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et de la clientèle afférents à l’activité professionnelle exercée auparavant à titre individuel »1143. L’inscription d’un bien à l’actif fiscal est une décision de gestion. « L’inscription des biens des associés à l’actif du bilan de la société en participation est un acte de gestion purement fiscal que le droit fiscal traite comme un apport à une personne qui serait dotée de la personnalité morale, même si, civilement, elle ne l’est pas »1144. Il faut néanmoins que ces apports n’aient pas été effectués dans un objectif d’abus de droit1145. 324. L’une des conséquences de cette inscription porte sur les amortissements . Seuls les biens intégrés à ce patrimoine fiscal peuvent être amortis par la société en participation. Cette dernière, bien que non réellement propriétaire, va pouvoir déduire fiscalement les dotations aux amortissements. En l’absence d’inscription des biens à l’actif fiscal, « seuls des résultats hors amortissements de la société en participation peuvent être incorporés aux résultats des sociétés membres au prorata des droits détenus par ces dernières »1146. Les associés sont alors considérés comme les exploitants des matériels1147. 325. La deuxième conséquence porte sur l’établissement de la plus-value. L’inscription du bien détermine la personne fiscale qui supporte la moins-value ou la plus-value1148. Elle est évaluée en faisant la différence entre le prix de cession et la valeur comptable du bien cédé. Cette valeur comptable correspond au coût d’acquisition net des amortissements pratiqués sur l’immobilisation. 326.La troisième conséquence porte sur l’application des régimes de faveur. Dès lors que la société en participation respecte les conditions de fond ou de forme de mise en oeuvre de ces régimes, elle peut en bénéficier. Il en est ainsi du régime de faveur des entreprises nouvelles1149… 1143 CAA Paris 18 avril 1997 n°96PA0021, Joly, 1997, p.917. Commissaire du Gouvernement O. Fouquet CE 18 novembre 1991 n° de pourvoi 92600, RJF, 1/92, p.8 1145 H. Pisani sous CE 10 mai 1993 n° de pourvoi 95128, Joly, 1993, p.799 : une société mère avait créé une société en participation avec l’une de ses filiales ; cette société n’avait aucune activité réelle, mais n’avait « pour seul objet que la mise en commun des bénéfices ou des pertes provenant des activités commerciales des deux sociétés participatives, de sorte qu’elle doit être considérée comme fictive ». 1146 CE 27 janvier 1986 Les porcelaines de Limoges Castel RJF 3/86 n°256 conclusions O. Fouquet, Joly, 1986, p.255. 1147 CE 13 juillet 1979 n° de pourvoi 05763, RJF, 10/1979, n°567 conclusions M. Laprade, JCP, Ed. E., 1979 panorama 8117. 1148 Réponse Ministérielle, Revue des Sociétés, 1990, p.161. 1149 CE 27 juillet 2001 n° de pourvoi 211313, Joly, 2002, p.120 a contrario, note de C. Nouel. 1144 251
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