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Logiciel GARDÉNIA version 8.2. - Guide d’utilisation Là encore, de telles remarques ne mettent pas nécessairement en cause la fiabilité du modèle : tout dépend de l’utilisation. On notera en particulier qu’il est illusoire de croire mieux identifier le fonctionnement d’un bassin sur trois ans de données journalières (environ 1 000 valeurs) que sur trois ans de données mensuelles (36 valeurs). Dans le premier cas, on identifie mieux les réactions rapides, mais les variations lentes sont souvent cachées par la variabilité des phénomènes rapides. L’introduction du mécanisme de la fonte de la neige présente les mêmes écueils. Le stockage neigeux sera correctement identifié uniquement s’il est observé plusieurs fois et conduit à un effet sensible sur les débits des mois concernés. La règle est donc qu’un modèle peut être considéré comme correctement ajusté quand toutes ses composantes ont fonctionné plusieurs fois en conduisant à des effets notables et corrects sur les simulations. Interprétation du bilan Un modèle n’est jamais, au mieux, qu’une représentation acceptable de la relation entre ses entrées et ses sorties. Il est donc toujours périlleux d’aller chercher dans son mécanisme interne un flux ou un stock particulier et de l’identifier à un flux ou un stock physique du système. De même la séparation entre écoulement rapide et écoulement lent ne doit pas être identifiée sans précautions comme une séparation entre écoulement superficiel et écoulement souterrain. En effet : - d'une part un écoulement peut toujours être décomposé en deux composantes, mais cette décomposition n'est pas forcément unique et elle dépend de la formulation du modèle. En d'autres termes, un autre modèle, ou un autre jeu de paramètres, pourrait produire des résultats comparables en terme de qualité de reproduction des débits et / ou des niveaux de nappe, mais une décomposition extrêmement différente ; En pratique ce risque est diminué qhand le modèle est calibré simultanément sur une série de débits à l’exutoire et sur une série de niveaux piézométriques de nappe. - d'autre part, on peut affirmer que l'écoulement lent est … plus lent que l'écoulement rapide, mais il n'y a pas de certitude qu'il s'agisse réellement d'écoulement souterrain. En revanche, un modèle peut être un bon moyen d’évaluer les apports efficaces annuels. En effet, lorsque les temps de mémoire du système sont relativement brefs (peu de reports inter annuels), les apports efficaces calculés par le modèle sont des données de débits corrigées des effets de report d’un mois ou d’une saison à l’autre. Flux unique entre les entrées et la sortie, ces apports efficaces sont correctement identifiés, à condition que la calibration soit correcte. Le risque en effet est que le modèle, auquel on aurait laissé le choix de la superficie du bassin versant, trouve une calibration erronée ; évaluant des pluies trop élevées (par exemple pour répondre correctement à des pointes de crues dans une phase de son fonctionnement), il adopte une capacité de réservoir superficiel suffisante et corrige la trop grande abondance des apports par une réduction de la superficie du bassin. Ainsi, dans ce cas, si le volume global au niveau du bassin est respecté, l’apport efficace par unité de superficie du bassin est erroné. BRGM/RP-62797-FR 41