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HEP-BEJUNE SPO
Travail de Bachelor
1013
De plus, dans chaque canton suisse romand, un responsable de l’ASEP est disponible pour
des renseignements ou conseils. Des formations continues sont également proposées par
les HEP BEJUNE et dans d’autres hautes écoles.
Concernant les ouvrages sur le sujet, il est plus difficile de se repérer. En effet, de nombreux
livres sur les enfants surdoués ont été publiés ces dernières années. Il est tout d’abord
important de sélectionner des ouvrages récents (2004-2013), car les recherches ont très vite
évolué ces dernières années. Il est aussi intéressant de choisir un auteur qui a fait ses
preuves dans le domaine, notamment Terrassier, Siaud-Facchin, Jankech, Winner, Adda ou
encore Nordmann.
4.5.3 L’EHP et l’échec scolaire
Il semble paradoxal qu’un enfant à haut potentiel puisse se retrouver en situation d’échec
scolaire. Ce phénomène paraît cependant moins étrange, si on considère les différents
troubles et faiblesses de ces enfants, l’inadaptation du système scolaire et la théorie des
intelligences multiples.
Particulièrement pour l’enfant qui manque de confiance en soi ou qui cherche la perfection,
mais aussi pour les parents, cet échec relève d’un obstacle particulièrement difficile à
surmonter.
4.5.3.1 La précocité intellectuelle fragilisée par le développement de l’enfant
Le pourcentage d’EHP identifié et en échec scolaire varie selon les ouvrages et les
recherches. D’après des chiffres de 2010 présentés par Yves Denoël, responsable de la
session d’enrichissement du Jura, 13% d’enfants sont en échec, 30% sont considérés
comme « scolairement faibles » et 65% sont qualifiés de bons élèves. De plus, il souligne
que le pourcentage d’élèves en échec est en progression.
Précisons que les EHP non identifiés ne sont pas pris en compte dans ces statistiques, les
causes de la non-identification étant souvent liées à des problèmes scolaires. Toutefois, une
certitude est sans doute que les EHP sont en grande majorité en échec scolaire. D’après
Siaud-Facchin (2002) la plupart des élèves non reconnus ou reconnus « trop tard » ont plus
de risques d’avoir des troubles psychologiques et donc de rencontrer des difficultés
d’apprentissage ».
Par échec scolaire, nous déterminons la non-atteinte des objectifs d’apprentissage fixés par
l’école. Concrètement, ce concept définit les enfants qui ne parviennent pas à la note de
quatre ou à l’appréciation « atteint » dans plusieurs branches. À partir de là, un
redoublement, une intégration dans une classe spéciale ou un soutien scolaire peut être
envisagé. Les enfants qui travaillent « correctement » et qui atteignent la moyenne, mais qui
se situent bien au-dessous de leurs réelles capacités intellectuelles ne sont pas considérés
comme étant en échec scolaire. Au contraire, les EHP qui s’ennuient et « s’évadent » durant
les cours, ceux à qui le système ordinaire ne convient pas, ceux qui affrontent de gros
problèmes affectifs sans parvenir à se concentrer à l’école et finalement les enfants qui
Mémoire_professionnel_Enfant à haut potentiel.docx
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Müller N. et Kury A.