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XXIe Congrès national de la SFHH - 2, 3 et 4 juin 2010 INDEX L’Antenne Régionale de Picardie a mis en place un groupe de travail pluridisciplinaire, dont l’objectif est de réaliser un état des lieux afin de recenser la nature et la fréquence des soins ainsi que les ressources et moyens mis en œuvre pour prévenir les infections dans les EMS. Matériel et Méthodes : Dans le cadre d’une étude multicentrique, le recueil de données sur un questionnaire standardisé a été effectué par le personnel de l’établissement formé à cet effet par l’ARLIN de Picardie. La saisie et l’analyse des données ont été réalisées dans l’établissement sur une application du logiciel Epi-infoV6.04d. Les résultats de l’analyse étaient immédiatement disponibles dans un rapport fourni par l’application. Résultats : 60 établissements ont participé à cet état des lieux. Les sondages vésicaux étaient réalisés dans 80 % des EMS dont 40% disposaient d’un protocole et 45% utilisaient des dispositifs clos. Un protocole pour prélèvement sanguin était disponible dans 20% des EMS participant et 62% utilisaient des dispositifs sécurisés pour de tels prélèvements. La pose de cathéters veineux, sous cutanés et de cathéters reliés à des chambres implantables était réalisée dans respectivement 43%, 73% et 13% des EMS. Les protocoles pour ces actes était présents dans respectivement 18%, 22% et 8% des EMS. Concernant les soins respiratoires, 88% des EMS réalisaient des aérosolthérapies dont 23% disposaient d’un protocole, 15 % effectuaient des soins de trachéotomie dont 10% disposaient d’un protocole. Les soins de gastrostomie étaient réalisés dans 40% des EMS mais seulement 5% disposaient d’un protocole. 90% des EMS réalisaient des soins d’escarres et seulement 45% disposaient d’un protocole. La majorité des protocoles datait de moins de 3 ans. Conclusion : Ces résultats montrent la nécessité d’engager une action de sensibilisation à la rédaction de protocoles adaptés à ces institutions. Cette étude va permettre de mieux appréhender l’existant en matière de soins dispensés dans les EMS de Picardie et des moyens de prévention des infections mis en place. Ces résultats contribueront à guider l’ARLIN dans la réalisation de son programme de formation des référents en hygiène des EMS. P-090 INTRODUCTION DU SAVON DOUX DU MARCHÉ UNIHA DANS UN CENTRE HOSPITALO-UNIVERSITAIRE ET SURVENUE DE NOMBREUX CAS D'INTOLÉRANCE CUTANÉE CHEZ LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ TURCO M., GOCKO C., DUBOIS V., MOULIN M., FASCIA P., AUBOYER C., BERTHELOT P. marché UNIHA pour le lavage des mains, le signalement interne a permis de documenter des cas d’intolérance cutanée ayant conduit à une évaluation à l’échelle de l’établissement. Matériel et Méthodes : (i) suivi prospectif des professionnels de santé consultant le service de médecine du travail ; (ii) par l’intermédiaire des correspondants en hygiène, l’unité d’hygiène (EOH) a incité les professionnels à consulter en médecine du travail en cas d’intolérance cutanée et à le notifier à l’aide de la fiche de signalement d’effet indésirable de l’établissement et (iii) un quick audit de l’état cutané des mains des soignants a été réalisé dans les services de soins par l’EOH. Résultats : sur une période de 6 semaines, les professionnels de 18 services de soins (majoritairement pédiatrie et réanimation) ont pris contact avec la médecine du travail pour un total de 105 cas d’intolérance cutanée : 99 cas constatés et 6 signalés. Seize fiches de signalement interne ont été remplies, majoritairement pour déclarer des cas dans un même service. Lors du quick audit réalisé sur une période de 8 jours dans 71 services, 317 cas d’intolérance cutanée ont été répertoriés (167 infirmières, 88 aide-soignantes, 16 agents de service, 16 médecins et 30 autres personnels). L’intolérance cutanée s’est manifestée dans la grande majorité des cas par un érythème des mains et des avant-bras avec secondairement apparition de crevasses et pour conséquence la moindre utilisation de produits hydro-alcooliques (PHA) par les soignants. Malgré des actions d’information et de formation, à la meilleure utilisation du savon doux concerné, auprès des services de soins par l’EOH, les problèmes cutanés persistant le CLIN a demandé et obtenu le retour au savon doux préalablement utilisé. Ce retour, sans surcoût financier pour le CHU, a permis l’arrêt des problèmes d’intolérance cutanée. Conclusion : Malgré une sous-déclaration très probable, la mise en place rapide d’une évaluation prospective à partir de 3 systèmes de recueil d’informations a permis de mesurer l’ampleur du problème d’intolérance cutanée suite au changement de savon doux. Les effets délétères de ces problèmes cutanés ont été, en outre, une moindre utilisation des PHA. Le changement d’un savon doux bien toléré et utilisé depuis de nombreuses années dans un établissement dans des conditions précipitées, sans adhésion des utilisateurs, fait courir le risque d’une dégradation de l’hygiène des mains des soignants. P-091 CHU de Saint-Etienne, SAINT-ETIENNE, FRANCE Introduction/objectif du travail : Suite à l’introduction en 2009 du savon doux choisi dans le cadre du PREVENTION DU RISQUE MICROBIOLOGIQUE ASSOCIE AUX ENDOSCOPES SOUPLES THERMOSENSIBLES DESINFECTES AU CHU D'AMIENS 157