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6 Mai - juin 2011 no 78 le Kiosque en ville Tribune d’expression libre En application de la loi du 27 février 2002 concernant la démocratie de proximité, un espace est réservé à l’expression des élus siégeant au sein du Conseil municipal. Les modalités d’application de cette disposition sont définies par le règlement intérieur voté en Conseil municipal, soit une demi-page pour les élus de la liste « Participation, solidarité, environnement », une demi-page pour la liste « Cap à gauche pour Escalquens », et une demi-page destinée aux élus appartenant à la majorité municipale (liste « Vivre Ensemble à Escalquens »). Les textes publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elus de la majorité Liste « Vivre ensemble à Escalquens » L’intercommunalité en mouvement… Le Sicoval concerné Nous sortons d’élections cantonales peu mobilisatrices et qui devaient permettre de recomposer les exécutifs des départements dont il faut souligner le rôle crucial. Ici, en Haute-Garonne son rôle est particulièrement grand quand on sait tout ce que le Conseil Général présidé par Pierre Izard avec à ses côtés notre Conseillère générale, Annie Maury, nous apporte. u La première réflexion, porte sur le périmètre pertinent des intercommunalités : la loi exige que le « paysage intercommunal » soit figé fin 2011. Chaque commune devra s’ancrer dans une intercommunalité. Pour ce qui nous concerne, le principe d’un Pôle Métropolitain plutôt que celui d’une intégration dans une Grande Métropole toulousaine semble s’affirmer. La Métropole concentre beaucoup de compétences alors que l’histoire a plutôt jusqu’ici privilégié la décentralisation et la proximité entre le décideur et le citoyen qui l’accompagne. Or, avec un Pôle Métropolitain, les intercommunalités mettent en place un tronc commun de compétences mais conservent leurs spécificités. u La deuxième réflexion porte sur la place des communes dans des intercommunalités qui prennent de plus en plus de compétences et déplacent le niveau de décision. Actuellement, le Gouvernement stoppe un processus auquel les différents gouvernements, toutes tendances confondues ont participé : la décentralisa- tion, mouvement historique destiné à mettre de la proximité dans les décisions. A la suppression de la Taxe professionnelle qui a brutalement stoppé le dynamisme des collectivités s'ajoute la baisse des dotations, subventions et aides de l'État. Ainsi le Gouvernement affiche clairement sa volonté de concentrer les compétences dans les intercommunalités en les dotant en fonction de leur intégration fonctionnelle. Mais chaque année, les seuils d’exigence seront relevés. Ces décisions du gouvernement de Nicolas Sarkozy font que les collectivités et leurs regroupements se lancent dans « une course à la dotation » alors qu’il vaudrait mieux inciter les collectivités à travailler ensemble dans la sérénité pour le bien-être des citoyens. Désormais les collectivités sont majoritairement gérées par des élus de gauche et le Président actuel en cherchant à réduire leur marge de manœuvre, réduit par là même ce à quoi les citoyens aspirent majoritairement à savoir la proximité. La réforme de l’administration territoriale et de l'intercommunalité est unilatéralement menée par le gouvernement, sans concertation. Pourtant les enjeux en termes de qualité de vie et de bien-être sont fondamentaux. L’avis des habitants d’un territoire semble plus éclairant que les idées émises par un fonctionnaire parisien. Elus d’opposition Liste « Participation - Solidarité Environnement » Bilan à mi mandat A mi parcours du mandat municipal, nous nous devons de vous présenter un bilan de notre activité au sein du Conseil. Après un rappel du contexte, nous évoquerons les décisions sur lesquelles nous avons pesé et dresserons le constat d’un fonctionnement de la municipalité souvent inefficace. Rappel du contexte électoral Avec 4413 inscrits, notre liste a recueilli en 2008 22 % des voix et 10 % des sièges. Ce sur quoi nous avons pu peser : u mise en place d’une tarification réellement sociale de la cantine scolaire, u introduction du bio dans les menus, u acquisition de foncier en vue de logements sociaux, u meilleure prise en compte des aspects environnementaux sur le cadre d’aménagement aux abords du futur collège et les risques technologiques, u prise de conscience de la majorité municipale vis-àvis de la nécessaire réhabilitation, notamment énergétique, du parc social le plus ancien, u démarche agenda 21. Les dossiers sur lesquels nous n’avons pas été entendus : u transports et circulations douces, u économies d’énergie et biodiversité, u achats durables, u café associatif, u la plupart des dossiers d’urbanisme (suppression du passage à niveau, …) u politique budgétaire communale.