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Actualités Vulgariser pour « mieux traiter » L’application des produits de protection des plantes fait l’objet de polémiques au regard des pollutions générées. Des solutions, techniquement accessibles, existent pour limiter les risques encourus par l’opérateur et l’environnement. C’est ce que l’Afpp et la Cietap (*) ont voulu montrer lors du colloque « Mieux traiter » réalisé conjointement les 10 et 11 mars 2004 à Orléans sur les techniques d’application des produits de protection des plantes. La protection des plantes fédère des acteurs de diverses filières, en témoigne la participation au colloque de fabricants de matériels, de firmes phytosanitaires ou encore de conseils généraux. Ce dont se réjouit Gérard Vincent, le président de la Cietap qui se montre soucieux d’élargir le débat à un maximum d’interlocuteurs. À noter également la présence d’experts européens et même africains qui montre l’intérêt des tech« Pour cette 3e édition, nous voulons sortir du débat classique axé sur niques d’application. l’efficacité et le produit et introduire Etre à l’écoute des préles notions de protection de l’environnement et de l’opérateur, notions occupations et identifier les étroitement liées », commente Gérard contributions aux progrès font Vincent, président de la Cietap. partie des motivations des fabricants. Leur implication se situe depuis le remplissage proportionnels à l’avancedu pulvérisateur, avec la mise ment (DPA), les suspensions en œuvre d’incorporateurs d’essieu, et bien sûr, les buses et de débitmètres, jusqu’au « anti-dérive ». Michel Morel, rinçage. Concernant le traite- de la société Tecnoma, évoque ment, on peut citer les débits l’existence de moyens tech- 34 ENTREPRENEURS des Territoires MAGAZINE - 01 - MAI/JUIN 2004 niques, applicables sur le terrain, permettant de travailler proprement. « Ce colloque a pour objet de partager les informations pour porter la bonne parole aux agriculteurs », précise-t-il. Si demain, les attitudes changent et les astuces sont appliquées ; alors, les organisateurs du colloque auront rempli leur contrat. Un remplissage raisonné La prise en compte de l’environnement ne se résume pas à la seule application au champ des produits phytosanitaires. Le remplissage du pulvérisateur, action somme toute « banale », n’en demeure pas moins un facteur de risques pour l’environnement qui ne doit pas être pris à la légère. Non maîtrisé, il peut conduire à des phénomènes de débordements de cuve et de retours de bouillie : sources de pollution ponctuelle des milieux naturels et de contamination du réseau d’adduction d’eau potable. Il est possible d’y remédier par l’aménagement d’une aire de remplissage adaptée et l’adoption d’équipements spécifiques. Jean-Luc Demars, de l’Institut Technique du Vin, s’est penché sur le sujet. L’installation de clapets anti-retour, agréés NF antipollution pour l’agriculture, permet de pallier le retour de bouillie. L’adaptation de cuves intermédiaires avec compteur reste la solution idéale pour venir à bout des 2 obstacles évoqués précédemment. « Il convient de les équiper d’un système d’arrivée d’eau à arrêt automatique pour un remplissage autonome et d’une vanne 1/4 de tour et d’un tuyau d’un fort diamètre pour limiter le