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<LIFG@E@FEJ Résidus phytosanitaires: un règlement L’agriculture après 2013 UE acceptable pour les agriculteurs ces lignes), les deux «camps» Ces 22 et 23 septembre, les Ministres de La communauté agricole de l’UE salue l’harmonisation des règles communautaires relatives aux limites maximales de résidus pour les produits phytosanitaires. Un nouveau règlement modifiant les dispositions harmonisées pour les limites maximales de résidus (LMR) de produits phytosanitaires dans les aliments et les aliments pour animaux est entré en vigueur en septembre de cette année. Le COPA (Comité des organisations agricoles dont fait partie la FWA) salue cette nouvelle législation et sont convaincus qu’elle constitue le fondement nécessaire pour améliorer la confiance des consommateurs dans le mode de production alimentaire de l’UE. Il se félicite par ailleurs du fait que cette législation s’appliquera également aux produits importés. Le Secrétaire général du COPA, a déclaré: « Ce règlement est un pas important parce qu’il veille à ce que les mêmes normes scientifiques d’évaluation des limites de sécurité pour l’utilisation des produits phytosanitaires s’appliquent aux consommateurs à travers toute l’Europe. Par le passé, les autorités nationales n’ont souvent pas réalisé de telles évaluations pour les produits agricoles qui n’étaient pas cultivés dans leurs pays respectifs ». Et d’ajouter: « Les règles qui s’appliquaient avant le mois de septembre de cette année étaient souvent si complexes qu’elles en venaient à manquer de pertinence. Cette nouvelle harmonisation aura pour effet de non seulement mettre fin aux distorsions de la concurrence entre opérateurs dans les différents Etats - membres, mais également de contribuer à l’élimination de LMR fixées de manière aléatoire et non scientifique comme ce fut le cas par le passé ». « Le COPA en appelle maintenant aux décideurs politiques du Parlement européen et du Conseil pour qu’ils garantissent que les autres éléments du « paquet » législatif sur les produits phytosanitaires, faisant actuellement encore l’objet de discussions, soient également guidés par une approche fiable et scientifique » a conclu le Secrétaire général. Une seule liste pour l’ensemble des 27 Pour rappel, c’est le 1er septembre que la Commission européenne a annoncé la mise à disposition sur Internet d’une base de données permettant de consulter l’ensemble des LMR (limites maximales de résidus) tolérées dans les aliments. Une seule liste pour l’ensemble de l’UE donc, et qui couvre 1100 substances pour 315 produits différents. Ancienne réglementation trop complexe «La réglementation précédente des LMR était trop complexe, car elle associait certaines dispositions harmonisées à l’échelon de l’Union à des règles nationales divergentes », explique la Commission européenne. Il était dès lors difficile de savoir quelle LMR était applicable, précise –t’elle. . Malgré tout, la nouvelle législation ne satisfait pas les organisations écologistes qui l’accusent de faire augmenter « de façon spectaculaire » certaines LMR. Selon le « Réseau d’action contre les pesticides », la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait désormais poser des risques pour la santé des enfants. « En augmentant les LMR, la Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante de plus en plus de pesticides dans les aliments (…). La Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes », déplore le réseau. l’agriculture de l’UE se sont réunis en Conseil informel à Annecy. Objet de leurs travaux: lancer le débat sur ce que sera la Pac après 2013. I`Z_Xi[ :p[q`b Des résidus «sûrs» A l’inverse, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, considère que « les nouvelles dispositions sont régies par le principe selon lequel les denrées alimentaires produites ou importées dans un Etat membre doivent être sûres pour les consommateurs dans l’ensemble des Etats membres ». Elles donnent l’assurance que la quantité de résidus de pesticides ne présente « pas d’effet dommageable », assure Mme Vassiliou. De son côté, les fabricants de produits phytopharmaceutiques (ECPA) ont « applaudi » l’entrée en vigueur de cette harmonisation. Selon eux, « en améliorant le fonctionnement du marché, cette législation va faciliter l’approvisionnement en grande quantité de fruits et légumes variés, avec tous les bénéfices que cela apporte pour la santé des citoyens européens». Infos : http://ec.europa.eu/ sanco_pesticides/public/index. cfm Le ministre français de l’agriculture Michel Barnier a voulu d’ores et déjà lancer le grand débat de fond sur ce que sera l’agriculture européenne après 2013 Le Conseil informel n’est pas, comme son nom l’indique, un lieu où se prennent des décisions. Il se réunit une fois par semestre au fil des présidences successives de l’Union. C’est donc plutôt un lieu où se dessinent certaines orientations, et qui présente le mérite de faire apparaître sur des sujets bien précis les différents camps en présence. Ce semestre, le ministre français de l’agriculture Michel Barnier a voulu d’ores et déjà lancer le grand débat de fond sur ce que sera l’agriculture européenne après 2013 – cette date étant on le sait celle de l’échéance de la Pac actuelle. La présidence française ne cache pas – et nous sommes à la FWA franchement de son avis, qu’une définition de la nouvelle Pac doit s’effectuer préalablement au débat budgétaire qui aura lieu en 2009/2010. Dans le cas contraire, en effet, ce sont les considérations budgétaires qui dicteront la configuration de la Pac post 2013 et l’on devine, si l’on n’est pas naïf, que ce sera dans un sens inévitablement restrictif. Or, il est essentiel que les objectifs pour l’agriculture européenne soient définis en tant que tels, en fonction de l’intérêt bien compris de l’Union Européenne, de ses citoyens, de ses consommateurs. D’après les échos que nous avons de la réunion d’Annecy (qui continue de se dérouler au sommet où nous écrivons habituels s’y opposent. D’une part, les pays du Nord (Royaume-Uni, Suède…) pour qui l’agriculture est une marchandise comme une autre et dont la gestion politique doit occasionner les moindres coûts possibles. Face à eux, les pays du Sud aux yeux de qui l’agriculture est une spécificité non seulement parce qu’elle garantit la souveraineté alimentaire de l’Union, mais aussi par ses divers impacts: sur l’emploi, l’environnement, l’aménagement du territoire. Le débat se conclura vraisemblablement sur le constat de cet antagonisme de points de vue. On ne manquera pourtant pas pour notre part de relever une position inquiétante parmi celles qui se sont exprimées à Annecy: celle de la Commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer Boel - dont le libéralisme «ultra» est bien connu, et qui s’est confirmé à Annecy, puisqu’elle a refusé la constitution de stocks alimentaires de sécurité dans l’UE, mesure trop « dirigiste »…- selon qu’il est prématuré d’esquisser dès à présent la configuration de la nouvelle Pac. Il est nécessaire de procéder à cette opération conjointement aux décisions budgétaires. Une perspective lourde de menaces car les discussions se dérouleront alors successivement sous présidences tchèque et suédoise. Des pays réputés ne pas avoir de sympathie excessive pour la Pac… et qui annoncent pour les agriculteurs une période où la plus grande vigilance s’imposera. ),j\gk\dYi\)''/