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- 123 Les demandeurs et autres personnes peuvent dans les 15 jours contester une décision de nondivulgation ou de rejet des objections d’un tiers devant le Tribunal de la divulgation des informations via la Commission (article 18). Divers tribunaux de la divulgation des informations spécialisés en fonction du type d’information en question - sécurité, économie ou répression de la délinquance, par exemple - sont désignés par le conseil des ministres sur recommandation de la Commission. Chaque tribunal comprend au moins trois personnes, des fonctionnaires faisant office de secrétaire et de secrétaire adjoint. Le manque d’indépendance de la Commission signifie que les Tribunaux souffrent aussi du manque de protection structurelle de leur indépendance. Cependant, une protection limitée contre la partialité est assurée par la règle interdisant aux membres du Tribunal qui représentent un organe public particulier de participer à toute décision concernant cet organe public. Le Tribunal tranche les recours dans les sept jours et ses décisions sont considérées comme définitives (articles 36 et 37). Les pouvoirs et les obligations des Tribunaux, ainsi que les questions de procédure, sont réglementés dans des Règles adoptées par la Commission et publiées dans le Journal officiel. Lorsque la Commission, le Tribunal ou les tribunaux ont accès à des informations désignées comme confidentielles dans le cadre du règlement d’un différend, il leur est interdit de divulguer ces informations au titre de l’examen du différend (article 19). Sanctions et mesures de protection La loi sur le droit à l’information ne prévoit pas de sanctions pour obstruction délibérée de l’accès. Elle ne prévoit pas non plus de réelle protection des divulgations effectuées de bonne foi. L’article 20, mentionné ci-dessus à propos de la primauté de l’intérêt public, protège effectivement les fonctionnaires qui divulguent des informations qui n’ont pas été classées confidentielles en application de l’article 16, même lorsque cette divulgation contrevient en fait à une exception prévue à l’article 15. De plus, les fonctionnaires d’un certain niveau, comme prescrit par arrêté ministériel, sont exemptés de responsabilité s’ils divulguent des informations dans l’intérêt public. Toutefois, même dans ce cas, l’organe public peut encourir une responsabilité. En conséquence, il est permis de supposer que ce pouvoir sera rarement utilisé. Mesures promotionnelles La loi thaïlandaise sur le droit à l’information comporte peu de mesures promotionnelles. Comme on l’a noté, la loi comprend un chapitre sur la protection des données personnelles, qui limite la collecte, le stockage et l’utilisation de ces données. Ce système permet aussi à chacun d’accéder à ses propres données personnelles, sous réserve du régime d’exceptions (articles 21-25). Outre sa mission de réception des réclamations, la Commission a aussi pour mandat de donner des avis aux fonctionnaires et aux organes publics, de faire des recommandations concernant la mise en œuvre des règlements et règles d’application de la loi, de soumettre un rapport annuel sur la mise en œuvre de la loi au conseil des ministres et de s’acquitter de toutes autres tâches qui lui sont confiées par le conseil des ministres ou le Premier Ministre (article 28). Ouganda Introduction L’article 41(1) de la Constitution de l’Ouganda garantit à chaque citoyen le droit d’accéder à l’information détenue par l’État, sauf lorsque la divulgation de l’information risque d’être préjudiciable à la sécurité ou la souveraineté de l’État ou d’entraver le droit d’une personne à la protection de sa vie privée. Il faut noter que l’article 41(2) stipule spécialement que le parlement