprimées. Le choix de La Courneuve a été salué comme il se doit par les villes de l’agglomération. Notamment du côté d’Aubervilliers qui voit d’un très bon œil sa voisine immédiate s’installer à la table commune. Une sorte de rééquilibrage de la carte qui permettra de faire avancer des dossiers spéci- fiques à cette partie sud du territoire. Comme le devenir du conservatoire de musique, les perspectives de prolongement de la ligne 12 du métro vers La Courneuve ou le projet de requalification de la RN2. Frédéric Medeiros AMÉNAGEMENT ● Projet pour un nouveau pont et une avenue Victor Hugo requalifiée De nouvelles voies pour la Porte d’Aubervilliers A En juin, deux nouvelles enquêtes publiques porteront sur la construction d’un centre commercial et sur les installations classées. En octobre, la CDEC (Commission départementale sur les équipements commerciaux) sera amenée à se prononcer sur la lors que l’enquête publique sur la révision du Plan d’occupation des sols vient à peine de s’achever, une nouvelle concertation sur le futur quartier Canal-Porte d’Aubervilliers va débuter. Cette fois, il s’agit de débattre du projet de requalification de l’avenue Victor Hugo et de la création d’un nouveau pont sur le canal. Avouons-le, il n’est pas toujours facile de suivre le déroulé des opérations en ce qui concerne la Porte d’Aubervilliers. Vu l’ampleur du projet, rien moins que la création à l’horizon 2007 d’un nouveau quartier de 17 hectares à la frontière de la ville, les procédures d’urbanisme à suivre sont nombreuses et complexes. Dans ce dossier phare, qui est porté à la fois par Aubervilliers et par Plaine Commune, un échéancier a été fixé. Il s’étale sur plus de deux ans, c’est le temps nécessaire pour affiner les futurs aménagements dans les moindres détails, concerter la population et obtenir les autorisations pour démarrer des travaux. Gare refaite et élargie à 30 mètres servira d’axe principal. Reste, en périphérie de Zac, à revoir les accès du futur quartier. C’est l’objet de la consultation qui va être menée ces prochaines semaines auprès de la population via les comités de quartier. L’avenue Victor Hugo, actuellement très encombrée, devra être réaménagée en profondeur pour permettre la desserte du nouveau quartier. Willy Vainqueur Deux nouvelles enquêtes publiques en juin Plus de la moitié du chemin a déjà été fait. Et la dernière partie s’engage. Les conclusions du commissaireenquêteur sur la révision du POS seront dévoilées le 20 janvier. Dans la foulée, Plaine Commune devrait approuver le dossier de réalisation de la Zone d’aménagement concerté. création de ce centre. Si tout se déroule comme prévu, le premier permis de construire sera délivré en janvier 2005. Le quartier qui émergera sur d’anciennes friches industrielles sera doté de nouvelles voies et la rue de la Le gros point noir, c’est l’avenue Victor Hugo. La circulation y est déjà pénible, on imagine ce que cela pourrait donner avec un flux d’automobiles supplémentaire. Techniciens et habitants tomberont aisément d’accord sur la nécessité de requalifier cet axe. La question est de savoir comment. Comment concilier la place de la voiture, celle du bus dont il est prévu qu’il dispose d’un couloir protégé, et celle du stationnement indispensable pour le maintien de l’activité économique dans le secteur ? Il faut le dire, les difficultés actuelles sont principalement le fait des grossistes et de leurs livraisons qui empiètent sur l’espace public. L’idéal serait sans doute que tout ou partie de cette activité déménage sur la zone industrielle et soit remplacée par des bureaux. Reste à les convaincre. Des scénarios sont à l’étude. L’autre voie dont il faudra discuter n’existe pas aujourd’hui. En fait, il s’agit d’un pont qui serait construit dans le prolongement de la rue Pierre Larousse et qui permettrait de relier le secteur de la Villette au nouveau quartier. Une ouverture qui aurait l’avantage de délester le pont de Stains et qui faciliterait l’accès des lieux pour toute la partie est de la ville. Un aménagement essentiel puisque l’endroit a vocation à devenir un espace de loisirs, de commerces et de promenade fréquenté par l’ensemble de la population. Frédéric Medeiros 16 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 Vite dit DÉBAT INITIATIVE ● Jusqu’en février, le débat national sur l’avenir de l’Ecole se poursuit Enseignement Un débat qui vient d’en haut ● CLASSES DE NEIGE Enfance ● AGENDA DES FRANCAS L’association des Francas de SeineSaint-Denis a édité son agenda 2004. Bilingue (français-anglais), il est illustré par les 128 affiches lauréates du concours d’affiches sur les droits de l’enfant. Cette année, le concours était international. 6 747 participants issus de 12 pays ont réalisé 1 995 affiches sur le thème « Un monde à partager, des droits à faire bouger ». > Francas Tél. : 01.41.60.13.00 www.francas93.ass.fr Prix : 6 € (plus frais de port) Orientation ● 28 SALON DE L'ADREP e L’Adrep aide les familles et les 15-20 ans à répondre aux questions : prépa, Deug, BTS, alternance... ? Quels sont les métiers d’avenir ? Des conseillers d’orientation, des professionnels, les chambres de commerce... informent sur les filières, l’enseignement supérieur et la vie professionnelle. > Espace Champerret Porte de Champerret Vendredi 30 janvier (13 h - 18 h 30) Samedi 31 janvier (10 h - 18 h) Tarif : 5 € Luc Ferry en a fait une grande opération de communication. Faut-il ou non y participer ? Les avis sont partagés. D’autant que le questionnaire proposé donne à certains la sensation que tout est joué d’avance. P our Serge, prof depuis 20 ans, la question a été vite tranchée : « J’ai décidé de boycotter ce pseudo débat. Ferry nous dit qu’il doit servir à alimenter un projet de loi sur l’Ecole prévu pour la fin de l’année. Je n’y crois pas. Tout est joué d’avance. Des propositions, on en a fait au printemps, et aucune n’a été retenue ! » C’est vrai que quand on lit la plaquette du ministère... Luc Ferry a beau signer un texte où il évoque une initiative « élaborée en toute indépendance et de manière pluraliste », la suite laisse un peu perplexe. Surtout quand on découvre le détail du questionnaire qui sert de base à la concertation. Quand, sous le chapitre « Faire réussir les élèves », il est évoqué une meilleure organisation de l’orientation. Quand, sous le chapitre « Définir les missions de l’Ecole », il est souligné qu’il faut mieux prendre en compte la diversité des élèves et, à la suite, qu’il faut améliorer l’organisation de la voie professionnelle, le point d’interrogation a l’air de pure forme. Et d’aucuns voient derrière ces affirmations déguisées la mort programmée du collège unique. Une initiative qui n’a pas attiré les foules Malgré ces soupçons, certains ont voulu donner leur avis. « C’est quand même une occasion de s’exprimer », indique cette maman dont le fils est à l’école élémentaire Firmin Gémier. Une vingtaine de personnes ici, une trentaine là, le « grand débat national » n’a pas drainé les foules. Comme ce 9 décembre au collège Jean Moulin où l’assistance est plutôt réduite. N’empêche, la discussion s’avère intéressante. Sans doute parce que les participants débordent vite du question- Willy Vainqeur A Saint-Jean d’Aulps Le 1er séjour aura lieu du vendredi 16 janvier au jeudi 5 février. Il concerne les classes de CM1/2 de Sylvie Jeannin, école Babeuf ; de CM1 B de Stéphanie Peyronneaud, école Eugène Varlin ; de CM2 A de Julie Bot, école Joliot Curie ; de CM2 C de Arnaud Leduc, école Jules Vallès. Le 2e séjour aura lieu du mercredi 17 mars au mardi 6 avril. Il concernera les classes de CM1 A de Leila Ouni, école Jules Guesde ; de CM1 A de Laurent Beulier, école Condorcet ; de CM1 A de Flavia Michel, école Albert Mathiez ; de CM2 B de Mariama Sadio, école Honoré de Balzac ; de CM1 A de Najata Eddardi, école Victor Hugo ; de la CLIS de Jean-Paul Lacour, école Victor Hugo ; de CM2 A de Dominique André, école Firmin Gémier. Au total 236 élèves bénéficieront de ces classes de neige. Parmi les différentes rencontres, celle qui s’est déroulée au collège Jean Moulin. Intéressante parce qu’elle a débordé du questionnaire de Luc Ferry pour s’intéresser à la vie concrète de l’établissement. naire auquel ils sont censés répondre pour évoquer la vie du collège. Claude, professeur de français, s’interroge sans tabou : « Aujourd’hui, on accorde trop de place à l’éducation et pas assez à l’instruction. Prendre vingt minutes pour expliquer à des élèves comment se tenir en classe, c’est autant de temps de perdu pour transmettre des connaissances. » Ce rapport difficile à l’autorité, ce quotidien fait de recadrages permanents, Claude n’est apparemment pas le seul enseignant à le vivre mal. Des pistes pour améliorer la situation ? Renforcer