Download - CMGE
Transcript
Il est nécessaire de former les médecins généralistes qui sont en première ligne de la réalisation des certificats de non indication pour diminuer le nombre d’examens complémentaires et d’erreurs d’interprétation. A cette barrière les auteurs ont aussi répondu mettant à disposition une liste de critères devant être considérés comme pathologiques et conduire à un avis spécialisé. Cette liste a été mise à jour par rapport à la recommandation de la SFC en 2005 pour être plus spécifique et conduire à moins d’examens complémentaires lors d’une thèse en 2008. Elle devra être mise à jour avec l’évolution des connaissances scientifiques sur le sujet. Certaines limites sont décrites par les auteurs mais pour lesquelles aucune solution n’est proposée comme la nécessite d’informer les médecins généralistes de l’existence d’un tel programme de dépistage, le caractère chronophage, l’acquisition d’un appareil à ECG. L’annonce diagnostique une fois la pathologie à risque décelée est une autre barrière qui n’est pas soulignée par les auteurs. Du point de vue économique l’application de cette recommandation entraine des frais pour les médecins avec l’acquisition pour la moitié d’entre eux d’un appareil à ECG. De même le caractère chronophage est à prendre en compte. On pourrait imaginer avec la création des maisons médicales la réalisation de l’ECG par des infirmières. Pour les patients ou les fédérations c’est une dépense à prendre en compte aussi puisque la VNCI n’est pas prise en charge par la sécurité sociale. Ce non remboursement de la part de la sécurité sociale est un frein important à la réalisation de l’ECG. En effet pourquoi un tel acte « à visée préventive » comme il est écrit dans le code de la sécurité sociale, n’est pas pris en compte par l’assurance maladie au même titre que d’autres actes à visée préventive comme la vaccination par exemple ? Et cela d’autant plus que le sport apparait comme un facteur protecteur sur le plan cardio-vasculaire. Comme nous l’avons dit c’est aussi un surcout pour l’assurance maladie de part la réalisation d’examens complémentaires secondaires. Ensuite le domaine concernant la RIGUEUR D’ELABORATION : Les preuves scientifiques sur lesquelles s’appuie cette recommandation sont bien détaillées mais il ne nous est rien dit de la manière dont ont été recherchées ces preuves (stratégie de recherche, critères d’inclusions ou d’exclusion des preuves scientifiques) ni des méthodes utilisées pour formuler ces recommandations. Les auteurs ont réalisé une revue de la littérature sur le sujet en 2009 en s’appuyant sur l’expérience italienne qui a introduit de façon systématique un ECG en plus de l’examen clinique et de l’interrogatoire dans la VNCI des athlètes conduisant à une diminution significative des morts subites à l’effort. La COI et l’ESC avaient déjà formulé des recommandations à ce sujet. En 2005 l’ESC recommandait de réaliser un ECG tous les deux ans en plus de l’examen clinique et de l’interrogatoire annuel entre 12 et 35 ans, alors que seule l’AHA ne conseille pas la réalisation de l’ECG principalement à cause du surcout. L’incidence des morts subites varie encore beaucoup selon les études et semble encore très sous estimée ce qui renforce l’intérêt d’un tel dépistage. Plus d’études devraient être réalisés sur le sujet. 51