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- 67 - d’être appliquée. Cela ne veut pas dire, pour autant, que nous nous rallions à son analyse sur les problèmes qu’elle a soulevés. M. Pierre ASCARIDE Comprenez cependant que ses propos puissent inquiéter un directeur de scène nationale comme moi. M. Jacques VALADE Je vous demande de ne pas vous inquiéter outre mesure ! Notre table ronde est destinée à permettre à tous les intervenants qui y prennent part, quel que soit leur point de vue, de s’exprimer. M. Jean-Louis PASTOR, chargé de mission pour la décentralisation au ministère de la culture et de la communication Je précise préalablement à M. Ascaride que les propos de Mme Cuvillier concernent les établissements publics à caractère administratif. Or, les scènes nationales ne sont pas des EPA ! M. Ivan RENAR Je rappelle, qu’en 2001, le ministère de la culture et de la communication était le seul ministère à soutenir la proposition de loi sur les établissements publics de coopération culturelle. Le ministère de l’intérieur exerçait un blocage significatif au sujet de cette loi. J’en veux pour preuve la rencontre que j’ai eu avec le locataire de la Place Beauvau de cette époque. Si la loi du 4 janvier 2002 n’est pas suffisamment précise sur certains aspects et, notamment, celui qu’évoquait Mme Nathalie Cuvillier, c’est parce qu’elle a finalement fait l’objet d’un compromis. Le blocage a porté sur les aspects concrets de la loi. Cette loi d’initiative parlementaire n’a pas bénéficié du soutien suffisant de certains ministères et cette situation a contribué à provoquer le blocage auquel je faisais précédemment allusion. Ayons pleinement conscience que les artistes du spectacle vivant ne souhaitent pas devenir fonctionnaires ! Le mode de fonctionnement de la vie culturelle et artistique incite ceux qui en sont les acteurs à ne pas vouloir le devenir. Mme Nathalie CUVILLIER Je crains que mon propos ait été mal interprété ! En effet, j’ai simplement précisé que nous n’avons pas réussi à publier un décret d’application relatif à la situation des directeurs d’EPCC. Nous avons toujours à l’esprit que les professionnels de la culture ne sont pas tous des fonctionnaires et n’ont pas vocation à le devenir. La particularité de leur cursus contribue, a contrario, à leur richesse. Lorsqu’il a été décidé d’initier une réflexion avec le ministère de la culture et de la communication à ce sujet, nous avons rapidement compris qu’il serait difficile d’aboutir à la rédaction d’un décret d’application qui d’ailleurs n’aurait certainement pas contribué à améliorer la situation. C'est la raison pour laquelle il n’est finalement pas sorti. Je n’ai pas le sentiment, pour terminer, que mon discours soit particulièrement fermé. Au contraire, la direction générale des collectivités territoriales du ministère de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, lorsqu’elle a été auditionnée par la commission des affaires culturelles, s’est clairement positionnée en faveur d’une évolution des établissements publics de coopération culturelle. M. Jacques VALADE Cet état d’esprit est toujours le nôtre. M. Stéphane FIEVET Je souhaite préalablement souligner la contradiction entre les propos de la représentante de la direction générale des collectivités territoriales au ministère de l’intérieur et le discours de politique générale du nouveau Premier ministre Dominique