le travail d’équipe et réduire la taille du collège pour y développer des rapports plus humanisés. C’est le souhait des profs, c’est aussi celui des parents. Même si « cela pose immanquablement la question des moyens. Un sujet que ne veut justement pas aborder le gouvernement », relève Eric Plée, le maire-adjoint à l’Enseignement. « Surtout qu’il vient de réduire les fonds sociaux pour les élèves dont les familles sont en difficulté », précise la directrice de la Segpa. « Il faudrait mettre en place un système de péréquation pour que la Seine-Saint-Denis, le département le plus jeune de France, et donc celui Courriers des lecteurs A propos des poubelles SI J’AI BIEN COMPRIS L’ARTICLE : « Du nouveau pour les poubelles » paru dans Aubermensuel n° 134 à propos des privilégiés qui bénéficient de la prestation de sortie et de rentrée des conteneurs (la copropriété où je réside bénéficie de cette prestation actuellement). L’article précise « financée par la taxe sur les ordures ménagères qui est payée par tout le monde, cette prestation ne profitait qu’à une partie de la ville ». Donc suite à cette décision d’annuler cette prestation, la copropriété prend des dispositions ce qui se traduit par une charge supplémentaire importante de 2 652 € (17 400 F) annuellement supportée par 12 usagers. Soit !!! Mais normalement le coût de la taxe sur les ordures ménagères devrait être diminuée du fait de cette prestation supprimée. Alors à quand la réduction de la taxe ? Ou autre suggestion : Généraliser cette prestation à l’ensemble des usages de Plaine Commune. V. B. Rue Hélène Cochennec qui représente le plus l’avenir, bénéficie d’un investissement soutenu de la part du reste du pays », imagine à haute voix, Mériem Derkaoui, la députée suppléante d’Aubervilliers. Autre intervention, celle de la conseillère générale Nathalie Buisson qui plaide pour qu’une plus grande place soit donnée aux parents au sein de l’école. Blandine, une maman, lui donne raison : « On nous laisse trop devant la porte. » C’est Maïmouna, une élève de 3e, qui a le mot de la fin : « On a besoin d’être plus soutenu pour réussir. » Frédéric Medeiros Vite dit Comme l’indiquait l’article d’Aubermensuel, Aubervilliers a la particularité d’être la seule ville de la communauté d’agglomération à bénéficier de la sortie et de la rentrée des conteneurs. Il est aussi exact que seule une partie de la ville est concernée par cette prestation. Pour autant, cela ne justifie pas que cette prestation ne soit plus assurée dans l’avenir. C’est pourquoi nous avons demandé à Plaine Commune d’examiner la possibilité de maintenir ce service, voire de le généraliser aux autres villes, ou si cette prestation ne pouvait pas être maintenue, qu’elle soit compensée par la non augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites à donner à ce dossier. La municipalité La place au vélo A LA SATISFACTION DE VOIR CE PROJET en cours de réalisation, je m’inter- roge de la place que l’on a prévue pour la circulation et le stationnement des vélos. Les plans des travaux mentionnent un couloir de bus en site alterné. Les vélos y auront-ils accès ? Dans le numéro de décembre d’Aubermensuel, dans l’article consacré à ce sujet, il n’est à aucun moment mentionné l’intérêt de certains Albertivillariens (même en minorité) à utiliser d’autres moyens de locomotion routier que le bus ou la voiture. Il serait pourtant adapté d’en parler en cette période. A. D. Passage des Roses Concernant l’avenue de la République, les couloirs de bus en site propre n’auront pas vocation à être utilisés par les cyclistes. Contrairement aux artères parisiennes qui sont d’une largeur suffisante pour accueillir des couloirs à double usage, cette solution n’était pas envisageable à Aubervilliers. La RATP estime à 4,5 mètres la largeur nécessaire d’un couloir pour qu’il puisse être emprunté en sécurité à la fois par des bus et des vélos. Pour en réaliser de cette dimension sur l’avenue de la République, il aurait fallu sacrifier une partie des trottoirs au détriment des piétons et des devantures commerciales. Nous n’avons pas fait ce choix. D’autant qu’à une piste cyclable sur une voie très empruntée, nous préférons l’option plus sécure d’un itinéraire bis pour les vélos qui viendrait se greffer en parallèle des grands axes. C’est une de nos préoccupations pour les années à venir. La volonté municipale de rééquilibrer l’espace public au profit de tous les modes de déplacements (et plus exclusivement de l’automobile) s’inscrit dans une vision à long terme. A la fin du mois, une première esquisse de ce que pourrait être un itinéraire de pistes cyclables sera présentée aux élus. Sa mise en place se fera au fur et à mesure des réaménagements de voirie. Jean-François Monino, maire-adjoint aux Transports, à la Circulation et à l’Environnement SUITE DES TRAVAUX AVENUE DE LA RÉPUBLIQUE Deux nouvelles tranches de travaux commenceront en janvier. A partir du 6 et jusqu’au 29 mars (60 jours) : de la rue Karman à la rue des Cités côté impair. A partir du 28 janvier au 23 mars (40 jours) : de la rue des Cités à la rue Barbusse côté impair. Une nouvelle phase d’abattage est également prévue (50 arbres). Les replantations interviendront au printemps. Pour informer la population sur les travaux en cours, le bus-expo de Plaine Commune stationnera Place de la Mairie les samedis 17 et 24 janvier de 9 h 30 à 12 h 30. Par ailleurs, un comité de suivi du chantier sera mis en place avant la fin du mois. Avec des élus, des techniciens et des habitants (deux représentants de chaque conseil de quartier traversé par l’avenue). ● CORRECTIF Dans le dossier d’Aubermensuel (n° de décembre) consacré à l’avenue de la République, les illustrations de la requalification ont été réalisées par l’agence E.N.X pour le compte de Plaine Commune. LA TRIBUNE ● Élus communistes et républicains ● Groupe communiste Faire mieux à gauche L Pour Aubervilliers ! e maire communiste Pascal Beaudet et le groupe communiste et républicain d’un côté, Jean-Jacques Karman et le groupe communiste « Faire mieux à gauche » de l’autre, ont exprimé le souhait de « faire bouger les choses » et de faire renaître l’espoir en recherchant les bases pour une gestion commune, dans l’intérêt de la population d’Aubervilliers. Ce n’est un secret pour personne qu’il existe, depuis des années, deux groupes communistes au sein du Conseil municipal d’Aubervilliers. Les raisons de leur existence propre ne sont pas artificielles. Elles sont liées à des analyses et des approches différentes de la réalité de notre ville et de la politique nationale, différences que chacun a pu constater lors des élections. La non-constitution d’une liste d’union de toute la gauche lors des élections municipales, a abouti à ce que le groupe communiste « Faire mieux à gauche » soutenu par la Gauche Communiste et Convergence Démocratique, représentant 26,5 % des électeurs, se retrouve dans l’opposition municipale. Cette situation n’est satisfaisante que pour la droite dont les représentants nationaux, en accord avec la communauté européenne, s’acharnent contre les acquis populaires et démocratiques. Cette initiative, de recherche un accord, est fondée sur le réalisme. Chacun connaît les positions des uns et des autres. Après plusieurs rencontres, nous avons considéré, ensemble, qu’il y avait assez de points de convergences pour passer un accord de gestion, notamment sur les questions d’un logement pour tous, de la démocratie et des finances locales, tout en enrichissant le « Contrat municipal ». Cet accord de gestion n’efface pas les approches politiques différentes. Chacun garde sa personnalité, son originalité et sa liberté d’exprimer ses positions. Compte tenu de la répartition des responsabilités après les dernières élections municipales, il n’est pas possible d’appliquer, aujourd’hui, la proportionnelle au bureau municipal. Donc, l’élargissement du bureau municipal au groupe communiste « Faire mieux à gauche », se fera sur la base de 2 maires adjoints et de 1 conseiller municipal délégué. La règle de l’égalité entre tous les maires adjoints et les groupes de la majorité, sera respectée. Les deux groupes communistes s’engagent à être respectueux et loyaux entre eux dans le cadre de la gestion de la ville. Cet accord politique a pour seul but de mieux répondre aux attentes des habitants. Nous pensons qu’il favorisera notre travail commun pour l’avenir de notre ville. Aubervilliers le 16 décembre 2003 Le groupe communiste et républicain Le groupe communiste « Faire mieux à gauche » ● Élus socialistes et républicains Le droit de choisir l’avenir LORS DU DERNIER CONSEIL MUNICIPAL, les élus socialistes et républicains ont demandé la création d’une mission d’information sur l’avenir du Fort