Download n°1 - janvier 2011 : Marc Alyn
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transcendance, suscitent la plus saine des méditations. Le dernier poème dit bien : notes de lectures Dans le premier matin d’hiver, à l’aube montante, le monde est devenu cristal, silencieux [...] Le long du pétale une larme coule et vient nourrir la terre. 138 Cette terre sans qui, nous le savons bien, rien ne serait possible pour le bonheur de l’Homme, toujours en devenir. Yves Broussard • Bruissant, de Gaëlle Guyot, Éditions de l’Amandier, collection « Accent grave, accent aigu ». Dernière parution de la récente collection « Accent grave, accent aigu » aux éditions de l’Amandier, le recueil de Bruissant enchevêtre un double parcours, l’un, chronologique, de l’enfance à la vie actuelle, l’autre, spatial, de la campagne à la ville, surtout Paris, où se déroule la vie actuelle. Le parcours chronologique se fait à rebours, puisque le recueil s’ouvre sur un texte intitulé « Quelques jours avant la mort », et se ferme sur un court poème, qui, dans sa densité, célèbre les forces vitales à travers la lumière, qui lui donne son titre. Cinq sections, sans titre, regroupent à chaque fois, en nombre sensiblement équivalent, des textes autour de la grand-mère, liée à l’alpage, au « chaos de pierre inquiet où l’eau tournoie », aux gestes rituels, « beurre coupé droit en couche trop haute sur le pain », et autour de la ville, de ses enseignes, de son Métropolitain, de ses habitants qui égrènent leur complainte. Entre ces deux univers, un poème parle des cartes, battues et rebattues, et questionnées par la grand-mère, comme s’il s’agissait de battre et de rebattre les cartes de la vie et de la mort, pour « ordonner le jeu en vue d’un tour ». La structure nette de l’ensemble semble là pour contenir la force et parfois la violence intérieur des sentiments de celle qui dit « Je », et la violence extérieure du monde. La grand-mère, Monique Hottegindre, est l’objet