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- 62 - IV. DES CRÉDITS À FORT EFFET DE LEVIER TOUCHÉS PAR LA DIMINUTION DE 7 % DES DÉPENSES D’INTERVENTION PILOTABLES A. LE RECENTRAGE FORCÉ DE LA COOPÉRATION DE DÉFENSE La coopération de défense et de sécurité, dite coopération « structurelle », par opposition à la coopération « opérationnelle » qui relève du ministère de la défense, est un réel outil diplomatique d’influence et de prévention des conflits. En aidant les pays partenaires à structurer, dans le long terme, leurs élites militaires, elle contribue au maintien de la paix et au renforcement de leurs capacités à assumer des missions non seulement militaires mais aussi de protection civile, comme la lutte contre les catastrophes naturelles, le déminage, la dépollution... 1. Des crédits qui d’ajustement » ont longtemps servi de « variable Longtemps, ces crédits d’intervention ont servi, au sein d’un programme 105 particulièrement contraint, de variable d’ajustement, comme votre commission l’avait dénoncé à plusieurs reprises par le passé. Après la baisse drastique qui avait particulièrement affecté ses crédits d’intervention (-40 % en 2007-2008), dénoncée par votre commission, le budget de la direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) a connu une relative stabilisation entre 2009 et 2012. CRÉDITS EXÉCUTÉS, EN € Année 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Budget exécuté 93 512 984 112 515 722 106 418 616 97 987 683 95 359 000 95 366 490 91 847 251 80 600 595 dont HT2 48 366 006 54 527 801 51 433 285 28 333 284 33 069 640 33 312 819 32 852 975 34 140 125 dont T2 45 146 978 57 987 921 54 985 331 69 654 399 62 289 360 62 053 671 58 994 276 46 460 470 Ces crédits ont pourtant un fort effet de levier et permettent d’agir à grande échelle, en partenariat avec 139 autres états ou organisations internationales, dans des régions particulièrement sensibles comme la zone Sahélienne, où le renforcement des capacités des États à lutter contre la menace terroriste est un enjeu vital pour la stabilité de la région. Ainsi, ce sont plus de 36 000 personnes qui ont bénéficié à un titre ou à un autre des actions de formation en 2011, dont 1 000 stagiaires accueillis en France, 2 400 dans les écoles africaines, et 11 000 stagiaires en langue française.