d’Aubervilliers, en application de la loi sur la démocratie de proximité de février 2002. Les interrogations qui portent sur le projet de vélodrome, sur le Métafort, sur les jardins ouvriers, et sur la décontamination de l’ancienne caserne militaire inquiètent bon nombre de nos concitoyens. Il est devenu indispensable de mettre à plat toutes les informations disponibles, d’interpeller fermement l’Etat et l’ensemble des partenaires concernés, pour revaloriser un territoire de 26 hectares aujourd’hui inexploité. Nous portons cette revendication depuis des années. Après avoir obtenu la dépollution du Fort d’Aubervilliers, l’article 8 de la loi précitée nous donne l’opportunité d’imposer ce débat au Conseil municipal. Avec cette initiative nous souhaitons créer une prise de conscience et préparer l’avenir d’un quartier rénové, mêlant activités, habitat diversifié, équipements culturels et sportifs, jardins ouvriers et parc urbain. Ce nouveau quartier pourrait devenir une véritable entrée de ville, ouverte sur le nord, sur la Seine-Saint-Denis, en complémentarité avec la Porte d’Aubervilliers, ouverte sur Paris. En ce début d’année, les élus socialistes et républicains Jacques Salvator, Carmen Cabada-Salazar, Bernard Vincent, Brahim Hedjem, Jacqueline Sandt, Jacques Monzauge, Denise Saulnier, Daniel Garnier, Elisabeth Eyraud et Hanne-Vanessa Kélébé, se joignent à moi pour vous adresser, à toutes et tous, des vœux de bonheur personnels et familiaux. Evelyne YONNET Maire-adjointe déléguée à l’urbanisme et à l’habitat Vice-présidente de l’OPHLM ● Les Verts A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 17 ● Union du nouvel Aubervilliers Dur pour les faibles, faible pour les plus forts AU NOM DE QUOI ROGNE-T-ON SUR LES AIDES AUX CHOMEURS en fin de droit ? Quel principe préside à la mise en place d’un RMA (revenu minimum d’activité) qui obligera des gens à travailler dans une précarité institutionnalisée au seul profit d’employeurs subventionnés pour exploiter cette main d’œuvre quasi gratuite ? Pourquoi supprime-t-on des fonds qui permettent de payer la cantine à des lycéens et à des collégiens dont les familles sont en grande difficulté ? Pourquoi a-t-on liquidé les emplois jeunes ? Je pourrais poursuivre la liste, elle est longue comme le bras. Pour justifier ces mesures antisociales, le gouvernement avance deux arguments. Le premier est d’ordre conjoncturel : à cause d’un contexte économique défavorable, le budget de l’Etat doit être resserré. Le deuxième participe d’une vision structurelle : il s’agirait de remettre au goût du jour la valeur travail dans notre société pour lui redonner sa compétitivité. Ce discours est parfaitement hypocrite. D’une part parce que le contexte difficile n’empêche pas certains cadeaux fiscaux aux catégories les plus privilégiées. D’autre part, parce que la France, selon les dernières enquêtes, demeure l’un des pays les plus productifs de la planète avec un salariat dont le rapport coût/technicité s’avère des plus intéressants pour les employeurs. La réalité est plus triviale. Imprégnés d’une culture néo-libérale érigée en dogme, Raffarin et les siens sont durs pour les faibles et faibles pour les plus forts. L’affaire du voile est d’ailleurs symptomatique du manque de volonté réelle de ce gouvernement d’investir dans les banlieues. Il légifère sur les effets d’un repli identitaire engendré par la frustration sociale mais se garde bien de faire tomber les murs des ghettos. Vous en voyez beaucoup des Français d’origine maghrébine ou africaine vivre dans les beaux quartiers ? Cette droite au pouvoir est la première à défendre un certain communautarisme ! Notre ville, la Seine-Saint-Denis pâtissent de cette logique. Subissent une politique qui, si l’on n’y prend garde, les condamnera à une relégation permanente. Souhaitons-nous une année 2004 de résistance Jean-François Monino Président des élus Verts ● Auber Progrès Alliance des générations Meilleurs vœux à tous AU NOM DU GROUPE « Auber Progrès, Alliance des générations », je vous adresse tous mes meilleurs vœux, que 2004 voit cesser l’exode des anciens Albertivillariens. Que chacun trouve du bonheur et que la morosité ambiante qui règne sur notre ville, disparaisse peu à peu. Comme à l’accoutumée, il n’est pas possible, aux responsables de groupe de la minorité, de bénéficier des cartes de vœux fournies à la majorité municipale. Chacun ici, de ce fait, pourra constater le manque de démocratie. Pour ce qui est de la morosité ambiante, le problème du commerce local est un sujet de préoccupation. Prenons le marché du centre et la rue Ferragus, devenue piétonne les jours sans marché : c’est un parking de surface. La rue Ferragus est morte. Lors de la construction de la nouvelle halle, nous étions pleins d’espoir… Or que constate-t-on aujourd’hui ? Les règles d’hygiène européennes (soi disant impossibles à respecter sous l’ancienne halle), ne le sont pas sous la nouvelle : marchandises non situées dans des comptoirs réfrigérés. Parfois, il n’y a pas que de l’alimentaire sous le marché couvert (contrairement à ce qui m’a été répondu lors du conseil municipal d’octobre). A chaque marché nous rencontrons dans les allées des « marchands » de faux Lacoste, sacs, ceintures et montres de fausses marques. Doit-on le tolérer ? Lors de la précédente mandature, la pensée dominante était de relever le niveau commercial du marché central. Où en est-on aujourd’hui ? Dans un prochain article, je reparlerai de l’activité commerciale locale. Françoise Giulianotti J’ai fait un rêve : Aubervilliers en Province LA VIE EST DURE EN BANLIEUE PARISIENNE mais particulièrement à Aubervilliers car tous les jours nous subissons les attaques liées à un cadre de vie déplorable. Notre ville pour certains quartiers n’a pas évolué depuis la libération. C’était il y a 58 ans. La propreté de notre ville est tout aussi déplorable. Nous le répétons à chaque fois que nous pouvons nous déplacer dans les artères de notre commune. Les difficultés sociales, de logements, pour trouver des places en crèche, sont autant d’éléments qui créent des perturbations et un stress grandissant pour chacun des habitants de notre ville. Cela peut changer. D’autres l’ont démontré il y a déjà quelques années. Issy les Moulineaux, en bordure de Paris, était une ville de banlieue sur laquelle personne ne se retournait. Elle est devenue une ville économique qui a su générer des emplois et laisser la possibilité à tout citoyen, quel que soit son niveau de vie, de pouvoir se loger. A Aubervilliers nous pouvons faire évoluer notre ville petit à petit en quelques années. Pour cela il faut changer de politique et il faut faire que chacun ait son espace de vie et que chacun retrouve les marques de la vie en société. C’est cela la vie de province, la vie provinciale, c’est la solution anti stress et nous pourrons la trouver si nous avons une vraie volonté politique à Aubervilliers. Le Groupe Union du Nouvel Aubervilliers est là pour cela. J’AI FAIT UN CAUCHEMAR : AUBERVILLIERS… N’a plus aucun édile au conseil municipal élu par le peuple ! L’apparition de 4 nouveaux maires adjoints va coûter 230 000 € soit 1 500 000 F par an à la commune déjà financièrement exsangue. L’Union du Nouvel Aubervilliers vous présente ses meilleurs vœux et souhaite à Chacun d’entre vous une excellente année 2004. Dr Thierry Augy ● Groupe UMP Adversaire d’hier… collaborateur d’aujourd’hui EN CE DÉBUT DE NOUVELLE ANNÉE 2004, nous vous présentons nos vœux les meilleurs, de santé et de réussite ainsi qu'à vos proches, en ayant une pensée particulière à nos concitoyens les plus démunis, à nos Anciens, à celles et ceux à mobilité réduite, hospitalisés ou bien seuls. Le dernier Conseil municipal de l'année 2003 a adopté le retour de J.-J. Karman et de sa première colistière P. Latour au sein de la majorité municipale. L'intégration de cet opposant d'hier à ladite majorité est incompréhensible pour nos concitoyens car empreinte d'illogisme et surtout de discrédit politique conséquent pour la majorité actuelle. J.-J. Karman qui a combattu Jack Ralite aux élections municipales dernières, en contestant l'exécutif local en place dans sa campagne électorale, n'a cessé de décrier, de vilipender cette majorité actuelle et passée en dénonçant le bilan de cette dernière, preuve à l'appui. Maintenant, J.-J. Karman l'adversaire caractérisé d'hier est devenu le collaborateur d'aujourd'hui. A cet effet, il dispose d'une délégation de pouvoir attachée aux finances de la ville excusez du peu signée du maire alors qu'il a dénoncé la politique exercée par ladite majorité. Il semble que le mal de vivre d'être dans l'opposition a dominé sur ses convictions et idées. Dans cette affaire, la volonté des électeurs de cette majorité est encore flouée car ils n'ont pas voté pour un ralliement après un peu moins de trois ans de J.