Download Version PDF - Transports Canada
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Dans la pratique, voici ce qui devrait se passer à la suite d’un accident ou d’un incident : la DOCAC reçoit un appel de NAV CANADA l’avisant qu’un exploitant aérien est aux prises avec une urgence en vol — le pilote a fait savoir au contrôle de la circulation aérienne qu’il n’arrivait pas à avoir une indication de train sorti et verrouillé. Le pilote a déclaré une situation d’urgence et demandé que les services de sauvetage et de lutte contre les incendies de l’aéroport se tiennent prêts. Le train s’affaisse à l’atterrissage, mais personne n’est blessé. Dans une telle situation, le rôle de la DOCAC serait de recueillir le plus de renseignements préliminaires possible et de communiquer immédiatement avec la Région dans laquelle l’incident s’est produit, le Groupe des communications et du marketing de TC, la direction de l’Aviation civile et les partenaires extérieurs comme le BST, puis de continuer à surveiller la situation et à fournir des mises à jour au besoin. 8 Pour pouvoir répondre rapidement et efficacement aux incidents, il faut préparer des plans et des procédures, les valider par des exercices et les tenir à jour. En fait, la Loi sur la gestion des urgences exige que le ministre procède de la sorte pour les risques qui se trouvent dans sa sphère de responsabilités ou qui y sont reliés. Au sein de TCAC, la DOCAC s’est vu déléguer la responsabilité de préparer, de tenir à jour et de mettre en œuvre des plans de contingence pour le compte du personnel de l’Administration centrale et des Régions. Elle fournit également la rétroaction de l’Aviation civile à l’égard des plans des autres ministères et participe à des exercices multimodaux, interministériels et internationaux qui aident à confirmer les plans, les procédures ainsi que le processus de communication et de coopération entre les intervenants. Tout cela contribue à notre état de préparation et nous permet d’intervenir en cas d’accidents, d’incidents et d’autres événements majeurs qui surviennent au Canada ou qui ont une incidence sur les intérêts canadiens. De plus, la Division travaille avec le Service de renseignements de TC afin de demeurer au courant des menaces à la sécurité et à la sûreté aériennes. Elle dispose d’installations et de matériel dernier cri qui lui permettent Nouvelles 3/2011 Opérations de vol Les incidents plus complexes exigent une intervention coordonnée de grande envergure de la part de l’Administration centrale et d’une ou plusieurs Régions, et peuvent rendre nécessaire l’activation du CITC principal à Ottawa et de celui de chacune des Régions concernées. Au moment de l’activation, la DOCAC assumerait la direction du CITC, coordonnerait la collecte de renseignements et tiendrait la haute direction au courant de la situation. Le CITC lui permet de concentrer son intervention sur un événement et de coordonner le tout avec les intervenants sans que les opérations quotidiennes normales du COA en souffrent. Voici quelques exemples où la DOCAC a procédé à une telle activation : le 11 septembre 2001, l’accident du vol 111 de Swissair à Peggy’s Cove et celui du vol 358 d’Air France à l’aéroport Pearson de Toronto, la La DOCAC est intervenue lors des événements du 11 septembre 2001, afin d’aider à la fermeture de l’espace aérien. Voici une photo de l’aéroport international d’Halifax, prise vers 15 h 30 ce jour-là. Pré-vol Éditorial — Collaboration spéciale À la lettre Pré-vol NAV CANADA est notre principale source de renseignements sur les incidents aéronautiques, mais ces renseignements peuvent aussi provenir de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des autorités policières locales, du Bureau de la sécurité des transports (BST), d’un exploitant, d’un pilote ou d’un particulier. Les incidents touchant l’aviation et la sûreté qui ne requièrent aucune intervention immédiate ou pour lesquels le facteur temps n’est pas crucial peuvent nous être signalés à l’adresse Web suivante : www.tc.gc.ca/fra/aviationcivile/opssvs/ urgences-rapportssurlesincidents-menu.htm. À la lettre Opérations de vol transition à l’an 2000, l’éruption du volcan islandais en 2010 et la grippe H1N1. Éditorial — Collaboration spéciale Pourquoi faut-il assurer une surveillance et un suivi? Parce qu’il s’agit de la première étape du processus d’identification des dangers potentiels dans le RNTAC. Par exemple, si de multiples incidents impliquant le même exploitant aérien, le même aéroport, la même unité des services de la circulation aérienne ou le même aéronef sont signalés, il pourrait s’agir là d’un signe révélateur de danger potentiel pour le public exigeant l’intervention de TC et le recours aux instruments réglementaires dont disposent les inspecteurs.