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C / Les 10 variables de LOURAU 1°) La variable de l’orientation du mouvement. On ne parle pas des espérantistophones comme d’un mouvement. On parle du mouvement surréaliste, de mouvement de résistance, de libération, de mouvement culturel…On pourrait qualifié leur orientation de politico-culturelle car ils souhaitent, avant tout, institutionnaliser l’espéranto . 2°) La variable de l’amplitude concerne le degré de résonance du mouvement sur l’ensemble social qui l’entoure, c’est aussi l’effet de choc, l’impact. Leur amplitude est faible, même quand ils sont dans un groupe ils fonctionnent à l’intérieur de ce groupe sans attirer véritablement l’attention. 3°) La variable masse a pour contenu le consensus réuni ou non par le mouvement, elle indique directement l’impact non plus idéologique mais politique. Le groupe est numériquement faible car ils sont une minorité à s’apparenter à un parti politique, on les trouve davantage dans des associations de cyclistes, de philatélistes…Le groupe en présence n’a pas de véritable ligne directrice concernant la « tactique » à entreprendre au sein du parti : - non utilisation du budget alloué aux commissions, le groupe bénéficie d’un statut mais n’en fait pas usage. Il pourrait mettre en place des formations, des cours, faire publier des textes….. - pas de répercussion sur le parti, l’espéranto n’est jamais mis en avant dans les professions de foi… - pas de rapport d’activité ni de rapport budgétaire annuel et de projet pour l’année suivante remis au C.N.I.R. - peu de intercommissions. participation aux trois réunions annuelles Ce qui est paradoxal, c’est que les espérantistophones veulent presque tous l’institutionnalisation de l’espéranto mais lorsqu’il s’agit d’engager une action avec les partis ou les mouvements, le consensus sur le mode d’action à entreprendre a du mal à se faire. Par exemple lorsque j’avais proposé que chaque membre du groupe intervienne au niveau de sa région pour organiser une rencontre entre les Verts et le groupe espérantiste local, il n’y a eu aucun écho. Juste avant les législatives de 2002 j’avais organisé à Angoulême(16) une réunion avec les Verts et le groupe espérantiste local pour sensibiliser les Verts à l’espéranto et les espérantistes à l’écologie. La réunion comptait environ 25 personnes, il y avait plus d’espérantistes que de Verts et une espérantiste est venue rejoindre la commission espéranto des Verts. Si chaque personne de la commission en faisait autant, le nombre d’adhérents augmenterait et nous serions plus crédibles au sein du parti. Les espérantistes sont pourtant très « écolos » mais peu nombreux à s’inscrire dans un parti écologiste. 240