-J. Karman, ni le changement de maire en cours de mandat. Les électeurs de J.-J. Karman n'ont pas voté eux également pour un ralliement à l'exécutif local. Alors dans ce brouhaha épais de politique politicienne, de jeux de théâtre, de trahisons, nonobstant l'expression de la volonté populaire, c’est-à-dire vous. Je vous laisse juge de ce qu'aspire notre ville pour l'avenir. A vous de choisir ? Slimane DIB Pdt du groupe Union pour un Mouvement Populaire Cette tribune des groupes politiques du conseil municipal est placée sous l’entière responsabilité de leurs auteurs, tant au plan éditorial qu’au plan légal. Elle ne saurait donc engager celle de la rédaction. 18 ● A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 Vite dit Concerts CULTURE DÉCOUVERTE ● Ethnoart vous invite au voyage et à la réflexion Les Rencontres Xénophiles ● AVEC LE CNR Vendredi 23 janvier à 20 h 30, CNR La Courneuve (av. G. Péri) La tradition de la transcription, de Ravel, Prokofiev, Manuel de Falla, Stravinsky. Tarifs : 9 €, 6 € (tarif réduit) Vendredi 30 janvier à 20 h 30 Eglise St Lucien La Courneuve (rue du Chevalier de la Barre) L’Europe des XIXe et XXe siècles revisitée de Rutters, Schumann, Gounod, Puccini, P. Casal...) Entrée gratuite > Réservations : 01.48.11.04.60 ou 01.43.11.21.10 Après l’Inde du Sud, mise à l’honneur lors de sa première Rencontre xénophyle, l’association Ethnoart vous propose d’aborder les rivages de l’Argentine, via ses musiques, ses traditions, ses arts… C’est le 25 janvier prochain à l’espace Renaudie. Arts plastiques ● AVEC LE CAPA Stage de peinture à l’huile Avec le peintre Léna Golovina. > Renseignements et inscriptions Centre d’arts plastiques C. Claudel 27 bis, rue Lopez et Jules Martin. Tél. : 01.48.34.41.66 Date limite des inscriptions : 29 janvier Tarifs : 64 et 68 € (+ chassis : 4,96 €) Rencontre Pascal Dacasa Expositions Gauguin-Tahiti, samedi 10 janvier à 15 h au Grand Palais Botticelli : de Laurent le Magnifique à Savonarole, dimanche 1er février à 20 h, musée du Luxembourg > Inscriptions au Capa Tarif : 15 € ● REPAS LINGUISTIQUE PORTUGAIS Les petites danseuses de l’association des Tamouls d’Aubervilliers participaient à la première Rencontre xénophile. Samedi 10 janvier en soirée, 41, rue Lécuyer L’association Auberlabel en collaboration avec les Laboratoires d’Aubervilliers organisent un repas linguistique pour réunir les personnes qui s’intéressent au portugais, qui l’ont appris ou dont c’est la langue maternelle. La soirée commence vers 18 heures pour les personnes voulant participer à la préparation du repas ou suivre un petit entraînement linguistique. > Réservations Tél. : 01.43.52.10.91 Frais : de 5 à 7 € S ● on costume aux couleurs chatoyantes accroche la lumière tout comme ses longs cheveux bruns. Sous le regard fasciné et admirateur du public, la danseuse aux pieds nus ondule gracieusement sur la scène de l’espace Renaudie. Cet après-midi du 7 décembre, l’Inde du Sud s’y est installée, y déployant ses musiques, ses traditions, ses coutumes... Il y a là des stands, des intervenants, des documentaires qui défilent sur un écran, le tout entrecoupé de mets délicieux proposés au pre- mier étage et d’intermèdes musicaux et dansés au rez-de-chaussée. C’est à Ethnoart, une jeune association d’Aubervilliers, que l’on doit cette escapade indienne. « C’est notre première Rencontre Xénophile, explique Martine Mounier, la présidente. Le principe est de mettre à l’honneur une culture, l’enjeu est celui d’offrir une palette assez vaste de points de vue et d’éléments de cette culture, dans toute sa complexité… » Et le but avoué de toutes ces rencontres rôdées à Montreuil l’année ● Jean Cabaret Théâtre Combattre les a priori A u bout du comptoir, le patron a les yeux rivés sur ses « drôles de clients »... Engoncés dans leur vaste tunique, ils ont vraiment l’air suspect, sans parler de leurs propos. « Je ne veux pas d’un compagnon en haillons, je préfère rester seul avec mon idiotie à moi qui est sacrée ». Lumière. Jeudi 11 décembre, la Compagnie pour l’artisanat des menteurs avait transformé la salle du café restaurant La 3e mi-temps en cabaret pour s’entendre, avec la bénédiction du patron, Bruno Chabbert. Ce soir- là, on y a traité des discriminations en général, et des a priori en particulier en alternant contes et discussions. Après les premiers sketches assurés par quatre comédiens, Délia Sartor (qui a peaufiné le concept et joué du violon), Grégory Manias, Sébastien Rabbé et Fréderic Deverville, Michaël a pris la relève : « Qu’est-ce que l’a priori dans notre vie quotidienne ? » C’est au tour de la salle de s’animer. Il y a là une vingtaine de spectateurs attablés, pleins de bonne volonté. « C’est la peur », lance un anonyme. « C’est le cloisonnement, comme mon histoire à New York dans Harlem, confie une voisine de table, habitante du quartier. On ne m’y acceptait pas comme blanche ». A l’autre bout de la salle : « Quand on voyage on est moins fermé ». Une jeune femme assure : « Ce n’est pas qu’une question de couleur puisqu’on n’écoute pas le jeune parce qu’il est jeune, l’étranger parce qu’il n’est pas d’Aubervilliers… » Au fil de la soirée, un texte de Jacques Brel accompagné au violon, un sketch télévisé de Desproges et quelques sketches d’un humoriste caustique L’Emmerdeur viendront ponctuer les débats. Cette première initiative de la Compagnie pour l’artisanat des menteurs avait reçu le soutien du service municipal de la vie associative. Le pari a été lancé de proposer un épisode par mois, avec une nouvelle idée mais toujours sur même thème : les discriminations. Gwénaël le Morzellec ● PROCHAIN RENDEZ-VOUS Willy Vainqueur dernière : « Contribuer au développement de la connaissance de l’autre et agir pour un monde égalitaire et solidaire entre hommes et femmes de toutes origines culturelles. » Un beau sacerdoce pour lequel les membres d’Ethnoart se dévouent, tous talents confondus. Ils sont photographes, réalisateurs, peintres, journalistes, conteuses, anthropologues, sociologues ou globe-trotters… Réunis au sein d’Ethnoart, ils partagent les locaux d’une autre association, La Villa mais d’ici, qui héberge Mardi 13 janvier à 20 h 30 > Bar-restaurant La 3e mi-temps 113, rue H. Barbusse. Entrée libre. > Compagnie pour l’artisanat des menteurs 30, rue Heurtault. Tél. : 01.49.37.22.15 une douzaine d’autres structures associatives et culturelles. Martine, la présidente, est régisseuse et technicienne du spectacle. Diplômée en ethnologie, comme d’autres membres de l’association, elle accorde une grande importance à l’approche ethnologique et ludique de ces Rencontres xénophiles. « Nous sommes plusieurs à avoir constaté que le savoir acquis à l’université s’arrête aux portes de celle-ci, explique cette intermittente du spectacle. Pour le partager avec les autres, nous avons mis au point des rendezvous avec les cultures du Monde où l’on prend le temps de se découvrir ». C’est pourquoi le premier occupait une partie de l’après-midi du dimanche 7 décembre. Rassurée par le succès de cette première initiative à Aubervilliers, Ethnoart vient de recevoir le soutien et l’accord de la municipalité pour organiser ses cinq prochaines initiatives mensuelles, à l’espace Renaudie, moyennant une modeste contribution financière. Maria Domingues ● ETHNOART 77, rue des Cités. Tél. : 06.87.26.43.36 www.ethnoart.org-ethnoart@voilà.fr Adhésion : 7 € > PROCHAINE RENCONTRE Dimanche 25 janvier à partir de 16 h Thème : L’Argentine Espace Renaudie 27, rue Lopez et Jules Martin. Tarif : 10 €, 6 € (Albertivillariens, demandeurs d’emploi, étudiants), gratuit pour les - de 12 ans et les + de 65 ans. Claverie aux Mots passants Sur la route du blues « J’ai découvert un jour un disque de Memphis Slim. Depuis ce temps, j’en ai entendu et aimé des formes de jazz. Mais quand j’ai besoin d’un petit coup de pouce, c’est vers le blues que je me tourne. Ce profond sentiment de bien-être, j’ai eu envie de le partager, et ça a donné Little Lou… » Assis par terre, adossés aux livres, debout contre les rayonnages, les enfants écoutent Jean Claverie leur raconter la naissance de Little Lou, petit pianiste à la peau d’ébène qu’il fait vivre à travers ses bandes dessinées. Le 29 novembre dernier, à l’occasion de la sortie des dernières aventures de son jeune héros, Jean Claverie était de passage à Aubervilliers pour une séance de vente-dédicace très animée dans les locaux de la librairie Les mots passants. Après une brève présentation de son parcours, Jean Claverie s’est mis à la batterie. Accompagné d’une formation de jazz, l’auteur de Little Lou a offert aux heureux auditeurs un authentique concert digne des bastringues de la NouvelleOrléans. Emoustillés par l’ambiance, certains ont esquissé quelques pas de danse, d’autres se risquant à reprendre en chœur des classiques… Ce n’est qu’après tout ce charivari musical que Jean Claverie s’est attelé à ce pourquoi il était venu : signer et dédicacer son dernier album Little Lou, la route du Sud, édité chez Gallimard, dont une représentante était présente. Il a fallu beaucoup de volonté au public pour s’extraire de la chaleureuse atmosphère des Mots passants. Seule consolation, partir à la recherche de Little Lou, sur la route du Sud. M. D. ● LIBRAIRIE LES MOTS PASSANTS Vendredi 30 janvier 2004 A 17 h 30 : Michèle Sully, une Albertivillarienne, dédicace son ouvrage L’impasse des Cerisiers a le blues, une comédie théâtre sur la vie d’un petit immeuble. A 19 h 30 : Soirée Slam et poésie. 