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C’est encore et toujours moi qui finance. Je ne voudrais pas paraître vénal mais il me semble nécessaire de faire ces petits rappels afin que les missions suivantes puissent bénéficier d’un soutien financier de la part de la Chambre de Commerce et d’Artisanat de Guinée .Ce pays voudrait que ces artisans soient formés sans participer à l’effort collectif. Les artisans n’ont pas réfléchi à la réalisation de la caisse : le menuisier est là, tous palabrent au dernier moment, de ce qu’il conviendrait de faire. Dans l’urgence, le travail est souvent mal fait et la caisse s’avère trop juste au final. C’est encore moi, le soir, qui réfléchirait au moyen de bloquer notre ouvrage dans son emballage. Entre temps, nous aurons le plaisir de goûter le riz que nous avons étuvé. Bien meilleur que le riz chinois, il a en plus le goût de la satisfaction ! Aujourd’hui la sauce qui l’accompagne est à base « d’huile rouge », de poisson et de courge. Les « pompeurs », lézards de vingt cinq centimètres, corps gris, tête et pattes jaunes, deviennent plus sociables et s’approchent. De petits oiseaux vert et rouge vif viennent picorer les restes. Des femmes traversent la cour en nous apostrophant gaiement, d’autres vêtues entièrement de noir se feront plus discrètes. Ici la tolérance semble de mise, les religions se côtoient, les habits se mélangent. Je m’apercevrai en discutant avec Madame Diallo et mes compères que les femmes africaines souhaitent rompre avec certaines traditions. Jeudi 5 Avril : tôt le matin, je commence à « bousculer » l’expert métier pour savoir s’il avait réfléchi au problème de stabilisation de l’étuveuse durant son transport, bien sûr que non ! 20