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La philosophie
7/04/03
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Chapitre 1 : Le miracle grec
Mais qu’en est-il de ceux qui ne sont pas preneurs, et qui, sans pour autant céder
au caprice violent ou banal du moment, à la manière du tyranneau ou du tyran,
refusent un tel projet comme « idéaliste » , réducteur, totalitaire, bourgeois ou que
sais-je encore, et qui n’acceptent de parole que celle qui, « par-delà le Bien et le
Mal » (Nietzsche) ou « par-delà l’État » (Marx), vise à libérer l’homme du Dieu (ou
des dieux) qu’il se donne ?
Pour ceux-là, sans doute, la philosophie a depuis longtemps cessé d’exister,
quoique la philosophie, bonne mère, les considère toujours comme ses enfants.
Nous n’avons évidemment pas la prétention de trancher, mais simplement d’ajouter ce début de réflexion iconoclaste au dossier, et de Platon, et, partant, de la philosophie.
Aristote
384-322
Nicomaque, le père d’Aristote, était le médecin
particulier et l’ami du roi de Macédoine. Ceci
peut sans doute expliquer en partie l’intérêt
d’Aristote pour les sciences biologiques.
Il perdit très jeune ses parents et fut confié à la
tutelle d’un oncle dont, par reconnaissance, il
adopta plus tard le fils.
À dix-sept ans, il partit pour Athènes où il
s’inscrivit à l’Académie de Platon. Pendant vingt
ans il y travailla, recevant et discutant l’enseignement de son maître, dans le même temps qu’il poursuivait sa propre
recherche. On prétend que Platon l’aurait surnommé Nous, c’est-à-dire Intelligence, tellement était remarquable sa vivacité d’esprit.
Pendant longtemps Aristote fut de Platon le disciple fervent. D’après certains
fragments de dialogues conservés, on peut constater qu’il écrivait à la manière du maître et qu’il renchérissait même sur le sentiment religieux de ce dernier.
On a de lui ce fragment de jeunesse d’un accent tel qu’il l’apparente à Job :
« La meilleure de toutes les choses est de ne pas naître et la mort est préférable à la vie. » (Eudème, fragment 6)
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