2, rue du Moutier. Tél. : 01.48.34.58.12 A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 19 CULTURE THÉÂTRE ● Marguerite Duras et Bernard-Marie Koltès au programme du TCA Deux pièces pour le prix d’une Le Square de Marguerite Duras qui sera suivi de Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès. Vite dit Exposition ● D’UN MONDE À L’AUTRE Les associations Kialucera, l’Angi et l’école Jules Vallès exposent des portraits, images, masques, regards d’enfants... jusqu’au 30 janvier. Du lundi au vendredi de 10 h à 19 h, le samedi de 14 h à 17 h. Entrée libre. > Galerie Art’O 9, rue de la Maladrerie. Tél. : 01.48.34.85.07 ● JOUER AVEC DES CHOSES MORTES D.R Une œuvre-exposition de l’artiste Boris Achour. Sur 240 m2, un ensemble d’objets de natures et de tailles inattendues autour du thème du divertissement populaire (jeu télé, kermesse, parc d’attraction) et des projections de vidéos. Ambiance surprenante garantie ! Jusqu’au 31 janvier, du mercredi au samedi de 14 h à 19 h. Tarif : 3 € > Laboratoires d’Aubervilliers 41, rue Lécuyer. Tél. : 01.53.56.15.90 Du 15 janvier au 15 février, pour une place achetée au TCA (9 €), une place supplémentaire vous sera offerte pour assister à l’un des spectacles des trois autres théâtres de l’agglomération (Saint-Denis, Epinay et Stains). Une opération menée par Plaine Commune. A Aubervilliers, l’occasion de voir deux grandes pièces. Théâtre Q ui était réellement Marguerite Duras ? On connaît d’elle la version grand public avec L’Amant en best-seller. Vu aussi à la télé des années Pivot, l’égérie à col roulé des milieux littéraires branchés. Entre les deux, la vérité est probablement ailleurs. Avant d’être une icône, Duras a été un jeune écrivain exigeant et sensible. Un auteur qui s’essaie à des genres différents, y compris au théâtre. Du 3 janvier au 1er février, Didier Bezace, le directeur du TCA, a choisi de remettre en lumière une de ces pièces, Le Square, écrite en 1955. L’histoire de deux personnages, un homme et une femme, qui se croisent dans un jardin public, engagent une discussion, se racontent et commentent le monde. Deux individus sans occupation fixe, disponibles pour regarder se faire et se défaire le temps. Elle, garde les enfants d’une autre. Lui, est un vague voyageur de commerce. « Les pièces que je mets en scène ont quasiment toutes pour point commun de confronter les “petits” à “L’Histoire”, explique Didier Bezace. Ce texte, malgré sa sophistication, est d’une nature très populaire qui aborde les questions que les “petites gens” se posent face au monde, devant ce qui les écrase ou devant ce qui les fait vivre ». Hervé Pierre et Clotilde Mollet interprètent les deux personnages. Mais le rôle principal est tenu par la discussion qui se lie. Une entité à part entière où s’affirment des idées, des constats et des envies. « Marguerite Duras a su créer une conversation qui, en soi, est un acte de vie. Comme une résistance avant l’heure aux propos vains qui ont envahi les écrans de télévision. » Il y est beaucoup question du bonheur et de sa quête. Hommes d’aujourd’hui, emplis de vide cathodique, cela nous parle-t-il encore ? Avec Denis Lavant Non, aurait peut-être répondu Bernard-Marie Koltès s’il n’était pas mort. L’étoile filante du théâtre contemporain français est un astre noir qui brille toujours. Pour s’en convaincre, il suffira d’aller voir sa pièce la plus connue, Dans la solitude des champs de coton, du 23 janvier au 12 février sur les planches du TCA dans une mise en scène de Frank Hoffman avec Bernard Ballet et Denis Lavant (Les Amants du Pont Neuf au cinéma, Ubu Roi au théâtre). Si vous ne connaissez pas Koltès, préparez-vous à un choc. Bienvenue dans un monde sans issue de secours. Un monde où chaque être humain souffre de ne pas être l’autre, de rester toujours inachevé. Où la solitude est la conséquence d’un échange impossible : entre celui qui ne consent pas à nommer son désir et celui qui ne définit pas son offre. Un texte imparable dans un décor de lumières fragiles et d’ombres significatives. Frédéric Medeiros ● RÉSERVATIONS Théâtre de la Commune 2, rue Edouard Poisson. Tél. : 01.48.33.16.16 ● RECHERCHE COMÉDIENNES L’association de théâtre Joséphine Péri recherche deux femmes amateurs ou pas : une âgée de 20 et 30 ans, l’autre de 45 à 55 ans souhaitant intégrer une troupe pour jouer une pièce de théâtre de type comédie. > Contact : Joséphine Tél. : 06.99.99.40.41 ● REPRÉSENTATION Histoire de dire, une représentation théâtrale à l’initiative de l’association Kialucera, samedi 24 janvier à 20 h, à l’espace Renaudie. Une réflexion collective en collaboration autour des questions d’immigration, d’insertion et d’exclusion dans le cadre du projet Mémoire d’hier et d’aujourd’hui. > Espace Renaudie 27, rue Lopez et Jules Martin. Tél. : 01.48.34.90.62 ● COURS DE THÉÂTRE L’association La Compagnie pour l’Artisanat des Menteurs proposent des cours de théâtre pour adultes, le vendredi de 20 h à 23 h. Tarif : 2 €/h + adhésion > Contact Tél. : 01.49.37.22.15 [email protected] DANSE ● Un spectacle de hip-hop en préparation « Je veux aller très loin avec vous » Willy Vainqueur Actuellement en résidence à l'espace Renaudie, Nourdine Kamala prépare un spectacle avec des jeunes de la ville, dont il compte aussi exposer le talent aux quatre coins de la planète. Nourdine Kamala. Willy Vainqueur E space Renaudie, un soir de décembre. Sur le parquet, une douzaine de jeunes exercent sagement leur art : la danse hip-hop. Sur fond musical de rythmes saccadés, l'ambiance est studieuse. En solo, ou par deux ou trois, chacun travaille sa spécialité. Dans un coin, un garçon fait ses assouplissements, variant grand écart et contorsions impressionnantes. Dans un autre, une fille teste des figures de break. Au milieu, certains se succèdent pour exécuter des vrilles sur la tête et autres trucs dingues qui défient les lois de la pesanteur. Et quand un exploit est en cours, des lueurs dans les regards autour trahissent l'impatience de faire mieux encore. Plus loin, deux gars s'entraînent à combiner des pas et des enchaînements synchronisés. Le tout fait déjà office d'un bien agréable spectacle : au talent époustouflant de ces jeunes, s'ajoute la force de leur autodiscipline. La preuve : « Il est où, Nourdine ? » « Il arrive ! » Quand le prof n'est pas là, les élèves dansent quand même. Ça n'étonne pas le principal intéressé : « Je les ai prévenus à l'avance. Pour progresser, il faut beaucoup d'efforts physiques... » Et puis, il y a son autorité. Il n'a pas besoin de lever la voix, son niveau technique, et surtout l'affection et l'immense respect qu'il a pour les « p'tits » sont largement suffisants. « Je veux aller très loin avec vous », insiste-t-il en leur évoquant l'horizon 2004. D'abord le fruit de la résidence : le travail de ces dix-huit jeunes, sur une chorégraphie de Nourdine intitulée Comme un rêve, donnera lieu à un spectacle à Renaudie en février. Entretemps, une caméra de TF1 va le suivre pour l'émission 7 à 8. Puis, cet été, il emmènera cinq de ses danseurs pour représenter la France au Parlement de la Jeunesse organisé par le Cirque du Soleil, qui se déroulera cette année à Sidney. « Mais ceux qui ne seront pas allés en Australie pourront m'accompagner au Japon en octobre. Et après il y aura aussi le Canada... », rassure-t-il. Il les informe aussi qu'il vient de monter une association, Ethnixdream, pour obtenir plus facilement des salles afin de développer l'activité hip-hop, mais aussi la Capoeira dont est spécialiste son frère Khalifa. Et qu’à force de se démener, il commence enfin à être bien soutenu localement. En aparté, il ne cache pas qu’il a trouvé le temps long pour obtenir cette reconnaissance, mais n’en tire aucune rancœur, préférant se focaliser sur son objectif : « Mon but, c'est que la réussite de mes élèves motive les autres jeunes ». Pas de place pour l’amertume dans cet esprit civique débridé. Alexis Gau 20 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 