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A BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR Guy le Boterf, docteur d’Etat en Lettres et sciences Humaines, docteur en sociologie, directeur de Le Boterf Conseil, est un des experts les plus reconnus et consultés en France et à l’étranger sur le management et le développement des compétences. Initiateur de l’approche de la compétence en termes de combinatoire de ressources et de la conception de parcours de professionnalisation en termes de « navigation », il est l’auteur de nombreux ouvrages de réputation internationale. Il a reçu en 1994 la mention spéciale du grand Prix du livre de management et de stratégie. B SES POSTULATS Pour faire face aux exigences croissantes de compétitivité, de qualité, de sécurité et de réactivité qui s’imposent à elles, les entreprises sont à la recherche de professionnels. Face aux exigences croissantes de confiance, les entreprises ont répondu surtout jusqu’à présent en mettant en place des procédures et des dispositifs automatisés. L’assurance qualité visait le « zéro défaut » des produits et des services. Les modes opératoires et les aides automatisées devaient assurer le « zéro panne » des installations industrielles. L’automatisation des dispositifs de sécurité devait aboutir au « risque zéro ». En un mot, la confiance devait résulter du contrôle et de la standardisation. Si les hommes sont les seuls à pouvoir faire des « erreurs », ils sont aussi les seuls à pouvoir les corriger. Le professionnalisme va donc devenir une préoccupation centrale dans les entreprises. Il faut pouvoir faire confiance aux compétences des professionnels. La confiance ne peut se fonder que sur le réglage d’un couplage adéquat entre les procédures, les aides automatisées et les compétences tant individuelles que collectives. C LES QUESTIONS POSEES PAR L’AUTEUR Pourquoi cet appel croissant à la notion de professionnalisme ? Qu’est-ce qu’un professionnel ? A quoi reconnaîtra-t-on le professionnalisme d’une personne ? Quelles sont les raisons qui poussent actuellement les responsables des entreprises à rechercher des professionnels et à mettre en place des dispositifs de professionnalisation ? Comment expliquer cet effacement progressif de la figure de l’ouvrier qualifié ou de l’homme de métier au profit de celle du professionnel ? Ce changement de langage est-il dû à des effets de modes passagers ou répond-il à de nouvelles exigences des situations et des organisations du travail ? 2