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Des relations plus égalitaires se mettent aussi en place, malgré la résistance de certains travailleurs
sociaux. En effet, il semble de plus en plus fréquent que les assistants familiaux soient considérés
comme des agents à part entière du conseil général 15 .
Les relations plus égalitaires entre les assistants familiaux et les autres travailleurs sociaux semblent
dues d’une part à l’amélioration de la professionnalisation des assistants familiaux mais aussi, là où
cela a eu lieu, à des réorganisations de services qui s’appuient sur la réforme et qui permettent que
les référents qui assurent l’accompagnement et le suivi ne soient plus impliqués dans la gestion
statutaire des assistants familiaux.
Enfin, l’organisation des formations et la pratique des référents professionnels permettent également
au service central de bien connaître les nouveaux recrutés et d’assurer une meilleure coordination
globale de l’activité des assistants familiaux, ce que ne peuvent réaliser les travailleurs sociaux
territoriaux.
I.2.2 : Les domaines dans lesquels la loi du 27 juin 2005 peine à s’appliquer
 Les réunions d’information préalable à l’agrément ont fait la preuve de leur utilité,
mais leur caractère optionnel en limite la portée
Rendues possibles par la loi de 2005, ces réunions d’information préalables à l’agrément ont reçu
un accueil très favorable dans les départements. En présentant la profession d’assistant familial, ses
conditions d’exercice et ses difficultés spécifiques, elles permettent réellement aux candidats à
l’agrément de se faire une idée précise de ce métier et de renoncer, le cas échéant, à leur candidature
avant de déposer un dossier.
Certains départements souhaitent donc qu’elles soient rendues obligatoires pour les candidats dans
les départements où elles sont mises en place.

La mise en pratique des nouvelles conditions d’agrément tarde encore à assurer aux
candidats le respect de leurs droits
La procédure d’agrément des assistants familiaux relève des prérogatives des services de PMI.
Aucun des départements n’a fait le choix de constituer d’équipe spécialisée. Les personnels sont en
charge de l’agrément des assistants maternels et des assistants familiaux, en polyvalence ou non.
Mais l’ensemble des départements ont adopté des outils distincts pour l’évaluation des assistants
maternels et des assistants familiaux. Les équipes travaillent plus souvent en binôme et intègrent
parfois psychologues, psychiatres de PMI ou éducateurs spécialisés. Les rencontres et visites à
domicile sont plus nombreuses que pour les assistants maternels (trois ou quatre en moyenne).
Suite à la réforme de 2005, l’ensemble des départements a amorcé une réflexion sur la révision des
outils d’évaluation des candidats à l’agrément. Très sensibles aux enjeux particuliers du métier, les
professionnels ont livré une réflexion fine sur les critères adéquats et les outils, parfois en
collaboration avec les services de l’ASE : la plupart des services ont cherché à affiner la procédure
évaluative (qu’ils avaient pour la plupart déjà investie avant 2005) en la recentrant sur les notions
d’aptitudes éducatives et de professionnalisation.
Considérant l’importance de ce point parmi les compétences de l’assistant familial, les services y
semblent particulièrement attentifs. La mise en situation, très présente dans les pratiques, peut être
assortie de questionnements sur les représentations personnelles et familiales 16 .
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Ils ont plus facilement accès aux œuvres sociales, ils participent davantage aux vœux du président ou encore
disposent d’une adresse mail rattachée au serveur du conseil général, de chèques vacances ou de droit à la mutuelle…
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