SPORTS SANTÉ ● Près de 1 500 Albertivillariens consultent en médecine sportive Surveiller la santé des sportifs L es sportifs sont forcément des personnes en forme et en bonne santé. « Faux, rétorque Bernard Petit, docteur compétent en médecine sportive et responsable du centre médicosportif d’Aubervilliers. Au contraire, la pratique régulière d’un sport va vite révéler un problème qu’une vie sédentaire mettra des années à faire émerger. » Néanmoins, on est loin d’avoir tordu le cou à cette croyance populaire. Bon nombre de sportifs (deux tiers à Aubervilliers) continuent de pratiquer sans avoir subi de tests d’aptitude, les seuls à pouvoir déterminer si tel enfant ou adulte peut pratiquer l’équitation ou le football. Pourtant, à Aubervilliers, il existe un centre de médecine sportive, ouvert il y a plus de 30 ans, où l’on Willy Vainqueur Entre les consultations du centre médico sportif et celles de traumatologie sportive dispensées au centre Pesqué, ce sont plus de 1 500 Albertivillariens qui bénéficient, chaque année, d’un suivi spécialisé. Sous le regard attentif du docteur Petit, Tamara, 13 ans, danseuse classique, mesure ses capacités pulmonaires grâce à un appareil de spirométrie. ergocycles (vélos), un monitoring et des montres cardiofréquencemètres qui mesurent la fréquence cardiaque. « On est bien équipé pour recevoir les sportifs qui souhaitent surveiller leur santé », reconnaît Bernard Petit. La consultation se déroule en trois temps : un interrogatoire sur les antécédents et les objectifs de la personne, des questions essentiellement liées au sport pratiqué et un examen médical. A la suite de cet examen complet, le médecin délivre, ou pas, un certifi- peut passer ces tests. Installé à l’entrée du parking du stade André Karman, ce lieu, à la fois sobre et accueillant, se se résume à trois espaces distincts : la salle d’attente truffée d’affiches contre le tabac, la maltraitance, les excès…, le secrétariat et le cabinet du médecin. C’est là, occupant la moitié de la pièce, que sont installés les différents appareils. Il y a là un spiromètre dans lequel on souffle et qui permet de mesurer la ventilation pulmonaire, un électrocardiogramme 3 pistes, deux ● Gymnastique Willy Vainqueur Consultations sur rendez-vous Mercredi et vendredi de 17 h à 19 h 15-13, rue Firmin Gémier (entrée par le parking du stade) Tél. : 01.48.34.22.80 M. De Martignac/le Parisien photo Pqr des bénévoles, parents et dirigeants confondus, cette célébration de Noël a ravi tout le monde et laissé un excellent souvenir aux invités, notamment à Mériem Derkaoui, la maire-adjointe aux sports, qui s’est félicité « de l’excellente organisation et de l’ambiance chaleureuse » qui a régné tout au long de l’après-midi. Egalement présente, la présidente du CMA, Claudine Vally, n’a quasiment rien perdu du programme qu’elle a suivi dans les gradins en compagnie du président de la section, Henri Lourenço. Les poches bien garnies, les yeux maquillés, à peine fatigués, les enfants sont rentrés à la maison en se jurant bien qu’on les y reprendrait l’année prochaine. M. D. CHAMPIONNE DE FRANCE L’escrimeuse Wassila Redouane SaïdGuerni a remporté son premier titre de championne de France au fleuret, samedi 20 décembre au stade Coubertin. Sous les yeux de son époux, Djabir, champion du monde algérien du 800 m, l’Albertivillarienne s’est imposée face à la tenante du titre, Adeline Wuillème (15 à 14). Souvent dans le carré de tête, pas toujours récompensée de ses efforts, la sociétaire du CM Aubervilliers vient de franchir une étape décisive et méritée. Cette réussite, Wassila la partage avec son entraîneur et maître d’arme, le grand Olivier Belnoue. Aubermensuel adresse ses félicitations au couple Saïd-Guerni qui a magnifiquement marqué l’année sportive 2003 et reviendra plus longuement sur cet événement dans sa prochaine édition. M. D. LES JUDOKAS FÊTENT NOËL Pascal Dacasa S ● CENTRE DE MÉDECINE SPORTIVE Images Noël avec les gymnastes tand de maquillage, atelier perles fines, gâteaux et chocolat à gogo… Ce samedi 13 décembre, les grands de la section gymnastique du CMA s’étaient mis en quatre pour leurs petits. A l’occasion des fêtes de fin d’année, près de 200 personnes étaient réunies pour un après-midi récréatif où démonstrations, dégustations et jeux libres se sont succédé. L’apparition du Père Noël a soulevé l’enthousiasme des enfants, notamment au moment où il s’est mis à lancer des bonbons à la cantonade. Après une joyeuse bousculade, il a fini par s’installer dans un coin de la salle pour y procéder à une distribution de boîtes de chocolats à tous les jeunes gymnastes de la section. Grâce à la mobilisation sans faille cat d’aptitude. « Je ne donne jamais de certificat de complaisance, assure Bernard Petit. Mon rôle est de dépister des petites pathologies qui pourraient s’aggraver à la suite d’efforts soutenus. » Et de citer l’exemple d’un enfant qui souhaitait faire de l’athlétisme. « J’ai décelé une malformation de la colonne vertébrale, non seulement je n’ai pas délivré de certificat, mais j’ai alerté les parents que j’ai orienté vers d’autres spécialistes… J’ai su que ce jeune garçon avait fini par subir une opération… » Entièrement à la charge financière de la commune, le centre de médecine sportive est ouvert, deux soirs par semaine, sur rendez-vous. « En théorie, tempère gentiment Sylvie Lourenço qui tient le planning et assure l’accueil. Dès qu’il y a de la lumière, on voit arriver les footballeurs, les handballeurs... » Bonne pâte, le Dr Petit ne leur ferme jamais sa porte, quitte à dépasser largement les horaires prévus. » Normal, je suis là pour eux... Et puis la prévention passe aussi par le dialogue et l’écoute… » En 2003, il ne restait plus que 400 centres de ce type pour toute la France, dont 40 en Seine-SaintDenis. On les a vu fermer, les uns après les autres, au gré des changements de municipalité. Il y a peu, une nouvelle est venue tempérer ce constat pessimiste. Sur proposition de Jack Ralite, ancien maire d’Aubervilliers et toujours sénateur, le Sénat vient de voter un amendement qui permettrait aux consultations effectuées en centre de médecine sportive d’être remboursées par la Sécurité sociale. Faut-il y voir le frémissement d’un début de prise de conscience de l’importance d’inciter les sportifs, alias les citoyens, à mieux surveiller leur santé ? On n’ose y croire. Maria Domingues Exhibitions, assauts amicaux, chocolat et autres friandises… Les enfants de la section Judo du Club municipal d’Aubervilliers ont joyeusement fêté Noël, comme il se doit, sur le tatami du Dojo Michigami. Cette année, le CMA avait invité d’autres clubs à se joindre à ce goûter festif. De ce fait, près de 250 jeunes étaient présents le samedi 20 décembre au complexe Manouchian où les adultes bénévoles du club leur ont assuré un accueil chaleureux. Une bien jolie manière de débuter les vacances scolaires et de terminer l’année, avant de reprendre l’entraînement dès le 5 janvier sous la férule de maître Plombas. M. D. A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 ● 21 SPORTS COMBAT LIBRE ● Avec l’association sportive de la jeunesse d’Aubervilliers Une école de volonté Combat libre, lutte et grappling sont les nouvelles disciplines proposées par l’ASJA. Des pratiques encadrées par deux sportifs de haut niveau : Stéphane Chaufourier et Jean-Louis Alberch. A te du Golden Trophy, Jean-Louis a aussi été vice-champion de France de Kick boxing en 1999. L’addition de leurs talents rend leur complémentarité exemplaire. Pour Stéphane, père de famille de 29 ans, enfant d’Aubervilliers, cette discipline lui a enseigné que « quand on veut on peut ». Pour lui, la lutte est une « formidable école de volonté qui peut aider à surmonter les obstacles de la vie… » Une chose est sûre, les cours sont à l’image de l’homme, sérieux, costaud, sans fioriture et sympa… Maria Domingues fond les gars, on tient au mental, ensemble ! » Sur les tapis du gymnase Henri Wallon, muscles et souffle sont soumis à rude épreuve. La séance d’entraînement de « lutte-grapplingcombat libre » vient de démarrer à cent à l’heure pour une vingtaine de pratiquants. Si la lutte est assez répandue, le grappling est moins connu. C’est un dérivé où l’on a le droit d’immobiliser à l’aide de clés (prises) les membres inférieurs et supérieurs, contrairement à la lutte où c’est interdit. Le combat libre permet en plus les projections, les coups de pieds, les poings et les genoux. ● CMA ● LUTTE, GRAPPLING, COMBAT LIBRE Les lundi et jeudi de 19 h à 21 h Gymnase Henri Wallon 139, rue Henri Barbusse. Renseignements au 01.48.39.17.14 Photos : Willy Vainqueur Répondre à une demande Mises en place depuis le 6 octobre, ces trois disciplines dépendent de l’Association