Download PV Conseil 20.09.10

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Une fois de plus, la médiatisation de cette affaire, de cette ordonnance n'a pas amélioré l'image de
la ville de La Louvière à l'extérieur et a mis en évidence de nouveau l'incapacité de la majorité
louviéroise à appliquer une réglementation existante.
De plus, ce type d'action risque de braquer encore plus certains jeunes.
Pour terminer, le CDH demande au Conseil un débat sur ce sujet et présentera une série de
propositions mettant l'accent sur la prévention avec l'ensemble des acteurs, acteurs de terrain,
éducateurs de rues, agents de quartiers, mouvements de jeunesse, clubs sportifs et bien d'autres.
Nous demandons de revoir l'entièreté de la politique de la jeunesse à La Louvière.
Le CDH, enfin, ne peut accepter des mesures autoritaires et répressives sans avoir, au préalable,
exploré toutes les pistes de prévention. Merci.
M.Michiels - Bien que le Conseil ne puisse se prononcer sur la décision que vous avez prise,
étant donné que la mesure a pris fin avant le Conseil, avant cette réunion, je tiens quand même à
vous exprimer publiquement ma totale réprobation.
Vous tirez un bilan positif de la mesure dite de couvre-feu que vous avez décrété le 16 juillet
dernier, soit-disant qu'elle répondait à une demande de la population, si j'en reprends vos propos.
Disons-le tout de suite, je n'ai jamais imaginé un seul instant que vous puissiez reconnaître avoir
pris une mauvaise décision. En fait, vous avez réalisé, dans la torpeur de l'été, en mettant tout le
monde devant le fait accompli, ce que votre propre majorité vous avait empêché de commettre
quelques mois auparavant.
Nous ne doutons pas que la population souhaite vivre dans un climat serein, et en l'occurrence,
profiter paisiblement des soirées d'été qui furent belles en juillet dernier. Pour cela, ce que la
population attendait, il ne faut pas grand clerc pour le deviner, ce n'est pas une mesure
exceptionnelle, comme celle que vous avez prise et qui a donné une image très négative de notre
ville; j'y reviendrai. Ce qu'elle attendait, c'est que la police intervienne pour prévenir, si possible,
pour réprimer si nécessaire le climat d'insécurité induit par des rassemblements comme il s'en
produit chaque année à la même époque.
Or, pour régler ce genre de désagrément, il y a un règlement de police qui, je l'imaginais en tout
cas, était suffisamment clair et précis puisque vous l'avez voté quasiment dans l'urgence.
Comment se fait-il dès lors qu'il faille un arrêté interdisant tout rassemblement de deux personnes
ou plus entre 21 h et 5 h du matin ? Fallait-il donc cette mesure exceptionnelle, comme vous
l'avez reconnu vous-même, pour que la police soit à même de faire respecter ce qui est tout
naturellement de son ressort : empêcher les tapages nocturnes, empêcher les incivilités,
empêcher le vandalisme. Pourquoi fallait-il une mesure qui stigmatise toute la population
louviéroise qui, au demeurant, en a bien rigolé, alors que les quartiers litigieux, voire les
délinquants potentiels sont connus des services de police ?
Par cette mesure, vous avez donné de La Louvière l'image déplorable d'une ville insécurisée et
d'une police incapable de maintenir l'ordre sans mesures d'exception. C'était, comme nous l'avons
exprimé dans un communiqué, tuer une mouche avec un canon. La preuve, c'est
qu'immédiatement après l'ordonnance, divers services dont le Chef de Corps, dans un article
intitulé « Ni le Bronx ni Chicago », se sont empressés de ramener la perception de la situation
dans de plus justes proportions, et que cette mesure ne concernait que certains quartiers précis. Il
n'empêche que les médias nationaux, sans exception, ont fait état de votre virile décision, donnant
cette image totalement injustifiée d'une ville dangereuse.
Cette situation est-elle pire que durant les périodes estivales précédentes ? A-t-on vécu une
situation d'émeutes et de violences urbaines comme il s'en est passé, par exemple, en France ?
Je n'ai rien vu de tout cela dans la presse pourtant friande de ce genre d'information. Une demidouzaine de gamins auraient été ramenés manu militari chez leurs parents et 180 personnes
(arrestations administratives). Combien en autre temps ? Il n'y en a pas ? Zéro ? A peu près
vraisemblablement le même nombre.
Il semblerait que dans le cadre de l'ordonnance, vous ayez découvert le problème de l'alcoolisme