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HISTOIRE DES ARTS repères III. Esquisse du cas orthodoxe Deux scènes peuvent être interprétées comme allusions au cas des orthodoxes. Tout d’abord, lorsque le rabbin se rend dans l’église russe d’Alger. L’intérieur de l’église est tapissé d’images et d’icônes. Le cas orthodoxe offre une sorte de contre-point aux religions des deux Sfar. Ensuite, il pourrait être tentant, dans ce contexte, d’interpréter l’aveu du chat, qui vient de lacérer le portrait du prince, comme une allusion aux iconoclastes et à la Querelle des images au VIIIème siècle. Dans le cadre d’une étude plus approfondie des relations entre représentation et religion, cet épisode permet de montrer que la question a aussi traversé la chrétienté et qu’elle fut l’objet de débats à différentes périodes. Texte complémentaire « L’iconoclasme juif est un produit de l’Alliance. Dieu, dans le contrat qu’il passe avec son peuple, lui interdit positivement d’avoir d’autres images devant sa face, parce qu’il est un Dieu jaloux. L’iconoclasme musulman, par opposition, est une conséquence de l’absence d’Alliance. C’est pourquoi le Coran ne prend pas la peine d’interdire positivement l’image. C’est que la notion de Dieu, telle que se la forme, sous le Coran, le musulman, est suffisamment transcendante pour la décourager à la racine […] Bref, aucune image de fabrication humaine ne « tient » devant le Dieu juif, parce qu’il est trop proche, ni devant le Dieu musulman, parce qu’il est trop éloigné » Alain Besançon, L’image interdite, Folio, page 156-157 44 Dossier pédagogique