sportive de la jeunesse d’Aubervilliers (ASJA). Plus connue pour son activité footballistique, l’ASJA continue de s’intéresser de près aux jeunes en difficulté. « Il y a quelque temps, on a rencontré un groupe qui posait des problèmes de voisinage dans le quartier, explique Cyril, directeur de l’ASJA. Lors de ce premier contact, ils ont exprimé l’envie de s’extérioriser à travers la pratique d’un sport de combat… L’idée a germé de mettre sur pied une section lutte car on a la chance d’avoir Stéphane Chaufourier, un sportif de haut niveau au sein de l’ASJA. C’était notre gardien de but il y a dix ans ! » Fort de cet atout, le club obtient deux créneaux hebdomadaires auprès du service municipal des sports et l’activité peut démarrer. Quelques- Magistrale démonstration de projection exécutée par Stéphane Chaufourier (en rouge) et Jean-Louis Alberch (en l’air !) uns des jeunes pressentis ont déjà franchi la porte du gymnase, se mêlant aux autres lutteurs aux carrures impressionnantes. Pour le seconder, Stéphane s’est adjoint le concours d’un ami, Jean-Louis Alberch. Chacune de leurs démonstrations de grappling ou de combat libre est un spectacle où le mélange de souplesse, de force et de technique se traduit par la neutralisation immédiate et efficace de l’adversaire. Il faut dire que leur palmarès respectif est lui aussi impressionnant. Troisième des championnats de France de lutte en 2001, Stéphane prépare ceux de 2004, après être arrivé en finale de l’Open de Paris et avoir gagné un tournoi international de grappling en Allemagne. Vainqueur du grand tournoi le To Hot to Handle en Hollande en 2003, finalis- BASKET Des nouvelles, des anciens D Photos : Jacky Guillaume ans les gradins du gymnase Manouchian, les retrouvailles sont chaleureuses. Certains ne s’étaient pas revus depuis au moins 20 ans, d’autres ont gardé des contacts. Ce sont les « anciens » du basket, comme les nomme Claude Poitrenneau, 68 ans, dont 30 ans d’histoire avec le Club municipal d’Aubervilliers. Ce samedi 6 décembre, une dizaine d’entre eux s’étaient donné rendezvous à l’occasion du match de basket opposant les filles d’Aubervilliers à celles de l’AS Villeurbanne. « On a localisé une trentaine d’anciens A égalité à la mi-temps, le CMA basket a pourtant concédé la victoire face aux joueuses de Villeurbane, le 6 décembre. Ce qui relègue les filles à la 7e place du tableau. joueurs et joueuses des années 70, explique Claude. Il y en a en Bretagne, au Mexique, à Belfort, dans l’Oise… » Evelyne Severac et Paulette Delgado, les seules « anciennes » présentes, se souviennent bien de leur voyage « en Tchécoslovaquie pour représenter la France… et aussi du titre de Championnes de Paris avec le CMA. » Côté garçons, il y a là Eric Montabord, Christian Godbillon, Michel Delblond, Dominique Plaisance et Raymond Jegonday, l’ancien entraîneur de José Rosa, l’actuel coach des filles du CMA. Tous ont les yeux rivés sur le match très disputé que livrent les Albertivillariennes. « On a d’excellents souvenirs du basket à Aubervilliers, reconnaît Claude, qui habite toujours la ville. C’est pour cela que ceux qui le pouvaient ont répondu à son invitation. Après le match, déçus par la défaite des Albertivillariennes, mais heureux de s’être retrouvés, les « anciens » se sont fixé un autre rendez-vous « aux beaux jours et autour d’une bonne bouffe, comme avant, lorsqu’on allait manger ensemble après les matchs. » Si vous avez fait partie de cette joyeuse bande et que vous souhaitez les revoir, contactez Claude Poitreneau au 01.48.33.34.16. M. D. Stage d’initiation au rock Samedi 10 janvier 2004 De 15 h à 17 h L’association Indans’cité met en place un stage d’initiation au rock dans ses salles de danse. Ce stage est ouvert à tous à partir de 18 ans. Au programme initiation aux pas de base et travail en couple. Participation 10 euros. Les inscriptions se font sur place ou par téléphone au 01.48.36.45.90. 22 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 AUBERVILLIERS MODE D’EMPLOI RECENSEMENT ● A partir de 2004 Utile ● NUMÉROS UTILES Le recensement nouveau est arrivé Pompiers :18 Police : 17 Samu : 15 Centre anti-poison : 01.40.37.04.04 SOS Mains : 01.53.78.81.12 Urgence yeux : 01.40.02.16.80 Urgence gaz : 01.48.91.76.22 Accueil des sans abri : 115 La méthode de recensement de la population française change des enquêtes annuelles se substituent au comptage traditionnel qui se déroulait tous les 7 à 9 ans. ● PHARMACIES Dimanche 4 janvier 2004, Bodoh, 74, av. J. Jaurès à Pantin ; Nguyen, 103, bd Pasteur à La Courneuve. Dimanche 11 janvier, Hong-Tuan Ha, 1, place P. Verlaine à La Courneuve ; Vidal Duvernet, 146, rue J. Jaurès à Pantin. Dimanche 18, Gutierres, 2, rue des Cités ; Van Heeswyck, 156, rue D. Casanova. Dimanche 25, Nguyen Than Huong, 79-81, av. de la République ; Razafindramonja, 7, rue Alexis Léonor à Saint-Denis. Dimanche 1er février, Ortiz, 2, rue E. Quinet à La Courneuve ; Raoul, 47 ter, rue Sadi Carnot . Santé L’association propose un accueil mensuel des familles (information, documentation, groupes de paroles) le 3e lundi de chaque mois, de 14 h 30 à 16 h 30. > Centre Constance Mazier 4, rue Hémet. Correspondance 17, bd de l’Ouest, 93340 Le Raincy Tél. : 01.43.01.09.66 Anciens Combattants ● GALETTE DES ROIS La FNACA (Fédération nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc, Tunisie) organise sa galette des rois, dimanche 18 janvier 2004 à partir de 14 h > Espace Rencontres 10, rue Crèvecœur. Ambiance musicale assurée. Willy Vainqueur ● ASSOCIATION ALZHEIMER S elon des modalités prévues par la loi sur la « démocratie de proximité », le recensement de la population est modifié à compter de janvier 2004. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, l’opération sera désormais annuelle et sera effectuée sur un échantillon d’adresses d’environ 8 % 2, rue Edouard Poisson Horaires au 01.48.33.46.46 ● Semaine du 7 au 14 janvier Le Seigneur des anneaux Le retour du roi De Peter Jackson USA - 2003 - 3 h 15 - VO Avec Elijah Wood, Orlando Bloom, Ian McKellen, Liv Tyler, Viggo Mortensen. Jeux d’enfants De Yann Samuell France - 2003 - 1 h 33 Avec Marion Cotillard, Guillaume Canet, Thibaud Verhaeghe, Joséphine Lebas-Joly. ● Semaine du 14 au 20 janvier Après vous De Pierre Salvadori France - 2003 - 1 h 50 Avec Daniel Auteuil, José Garcia, Sandrine Kiberlain, Maryline Canto. Blind Shaft De Li Yang Chine - 2003 - 1 h 32 - VO Avec Li Yixiang, Wang Shuangbao, Wang Baoqiang, An Jing, Zhenjiang. ● Semaine du 21 au 27 janvier Ma vie sans moi De Isabel Coixet Espagne - 2003 - 1 h 42 - VO Avec Sarah Polley, Amanda Plummer, Scott Speedman, Mark Ruffalo. Happy End De Amos Kollek France - 2003 - 1 h 28 Avec Audrey Tautou, Justin Theroux, Jennifer Tilly, Jenna Lamia, Cathy Curtin. Avec Bill Murray, Scarlett Johansson, Anna Faris, Giovanni Ribisi. Uzak De Nuri Bilge Ceylan Turquie - 2002 - 1 h 50 - VO Avec Muzaffer Ozdemir, Mehmet Emin Toprak, Zuhal Gencer Erkaya. Prix d’interprétation masculine et Grand prix du Jury Cannes 2003 Les sentiments De Noémie Lvovsky France - 2003 - 1 h 34 - V0 Avec Nathalie Baye, Jean-Pierre Bacri, Isabelle Carré, Melvil Poupaud. ● Soirée exceptionnelle Lundi 2 février à 20 h Ciné-concert avec l’ensemble vocal Sequenza 9-3 sous la direction de Catherine Simonpietri, en présence de la réalisatrice. Réservation obligatoire ● PETIT STUDIO 2, rue Edouard Poisson Horaires au 01.48.33.46.46 ● Semaine du 7 au 13 janvier Le monde de Némo De Andrew Stanton et Lee Unkritch USA - 2003 - 1 h 45, version française Film d’animation en 3D. A partir de 5 ans. ● Semaine du 14 au 20 janvier Princess Bride De Rob Reiner USA - 1987 - 1 h 38, version française Avec Robin Wright, Cary Elwes.. A partir de 6 ans Spécial Ecole et cinéma ● Semaine du 28 janvier au 3 février ● Semaine du 28 janvier au 3 février La prophétie des grenouilles Lostin Translation De Jacques Remy-Girerd France - 2003 - 1 h 30 Dessin animé. A partir de 5 ans. De Sofia Coppola USA - 2003 - 1 h 42 - VO cette année. Attention, si toutes les personnes d’un même immeuble sont concernées, les autres habitants de la même rue ne le sont pas forcément. Cet agent est un membre du personnel communal et volontaire. Il sera muni d’une carte officielle tricolore avec sa photographie et portant la signature du maire. Il vous remettra Association des Seniors d’Aubervilliers Cinéma ● LE STUDIO des logements. Selon l’INSEE, les progrès de la statistique permettent de passer de la méthode traditionnelle du comptage exhaustif à des techniques de sondages. Ainsi, à partir du jeudi 15 janvier, un agent recenseur se présentera à votre domicile, si vous faites partie de l’échantillon de logements recensés des documents à remplir : une feuille de logement, un bulletin individuel pour chaque