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3. Faire converger les dispositifs juridiques et administratifs 3.1. Sur les principes Identifier les obstacles juridiques et administratifs et proposer des moyens pour les surmonter constituaient deux missions au cœur de la démarche du Groupe de travail. De très nombreuses contributions ont été développées dans ce sens. Mais également, le Groupe de travail a été confronté à des demandes qui étaient largement au-delà du cadre de ses possibilités de propositions (uniformisation de la TVA, modification du code du travail, …), et donc qu’il n’a pu qu’enregistrer. • Les solutions proposées visent : − Soit à mettre en œuvre le principe de non discrimination sur la base de la nationalité, notamment en donnant à toute entreprise ou à tout individu quelque soit son pays d’origine, les mêmes règles pour exercer ses activités sur un territoire donné ; − Soit à concourir à la constitution de véritables territoires transfrontaliers grâce à un rapprochement des dispositifs juridiques et administratifs permettant d’en gommer ou d’en atténuer les différences. • Le rapprochement des dispositifs juridiques doit être recherché dans un souci de simplification et d’allègement des procédures et de facilitation de la vie quotidienne. Les solutions préconisées ne doivent pas introduire de nouvelles distorsions et par conséquent de nouveaux obstacles. Il faut veiller à consolider les équilibres et introduire des compensations si nécessaires. Mais comme il a été déjà mentionné dans le diagnostic, des différences juridiques existeront toujours et il sera nécessaire de construire les projets en en tenant compte. • La lecture des contributions a permis de mettre en exergue la nécessité de spécifier le niveau juridique concerné. Ainsi, certains aspects relèvent du niveau européen, d’autres des niveaux national et fédéral, et enfin du niveau régional (en Belgique). Les normes juridiques mises en cause sont également de nature très diverses : accords et conventions, lois, décrets, arrêtés royaux, circulaires, règlements et directives. Le cadre européen (notamment les directives) est généralement une référence et une source de solutions. Néanmoins, les modalités de transposition en droit interne et d’application choisies par chaque pays sont parfois différentes et génératrices d’obstacles. • Enfin, tout changement d’encadrement juridique et administratif des démarches transfrontalières doit avant tout correspondre à une réalité et à une nécessité. Dans le cas des obstacles juridiques, il est possible d’apporter deux types de solutions : − Les dispositifs de référence existent et il suffit parfois de préconiser quelques aménagements afin d’encourager leur convergence (interprétation ou modification d’un article de loi, d’un règlement, dérogation), voir d’expérimenter des procédures nouvelles décrites ci-après. − Quand rien n’existe, il faut introduire entre la France, le Gouvernement fédéral belge et/ou les entités fédérées, les accords ou les conventions nécessaires relatifs au problème posé, et les approuver le plus rapidement possible pour réduire les périodes d’incertitude. 3.2. Quelques actions significatives • Ratifier le plus rapidement possible l’accord-cadre de coopération sanitaire transfrontalière (signé le 30 septembre 2005 à Mouscron). Il permettra de résoudre un nombre important d’obstacles à la coopération dans le domaine de la santé. Il servira à la mise en place d’un lieu de concertation au sein d’une commission mixte au plus proche des acteurs de terrain, prenant en charge toutes les problématiques. Cet accord-cadre constituera ainsi l’élément de référence pour tout projet de coopération sanitaire transfrontalier entre la France et la Belgique. 21