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- 23 - Le montant et le niveau des redevances sur les constructeurs fait l'objet d'appréciations divergentes . La DGAC précise que la redevance de contrôle et d'entretien , bien que prévue à l'article R 133-4 du code de l'aviation civile, n'a pas été perçue pendant très longtemps "contrairement à ce qui se pratique dans les autres pays européens". En 1992, il fut décidé d'introduire une nouvelle redevance sur les constructeurs d'aéronefs visant à couvrir les frais correspondant i l'activité de contrôle mis en oeuvre par les services officiels . Cependant, note la DGAC, compte tenu des difficultés actuelles du secteur aéronautique, les montants recouvrés ont été limités . Aussi , seulement 10 millions de francs ont été recouvrés en 1993 et le montant pour 1994 devrait être limité à 2 millions de francs, sommes très inférieures au coût réel des moyens de contrôle mis en oeuvre par la DGAC, pour à la fois être assuré d'un haut niveau de sécurité de nos produits et en conforter la crédibilité sur ce plan à l'exportation . La Cour des comptes a une appréciation fort différente, puisqu'elle note que : "la redevance pour autres dépenses de contrôle technique d'exploitation est passée sans justification précise de 1,7 franc par tonne en 1989 à 11,10 francs en 1990 ; le produit a évolué en conséquence de 6 millions de francs en 1989 à 60 millions en 1992 : or il ne saurait être admis, compte tenu de la formation retenue par le législateur lors de la création de cette redevance, que son produit doive évoluer de façon à couvrir les coûts de tous les contrôles techniques effectués par la DGAC. " Votre rapporteur recommande à ce sujet un très gros effort de clarification et d'organisation . 181 millions de francs ont été versés par les constructeurs, les compagnies, les pilotes, aux fins d'assurer le contrôle technique. Sans leur devoir des comptes, l'administration leur doit des explications.