personne vivant habituellement dans le logement ainsi qu’une notice explicative. Il pourra aussi si nécessaire vous aider à compléter ce document. Il reviendra ensuite récupérer les différents bulletins. Pour permettre le bon déroulement de cette opération, la municipalité a mis en place un dispositif particulier : les jours de marché : mardi, jeudi, samedi de 9 h à 12 h, à partir du mardi 20 janvier, une permanence sera assurée par le service de l’Observatoire de la société locale, au rez-dechaussée de la mairie de 9 h à 12 h. Vous pourrez demander de l’aide ou déposer vos bulletins. Une boîte destinée à recevoir vos documents complétés sera aussi disponible à l’accueil de la mairie. Un numéro Vert gratuit sera à votre disposition tous les jours de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h : 0 800 099 927 (répondeur en dehors de ces horaires), vous pourrez poser toutes vos questions relatives au recensement. La participation à cette opération de recensement est obligatoire. La confidentialité des renseignements fournis est assurée et aucun croisement de fichiers n’est autorisé. Les renseignements collectés et étudiés permettront d’adapter les politiques nationales et locales aux besoins décelés (crèches, écoles, logements, etc.). Votre réponse est donc importante et indispensable. M.-C. Fontaine Programme des activités de l’association 15 bis, av. de la République. Tél. : 01.48.33.48.13. e-mail : [email protected] Ouvert au public du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h (fermé le premier lundi matin de chaque mois) Pour vous permettre de mieux évaluer les difficultés et la fatigue des sorties proposées, nous avons élaboré, par pictogramme, une classification des niveaux de difficulté : ❉ ❉❉ ❉❉❉ facile quelques difficultés difficile ● SORTIES DU MOIS DE JANVIER Jeudi 15 janvier 2004 Le Musée du vin (XVIe) ❉ ❉ Visite guidée du Musée de Passy. Initiation à l’œnologie avec dégustation de vins. Prix : 21,50 € Départ : 13 h 30 de l’Assos. Renseignements à l’Assos. Jeudi 22 Le Louvre : département des Antiquités mésopotamiennes ❉ ❉ ❉ Visite guidée puis temps libre pour flâner dans la galerie du Carrousel. Prix : 16,50 € Départ : 14 h de l’Assos. Renseignements à l’Assos. Jeudi 29 Du côté de chez Fauchon ❉ ❉ ❉ Visite guidée de l’église de la Madeleine, de son quartier puis goûter chez Fauchon. Prix : 24 € Départ : Assos., 13 h ; club Finck, 13 h 15 ; club Allende, 13 h 30 Renseignements à l’Assos. ● SORTIES DU MOIS DE FÉVRIER Jeudi 5 Le d’Artagnan (60) ❉ Déjeuner et récital : années 60, disco, chanteurs du millenium… Prix : 42 € Départ : Assos., 10 h 30 ; club Finck, 10 h 45 ; club Allende, 11 h Inscriptions dans les clubs les mardi 6 et mercredi 7 janvier. ● VOYAGES Croatie Circuit de 8 jours, pension complète (boisson non incluse). Du 28 mars au 4 avril Tarif : 945 € (base 20/29) 30 places Inscriptions à partir du 9 janvier. Andalousie Circuit de 8 jours, pension complète (boisson non incluse). Du 3 au 10 mai Tarif : 870 € (base 20/24) 25 places Inscriptions à partir du 14 janvier. Italie : Maiori Séjour de 8 jours, pension complète (boisson incluse). Du 25 mai au 1er juin Tarif : 841 € (base 24/34) 30 places Inscriptions à partir du 16 janvier. Norvège Circuit de 8 jours, pension complète (boisson non incluse). Du 21 au 28 juin Tarif : 1 361 € (base 20/24) 20 places Inscriptions à partir du 5 mars. Arêches Beaufort Fête de la transhumance Séjour de 4 jours, pension complète (boisson incluse). Du 10 au 13 octobre Tarif : 313 € Inscriptions à partir du 5 mai. Louisiane Circuit de 10 jours, pension complète (boisson non incluse). Novembre Tarif : 1 570 € (base 20/29) 25 places Inscriptions à partir du 3 mars. La brochure des voyages est disponible à l’Assos. et dans les clubs. ● TEMPS FORTS DANS LES CLUBS Lundi 12 janvier : La chorale la Clef des chants au club Croizat. Mercredi 21 janvier : La sécurité routière au club Allende. Vendredi 23 : grand Loto au club Finck. ● LES CLUBS Club S. Allende 25-27, rue des Cités. Tél. : 01.48.34.82.73 Club A. Croizat 166, av. Victor Hugo. Tél. : 01.48.34.89.79 Club E. Finck 7, allée Henri Matisse. Tél. : 01.48.34.49.38 Les clubs sont ouverts du lundi au vendredi de 10 h 15 à 17 h 15. ANNONCES A U B E R M E N S U E L n°135, janvier 2004 ● 23 Utile Propreté ● COLLECTE DES DÉCHETS TOXIQUES DES MÉNAGES Un véhicule spécifique, stationné dans différents quartiers de la ville, vous permet de déposer vos déchets toxiques. Ce dernier les acheminera ensuite vers un centre de traitement spécialisé et agréé. Les déchets acceptés : restes de peintures, batteries, piles, solvants, produits d’entretien... Ne sont pas acceptés : les déchets des entreprises, comerçants, artisans, ni les pneus, médicaments, bouteilles de gaz, produits radioactifs et à base d’amiante. Le stationnement du véhicule est prévu comme suit : > marché du centre : 4e mardi du mois, de 9 h à 12 h 30 > rue du Moutier : 4e mardi du mois, de 13 h 30 à 17 h > marché du Montfort : 2e vendredi du mois, de 13 h 30 à 17 h. Nouveaux horaires ● TRIBUNAL D’INSTANCE Les nouveaux horaires de réception du public sont les suivants : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 16 h 30. Pour les dossiers de nationalité : du lundi au jeudi de 9 h à 12 h. > Square Stalingrad Tél. : 01.48.33.76.38 ● MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT Les nouveaux horaires de réception du public sont les suivants : le lundi de 8 h à 18 h, les mardi et mercredi de 8 h à 13 h et de 13 h 30 à 17 h 30, le jeudi de 8 h à 13 h et de 13 h 30 à 19 h, le vendredi de 9 h à 16 h 30. > 21, rue Bernard et Mazoyer. Tél. : 01.48.11.32.24 Santé ● L’ASSURANCE MALADIE EN LIGNE Des téléconseillers de la Caisse primaire d’assurance maladie vous renseignent sur vos dossiers et vos droits, sur la protection sociale, les formalités pour changement de situation, la couverture maladie universelle… ; facilitent vos démarches administratives ; proposent des rendez-vous. > Un numéro d’appel unique 0820 904 193 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h > Un site Internet www.bobigny.ameli.fr Social ● ALLOCATIONS FAMILIALES Un nouveau numéro de téléphone A partir du 27 janvier 2004, la Caisse d’allocations familiales change de numéro de téléphone. Désormais il faudra composer le : 0820 25 93 10 ● RÉFORME DES RETRAITES La Caisse nationale d’assurance vieillesse met à la disposition des salariés du privé un numéro d’appel national pour obtenir toutes les réponses aux questions soulevées par la réforme des retraites (départs anticipés, rachat de cotisations…). > 0 825 809 789 www.retraite.cnav.fr ● RETRAITE COMPLÉMENTAIRE Vous envisagez de prendre votre retraite dans les prochains mois, vous désirez préparer votre retraite complémentaire, appelez le CICAS au 01.48.20.17.67. Un dossier vous sera envoyé et un rendez-vous fixé. > Permanence avec RV Centre administratif 31-33, rue de la Commune de Paris Mardi de 9 h à 11 h 45 et de 13 h 30 à 16 h. 24 ● A U B E R M E N S U E L n° 135, janvier 2004 Petites annonces ● DIVERS Dame habitant le centre-ville (Mairie), garderait enfant à partir d’1 an, 18 € la journée. Tél. : 06.09.53.43.78 Vends Pentium III 800 MHZ complet 680 € à débattre : onduleur : 40 €, portable Panasonic débloqué : 85 € avec notice, chargeur, batterie. Tél. : 06.07.61.18.02 Vends sèche linge : 100 € ; congélateur 5 tiroirs : 180 € ; 2 fauteuils Voltaire : 108 €. Tél. : 06.19.15.53.45 Vends canapé 3 places convertible Pelletey, velous de Gênes + 2 fauteuils très confortables : 150 €. Tél. : 01.43.52.20.63 Echange de savoir : jeune femme recherche cours de couture en échange de cours informatique/français ou simplement visite à domicile. Tél. : 01.48.34.03.28 ☛ Attention ! Les lecteurs qui souhaitent faire paraître une petite annonce dans le prochain numéro d’Aubermensuel doivent impérativement l’envoyer avant le 22 du mois en cours. Libeller les prix en euros. Abonnement je désire m’abonner à Aubermensuel Nom ............................................... Prénom ........................................... Adresse............................................. ......................................................... Joindre un chèque de 9,15 € (10 numéros par an) à l’ordre du CICA 7, rue Achille Domart 93300 Aubervilliers Rencontre avec les anciens samedi 17 janvier 2004, à 16 heures, réfectoire de l’école Robespierre. Qui se souvient de Félix, Carmen, Paquita, Alain, Muguette, « Tito », JeanJacques, Charlie et de bien d’autres vaillants et vaillantes rencontrés lors de nos sorties à Arradon, Piscop, Autry… et de nos activités manuelles, culturelles et artistiques ? C’est pour en parler que cette rencontre festive est organisée. ● ECOLE ROBESPIERRE Sente des Prés Clos. Tél. : 01.49.37.15.43 ANNONCES