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La philosophie
7/04/03
16:05
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Chapitre 1 : Le miracle grec
Le stoïcisme
Le stoïcisme constitue une aventure spirituelle qui s’étend sur cinq siècles,
de Zénon de Cittium (335-264) à Marc-Aurèle, empereur (121-180). C’est dire
qu’il a varié et selon les hommes et selon les époques. Nous plaçons en appendice de ce chapitre sur la philosophie hellénistique les quelques mots que
nous dirons sur la philosophie romaine, qui s’est inspirée, à sa manière, des
divers courants de la philosophie hellénistique et donc aussi du stoïcisme.
Pour l’heure, nous distinguons un stoïcisme originaire, celui de Zénon, de
Cléanthe et de Chrysippe, d’un stoïcisme postérieur, qu’on appelle le stoïcisme moyen, celui de Panétius et de Posidonius. Le stoïcisme impérial (romain),
celui d’Épictète et de Marc-Aurèle, étant reporté à l’appendice.
ZÉNON DE CITTIUM
335-264
Fils d’un riche commerçant d’origine phénicienne, il vint à Athènes à l’âge de
vingt ans. Il fut l’élève de Cratès de Thèbes, un « cynique », et de Xénocrate,
directeur en ce temps de l’Académie (l’école fondée par Platon). Il créa sa
propre école, appelée le Portique (stoa, en grec ; d’où stoïcien), car il enseignait
sous le Portique Poecile à Athènes.
Seuls les titres de ses œuvres nous sont conservés 44 ainsi que quelques fragments disséminés dans les ouvrages des compilateurs.
CLÉANTHE
331-232
D’une force herculéenne, il exerça, paraît-il, le métier de boxeur, puis celui de
puiseur d’eau dans les jardins. Métier qu’il exerçait la nuit pour pouvoir, le
jour, se consacrer à l’étude. Trop pauvre pour s’acheter des tablettes de cire, il
écrivait sur des omoplates de bœufs.
Zénon, admirant sa force tranquille, en fit, alors qu’il avait soixante ans, le
maître de l’école qu’il avait fondée. Il mourut quasi centenaire.
Il nous reste de lui quelques fragments d’un Hymne à Zeus, où Dieu est comparé à un feu artiste qui procède méthodiquement à la production des choses
et à qui obéit le monde.
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