Download Faire peuple : mode d`emploi
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sur le développement. Regardons notre histoire et ce qui nous arrive ; repartons de ce qui existe en le valorisant. Retrouvons les textes fondateurs, la Bible qui nous parle des moments d’exode ou d’exil du peuple de Dieu en marche. Tout cela et le reste est dans Repères. C’est l’outil de la formation ; de nombreuses pistes d’approfondissement sont nécessaires pour mettre en mouvement les plus jeunes, pour expliquer à tous les enjeux et les évolutions. Les guides Trois guides sont à votre disposition : guide du responsable d’équipe, guide des partages, guide d’initiation à la révision de vie. Bientôt (scoop) sortira et vous sera proposé le guide des responsables de conduite CS, CD. Les guides sont des moyens plus pratiques, ils vont à l’essentiel, ils cherchent et trouvent des astuces que d’autres ont déjà exploitées. Ces guides sont faits pour servir. Contrairement aux piles, ils s’usent, s’ils ne servent pas. 2. Comment allons-nous nous mettre en chantier pour faire peuple ? Nous sommes guidés par l’estime pour la vie ; ainsi, nous donnons sens à la solidarité, une solidarité active, acquise et bien comprise. Quand il s’agit de faire pour les humbles, les petits les exploités, certains se précipitent, beaucoup s’en chargent. Mais faisons attention ! Pour nous il s’agit de faire : avec et ensemble. Gardons à l’esprit le slogan de la rencontre nationale « Acteurs de fraternité - Révélateurs de dignité ». Des projets plein les têtes ! L’équipe, le secteur, le diocèse, la région, le conseil national, tout le mouvement s’active pour faire vivre cette résolution. Notre ligne de force, c’est de permettre à chacun d’être reconnu, soutenu, relié ; une femme ou un homme qui se relève, qui tient debout, qui apprend à avoir de l’estime pour lui-même, qui est en lien avec d’autres, peut répondre à un appel. A partir des récits de révision de vie, des expressions des partages, permettons-nous d’avoir une reprise, de bâtir des projets pour retrouver les personnes dont nous parlons, les invités dans d’autres temps du vivre ensemble, comme des fêtes, des fêtes des partages par exemple ? Regardons ce qui bouge, une femme ou un homme debout, relié à d’autres croira à un autre monde possible, il sera disponible pour être créateur, avoir sa place comme militant dans un syndicat, un parti politique ou une association, et en prime, il sera collaborateur dans l’ACO pour que d’autres projets naissent. Faites des reprises Permettre de se réjouir des solidarités vécues, de voir avec les yeux de la foi, les avancées, les petites lueurs d’espoir qui sont les prémices du soleil levant. Oui, la reprise est une fête. Faites des reprises ! « Donner toute la valeur aux solidarités vécues » dit la résolution. Comment cela se vit, quels moyens sont pris, quels sont les nouveaux acteurs de solidarité ? Regarder ce qui bloque, les freins et les limites. Par exemple, le « O » n’est pas facile dans certains milieux de travail : dans le monde hospitalier ou du commerce, les plannings font que l’on ne se rencontre plus. Le stress, les conditions de travail, la souffrance au travail touchent ces travailleurs. Quels moyens peuvent être pris pour les rencontrer ? Les exigences pour une bonne résolution Prendre en compte toutes les diversités de ce monde ouvrier : Le mouvement organise dans certaines régions des relais de responsables politique ou en position de gestionnaires, il y a aussi des rencontres des militants d’ACO originaires du Portugal, des partages de personnes vivant la précarité, des rencontres de jeunes qui fondent une famille et entament la vie au travail… bref, une diversité d’initiatives. Il y a chaque année un relais national des handicapés visuels ; celui-ci est ouvert à tous ceux qui vivent cette situation ou qui sont confrontés soudainement à une baisse d’acuité visuelle. Il y a quelque chose du « faire peuple » déjà dans le mouvement L’ACO n’a pas sa finalité en elle-même. Quand un jeune dit « Mon engagement, c’est l’ACO », qu’est-ce que nous répondons ? L’ACO permet une étape mais il faut passer à une autre. Nous sommes réunis dans un mouvement d’Eglise qui regarde les solidarités vécues dans le milieu ouvrier, dans les quartiers, au travail et qui soutient les responsabilités politiques, citoyennes, syndicales lors des réunions, lors des négociations, pendant les actions. L’ACO permet de prendre le recul nécessaire : quand nous disons qu’un peuple nous est confié, c’est la foi qui nous le fait dire, c’est l’occasion de faire la vérité. Dans les situations humainement graves où tout semble urgent, prenons le temps de nous redire notre espérance, car ce que nous vivons là prépare et entraîne au combat. C’est tout sauf triste ! Donnons envie à d’autres de nous rejoindre ! Martine Marie 22 - Boîte à outils