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191 copropriété justifiant le droit des héritiers à intervenir dans toute modification du sol de la sépulture, d’autres n’avaient qu’un droit de jouissance leur enlevant tout droit délibératif dans le cas de modification de l’état des lieux. En outre il semble probable que des occupants sans droits ni titres auraient bénéficié injustement de ce cimetière privé. L’honorable parlementaire désire savoir si, dans le cas d’espèce, cette sépulture doit ou peut être considéré comme un cimetière dans le cadre de la Loi de 1902. Pour expliquer l’urgence du problème il est nécessaire de préciser plusieurs points. Le châtaigner repère a disparu depuis un siècle (peut-être) et trois souches trouvées peuvent prétendre à identification ; mais de manière naturellement incompatible. D’hypothétiques renseignements cadastraux auraient, éventuellement, être utilisés, mais il n’en existe pas, vrais ou erronés. Le département a entrepris la construction d’une route de désenclavement traversant le vallon ; selon l’ingénieur des Travaux publics de l’État, le tracé de cette voie ne peut pas être différent de celui retenu, en raison de la topographie particulièrement tourmentés de la zone. Les souches repères se trouvent toutes trois à divers points du projet. L’administration, après avoir vainement tenté d’approcher les ayant droits, a dû engager une procédure d’expropriation. Cette tentative ne fait que repousser le problème ; pour pouvoir accéder au terrain l’administration devra avoir versé une indemnité juste et préalable selon la loi. L’honorable parlementaire désirerait savoir le nombre d’ayant droits devant accepter une transaction pour qu’on puisse établir un accord sur la chose et sur le prix, rendant ainsi la vente parfaite. D’après les notaires consultés le nombre d’ayant droits vivants se situerait entre 47 et 58. Réponse ministérielle Question 23. La complexité de la question posée nécessite de sérier les problèmes. L’existence d’une sépulture « libre » est fréquente en Corse, les règles applicables pour l’utilisation familiale sont absentes du Code civil mais solidement installées dans les us et coutumes familiaux. 191 191